Michael Collins aka Drugdealer
Un petit mix de ses deux premiers albums:
1. Far rockaway theme (The end of comedy)
Un petit mix de ses deux premiers albums:
1. Far rockaway theme (The end of comedy)
5. You've got to be kidding (Raw honey)

28 commentaires:
aslema buster... j'espère que tu as assisté à la première de mon film, spécialement conçue pour toi, sinon c'est dommage la version qui sortira en salles sera plus chaste, en attendant tu peux lire le papier de gester et péron :
https://next.liberation.fr/cinema/2019/05/23/kechiche-dans-la-chaleur-de-la-nuit_1729175
Vous n'en avez pas marre de la pop revivaliste, complaisante et sans identité ?
Vous avez hâte de voir le Kechiche, Buster ?
Lol... non pas vu le Kechiche évidemment, je ne suis pas à Cannes, j'y ai jamais mis les pieds... j'irai le voir (sans hâte) quand il sortira... mais j'ai lu le papier de Libé, il est bien... très long, saturé, répétitif, dans l'esprit du film j'imagine... on regrettera le côté "j'y étais", genre "j'ai vécu l'expérience que les bouseux qui découvriront le film (forcément différent) dans 6 mois n'auront pas connue... mais bon... en fait l'idéal pour moi serait de voir Mektoub dans sa totalité, les trois volets à la suite, c'est-à-dire dans trois ou quatre ans. Sinon en lisant la critique de Libé, je me demandais jusqu'à quel point Kechiche avec ce film n'avait pas poussé le curseur, avec la perversité qu'il convient, vers plus de provocation en réponse aux réactions au premier Mektoub, non pas vis-à-vis de ceux qui n'avaient pas aimé (de ceux-là il s'en fout), mais des aficionados et surtout des convertis, ceux qui jusque-là étaient réfractaires à son cinéma et qui avaient été convaincus, d'abord timidement puis complètement avec la séquence de la boîte de nuit... au point de la reprendre taille XXL, de la faire durer ad nauseam... pour éprouver leur inconditionnalité, voir jusqu'où il peut aller avant qu'ils cèdent... de leur dire "alors ça vous plaît toujours? on continue?" et eux de crier "ooooh oui, encore!". Pour certains le retour de Cannes (sur terre) risque d'être très dur.
Booba, je n'écoute pas que ça et il y a beaucoup de déchets dans ce genre de musique... cela dit, à côté de la tienne...
Ça y est, enfin, on le tient : non pas un film meilleur que les autres, gentiment récompensé d’étoiles dans des tableaux, mieux coté à l’argus de la compète et des études de palmabilité ; mais l’objet que ces choses-là ne concernent plus parce qu’il transfigure tout, renvoie toute concurrence sur le plancher d’actualité cinématographique pour habiter de son côté une dimension supérieure et cosmique. Cet objet c’est Mektoub My Love : Intermezzo, second volet d’une saga qu’Abdellatif Kechiche a entamée l’an dernier par le déjà renversant Mektoub My Love : Canto Uno et à laquelle il prévoit de consacrer une dizaine d’opus, pour faire courir le récit d’une jeunesse sétoise depuis l’été 1994 jusqu’à l’époque contemporaine.
Mais aujourd’hui, le récit est en pause, en vacance : cueillant les personnages immédiatement après les avoir laissés en fin du Canto Uno, Intermezzo ne fait pas ou presque pas progresser la narration, à laquelle il substitue une pure stase de transe érotique, un moment physique absolu, lévitatif, débarrassé de toute forme de continuation.
Une expérience violente et jouissive
Il commence d’abord sur une plage, dans une scène qui étire la douceur du quotidien (le pique-nique d’une fin de journée de baignade) pour lui donner l’ampleur du mythe : défilé de déesses qui sur l’immensité de l’écran semblent dominer le monde, trôner à son sommet, mangeant goulûment ses fruits en clamant leur insouciance dans une langue méridionale qui n’a jamais été aussi belle. Ce soir, on sortira en boîte. Ébruité dès le début du festival, le tunnel central d’Intermezzo n’a pas manqué de susciter tout au long de la quinzaine les fantasmes cinéphiles à tendance gargantuesque, à grand renfort de durées ("Il paraît qu’il y a une scène de cunni de quarante minutes !!!") (elle en fait treize, et c’est déjà colossal) : un fleuve de danse, de cris, de secrets hurlés dans les oreilles mais couverts par la clameur de l’électro de club, de corps en mouvement miraculeusement transformés par la danse et le sexe dans un rituel de jouissance sans bornes. Trois heures.
Trois heures, c’est long : il ne faut pas oublier de dire qu’Intermezzo est une expérience de violence pure pour son spectateur, que nous sommes ses prisonniers, captivés (donc captifs), lessivés, inondés par une émotion visuelle et physique qui n’accorde aucun répit. On parlera sans doute de trip : pour nous c’est encore un peu autre chose, car là où le trip évoque un abandon, une expérience de sortie de soi, ici quelque chose de furieusement physique, de l’ordre de l’épreuve sportive ou de la noyade nous prend à la gorge. Intermezzo est concret : ses peaux sont gercées, moirées, la perfection de ses corps y est toujours une perfection humaine et vécue ; ses héroïnes et héros si majestueux ne cessent pourtant jamais d’y être de simples languedociens sortis au nightclub du coin, bavardant gaiement au bar, échangeant des considérations drolatiques sur leur forme de cul préférée.
Tragédie amoureuse
Et dire qu’il ne raconte rien serait aussi un abus de langage, car il y a bien dans le bouillonnement liquide de sexe, de vie et de musique l’aiguille dure d’une tragédie amoureuse – la grossesse adultérine d’une Ophélie bientôt mariée, avouée à l’amant qui ne se résout ni à laisser la femme aimée avorter, ni à s’engager assez puissamment pour la convaincre de ne pas le faire. Fil rouge et pourtant invisible, caché dans la pénombre du club, attrapé à la volée ici et là dans l’orage de l’électro et les vapeurs de vodka : un drame amoureux comme il s’éprouve IRL, dans les trous d’une longue nuit de jouissance.
II y en aura d’autres, des récits, mais il faudra le temps long de la décantation post-cannoise, et sûrement un autre visionnage, pour en saisir tout l’arbre. Kechiche a tout changé : la quantité d’événement qui suffit à faire un film aussi ample, la destinée même d’un film comme expérience physique, le rapport du temps d’une narration et du temps d’une chose vécue, la nature du désir filmé, la liberté, l’insouciance. Intermezzo est un monstre de présent pur, un opus transitionnel (ironie mordante du titre, qui ferait presque passer le film pour un trou normand) qui se transforme pourtant en moment unique et absolu, déchaussé de l’écoulement du monde. Intermezzo est arraché au temps et il est déjà éternel.
Ah non pitié... c'est pas parce que le titre du post c'est Drugdealer qu'il faut me gaver avec Kechiche jusqu'à l'overdose...
Quitte à relayer le bouche-à-oreille cannois, que cette colonne se fasse aussi l’écho des trouvailles critiques qui surgissent soudain dans les molles conversations d’après les séances entre spectateurs plus ou moins lessivés. La rumeur disait à l’aube qu’une certaine Louise Rinaldi, qui travaille dans la journée pour un producteur, avait eu dans la nuit une illumination : Roubaix, une lumière, avec son surprenant revirement de ton dans l’œuvre d’Arnaud Desplechin, est en vérité un film sur Abdellatif Kechiche, qui présentait son dernier film le lendemain du sien. L’idée est séduisante, arguments à l’appui. Troquant son hétéronyme régulier de Dédalus pour celui de Daoud, irréprochable commissaire joué par Roschdy Zem, Desplechin livre aux longs interrogatoires de celui-ci deux comédiennes, Sara Forestier et Léa Seydoux, qui ont triomphé chez son confrère. Les faire parler et se confronter pour extraire d’elles une vérité dont la traque l’obsède, les pousser vers les limites physiques de la parole sincère, leur faire longuement rejouer une scène de reconstitution : les opérations, proches de la direction d’acteurs, que le flic impose aux deux femmes dans Roubaix évoquent les méthodes de l’auteur de la Vie d’Adèle (tourné en partie dans la même ville, racontant aussi un amour tourmenté entre deux femmes) et sa quête de l’authenticité. Soumise le soir même au cinéaste par son exégète, l’idée ne fut pas démentie par Arnaud D., qui la juge valide : «Je n’y avais pas pensé, mais je pense à Kechiche tous les jours», avoue-t-il presque, tenant à préciser, attentif aux courts-circuits de l’inconscient, que Daoud n’est pas tunisien mais algérien. Les deux auteurs ont fait en public leurs éloges respectifs, mais le deuxième Mektoub n’est apparemment pas un film sur Arnaud Desplechin. Or, si Roubaix est peut-être son «Portrait de l’artiste en Kechiche», c’est aussi la place des actrices que ce vampirisme entre mecs contribue à interroger : stars, femmes ou personnages, toujours dépositaires de cette vérité vraie du monde que le regard de l’Auteur sait leur extorquer brillamment, s’il ne la projette pas plutôt sur elles.
Ha ha...
Desplechin -> Dedalus -> Joyce -> joasse -> jouissance -> Kechiche
Et Sibyl, le dernier film de Triet, l'amie des critiques, celui-là vous l'avez peut-être vu ?
Non (et pas vraiment pressé de le voir), je n'avais pas aimé les précédents et la BA de celui-là donne pas envie...
Et Bong sur la vilaine Triet !
Ah tiens, revoilà le "gentil" GiBi.
Gibil ?
Géquil Bozon ?
Le cinéma français se noie de plus en plus dans un naturalisme égotique, tellement fade que la critique doit surinterpréter afin de masquer la pauvreté formelle et syntaxique, la laideur plastique ainsi que le néant du scénario pour que ces films aient des béquilles pour subsister.
Une critique ignorante de l’histoire du cinéma se délecte de ces films nouveaux et qui pourtant n’ont rien de neuf sous ces latitudes. Sous leur ignorance crasse, il est plus facile de se délecter de ces films-provocations comme un geste vain et ridicule de rébellions bourgeoises adolescentes, et qui permet de pouvoir jaser dans des débats intellectuels.
Ce cliché ci-dessous montre toute l’étendue de l’ignorance de ces critiques :
"habiter de son côté une dimension supérieure et cosmique
On parlera sans doute de trip : pour nous c’est encore un peu autre chose, car là où le trip évoque un abandon, une expérience de sortie de soi, ici quelque chose de furieusement physique, de l’ordre de l’épreuve sportive ou de la noyade nous prend à la gorge."
Comme si enregistrer la vie en temps réel ou s’interroger sur sa représentation n’existait pas depuis la naissance du cinéma et dont un métacinéma est arrivé à son paroxysme notamment au contact de la nouvelle vague et du cinéma expérimental des temps warholien.
Nous atteignons le summum de vacuité avec cette sentence prétentieuse au possible:
"Intermezzo est un monstre de présent pur, un opus transitionnel (ironie mordante du titre, qui ferait presque passer le film pour un trou normand) qui se transforme pourtant en moment unique et absolu, déchaussé de l’écoulement du monde. Intermezzo est arraché au temps et il est déjà éternel."
Comme si parler de fixation d’un temps présent vers une éternité pour des images n’avait pas été la première réflexion dès les premières images gravés de la photographie.
Et enfin ces phrases ridicules ci-dessous pourrait évoquer un mix de « Camping Paradis » et « A nous les petites anglaises » :
"il y a bien dans le bouillonnement liquide de sexe, de vie et de musique l’aiguille dure d’une tragédie amoureuse – la grossesse adultérine d’une Ophélie bientôt mariée, avouée à l’amant qui ne se résout ni à laisser la femme aimée avorter, ni à s’engager assez puissamment pour la convaincre de ne pas le faire. Fil rouge et pourtant invisible, caché dans la pénombre du club, attrapé à la volée ici et là dans l’orage de l’électro et les vapeurs de vodka : un drame amoureux comme il s’éprouve IRL, dans les trous d’une longue nuit de jouissance.
II y en aura d’autres, des récits et sûrement un autre visionnage, pour en saisir tout l’arbre
Consacrer une dizaine d’opus, pour faire courir le récit d’une jeunesse sétoise depuis l’été 1994 jusqu’à l’époque contemporaine.
il substitue une pure stase de transe érotique, un moment physique absolu, lévitatif, débarrassé de toute forme de continuation.
l commence d’abord sur une plage, dans une scène qui étire la douceur du quotidien (le pique-nique d’une fin de journée de baignade) pour lui donner l’ampleur du mythe" ( il fallait quand même oser celle-ci)" : défilé de déesses qui sur l’immensité de l’écran semblent dominer le monde, trôner à son sommet, mangeant goulûment ses fruits en clamant leur insouciance dans une langue méridionale qui n’a jamais été aussi belle. Ce soir, on sortira en boîte.
Intermezzo est concret : ses peaux sont gercées, moirées, la perfection de ses corps y est toujours une perfection humaine et vécue ; ses héroïnes et héros si majestueux ne cessent pourtant jamais d’y être de simples languedociens sortis au nightclub du coin, bavardant gaiement au bar, échangeant des considérations drolatiques sur leur forme de cul préférée."
Je n'aime pas Michel Ciment mais l'entendre parler de sa lassitude pour le cinéma "tranche de vie" a résonné en moi.
Et pour finir, si ce jeune homme va au delà des objets de provocation et s'il est réellement fasciné par un regard-caméra qui scrute le désir érotique et le plaisir qui en découle avec des longues scènes de sexe simulés et non simulés, je lui conseillerai, non le cinéma de Brisseau qui lui serait trop théorique, mais plutôt tout le cinéma de Bénazeraf. Il pourra ensuite comparer avec la fameuse scène de sexe de "La vie d'Adèle" pour constater à quel point, cette dernière est bien terne comme l'ensemble de son cinéma. Et qu'on me rabâche pas la lumière du sud!!!
Salut Buster,
Je depose ici quelques chansons glanees ci et la:
Evelyn Drach, album, 2019: https://evelyndrach.bandcamp.com/album/up-with-the-smoke
premier album
Kazu "Salty", 2019: https://hooktube.com/watch?v=RtnkfcyQGps
Kazu Makino, chanteuse de Blonde Redhead, album sous peu
Tame Impala "Borderline", 2019: https://hooktube.com/watch?v=vpbblMR_jUo
Floorcry, "Swimming Team", 2019: https://floorcry.bandcamp.com/track/swimming-team
Hugo Cottu, 2019: https://hugocottu.bandcamp.com/track/for-all-i-know-2
Inner Wave, "Mushroom", 2019: https://hooktube.com/watch?v=sQ8hGJhWbyA
De Drugdealer, j'avais ecoute "Fools", que j'aime
Augustine, "A scent of Lily", 2019: https://hooktube.com/watch?v=HaBYoEjEo2M
Lewis OfMan, 2019: https://hooktube.com/watch?v=WanAKMKDV-0
Vendredi sur mer, 2019: https://hooktube.com/watch?v=OXWMEr8tCt0
Lonely Benson, 2019: https://hooktube.com/watch?v=3yMcKMZb05s
Fat Night, "Question", 2019: https://fatnight.bandcamp.com/track/question
Corn on my dinner plate, "Turkey Harris", 2018: https://hooktube.com/watch?v=3bcSm2WwaIk
Filibuster, 2018: https://hooktube.com/watch?v=CZ3RR_msFwY
Ludovic
Salut Ludovic, une petite liste pour l'Ascension? Ok je vais écouter...
Salut Buster,
Vous connaissant, je vos conseille de commencer par Lewis OfMan et Corn on my dinner plate, si vous voulez une vraie ascension...
Ludovic
Hé hé... c'est d'accord.
Si ca vous dit...
Timber Timbre, The pink room, 2019: https://hooktube.com/watch?v=PmPrLI_jVF8
The Saxophones, Just give up, 2019: https://hooktube.com/watch?v=w7qJ9Wmtak0
Aldo, Trembling eyelids, 2019: https://hooktube.com/watch?v=FBD9hyhF2Ao
pour patienter jusqu'au prochain Metronomy...
M, grand petit con, 2019: https://hooktube.com/watch?v=CfCxItPlidc
J'aime bien le Weyes Blood, ca va. Le Deerhunter, pas trop. Rien ne presse, mais j'apprecierais d'avoir un petit retour...
Ludovic
Il y a quelques trucs sympas (Kazu, Hugo Cottu, The Saxophones...) mais difficile d'accrocher, ça tient au fait que j'ai toujours du mal à écouter à la suite des morceaux isolés de groupes différents... je préfère écouter des albums entiers.. sauf que parmi tous les albums que j'écoute en ce moment très peu me séduisent (je dois pas écouter les bons)...
Je croyais que vous aimeriez les 2 suggestions que j'ai isolées (LewisOfMan et Coton on my donner plate)... Ludo
Le premier (Lewis OfMan) n'est pas désagréable, il y a un côté musique de film...
Salut Buster,
Bon je ne vous cache pas que j'esperqis declencher un peu plus d'enthousiasme chez vous avec Corn on my dinner plate.
Gloria, In Excelsis Stereo: https://howlinbananarecords.bandcamp.com/album/gloria-in-excelsis-stereo
Vanishing Twin, Magician's success, 2019: https://hooktube.com/watch?v=384GsV2RCR0
Ludovic
Salut Ludovic, désolé pour mon manque d'enthousiasme... le dernier Vanishing Twin est très bon, pas aussi bon que le précédent mais il y a d'excellents morceaux comme ce Magician's success... je compte d'ailleurs publier une petite liste de quelques titres récents qui m'ont accroché...
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