tag:blogger.com,1999:blog-4981754925908606058.post-29679405915387465582008-04-04T23:09:00.006+02:002008-04-05T13:59:28.297+02:002008-04-05T13:59:28.297+02:00[...]<div align="justify"><span style="font-family:verdana;">Est-ce un signe? Lors des trois dernières soirées "cinéphiles" auxquelles j’ai participé, la discussion sur le dernier Wes Anderson a systématiquement tourné à la bataille rangée, avec d’un côté les filles, incroyablement remontées contre le film, l’accablant de tous les péchés (posture, vacuité, infantilisme, j’en passe et des meilleurs), et de l’autre les garçons, arguant, sur le ton parfois de la confession (vous imaginez la scène), que malgré ses défauts (l’épisode avec l’enfant indien, la dernière partie avec la mère) le film avait quelque chose d’émouvant. Et si <strong>Darjeeling Limited</strong> était justement un film pour garçons, le genre de truc qui horripile les filles, comme les trains électriques, les bandes dessinées, la collection de vinyls, sans oublier maman évidemment. Comment expliquer autrement ce déchaînement de la gente féminine (bon j’exagère, certaines étaient plus mesurées) dès l’instant qu’un des nôtres (bah oui, j’étais du côté des garçons) revenait à la charge avec de nouveaux arguments. Mais qu’on dise que le regard porté par le cinéaste sur ses acteurs était beau, que la structure du film était celle d’une pop song (et que la citation kinksienne faisait pour le coup moins plaquée que dans le dernier Garrel), ou encore que le récit épousait le mouvement toujours hésitant de la névrose obsessionnelle (argument béton, arrivé très tard celui-là, quand tout le monde avait bien bu), un trouble typiquement masculin, marqué entre autres par le doute (comment formuler son désir?) et les rites conjuratoires (édicter en permanence des règles, même si on ne les applique pas, en fait partie), eh bien rien n’y faisait, nous n'étions à leurs yeux que de pauvres cinéphiles immatures...</span></div>Busterhttp://www.blogger.com/profile/07099897805348267693balloonatic@orange.fr