mercredi 10 octobre 2018

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L'Hirondelle et la Mésange d'André Antoine (1920).

C’était au sortir de la guerre, la Grande, Antoine posait les bases d’un autre cinéma qui renouait avec l'esprit des films Lumière... L'Hirondelle et la Mésange, un film étonnamment moderne, mais jugé trop documentaire à l'époque par les gens du Coq - c’était avant les cinéastes de l’eau (Epstein, Grémillon), avant le Toni de Renoir - et qui pour le coup retourna dans sa boîte, oublié pendant près de soixante ans.
Tout ça pour dire que j’ai toujours eu un faible pour les films de mariniers, c’est sentimental, ça vient de ma jeunesse... c’est comme des petites madeleines, le simple mouvement, nonchalant, de ces films-chalands, glissant au fil de l’eau, le long des canaux, éveillent en moi une douce mélancolie qui me les rend d’emblée attachants, quelle que soit l'histoire...

[12-10-18]

Zinzin. Tout ça pour dire (bis)... qu'il y a quelques années j’ai connu un projet de film qui, comme souvent avec les projets - et ici de façon presque appropriée - est tombé à l’eau... Ça se passait à Janville, une petite commune de l’Oise située près de Compiègne, à l'endroit où débouche le canal latéral à l’Oise, avec son île artificielle - l’île Jean-Lenoble -, son pont en mauvais état, ses péniches abandonnées et son écluse située en amont, à Longueil-Annel... On y parlait du "zinzin", système de traction (de son vrai nom Chêneau), surnommé ainsi à cause du bruit qu'il faisait quand on l'actionnait, permettant, à l'aide de trolleys aériens, aux péniches de franchir l’écluse, mais aussi d’autres zinzins, ceux qui depuis de nombreuses années vivaient là, le long de la berge, dans des embarcations toutes rouillées... sauf qu'il y a deux ou trois ans les derniers qui restaient ont dû quitter les lieux, ce qui a précipité la fin du projet.



[15-10-18]

Tiens, ça me fait penser que j'ai jamais vu L'Homme du Picardie.

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