mercredi 23 janvier 2019

L'âge de Glass

Glass c'est un peu comme la génétique, à la fois un crossover, comme on en trouve dans les comics, qui mêle des personnages issus de récits différents, et une lignée, le troisième volet d'une trilogie: trois films reliés par le thème du super-héros (et son pendant, le super-vilain), chacun des films étant centré sur un personnage: David Dunn, face à Elijah Price, alias Mr. Glass, son archenemy (Unbreakable); Kevin Crumb, alias la Bête, la plus puissante de ses multiples personnalités, face à lui-même et la jeune Casey en qui il finit par se reconnaître (Split); Elijah Price, face à ceux qui ne croient pas à l'existence des super-héros, ce que seul l'affrontement entre David Dunn et la Bête permettrait selon lui de prouver (Glass). Dit comme ça, on pourrait voir ce dernier film comme un aboutissement, le point d'orgue d'un ensemble parfaitement structuré. Il n'en est rien. Glass est une œuvre bâtarde, comme marquée par une tache originelle, qui rend son récit incomplet, fait de lacunes, plus ou moins bien comblées, parfois laissées telles quelles ou alors rebouchées grossièrement. Et c'est bien dans cette apparente "faiblesse" que réside l'intérêt du film. Quelque chose fonctionne mal dans l'histoire que nous raconte Shyamalan, et ce dysfonctionnement, loin de pénaliser le film, le rend au contraire passionnant. Parce qu'il s'inscrit dans la structure même du film, qui est celle de la trilogie que Shyamalan a élaborée en deux temps, sur deux époques (Unbreakable à l'orée des années 2000, Split et Glass entre 2016 et 2018): une histoire contrariée de super-héros (j'entends déjà le ricanement des contempteurs de Shyamalan). Pour le dire autrement, Glass raconte moins la dernière partie attendue de ce type d'histoire - ce que serait ici la lutte sans merci entre David Dunn et la Bête, et son finale, promis mais qui n'arrivera pas, au sommet de la plus grande tour de Philadelphie - qu'une simple "histoire des origines", celles de Dunn et de la Bête, déjà largement traitées dans les opus 1 et 2, celle surtout de Price, un peu délaissée jusque-là et qui, dans le dernier opus, peut enfin se développer.
Bien sûr, il y a cette autre histoire, qu'on pourrait dire de surface, qui essaie de recoller les morceaux, ceux laissés par les deux premiers films, eux-mêmes à raccorder: l'internement des trois personnages dans un hôpital psychiatrique dont le nom Raven Hill fait écho au jeu vidéo Ravenhill Asylum (un jeu d'objets cachés dans un asile d'aliénés), dont surtout l'aspect, notamment la grande salle où les personnages se trouvent réunis pour une thérapie de groupe visant à leur faire perdre leur croyance en leurs super-pouvoirs par une psychiatre venue exprès pour les "convertir" (elle n'a que trois jours pour ça, sinon...), oui eh bien cet hôpital évoque non seulement par sa froideur l'univers des films de Kubrick, mais aussi, à travers les nombreuses caméras de vidéosurveillance qui y sont installées, une sorte de panopticon dont on se doute qu'il servira à autre chose qu'à surveiller les malades. C'est que le lieu est devenu le centre opérationnel de Mr. Glass (présenté au début comme un zombie dans son fauteuil roulant, rendu léthargique par tous les sédatifs qu'on lui administre - ce qui chez Samuel L. Jackson, le roi de la tchatche, ne peut que faire tiquer). Si Crumb et Dunn viennent d'arriver (ils ont été arrêtés - trop facilement? -, après s'être livrés un premier combat dans lequel David Dunn s'est montré aussi fort que la Bête - match nul entre les deux), Price, lui, y est depuis près de vingt ans. Autant dire qu'il a eu le temps de perfectionner sa théorie sur les super-héros et de mettre au point, grâce à ses capacités intellectuelles, restées intactes, la façon de l'expérimenter. Mais derrière tout ça, il y a cette histoire des origines, à commencer par la sienne, celle d'Elijah Price, que Shyamalan a dû à chaque fois réduire, faute d'avoir su/pu l'intégrer comme il le voulait dans les deux premiers films. A ce titre, la séquence du manège, extraite d'Unbreakable mais qui avait été coupée (on peut la voir  - à 8.12 - dans sa version complète) et qui nous montre Elijah enfant se fracassant contre les parois de la nacelle, est une scène clé du film, non seulement par son côté "scène primitive" (équivalente en cela à la scène dans Split  Kevin est maltraité par sa mère), mais surtout par sa puissance dramatique, la scène préfigurant la future vie du personnage que les fractures à répétition, du fait de ses "os de verre", vont conduire à s'enfermer, hors du monde.
Glass évolue ainsi sur deux niveaux. Un niveau superficiel, celui du crossover, qui fait se rencontrer Dunn, la Bête et Mr. Glass (une rencontre en fait prévue depuis le début mais jamais concrétisée, tout juste esquissée - cf. par exemple la très belle scène dans Unbreakable où la mère d'Elijah lui offre son premier comics, emballé dans du papier violet - ce qui sera sa couleur de référence - et qui se révèle être un numéro d'Active comics avec en couverture le combat entre une sorte de Superman au justaucorps vert - écho au personnage de Dunn en justicier avec sa cape de pluie - et une figure animale, à la peau ocre, nommée Jaguaro - écho au personnage de la Bête qui ne sera créé que 17 ans plus tard); un niveau plus profond, plus ou moins caché, qui touche essentiellement au personnage de Glass (justifiant le titre du film): sa propre histoire à compléter, sa détermination à vouloir prouver au monde entier que les super-héros existent. Le film navigue entre les deux niveaux, créant cette impression de flottement, parfois même d'égarement (quid de la société secrète, de l'opération chirurgicale subie par Glass? etc.), jusqu'à rendre le twist final accessoire (étant entendu qu'il ne s'agit pas de la "révélation" - sans surprise tant le spectateur le savait déjà - que le père de Kevin Crumb avait pris le train que fit dérailler Mr. Glass, cet accident dont David Dunn fut le seul survivant et qui a valeur de scène fondatrice pour l'ensemble de la trilogie). Tout tourne autour des rapports entre les trois personnages (eux-mêmes confrontés à cette psychiatre dont on ne saisit pas trop les intentions) et du rôle que joue Mr. Glass. Avec cette particularité qui est propre aux relations triangulaires, à savoir qu'elles s'appuient toujours sur des rapprochements duels, entre deux personnages, au détriment du troisième, ce que Shyamalan met en scène en modifiant successivement le schéma de sorte que chaque personnage devient à un moment donné l'élément tiers. Quant aux personnages secondaires, ils sont vraiment secondaires, réduits à trois, par effet de symétrie, soit un allié pour chaque super-héros/vilain: le fils de David, la mère d'Elijah (interprétés par les mêmes acteurs qu'il y a vingt ans - on les revoit d'ailleurs tels qu'ils étaient à l'époque au détour de quelques flashbacks) et la nouvelle "amie" de Kevin, la seule qui peut attendrir la Bête, Casey, personnage magnifique mais dont il ne reste rien ici, juste le sentiment (triste) d'un personnage stockholmisé. Ce minimalisme de l'écriture se retrouve au niveau de la forme, Shyamalan jouant sur des effets extrêmement simples, presque naïfs, proche en cela de la série B - il y a un petit côté Ulmer -, comme si le cinéaste, bien qu'il en ait les moyens, s'interdisait aujourd'hui toute surenchère formaliste. Un exemple parmi d'autres: la pièce où se passe la thérapie de groupe; elle est peinte en rose, couleur étonnante vu le contexte, sauf à considérer qu'elle dérive du violet (via le mauve), suggérant ainsi de façon purement chromatique que Mr. Glass a pris possession des lieux, contrairement à ce que laisse penser l'image qu'on a de lui à cet instant du film.
Qu'en conclure? Que Glass, certes, n'a pas la beauté visuelle de The village, qu'il n'a pas non plus la puissance fictionnelle de The happening, peut-être les deux plus beaux films de Shyamalan. Que, de même, si l'on s'en tient à la seule trilogie, il n'a ni l'aspect chatoyant, très pulp, d'Unbreakable ni le côté fascinant de Split. Glass se situe davantage dans le prolongement de Lady in the water et The visit. C'est que Shyamalan a changé. On peut le regretter, on peut aussi saluer l'évolution d'un cinéaste, n'hésitant pas à aller vers une plus grande économie, aussi bien dans ce qu'il raconte que dans sa manière de raconter. Mais ce qui, en dernier lieu, rend Glass si émouvant est que Shyamalan, plutôt que de traiter ce dernier volet (à vocation synthétique) sur les super-héros sous la forme mainstream d'une apothéose, choisit la voie inverse, dans le plus pur esprit des comics, voie plus risquée, plus fragile, que d'aucuns qualifieront forcément de déceptive. Si les deux premiers films empruntaient le chemin qui va du héros (mortel) au super-héros, Glass ramène tout ce petit monde à l'échelle de l'humain, échelle si petite que... (attention spoilers) un super-héros, connu pour sa peur de l'eau, finit par périr noyé dans une flaque d'eau; un autre, connu pour sa bestialité, finit par être abattu comme une bête; et le dernier, l'opposé du super-héros mais équivalent parce que les deux ne peuvent exister l'un sans l'autre, connu, lui, pour sa fragilité osseuse, finit par succomber en tombant simplement de son fauteuil. Ainsi rendus mortels, la preuve est faite que, au-delà de leurs super-pouvoirs enfin révélés au monde, les super-héros sont bien réels.

109 commentaires:

Anonyme a dit…

Pas trop aimé le film mais le texte est chouette

Eric D. a dit…

Et les Gilets Jaunes, on n'en parle plus ?

Buster a dit…

Nan, j’ai arrêté la série, ça ne m’intéresse plus...

(les manifs, "Macron démission", le RIC, la grève générale... les gens, qui ne sont pas GJ mais les soutenaient au départ, vont en avoir de plus en plus marre et ça fera le jeu, même plus de Le Pen - Mélenchon n’en parlons pas - mais de Macron lui-même)

Anonyme a dit…

Est-ce qu’il faut lire ce qui est raturé ?

Buster a dit…

Si tu n’as pas vu le film, vaut mieux pas.

Anonyme a dit…

"une histoire contrariée de super-héros"

ahahahahaha...

Anonyme a dit…

MA-CRON-PIEGE-A-CONS
https://www.dailymotion.com/video/x5kq9p4?fbclid=IwAR2fn0_xokTspRqjX6jLqvP-hj6PXk9R7oLtpJ98gVr8s-HDxU0u4KDlSsw

Anonyme a dit…

c'est maintenant et plus que jamais qu'il faut soutenir les Gilets jaunes

Anonyme a dit…

La Bête est toujours vivante ! https://video.eurosport.fr/tennis/open-d-australie/2019/video-un-grand-rafael-nadal-a-submerge-stefanos-tsitsipas-le-best-of-d-une-demonstration_vid1157163/video.shtml

Buster a dit…

Lol... c’est vrai que Nadal en ce moment, ses matches, c’est une vraie boucherie

Le Joker, une fois dépouillé la Pouille, pourra-t-il en venir à bout?

Anonyme a dit…

Salut Buster,

Je n'ai pas encore vu Glass (j'attends d'etre completement retabli), et votre texte m'en donne envie, meme si je n'avais pas besoin qu'on me motive...vous le savez. Merci pour le spoiler warning.
Je vous donnerai mon sentiment apres la seance, probablement en VO dimanche au Cameo a Nancy.
Mais je peux d'ores et deja dire que le croyance est au coeur de l'oeuvre de MNS depuis ses premiers films chez lui, en Inde, donc, ce n'est guere une surprise, meme applique aux super.


Ludo

Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
valzeur a dit…

Hummmm Buster,

Après Glass, vivement que vous voyiez La Mule ! Tous les veaux meuglant de la critique ont entamé un concert pour dire à quel point c'est beau, intchime et testamentaire alors que, pour citer Griffe, "ça n'est pas épouvantable, juste nul". Eastwood is back à son vrai niveau, quoi !

Buster a dit…

Salut Griffe et valzeur, j’ai vu la Mule, et croyez-le ou pas, je n’ai pas beaucoup aimé... j’ai trouvé ça non pas nul mais très paresseux. Si l’intrigue avec les mafieux de la drogue n’a aucun intérêt c’est bien sûr parce que l’enjeu est ailleurs, dans le portrait que fait Eastwood de lui-même en papy transporteur de drogue mais même ça c’est décevant... le portrait et les rapports familiaux sont très convenus, l’autodérision y est un peu trop facile, ça ressemble plus à de l’autocomplaisance... Reste une bonne blague, quand à la fin, lui qui n’avait jamais était là quand on avait besoin de lui, il doit aller en prison et que sa fille, la propre fille d’Eastwood, lui dit que maintenant au moins on sera où il est... hahahaha

Buster a dit…

PS. Le film qu'aurait préféré voir valzeur:

valzeur a dit…

Zut, Buster, si vous aviez aimé, ç'aurait été plus drôle ! On se serait déchaîné avec Griffe !!!

Vous qui aimez Camille Never say never, lisez quand même sa grandiose critique de La Mule : https://next.liberation.fr/cinema/2019/01/22/eastwood-la-mort-en-son-jardin_1704657

Le contresens sur le final du film est digne de Kaganski ! Locke a peut-être été sa compagne, mais surtout sa maîtresse, et une maîtresse suffisamment obligeante pour se faire ligaturer les trompes à se demande afin de continuer à recevoir la manne spermatique eastwoodienne sans les inconvénients d'une grossesse qu'Eastwood réservait à son épouse en titre !!! Quand on connaît cela, on ricane en lisant les dernières lignes de NSN... Et les petits cris de contentement de Dianne Wiest alors qu'elle agonise en donnant d'une voix chantante ses dernières répliques follement romantiques, qu'est-ce donc sinon un orgasme déguisé et la revanche du héros à qui elle avait salement refusé une danse une heure de projection plus tôt ? Admirons l'artiste, en tout cas : ce sacré Clint fait jouir les femmes même sur leur lit de mort !!!

§ a dit…

La Mule est le meilleur Eastwood depuis Space Cowboys ! Ce que vous appelez "paresse" est plutôt une forme de désinvolture que je suis bien heureux de retrouver chez lui après tant de films si solennels. Bien sûr, tout tourne autour de lui, mais avec une auto-ironie qui vise bien au-delà de sa seule personne.

Buster a dit…

> valzeur, eh bé, vous aimez autant Eastwood que vous aimez Macron on dirait... Pour ma part je me contente du film sans tenir compte des à-côtés biographiques que le plus souvent j’ignore d’ailleurs (de Sandra Locke et Eastwood je ne connaissais rien sinon leur liaison)...

> §, oui le film a un côté désinvolte à l’image du personnage, ce que j’aime bien d’habitude au cinéma, mais là je n’y ai pas été sensible... déjà la partie policière est assez pauvre, avec ses "runs" à répétition qui ont un peu valeur de running gag mais vite lassant (les "runs" m’ont fait penser aux "tours" dans American sniper, bon là c’est plutôt American sniffer), d'autant qu'on reste dans une sorte de caricature du film de mafia... ce qui est amusant c’est le côté "Corniaud" du début (pour rester dans le "film de mule"), de même le côté imprévisible du personnage, mais le film lui ne l’est pas du tout, surtout la partie familiale que j’ai trouvé au contraire très prévisible, le personnage que joue Eastwood c'est du réchauffé, et la scène avec Diane Wiest mourante est vraiment problématique, on n'y croit pas... pour le coup aucune émotion.

valzeur a dit…

Hello Buster,

Je déteste tellement Eastwood qu'il figure dans la liste de mes films préférés de 2018 avec "Le 15h17 pour Paris" ... J'attends encore le jour où un Lanthimos aura l'honneur de votre top, peut-être cette année avec La Favorite ?

Ce qui m'agace plus encore que les très mauvais films de Eastwood, c'est la bêtise de ses fans critiques qui plongent la tête la première dans sa mythologisation publicitaire et la relaient sans aucune nuance...

@§, quels exemples d'auto-ironie avez-vous à citer, autre que la seule bonne blague citée par Buster (moi aussi, j'ai souri) ?

Anonyme a dit…

La Bête écrasée par le Djoker ! https://video.eurosport.fr/tennis/open-d-australie/2019/djokovic-a-etouffe-nadal-comme-jamais-les-temps-forts-d-une-finale-a-sens-unique_vid1158640/video.shtml

Buster a dit…

Hé hé j'ai vu... la Bête a (re)trouvé son Maître. (à suivre)

Anonyme a dit…

Valzeur en plus de faire dans la bêtise sans aucune auto-ironie, du tout, fait dans l'infox maintenant. Sondra Locke a été la compagne officielle de Eastwood pendant plus de dix ans, et qu'il l'ait maltraitée et ait fait en sorte qu'elle ne tombe jamais enceinte n'a absolument rien à voir avec son statut non marital, puisque pendant ce temps voyez-vous le monsieur faisait des enfants ailleurs (d'autres maîtresses). C'est terrible comme il l'a traitée pendant et ensuite, en appuyant auprès de Warner pour lui mettre des bâtons dans les roues et l'empêcher de tourner ses films comme cinéaste.

Que vous n'ayez une fois encore rien compris au film comme au schmilblick du cinéma, comme toujours, et vu ce que vos yeux de peine-à-jouir comme à pleurer vous permettent de réfléchir de façon limitée (vos yeux et ce Griffe, votre double clôné), on dirait un gamin qui n'est qu'en réaction "insoumise" entêtée contre tout ce qu'il envie, admire et jalouse. Camille Nevers doit être infiniment flattée.

Buster si vous n'y avez pas cru et pas été bouleversé, tant pis pour vous. La plupart du publi par contre... et vu le succès rencontré...

valzeur a dit…

Mais qui est cet anonyme qui pleure des larmes de crocodile devant la vulgarité terminale du dernier Eastwood ? Vous êtes sentimentalement engagé avec C. Nevers ? Ou alors vous vous sentez concerné par les bandaisons encore effectives de vieillard ? Car oui, le grand message positif de La Mule et qu'Eastwood met grandiosement en scène, c'est qu'on peut encore bander après 85 ans ! Le film ne sert d'ailleurs qu'à asséner cette idée par trois fois et avec toujours deux jeunes damoiselles.

D'ailleurs, si la morale évidente du film - elle est répétée approximativement 17 fois - est "Tu dois consacrer plus de temps à ta famille qu'à ton travail" (pour les pauvres types qui n'auraient pas eu l'idée tous seuls...), il en existe une souterraine et qui complaît peut-être à notre anonyme (s'il l'a bien comprise) : "Mieux vaut deux putes dans son lit qu'une seule".

A 80 ans, en fauteuil-roulant et sous respirateur, John Huston réalisait "Gens de Dublin", un film authentiquement déchirant où la neige omniprésente ensevelissait la mémoire et les vies perdues.
De son coté, avec son film testiculaire, pardon "testamentaire", Eastwood soigne sa "légende" et ses vieux restes de mâle alpha pour la légion de clowns, du genre de l'anonyme enneverisé, qui s'extasient à chacun de ses navets. Achetez vous des yeux et un cerveau avant de voir les films, mon cher ! (quoique non, pas mon cher, vous n'êtes rien...)

valzeur a dit…

Additif : Hé L'Anonyme, vous étiez avec les Foulards rouges cet après-midi, non ? Des amis infiltrés m'ont signalé la très grande présence de vieux bourgeois tendance abonnés du Fig'Mag (je fais le raccourci car votre prose pue la sénilité et les tremblements de la pensée et des doigts sur le clavier)

Anonyme a dit…

Vous confondez Viagra et cinéma, mon p'tit vieux. Et si vous étiez un peu moins bête vous comprendriez qu'un type de 90 ans qui passe du temps avec DEUX femmes, c'est bien un signe d'impuissance qui sait encore s'amuser, comme le veut le portrait du personnage. Mais votre impuissance à vous et votre manière de tout rabaisser à votre petite haine recuite, pour certains êtres, certains films ou certains critiques, vous aveugle. Vous ne serez jamais qu'un ramassis de commentaires débiles, verbeux, haineux et complexés au bas d'un site internet et des articles fameux sur des films que vous discutaillez en pontifiant tout seul. La politique je vous la laisse, la valse je continuerai à la danser malgré ce pseudo dont vous vous affublez, aussi léger que vous êtes lourd.

J'attends le prochain papier de Nevers et le prochain Eastwood (très bon papier dans Libé) et me fous total de votre prochain commentaire de bas de page comme de mon dernier slip.

Anonyme a dit…

C'est Buster qui était à la manif avec les Foulards rouges

valzeur a dit…

Vous pouvez me traduire en français "un signe d'impuissance qui sait encore s'amuser". Vous êtes belge, canadien, wallon ? Ou alors cette formule est idiosyncratique ?

Vous faîtes bien d'être anonyme, vous êtes incapable d'avoir une seule idée sur les films que vous voyez. Sans avis autorisés qui vous disent quoi penser, vous n'êtes rien. Nous sommes rarement d'accord avec Buster, mais je le respecte car quand je le lis, je sens un regard et une voix personnelle, ce dont vous êtes parfaitement incapable, à moins que... ? Allez, soyons fous ! Je ne vous connais pas et vous êtes vraisemblablement con comme une bite octogénaire mais tentons quand même... (je saute une ligne, ça vous sera plus facile à lire).

Dîtes-moi en quoi le Eastwood est BEAU ou TOUCHANT en des formules simples non journalistiques, adaptées à vos capacités que je devine humbles, mais je vous promets, je ne serai pas regardant, d'autant que votre dernier message enregistre une juxtaposition de quatre adjectifs choisis, ce qui a dû vous épuiser ("débiles, verbeux, haineux et complexés", ouf, trop vrai !). J'ai écrit BEAU Ou TOUCHANT, choisissez l'un ou l'autre si vous pouvez (j'ai l'impression que les deux, c'est trop dur...). Eclairez-moi de votre chandelle bientôt mouchée, qu'elle jette une dernière fois ses ultimes lueurs dans un feu d'artifices d'esprit et de grandeur ! Et si vous êtes convaincant, je reverrai même Gran Torino... Si vous ne l'êtes pas, je vous chierai dessus car ce sont les Panurge comme vous qui nous valent le cinéma d'aujourd'hui.

Anonyme a dit…

Le haineux c'est toujours l'autre, hein Dernier Slip ?

Buster a dit…

Moi parmi les foulards rouges? non mais ça va pas la tête!

Buster a dit…

Euh valzeur, j'ai sous la main votre dernier commentaire que je viens de lire (en partie)... je ne peux pas publier ça, surtout le début, trop vulgaire et injurieux...

valzeur a dit…

Hello Buster,

Vous trouvez ? C'était pourtant une enquête policière rondement menée ! Du Pierre Bayard adapté au mystère de l'anonyme fan de... Ma solution de l'énigme - soufflée par Griffe - y brillait par sa haute probabilité (que votre réaction semble avaliser).

"Vulgaire + injurieux" ; on frôle le registre macronien de l'indignation, d'autant que c'était amusant quand même, et à peine sexiste !

Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Buster a dit…

valzeur, j’avalise rien du tout, moi j’en sais rien... mais sur la forme je suis pas d’accord, macronien ou pas... relisez-vous, vous verrez, le début est quand même dégueulasse...

Tiens pour calmer les esprits (et changer de cible), j’ai vu hier soir Asako I & II... et j’ai beaucoup aimé !

valzeur a dit…

J'écris à même votre blog, je n'ai pas gardé le début (j'ai dû sauvegarder le reste car c'était trop long).

Enfin, tant pis. L'hypothèse de Griffe était hautement séduisante, et ma démonstration IMPLAKABLE ; en tout cas, l'anonyme est une femme au charme passé, c'est sûr et confirmé par l'analyse sémantique au carbone 14.

Oui, j'aime bien aussi Asako I & II, mais pour la concorde, on repassera : Griffe déteste...

§ a dit…

Valzeur et Griffe, pourquoi ne pas créer votre propre blog plutôt que de troller celui-ci ? Question sincère.

Juste deux trucs sur le Eastwood, puisqu'on en dit ici n'importe quoi. Si vous pensez que "Tu dois consacrer plus de temps à ta famille qu'à ton travail" est la morale du film, vous n'y avez rien pigé puisqu'il ne cesse de contredire cette maxime, jusqu'à préférer aller en tôle avec ses fleurs plutôt que de retrouver sa famille. Le thriller n'est pas raté, puisqu'il n'y a pas de thriller. Le personnage d'Eastwood ne cesse de désamorcer le scénario thriller, jusqu'à pousser, là encore, les malfrats à faire le contraire de ce qu'ils disent (notamment parce que même les plus inquiétants finissent par être attendris par le vieux). Quant à l'aspect répétitif, il est l'une des choses que je préfère dans le film.

Anonyme a dit…

Bon sang mais c'est bien sûr... Griffe et valzeur c'est Leconte et tavernier, avec un petit "t" comme le "v" de valzeur. Ça c'est de l'auto-ironie. Bravo les gars !

valzeur a dit…

§, si vous considérez qu'exprimer, en des termes parfois un peu vifs il est vrai, des opinions divergentes autres que les neverisations qu'on peut lire partout c'est "troller", je vous recommande la Corée du Nord ou la radio-télévision publique française qui ne devraient pas toutes deux/trois gêner votre digestion.
Par ailleurs, Griffe et moi nous retrouvons ailleurs (mais qu'entre gens bien et en petit comité :).

La morale sur la famille n'est qu'apparente, je pense pratiquement que ma saillie sur les deux putes pointe bien la vraie morale du film, soit tout pour moi, rien pour les autres, à peu de choses près. Le problème majeur de La Mule, morale et scénario de côté, reste la figure de Eastwood qui agit comme un vortex sur le film ; tout y ramène à peu près. Chaque personnage se conçoit en fonction du vieux machin ; un seul, l'employé du cartel "retourné" - qui agit comme double inversé du sien - n'a rien à voir avec lui, à part un élément factuel de l'intrigue (c'est par lui que la police remonte à son personnage), et Eastwood ne sait qu'en faire, il le congédie une fois que son rôle dans le script est tenu. Que savons-nous de tous les autres personnages ? Absolument rien ! Y compris sa famille dont il ne cesse de nous rabattre les oreilles, et qui vous avez raison, ne l'intéresse en rien. Cette hyper-narcissisme typique de la sénilité s'accompagne bien évidemment d'une absence totale de générosité (je le dis sans désir de polémique et sous contrôle d'une amie qui a travaillé toute sa sa vie en gériatrie). La pré-fin avec piano pleurard est donc un masque ; Eastwood ne s'intéresse qu'à lui, c'est son droit, mais faire de La Mule un grand moment de sagesse apaisée et de paix avec le monde est une grave erreur critique, puisque le film dit tout l'inverse et veut d'ailleurs nous faire croire cet inverse ; il n'y a que la réplique finale de la fille pour mettre la puce à l'oreille. Comme disait Griffe ailleurs, "La Mule est vraiment un film de vieux con crâneur et égocentrique". Ne pas voir ce simple fait sous prétexte que Clint E. a jadis réalisé quelques beaux films - même hier d'ailleurs - n'est pas estimable, c'est une imposture intellectuelle.

Anonyme a dit…

Salut Buster,
On debat ici, vous faites le grand debat national version Balloonatic?
J'ai vu Glass. Mieux qu'Incassable, moindre que Split. Ma grande deception: la faible place accordee a Casey Cooke/Anya Taylor-Joy, alors qu'elle etait au centre de Split. Dans l'ensemble, j'ai bien aime.
On en reparle bientot, j'ai besoin d'un peu de temps pour rassembler mes idees.
Ludo

Buster a dit…

§ > finalement on a vu à peu près le même film sauf que ce qu’on a vu on l’apprécie différemment... l’aspect répétitif de la partie "policière" qui est un ressort classique de comédie (je n’ai jamais parlé de thriller) ça vous a plu, moi pas tellement, parce que déjà au départ je n’aime pas le principe (en dehors du cadre bien particulier du burlesque), pour moi ça fait "sketch", comme ici où à chaque fois on augmente la quantité de drogue transportée, ça ne progresse pas suffisamment en termes de fiction pour que j’y ressente autre chose qu’un vague amusement, comme l’est le fait que le personnage n’en fasse qu’à sa tête avec les mafieux comme il l’a toujours fait avec sa famille... peut-être parce que dans le fond la mafia c’est aussi une famille... ce qui donne au film un côté anti-familialiste j’allais dire anti-minnellien... pourquoi pas? mais il aurait fallu que les autres personnages aient davantage d’épaisseur que ce que leur accorde Eastwood... Le problème n’est pas de savoir si Eastwood se donne le beau rôle ou si au contraire il fait preuve de beaucoup d’ironie envers lui-même, c’est qu’il occupe tout le terrain...
Quant à la fin ce n’est pas si simple. Si Earl Stone plaide coupable et va en prison (comme celui dont s’inspire le film) c’est d’abord parce qu’il y a un côté légaliste chez lui, il a toujours respecté la loi, les règles (il se vante de n’avoir jamais eu de PV) et s’il a été amené à enfreindre la loi, pour lui il ne fait aucun doute qu’il doit le payer... les fleurs restent plus importantes que la famille, plus importantes que tout en fait, sauf qu’en prison il "subira" plus souvent sa famille qui viendra le voir régulièrement (comme lui rappelle sa fille) que s’il était resté en liberté... bref, il est en paix avec sa conscience (il paye sa dette, après s’être réconcilié in extremis avec son ex-épouse et du coup le reste de la famille) tout en continuant de cultiver ses fleurs...

Ludo > oui Casey est la grande sacrifiée du film, c’est ce que je dis dans mon texte, qui soit dit en passant n’intéresse pas grand monde :-)

Anonyme a dit…

https://www.youtube.com/watch?v=gJI5_us3RJI
On vous a reconnu Buster, vous êtes au premier rang, avec un faux nez rouge ;-)

Buster a dit…

Oui c'est moi.

§ a dit…

"La Mule est vraiment un film de vieux con crâneur et égocentrique". C'est pas tout à fait faux, et figurez-vous qu'on peut aussi l'aimer pour ça.
Et ça devrait vous rassurer, Valzeur, vous qui n'êtes pas loin de correspondre à cette description, si j'en crois votre verve (mais je ne vous imagine pas si vieux).

Paul Z a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
valzeur a dit…

§, valzeur avec une minuscule, je vous prie ! Est-ce que je vous majusculise ?

Griffe et moi sommes en fait les deux vieux du Muppet Show, surtout à une projection où nous assistons de concert (bon, en additionnant nos âges, on doit arriver au nombre d'années du plus jeune des vieux, quand même..)

valzeur a dit…

Cela me fait penser que je dois lire depuis des lustres le livre de Stéphane Bouquet sur CE :
"Eastwood a le droit à un étrange traitement de faveur qui s’explique, me semble-t-il, par le fait qu’on a cru, et continue à croire, au fétiche. Il y a une façon d’héroïsation du cinéaste qui fonctionne à plein chez les spectateurs, comme s’ils étaient contents d’avoir encore un objet à vénérer. Je pousserais volontiers un pas plus loin en précisant que le fétiche que vénèrent les spectateurs français ce n’est pas seulement l’homme Eastwood mais l’homme qui se prend pour la vieille Amérique, pour l’Amérique idéale."

Buster a dit…

Paul Z > En même temps, Griffe et valzeur assurent la vie du blog à leur manière... ils y mettent un peu de piment. Faut simplement veiller à ce que ce chien fou de valzeur ne dérape pas trop... :-)

Emmanuel Levaufre a dit…

Je ne sais pas si votre texte intéresse grand monde, Buster, mais en tout cas il m'a bien intéressé, surtout les deux derniers paragraphes : le minimalisme de l'écriture, le petit côté Ulmer, les super-héros ramenés à la toute petite échelle de l'humain. Le seul point sur lequel je ne suis pas d'accord avec vous, ce sont les personnages secondaires "vraiment secondaires". Pour moi, ce sont trois intercesseurs qui sont tous traités à égalité. Un fils, une victime, une maman - je crois qu'ils font beaucoup pour briser la façade mythologique (éteindre l'aura des super-héros) et ramener tout cela à une petite échelle, à la fois plus terne et plus sentimentale. Et puis, comme vous le suggérez vous-mêmes, le traitement des personnage secondaires résulte du minimalisme de l'écriture. Il y a une simplicité dramaturgique que j'aime beaucoup : trois accusés, trois intercesseurs, un juge, et c'est à peu près tout.

Buster a dit…

Oui c’est vrai, il y a une sorte de schématisme qui va bien avec le minimalisme de l’écriture. Merci d’être passé (si c’est bien vous et pas ce farceur de Waldemar D.)

Paul Z a dit…

Buster > si avoir fait fuir tout le monde c'est encore de la vie et pas du train fantôme. Ma compagne et moi préférons la foire de trône pour ça. Mais vous êtes encore chez vous. On zig-zague entre les crottes de chien, pas si jeune et pas si fou.

Buster a dit…

Disons que c’est peut-être vrai pour certains... mais pour d’autres c’est simplement la lassitude ou l’envie d’aller voir ailleurs, d’autres formes d’expression que le blog, des trucs plus directs et rapides, plus spontanés, genre FB... ce que je comprends parfaitement. Moi-même je n’ai pas toujours été très clair quant à mon envie de continuer ou pas.

Griffe a dit…
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valzeur a dit…

Paul Zanchez est de retour, on dirait, Buster ! Tous ces semi-critiques qui pleurnichent..."c'était mieux avant", "des phallocrates !", "ma compagne et moi" (celui-là, d'un bourgeois confinant au sublime ; ne manquent que le fils et l'animal de compagnie)
Je m'étonne que ce Paul Z. ne nous ait pas encore signalé à Marlène Schiappa, cela collerait bien avec sa mentalité (Buster, je plaiderai l'aliénation mentale, je vous préviens...)

Buster a dit…

Oh que si que je me souviens de l’affaire Griffe, ça fait partie des heures sombres du blog, j’étais encore imberbe (et valzeur n’était pas né)... Après il y a souvent des choses qui me dépassent dans ces moments-là, comme des règlements de comptes entre des personnes que je ne connais même pas... j’espère que ça ne va pas recommencer.

valzeur a dit…

Invocation : Jean-Baptiste Morain !!!

Buster a dit…

Vade retro Satanas

Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Camille Nevers a dit…

Griffe et valzeur, je vous aime.

Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Buster a dit…

OK Griffe, je supprime le commentaire où votre nom est cité... le problème à l'époque outre l'effet de meute et l'escalade dans les injures c'est que les commentaires n'étaient pas modérés et qu'ils s'étaient retrouvés publiés en masse sans que j'ai pu les contrôler... aujourd'hui ça ne pourrait plus arriver. Cela dit je ne vais pas m’amuser à décortiquer les commentaires pour déterminer si le degré d’insultes est "acceptable" ou pas... tout nouveau commentaire (quel qu'il soit) qui viendrait alimenter la polémique ne sera pas publié... parce que non franchement ça n’a rien d’excitant.

Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Cette discussion sur la morale du film est symptomatique de la limite d'une grande partie des avis sur les films. Quel besoin de plaquer toujours un discours moralisateur sur les films ?
Ce que nous faisons tous hélas.

Anonyme a dit…

Ah non Buster, publiez... Ça va être triste sinon votre blog

Encultivé a dit…
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Léo Ferré a dit…

La morale c'est toujours celle des autres.

Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Buster a dit…

Griffe > Quand je parle de polémique, je ne parle pas bien sûr du commentaire de Paul Z... simplement des commentaires un peu vifs voire déjà virulents dirigés contre une personne, et dont je sais par expérience que ça va dégénérer. Je préfère couper court plutôt que devoir me demander pour chaque commentaire s’il est publiable ou pas (entre "vieux con" et "grosse merde" il y a toutes les nuances possibles), je n’ai pas que ça à foutre...
Après, merci pour la leçon mais à vrai dire je n’ai pas besoin d’en recevoir. Vous sous-entendez que ça m’amuse de laisser passer des commentaires injurieux contre vous, je vous répondrai juste deux choses: 1) il m’est arrivé plusieurs fois de supprimer des commentaires que j’estimais trop insultants, surtout contre valzeur mais parfois aussi contre vous, sans en faire étalage pour ne pas justement favoriser une forme de bashing comme on peut le voir sur les réseaux sociaux; 2) dans le cas présent, je n’aurais peut-être pas publié le commentaire de PZ s’il était arrivé comme ça brutalement... là, j’avoue que cela ne m’a pas choqué outre mesure, malgré le fait que votre nom était cité, non pas parce que le climat actuel est à l’invective, mais parce que sur le moment j’ai cru, peut-être à tort, que PZ et vous, vous vous connaissiez, que vous alliez répondre et qu’on verrait après... Mais la principale raison c’est que précédemment j’avais été beaucoup plus choqué par ce qu’avait écrit valzeur au début de son commentaire sur Camille Nevers, un commentaire que je me doute vous aviez lu, sans que cela vous interroge davantage, au contraire même, puisque pour vous, ce n’était qu’un début, on commençait à peine à s’amuser...
Donc voilà, tirez-en les conclusions que vous voudrez.

Buster a dit…

Ah zut, j'ai cru que mon commentaire n'était pas passé, du coup il apparaît après le vôtre.

La conclusion, elle vous concerne, pas moi...

Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Griffe a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Buster a dit…

Bien. Alors on en reste là. A partir de maintenant aucun commentaire vous concernant ne sera publié.

Anonyme a dit…

En guise d'adieu. La critique du dernier Pascal Thomas (A cause des filles...?) par Camille Nevers.

Bonheur de retrouver le meilleur Pascal Thomas. On en suivait le talent intermittent depuis sa dernière œuvre majeure, la Dilettante (1999), et la fâcherie fâcheuse avec Jacques Lourcelles, son scénariste attitré (et le critique essentiel que l’on sait). Le revoici, le cinéaste fantasque de la communauté improbable, du phalanstère éphémère, de la réunion étoilée. Réunion de groupe qui fort heureusement n’excédera pas le temps du film, de ses histoires entremêlées, en une dispersion, après la chanson finale, évitant à des figures aimables parce que singulières de se rabougrir en classe moyenne recroquevillée, corps en bloc cocardier, esprit de clocher. Le temps d’un voyage, d’un mariage, d’une saison de jeunesse ou de vacances entre amis, des personnages sont regroupés pour une occasion un peu oiseuse, pour une coexistence vaille que vaille qu’il faut bien égayer, et qui ne trouvent rien à faire d’autre que de raconter des histoires, que de se (la) raconter un peu. Et puis s’en vont.

Ragots.
A cause des filles..? reprend la trame d’un précédent film de 1981 de Pascal Thomas, Celles qu’on n’a pas eues, dans lequel un petit groupe improvisé d’hommes (et une femme) coincés dans un compartiment de train, le temps du trajet, se remémoraient leurs meilleurs échecs amoureux à tour de rôle. Le principe est ici identique : à tire-d’aile et à tour de rôle - sur fond étale du bassin d’Arcachon, ses cieux changeants et ses puissantes nuances de gris, tout au long d’un festin gêné et arrosé - se déploie le récit à tiroirs de déconvenues amoureuses, un film à sketchs si l’on veut, comme certaines comédies italiennes ou les Buñuel tardifs (type le Fantôme de la liberté ou le Charme discret de la bourgeoisie), à cause de cette construction en historiettes et saynètes s’enfonçant toujours plus loin dans le fantastique. Et la satire bourgeoise.

L’occasion oiseuse ici : un mariage est célébré qui tourne au fiasco. Le marié s’enfuit avec une femme mystérieuse en décapotable et foulard de soie venue le cueillir à la sortie de l’église. La mariée et tous les convives se retrouvent attablés en bord de mer dans une ambiance à marée basse, au pied d’un phare, à gober des huîtres et à boire du blanc en patientant pour un improbable retour du «noceur» échappé. Autour des tables et des goélands, dans le faux embarras général et les ragots divertis, chacun y va de sa petite histoire indirecte, sa confession quant aux surprises de l’amour. Bonnes, mauvaises, les loupés du cœur, toujours. Les dupés de l’aventure rocambolesque se suivent sans se ressembler, entre pure farce (l’épisode hilarant du faux peintre et de la vraie muse, du Tartuffe dans une leçon de littérature leste, du cambriolage par des Musidora encagoulées en cours d’adultère ficelé) et poésie décalée «éromystique» - bel épisode de la maîtresse du veuf pervers, ou du vieil homme et la mort. Parfois, on se croirait chez Mocky, ou chez Brisseau.

Punition.
On est bien chez Pascal Thomas. La libre gratuité de ce cinéma en fait le charme insigne, tant c’est devenu saugrenu. Comme il y a encore Mocky et Brisseau, donc, comme il y avait Jacques Rozier, perdu de vue depuis Fifi Martingale (2001), comme il y a Joseph Morder et comme il y a Pierre Léon, subsiste ce cinéma des «quatre coins» (comme le jeu). Chacun dans son coin, tous échangent et échappent à leur poste, se relaient au centre, la solitude en punition. Ce mercredi, c’est Pascal Thomas qui s’y colle, remontant sur les planches de son théâtre français, avec ses acteurs fendards, cinéma de la classe moyenne et des ridicules des hommes aspirant à une communauté inavouable, de filles et de garçons, telle une troupe qu’on emmènerait partout avec soi. Pour montrer quoi ? Par exemple : le geste insolite et drôle, et beau, d’attraper une mouche dans la chambre d’une morte.

Trolleybus a dit…

Valzeur aussi il va partir ?

Anonyme a dit…

Bravo, bel article ! C'est incarné, précis. ça donne envie de le voir et des pistes de réflexion.

La compagnie créole a dit…

Ils ressusciteront les deux, là. Ils ont plein de vies, d'anonymes et autres pseudonymes. Ils aiment copier coller serré, aussi, au bal masqué ohé ohé.

Anonyme a dit…

Valzeur au moins a de l'humour. Quand quelqu'un le tra!te de " vieux con crâneur et égocentrique" il lui répond qu'il est un des deux vieux du Muppet Show ! :D

Anonyme a dit…

Oui, magnifique article. C'est génial de pouvoir lire de si belles choses.

Buster a dit…

La pire insulte qu'on puisse faire à valzeur c'est d'écrire son nom avec une majuscule.

Anonyme a dit…

C'est bien, on respire mieux depuis que les phallocrates sont partis. Un grand merci aux anonymes et autres pseudonymes pour avoir nettoyé la place efficacement et promptement. Buster vous devez être content. En tout cas vos lecteurs le sont.

Phillippe Azoury a dit…

C'est quoi cette fixette sur Camille Nevers ? Ils sont amoureux les deux bébés phoques ou quoi ? On se dirait dans une mauvaise comédie du remariage. Même en anonymes faussement flatteurs qui se fichent du monde, hum, de libé, avec leurs dernières interventions en éloges ricaneurs on dirait des éconduits inconsolables ça relève de la psychanalyse à ce stade. Grand numéro de névrose potache du duo, non bravo.

Anonyme a dit…

Buster démission !

Buster a dit…

Bah non pourquoi? je me suis élu démocratiquement.

en passant a dit…

On se demande qui fait une fixette, ici...

Buster a dit…

La réponse de Camille à ses détracteurs: Le Mépris

Maxime Nicolle a dit…

Est-ce que ceux qui ont quitté le blog vont demander comme moi l’asile constitutionnel ?

Haro ! a dit…

Tous les phallocrates ne sont pas des détracteurs de Camille Nevers... Mais tous les détracteurs de Camille Nevers sont des phallocrates !

Je dirais même plus a dit…

Surtout les meufs !

Salomon a dit…

Dites Buster, dans cette affaire vous n’êtes pas blanc comme neige, vous censurez un commentaire de valzeur que personne à part vous n’aura lu sous prétexte qu’il est vulgaire et injurieux, et vous publiez le commentaire de Paul Z qui insulte Griffe. Où est la logique ?

Stéphane Delorme a dit…

Je peux dire quelque chose ?

Buster a dit…

Salomon > j’avais dit que je ne publierais plus rien qui concerne Griffe pour éviter le harcèlement, mais bon, comme c’est moi qui suis visé je fais une exception...
En fait j’ai déjà répondu, j’ajouterai simplement que, habitué aux saillies violentes de valzeur, généralement appuyées par Griffe, j’ai pris le commentaire de Paul Z comme une réaction du même style, pas en comparaison du commentaire de valzeur que je venais de censurer, mais du ton acerbe de ses attaques en général... c’est pour ça que j’ai laissé passer celui de Z. Je n’aurais pas dû, je le regrette... parce que le vrai nom de Griffe y était cité (à ce niveau je n’ai pas été assez vigilant)... et pas parce qu’il faudrait faire la différence entre d’un côté, se moquer méchamment d’un texte ou d’un film, et de l’autre, insulter une personne, distinguo pour moi spécieux, on peut blesser tout autant (sinon plus) quelqu’un en se gaussant avec mépris de son travail qu’en le traitant de connard ou je ne sais quoi...

Stéphane Delorme > Non.

Salomon a dit…

Si vous ne faites pas la « différence entre d’un côté, se moquer méchamment d’un texte ou d’un film, et de l’autre, insulter une personne », pourquoi ne pas publier le commentaire de valzeur qui relève du premier cas et publier celui de Paul Z qui relève du second ? Où est la logique (bis) ?

Buster a dit…

Parce que, comme je viens de le dire, je n’ai pas mis les deux commentaires en balance... j’ai situé celui de Z dans le même registre que ceux, vachards, qu’envoie régulièrement valzeur et que jusqu’à présent je n’avais jamais censurés. La seule différence c’est que Griffe y était cité sous son vrai nom. Ma faute est là... Amen.

Anonyme a dit…

Buster le roi de l'enfumage (comme Macron)

Stéphane Delorme a dit…

Salomon sous son vrai nom c'est l'hôpital-qui-se-fout-de-la charité.

Buster a dit…

Eh m... avec toutes ces histoires, j’ai voulu supprimer les commentaires un peu trop venimeux... et dans l’énervement j’ai supprimé aussi ceux que je voulais publier, j’en ai récupéré quelques uns mais j’ai perdu les deux plus longs, celui de Ludovic, sur Glass, et celui de X... je n’ai pas retenu le nom, sur le Pascal Thomas. Merci à tous les deux de me renvoyer vos commentaires si vous les avez sauvegardés. Vraiment désolé.

Clint Eastwood a dit…

Y a un peu de ma faute dans tout ça.

Luca Guadagnino a dit…

J'y suis pour rien

Anonyme a dit…

Bonsoir Buster,

SI TU TE PRENDS POUR UN SUPER, REGARDE-TOI DANS LA GLASS!

On s’echauffe avec le chiffre 3: la trilogie, le troisieme volet de celle-ci, 3 semaines apres les evenements de Split, 3 super & 3 acolytes, 3 jours pour guerir les 3 super, 3 morts, l'internement de M. Glass (cheval de 3), 23 personnalites, etc.

De quelques facilites scenaristiques: pourquoi le medecin-pyschiatre Ellie Staple a 3 jours pour les guerir (si ce n'est que MNS joue avec les 3), pourquoi David Dunn rencontre-t-il son suspect aussi rapidement (au cours de sa 1ere promenade), comment Casey Cooke decouvre-t-elle qu’elle a le pouvoir de faire venir Kevin dans la lumiere? (elle touche le bras gauche, regarde droit dans les yeux et s’adresse a Kevin), comment la Bete («au sommet de l’evolution») se fait-elle mener par le bout du museau par M. Glass?, comment M. Glass a-t-il appris a pirater un systeme informatique?, etc. ce sont quelques-unes des lacunes dont vous parlez, mais il y en a tellement que MNS, tout a son obsession de surprendre et prendre le contrepied de ce qu’il a déjà fait, nous amene a nous demander s’il n’aurait pas oublie le spectateur en chemin. MNS, et c’est son grand defaut, est un gourmand, il s’installe parfois longtemps dans certaines scenes (l’hopital psychiatrique) et cree des monstres narratifs.

Je refute votre these selon laquelle Casey est victime du syndrome de Stockholm: elle ne s'est pas attachee a la Bete ni a la Horde, seulement a Kevin Wendell Crumb. Or Kevin n'etait pas son geolier, il etait lui-meme prisonnier de la Horde. Il n'etait qu'exceptionnellement dans la lumiere et son caractere tres perturbe fait de lui une victime, surtout pas un bourreau. Casey se prend d'empathie pour Kevin, et lui seul, car c'est son compagnon de douleur. Cela fait echo au premier twist de Split: lorsque la Bete choisit d'epargner Casey apres avoir vu ses scarifications. Entre victimes on se parle car on se reconnaît dans l’autre. Aux scarifications du corps de Casey repondent les scarifications de l’esprit de Kevin. Kevin est l’alter ego, «l’autre moi», un second Soi, un ami digne de confiance. L’expression alter ego est apparue lorsque des psychologues se pencherent pour la premiere fois sur les troubles dissociatifs de l’identite…

Ludovoc (suite a venir)

Anonyme a dit…

Philadelphie, Shyamalan
En sus du jeu video dont vous parlez, il s’agit d’une demeure qui existe reellement a Philadelphie (https://en.wikipedia.org/wiki/Ravenhill_%28mansion%29). Sise dans le quartier de East Falls, cette mansion a ete transformee en un college pour jeunes filles ou a ete scolarisee Grace Kelly, native de… Philadelphie. Et quand on parle de Grace Kelly, on parle d’un certain Alfred avec lequel elle a tourne 3 (!) films (pour le plaisir: Le crime etait presque parfait, Fenetre sur cour, La main au collet).
Un asile d’alienes? Alfred H. ?Et si la veritable matrice de la trilogie c’etait La maison du docteur Edward? (Alfred H., 1945). MNS fait intervenir la psychiatrie par volonte de continuite avec les deux precedents opus, mais avec une gradation :M. Glass se fait interner a la fin d’Incassable, le docteur Fletcher est l’un des principaux protagonistes de Split et Glass se deroule presque entierement dans l’asile. MNS decrit ce petit monde avec le minimalisme qu’on lui connait: des patients on ne voit que des silhouettes. Ce qui compte pour MNS c’est l’ancrage dans le reel: sa ville, ses batiments celebres ou pas, ses habitants celebres ou pas. Et sa gare, evidemment. Du debut d’Incassable jusqu’a la fin de Glass. C’est d’une impeccable coherence.
La gare de Philly, c’est le lieu originel: Joseph revele a la Bete que le pere de Kevin etait dans le meme train que David, qui fut l’unique survivant du deraillement provoque par M. Glass.
Obnubile par sa quete de super, quitte a en fabriquer sur mesure, M. Glass provoque des morts en pagaille, devient un super-vilain, mais il a le dernier mot: le titre qui clot la trilogie et l’inevitable plan machiavelique du mechant. En l’occurrence, ce plan n’est pas si machiavelique que ca: diffuser les preuves video, piratees par lui, de sa croyance dans un certain type d’etres. M. Glass, c’est Shyamalan et ses enregistrements video pirates, ce sont ses films, et ce certain type d’etres ce sont les auteurs de films. En gros, Shyamalan nous donne ses films comme autant de preuves qu’on peut encore faire du cinema d’auteur, a condition d’y croire. Vu son ego, il en est capable. (a moins que ce ne soit une autre de ses personnalites, hihihi…). C’est pour ca, plus que par fidelite a une certaine tradition des comics, qu’il ne peut pas s’empecher de faire gagner M. Glass. (comment justifier autrement le fait que MNS laisse gagner un tueur en serie? Par goût de la contradiction ?).

Ludoivc (suite a venir)

Anonyme a dit…

Miroir, miroir, dis-moi qui dit vrai
Glass impose assez vite un questionnement radical, plus vite et plus fort encore que dans ses precedents films, déjà contamines par ce doute. A notre epoque consumeriste, on nous inflige regulierement des divertissements cyniques. Glass, avec son discours de remise en cause peut etre vu comme une commentaire sur l’etat d’Hollywood, addict aux films de super qui remplissent les poches des actionnaires. Le film semble nous dire: « Vos super en sont-ils rellement ? Ou sont vos preuves ? » MNS est le metteur qui, a ma connaissance, parle le plus de la croyance, de la candeur, de la foi. Avec Bruno Dumont, dans un registre tres distinct, toutefois. La partie a l’asile, sa longueur, sa raideur, ses murs blanchatres, temoigne de cette remise en question rendue necessaire par l’etat sinistre du box-office. A tel point que MNS s’est senti oblige d’installer des dispositifs specifiques dans les chambres de David et de Kevin. L’eau, faiblesse fondamentale de David, c;est bien sur la douche froide pour le spectateur. Kevin, lui, a droit a un traitement encore plus violent, bien que non lethal : des batteries de flash qui l econtraignent a changer de personnalite quand ils s’allument. A cet egard, le scene ou un aide-soignant apporte son repas a Kevin et ou celui-ci est Jade, puis Norma, puis…, puis Patricia, est terrifiante. Les changements de personnalite s’enchainent a un rythme inhumain, sans schema qui permettrait de predire l’ordre d’apparition. On est face a l’inconnu. Cette scene est tres reussie. Les flash touchent aussi les spectateurs, histoire de dire que nous aussi aurions bien besoin de changer d’avis vis-a-vis du cinema. Souverain, frondeur, marginal, MNS s’impose au forceps et on peut detester ca. Neanmoins, ce cote analytique, aristotelicien (la maieutique, ou comment faire accoucher les esprits de la verite), empecheur de filmer en rond, est salvateur a mes yeux car il incarne une volonte de lutter contre les fake movies (qui ne nous apprennent rien) au climax gigantesque mais vain car rien a dire (mieux vaut rester a hauteur d’hommes, comme Howard Hawks). Au final, Glass est un film de contrebande.

Ludovic (fin a venir)

Anonyme a dit…

"This was an origin story all along" - M. Glass agonisant
Un recit des origines explique, science ou mythologie a l’appui, la creation, le debut de quelque chose. En general ce quelque chose importe beaucoup aux hommes.
Au cinema, le passe passe assez souvent par des retours en arriere. MNS ne s’en prive pas et, en fait, plusieurs des meilleures scenes de Glass sont des flash-back. Ainsi, la scene originelle, traumatisante, formatrice, du jeune Elijah a la fete foraine. D’autres evenemts fondateurs sont rappeles aux spectateurs, afin qu’ils puissent suivre l’histoire sans trop d’efforts : le deraillement et son double drame, la decouverte par Joseph que son pere est hors normes et les reminiscences de Kevin.

Belle idee que de terminer sur une absence de climax.
C’est ainsi que finit le monde
C’est ainsi que finit le monde
C’est ainsi que finit le monde
Pas sur un Boum, sur un murmure.
T. S. Eliot, Les hommes creux, 1925

(cette fois, j’ai sauvegarde mon texte)
Ludovic

Buster a dit…

Merci Ludovic, "super-texte", j'ai l'impression que vous avez tout dit... il faudrait que je revoie le film pour aller plus loin.

(ps. le syndrome de Stockholm ce n'était pas une thèse, juste un trait d'humour pour signifier que Casey ici n'est là que pour aider Kevin, qu'elle tient le même le rôle que le fils de David et la mère d'Elijah... E. Levaufre parle d'intercesseurs... on peut les voir en effet comme des médiateurs entre les "super-héros" et le monde)

Buster a dit…

Le chiffre 3, il y a aussi le trèfle, la "marque" de la société secrète à laquelle appartient la psychiatre... elle est quand même très secrète cette société secrète, on n'en saura pas beaucoup plus, juste le contrepoint du trio que forment Casey, Joseph et la maman d'Elijah... toujours ce minimalisme de l'écriture.

Anonyme a dit…

Merci pour le super compliment, Buster. Desole pour les fautes d'orthographe et les coquilles, j'ai fini mon texte vers 2 heures du matin, mon cerveau n'etait plus tres frais a cette heure-la.
Bonne remarque pour le trefle (a 3 feuilles, forcement), je l'avais zappe celui-la. Et ce n'est pas par hasard: c'est peu de dire que la fin de Glass ne m'emballe pas, cette societe secrete dont on sait 3 fois rien est vraiment un drole de twist. Les trefles a 3 feuilles "coupent" ceux a 4 feuilles, censes porter chance. Pas de 4, il n'y aura pas de tetralogie.
Neanmoins, cette societe secrete tient bien dans le recit grace au talent d'ecriture de MNS: integree a l'histoire des le debut, a notre insu, et servant de contrepoint a la seconde "bande des trois", les intercesseurs. Le film aurait presque pu s'appeler "une bande a part". (mais je crois que c'est deja pris...)
Les parties didactiques, avec Casey au magasin de comics, qui apprend et nous apprend, sont un peu lourdes, mais elles ont le merite de nous faire voir autre chose que l'asile. Je crois que ces scenes d'archeologie des comics permettent a MNS d'assouvir sa soif de connaissance, demontrant par la meme la realite de sa passion.

PS: rattrapage 2018: j'ai vu Un peuple et son roi Normandue nue, Le ciel etoile au-dessus de ma tete. Aucun ne m'a convaincu.
Ludovic

Un avis juste en passant a dit…

C'est sympa Glass pour ceux qui aiment les histoires de super-héros même "à l'échelle de l'humain", mais ça manque quand même d'envergure , on reste sur sa faim. La Mule c'est plus stimulant !

Buster a dit…

Mouais... j'aime bien les réductions d'échelle en ce moment, c'est pour ça j'aime aussi Welcome to Marwen :-)

La Mule, même si le côté cool n'est pas déplaisant, ça n'a rien de stimulant... cela dit c'est infiniment mieux que Green book, film incroyablement surestimé que j'ai découvert hier.

Anonyme a dit…

Salut Buster,
Welcome to Marwen, c'est note. Et A Star is born, c'est bien?
Ludovic

Buster a dit…

Salut Ludovic. Pas vu A star is born.

Anonyme a dit…

Wouai, vous non plus. Perso, je n'avais pas du tout envie de Bradley Cooper avec son look hipster...

Sinon, sortie DVD interessante le 02 avril 2019: 2 films de Teuvo Tulio, real' finlandais, Le reve dans la hutte bergere & Le chant de la fleur ecarlate.
http://www.dvdclassik.com/news/teuvo-tulio
http://www.arcadesdirect.fr/fr/cineastes/33378-coffret-teuvo-tulio-2-dvd-livret-digipack.html
https://www.avoir-alire.com/le-chant-de-la-fleur-ecarlate-1938-la-critique
https://www.culturopoing.com/cinema/sorties-salles-cinema/teuvo-tulio-le-chant-de-la-fleur-ecarlate-le-reve-dans-la-hutte-bergere-1938-1940/20151011
J'ai pense que ca pourait vous plaire...
Ludovic

Buster a dit…

Merci pour l'info. Teuvo Tulio, connais pas du tout...