vendredi 22 juin 2018

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Et si on parlait des films du passé, plus particulièrement des films américains des années 50, soit l'âge d'or du cinéma hollywoodien et son chant du cygne. Pour commencer: The river’s edge, un des derniers films d'Allan Dwan, produit par Benedict Bogeaus (1957). 



The river’s edge ou l'aventure d'un secret.

  attention spoiler!
A propos de Dwan, on a souvent parlé de secret... "on" c’est-à-dire Biette et Daney... le secret de fabrication (Biette), secret perdu car non transmissible, comme chez Tourneur... le secret qui touche à l’intimité des êtres (Daney), qui fait que chaque film de Dwan serait "l’aventure d’un secret et de sa disparition, soit qu’on l’emporte avec soi dans la tombe, soit qu’on le partage avec les autres"... l’intimité, parce que cette aventure, cette histoire, est aussi "celle de l’amitié comme secret, amitié d’un homme pour un autre, d’une femme pour une autre (les deux rouquines), amitié de l’homme pour ce qui l’entoure, pour le paysage où il est plongé".
Revoyant The river’s edge, et me rappelant vaguement ce qu’avaient écrit Biette et Daney (j’ai relu leurs textes depuis), je me disais qu’en effet il y avait du secret dans ce film (dans le découpage, dans l’utilisation des décors), qu’il y avait de l’amitié aussi... Oui mais où? Le film met en scène un triangle amoureux, deux hommes et une femme, deux hommes pour une femme, encore une rouquine, mais seule cette fois, de sorte que l’amitié ici serait entre la femme (Debra Paget) et celui qui en est follement amoureux (Anthony Quinn), jusqu’à tout sacrifier, mais qu’elle n’a suivi que pour oublier son passé, étant entendu qu’avec l’autre (Ray Milland) qui, lui, l’avait séduite puis abandonnée, il ne saurait y avoir d’amitié, plutôt du désir, un désir subitement réveillé... pour mieux s'évanouir.
Sauf que non. Debra Paget est si terne dans son jeu, si fade, juste bonne à tuer les serpents, comme plus tard à les charmer (chez Fritz Lang), qu’elle s’efface assez vite. C’est pas une vraie rousse... quelque chose ne fonctionne pas dans sa relation avec les deux hommes, au contraire de ce qui se passe entre Quinn et Milland. Entre ces deux-là l'inimitié est totale, chacun rêve de tuer l’autre et d’ailleurs a l’occasion de le faire, à la fin, mais ne le fait pas. Quand Quinn se retrouve bêtement coincé sous un bloc de pierre, alors qu’il maîtrisait la situation, et que Milland l’abandonne, puis que s’offre à celui-ci, imposé par Quinn, le choix entre deux routes, celle qui lui permettrait de gagner la frontière, et donc d’échapper à la police, et celle qui lui permettrait de gagner le village, et ainsi d’alerter les secours (ce que Debra Paget, restée avec Quinn, aurait pu faire tout aussi bien), et que, évidemment (puisqu’on est dans un film de Dwan), il fait le bon choix - ce qui le perdra -, on se dit que cette rédemption dépasse l’entendement, qu’il y a là un mystère non résolu (comme chez Tourneur), d’autant que le personnage incarné par Milland avait tout du psychopathe, qu’il y avait donc un secret, celui qui liait les deux hommes mais dont nous ne saurons rien, qu’eux-mêmes peut-être ne connaissaient pas, en tous les cas que Milland a emporté avec lui, non pas dans sa tombe mais dans le ravin, ne laissant échapper que son argent, tout cet argent volé qu’il transportait dans sa mallette, maigre butin voltigeant dans les airs, jusqu’au bord de la rivière...

[ajout du 25-06-18]

Nightfall de Jacques Tourneur (1956).

Un extrait du texte de Patrice Rollet, "Jacques Tourneur, le faux départ et l'après-coup", paru dans Trafic n°30 (été 1999) et repris dans Passages à vide: ellipses, éclipses, exils du cinéma (2002):



Nightfall: un drame de la lumière.

"[...] En un sens, tout film de Tourneur, par-delà les partis pris si immédiatement reconnaissables de sa photographie (contrastée, sombre et suggestive) et quel que soit son chef-opérateur (Nicolas Musaraca, Lucien Ballard, Joseph Biroc, Sam Leavitt et tous ceux, chaque fois différents, avec lesquels il a travaillé), décrit un drame de la lumière. Son entrée en scène présente une entrée en matière dont la matière est affaire d'affect inconscient, de temps suspendu, de blessure lumineuse. Ainsi le prégénérique de Nightfall prend le titre du film (et du roman de David Goodis dont il est tiré) au pied de la lettre: à la fin du jour, la silhouette massive et fatiguée d'un homme pénètre de dos dans un magasin pour y demander, hésitant, le journal local d'une ville qui ne se trouve manifestement pas dans le coin; on a deviné, à sa voix cassée, bouleversante, Aldo Ray dans le rôle de James Vanning; la nuit est tombée, le vendeur s'éloigne, appuie sur l'interrupteur électrique qui allume les néons intérieurs et, comme par contagion, les enseignes lumineuses des rues alentour; sous le coup de cette irradiation trop vive qui lui meurtrit littéralement les yeux, Vanning tressaille, détourne le regard, aperçoit une voiture de police qui passe non loin. On a compris qu'il s'agit d'un homme traqué. La courbe d'ensemble du film, l'un des plus beaux et des plus secrets de son auteur, va alors consister à atténuer la violence pourtant assourdie de cet état initial, pour gagner dans un premier temps la pénombre protectrice du bar où Vanning rencontre Marie (Anne Bancroft), avant de rendre à son héros trop vulnérable sa dignité perdue, au grand jour, dans la blancheur aveuglante de la neige finale. 
Le tube au néon qui s'allume tient lieu ici, à l'échelle d'un film, de l'abat-jour que réglait Tourneur pour réunir ses acteurs, trouver leur juste distance, créer l'espace mouvant de leur intimité. La scène d'ouverture lance moins une intrigue qu'elle ne définit une lumière, ne pose une note de musique ou ne met quelques mots en exergue (comme les vers de John Donne au début de Cat people), avec lesquels l'œuvre va devoir s'accorder ou se désaccorder. Et la question qui point(e) alors est non plus comment le film s'articule logiquement à ses propres prémisses, mais comment il répond à la splendeur fulgurante, inquiète ou apaisée de ses premiers plans..."

Le film en VO: .

[ajout du 07-07-18]

The reluctant debutante de Vincente Minnelli (1958).



The reluctant debutante: tout brindezingue.

Un régal. Minnelli oppose, aux corps guindés, droits comme des piquets, des jeunes Anglais de la haute société (une jeune fille, du même monde mais qui a été élevée en Amérique, est lancée dans les fameux "bals des débutantes" où elle doit affronter les assauts d’un horse guard à la conversation aussi passionnante que celle d'un "poteau indicateur"), les corps agités, à défaut d’être souples, des parents de l'héroïne (le père, Rex Harrison, toujours un verre à la main, et la belle-mère, Kay Kendall, toujours pendue au téléphone), courant à droite et à gauche pour s’assurer que leur fille n’est pas partie avec le batteur de l’orchestre (présenté comme un effroyable tombeur, en fait un parfait gentleman fasciné par les danses africaines) mais incapables, au moment fatidique, de l’en empêcher car stoppés net dans leur élan par le protocolaire "God save the queen" (séquence hilarante), traînant à quatre pattes pour mieux écouter aux portes, multipliant, jusqu’à l’épuisement, les entrées pour ne pas laisser la demoiselle seule avec son prince charmant... Bref, on imagine une délicieuse comédie sur les moeurs de la society londonienne et on découvre un drôle de ballet complètement brindezingue. Minnelli n’est jamais là où on l’attend.

[ajout du 12-07-18]

Wind across the Everglades (le finale) de Nicholas Ray (1958).



Wind across the Everglades, histoire sans fin.

C'est quoi ces vingt dernières minutes? La mort de Burl Ives, mordu par un serpent et, alors qu’il agonise, "regardant" pour la première fois dans le ciel les oiseaux qu’il avait chassés toute sa vie. Fin magnifique mais aussi très troublante lorsqu’on sait que ce n’est pas Nick Ray (qui avait dû abandonner le film pour des raisons, disons, "médicales") mais Budd Schulberg, le scénariste, qui l’a tournée, à la va-vite, après avoir réécrit la scène (au grand dam de Ray d'ailleurs - cf. Bernard Eisenschitz, Roman américain: les vies de Nicholas Ray). Et si le secret de ce finale proprement halluciné - qui voit Christopher Plummer, debout, complètement hagard, sur son embarcation, poursuivre lentement son chemin à travers les marais (il est censé en sortir, une fois atteint le grand cyprès, mais le film ne le montre pas), laissant son compagnon d’infortune mourir seul au milieu de la mangrove, ainsi qu’il le désirait - et si le secret, donc, résidait justement dans son absence de "mise en scène", laissant les acteurs livrés à eux-mêmes, l’un perdu, l’autre ailleurs, comme si l’effacement de l’auteur parachevait un long processus de décomposition (d’autodestruction?), déjà pressenti dans l'interminable scène de beuverie qui, loin de faire seulement tituber le film, le condamnait à disparaître dans un abîme sans fond... Pour le dire autrement: cette disparition n’est-elle pas la "matérialisation" de ce qu’un film laisse habituellement dans l’ombre, sa part secrète et donc inexpliquée, qui existerait en-deçà du récit, mais qui là, de façon sidérante, se donnerait soudainement à voir, à la manière des romans de Joseph Conrad. Une sorte de lyrisme à l’état pur.

à venir...



Day of the outlaw d'André de Toth (1959)

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Salut Buster,

Ravi de jaboter a nouveau sur Dwan. Peter Bogdanovich aussi parlait de secret de fabrication perdu a propos des classiques US, dont Dwan. Mais je n'ai pas le texte...

"Le bord de la riviere", le titre specifie une portion de l'univers, circonscrit une partie du decor, et delimite une carte (filmique, mythologique, senti/mentale). Une entree en matiere aussi generique, universelle, renvoie a toute une mythologie, une "dwanologie" quand on sait combien l'eau est presente dans la filmographie de Dwan, des ses muets. Ce pourrait etre le Styx, du grec ancien stugeo, "detester, hair", a l'image de la haine farouche que se vouent Quinn et Milland. On evoquera aussi Pactole, affluent de l'Hermos; synonyme d'argent, tel celui qui symbolise la haine entre Quinn et Milland.

Dwan affectionnait ses decors, on le sait. Decors primitifs qui, dans The River's Edge, n'ont pas ete photographies par John Alton, fidele comparse de Dwan, mais par Harold Lipstein, dont c'est la seule collaboration connue avec Dwan. (Lipstein a signe la magnifique photographie des Aventures de Hadji, Don Weis, 1954, ou de Wichita, un jeu risque, J. Tourneur, 1955, entre autres). Cette rencontre entre un genie poetique (Dwan) et un cameraman de grand talent (Lipstein) ne pouvait decevoir. Surtout s'ils sont accompagnes de Van Nest Polglase, production designer qui a participe a presque tous les chefs-d'oeuvre de Dwan.
Dwan creait de la familiarite avec ses decors (comme Ozu), et il tenait beaucoup a ce que le spectateur s'y sente comme a la maison. Et pour cela, point de mystere, il faut y aller et filmer en ami cette nature qui partout s'offre a nous. Le film commence tout naturellement par un plan fixe d'une maigre riviere, un ruisseau (d'ailleurs, ver la fin, A. Quinn dit "stream", soit "ruisseau" en francais), tandis que nous entendons une chanson qui reprend exactement le titre et le complete:

"The river's edge
The end of the journey"

Ludovic

Anonyme a dit…

Suite et fin:

On commence donc a la fin. Ou plutot, la fin c’est le commencement. Les premiers seront les derniers. L'aventure s'arretera au rivage de la verite, en lisiere des mysteres.

L'argent prend les gens. A ce titre, il convient de rapprocher The River's Edge de The Inside Story, que Dwan avait mis en scene auparavant (en 1948, donc vers la fin de sa tres longue et prolifique carriere). Et de constater la permanence de point de vue de l'auteur sur l'argent: de rouage essentiel de la societe moderne ("Story") et symbole des secrets enfouis ("River"). Nul hasard quand a la chute de Milland fait echo une seconde chute, celle d'un billet tenu par un corbeau, non loin de Paget&Quinn.
Paget/Meg regarde intensement Quinn/Ben courir vers le ruisseau pour s'emparer, a son tour, des billets alteres par l'eau (symbole du changement d'etat du secret), elle reste assise, elle ne le rejoint pas, et quand elle le voit (son point de vue prime dans toute la scene) courir vers d'autres billets d'eau (et non les billets doux qu'elle attend de lui), elle lui crie: "Ben! You are not after the man, now, you are after the money!" Ben/Quinn stoppe net, le regard hagard, ne semblant pas se reconnaitre dans cette phrase que lui lance l'amour de sa vie. Le declic a lieu (normal, on est chez Dwan) et Quinn laisse tomber l'argent. Elle lui demande de laisser tomber la quete de verite, de l'accepter telle qu'elle est aujourd'hui.

Cette histoire eclairante (bienveillante, indulgente, debonnaire, "dwanesque"), cette simplicite biblique, cette mise en scene limpide, ... Dwan est riverain de DeMille. Pas le DeMille des grandes fresques, mais le DeMille premiere maniere, celui du Rachat supreme/The Whispering Chorus (muet de 1918), ou le futur realisateur de Samson et Dalilah (1949) faisait preuve d'une grande compassion pour ses personnages, dans un style delie. Ce rapprochement, aussi tenu soit-il, tient
a l'appartenance, non pas a un meme pays, mais a une meme epoque. Une epoque si enthousiasmante a explorer, d'ou ce billet de blog. Next, please!

Ludovic

Buster a dit…

Bravo Ludo, vous avez revu le film ou vous le connaissez par coeur?
Je ne connais pas non plus le texte de Bogdanovitch sauf s'il s'agit de son entretien avec Dwan que j’ai dû lire mais c'était il y a longtemps…
Sinon oui, le film se prête à l’interprétation avec tous ces petits symboles qu’on y trouve, du bestiaire (scorpion, serpent, corbeau) à l’image de la grotte et au rôle des billets... Le film est aussi extraordinaire par l’importance qu’y joue l’espace, typique chez Dwan, la partie du film où Quinn transporte Paget et Milland dans sa caravane est magnifique… je ne sais plus qui a dit (c’est pas moi, je m’en souviendrais) que le paysage chez Dwan participe de l’action et en même temps vaut pour lui-même en tant que paysage, ou un truc comme ça... quand on voit The river’s edge on ne peut qu’adhérer.

Anonyme a dit…

J'aimerais le connaitre par coeur... ainsi que tous les autres Dwan...

« Dwan fut aussi un grand poète de l’espace » J.-C. Biette
« il n’y a guère que dans ses films qu’un paysage est un paysage » Serge Daney
« mettre en scène, c’est mettre en espace ; tel est le secret de sa dramaturgie, et peut-être de sa poétique » Michael Henry
Durant la production de Secret Agent/Quatre de l'espionnage (1936), A. Hitchcock qualifiait ces films, c'est-a-dire ceux dont l'action procede du cadre dans lequel elle s'inscrit, de "scenarios-itineraires". Cf. comment il exploite la Statue de la Liberte dans La cinquieme colonne, et le mont Rushmore dans La mort aux trousses.
"Le cinema, un art de l'espace" E. Rohmer, article de 1948

Le texte de Peter Bogdanovich (sans "t") doit etre dans le livre qu'il a consacre a Dwan, livre que je n'ai pas lu : Allan Dwan, The Last Pioneer, 1971.

Le paysage primitif est a la fois consubstantiel a l'action qui s'y deroule (s'il devait changer, elle changerait aussi), et indefectiblement autonome (comme ces canyons qui continuent d'exister hors du film).
Jamais le plan ne s'autonomise pour devenir une entite formelle, avec Dwan chaque plan est pense en relation avec le suivant.
Si Tourneur est le cineaste des secrets nocturnes, alors Dwan est celui des secrets diurnes.


Ludovic

Anonyme a dit…

Ah oui, Nightfall! Je le connais peu, et cette exposition est une bonne occasion de le croquer.
De Tourneur, j'aime The Fearmakers, qui m'avait bluffe par son sujet. J'ai vu bcp d'autres de ses films (Cap People, Wichita, etc.) mais celui-ci est reste dans ma memoire.
Je parlais, plus haut, de Tourneur ent tant que cineste des secrets nocturnes. Eh bien, avec Nightfall, ca commence des le titre. La tombee de la nuit, le crepuscule, la nuit tombante, a la tombee de la nuit/du jour, avant la tombee de la nuit, des la nuit tombee, entre chien et loup... ou le titre quebecois, Poursuites dans la nuit (source: wikipedia.fr). Le roman de David Goodis, avait ete traduit par La nuit tombe (meme source). Personnellement, apres avoir re-vu le film, je prefere "La fin du jour", qui,
1: expose directement la matiere premiere de Tourneur, la lumiere,
et 2: est dramatique a souhait.
Combien de films de Tourneur pourraient avoir Nightfall comme titre? La plupart...
Mais.. j'arrete, on est encore chez l'ami Dwan...
Vous avez remarque, dans The River's Edge, quels paysages ont ete selectionnes? Le rivage du titre, bien sur, mais aussi, dans l'ordre chronologique, une plaine du Sud scindee par une route, des evocations qui en appellent a l'imaginaire (San Francisco, la Coree en guerre), une discussion (entre Milland et le pompiste) qui tourne autour de localisation et d'itineraire (film noir oblige), un decor de cattle ranch & la frontiere (le western), des champs de cultures, une foret vue du haut d'une falaise ("a chaque fois que je vois une falaise, j'ai envie de precipiter quelqu'un d'en haut", a-t-il declare, hilare), des rochers, des canyons (le film d'aventures, bien sur, de l'horizontalite a la verticalite, du lumineux a l'obscur, du soleil a la pluie), ... bref, des decors primitifs, pastoraux, bibliques. Les decors des premiers hommes? Les decors de tous les hommes? Une maniere de generaliser.
Cinema classique oblige, l'espace est parfaitement lisible ; pour chaque decor on voit/comprend d'ou les personnages viennent, ou ils sont et ou ils vont. Cela peut passer pour la moindre des politesses, mais ce n'est pas si frequent.
Ces paysages ne manquent ni de terre ni de pierre. L'eau, a l'oppose, est presentee (la douche sale, la pluie, la riviere de l'oubli), comme une fontaine a problemes qu'il faut faire secher. L'eau, origine de toute vie, source de tout conflit!

On pourrait aussi parler des couleurs des vetements portes par Debra Paget. Comme avec les rubans de Barbara Stanwyck dans Les rubis du prince birman... ou des animaux, ou de la narration...

Ludovic

Melaine Meunier a dit…

De quel(s) texte(s) de Daney parlez-vous ? Il ne me semble pas avoir déjà lu quoi que ce soit de Daney à propos de Dwan...

Buster a dit…

Le plus connu est "Mort du plus vieux cinéaste du monde" paru dans Libération le 28 décembre 1981. Ma citation sur le secret et l'amitié vient de là. Il y a aussi une note de Daney sur Dwan dans le Dictionnaire du cinéma (sous la dir. de Bellour et Brochier) qui date de 1966.

Melaine Meunier a dit…

J'ai trouvé (et lu) la note de 1966 entre temps. ;)
Je ne connaissais pas l'article paru dans Libé en revanche... J'imagine qu'on le trouve dans le volume 2 de La Maison cinéma et le monde ?

Buster a dit…

Oui, et dans le bouquin édité par les Cahiers du cinéma et le Festival de Locarno en 2002: Allan Dwan, la légende de l'homme aux mille films.