vendredi 19 mai 2017

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How to make our ideas clear.

J'aime: les pâtes (al dente, avec un peu de fromage râpé), le jus de carotte, les petits fours aux amandes, le café noisettele bruit des vagues la nuit, la période bleue de Picasso, les Brandebourgeois de Bach, le dernier enseignement de Lacan (on n'y comprend rien), Pierre Dac, la social-démocratie, Beckett, Modiano, la clémentine de Corse, les grosses pêches blanches, le pommier japonais au moment de sa floraison, Bonnard, Soutine, de Staël, la cerise bigarreaul'odeur du pain grillé, les trains-couchettes, Rohmer, Ozu, le soleil après la pluie, Ravel, Echenoz, les ballades en montagne, les chats, Balzac, Simenon, la sunshine pop, les Kinks, le tennis sur gazon, Federer, les chants d'oiseaux au petit matin, Jean-Pierre Cometti, contempler le ciel, Kafka, New York, les nénuphars, Tintin, Peanuts, les coquelicots, Dostoïevski, la douceur, les gens timides, Barthes, Bouveresseetc.

Je n'aime pasles salsifis, les bières brunes, le champagne, les tags, le rap, la peau du lait, Haneke, Dumont, Kechiche, le pamplemousse, la droite décomplexée, les fromages Bleus, la tombée du jour, le mille-feuille, Onfray, Badiou, la mode des années 80, l'art contemporain, l'impudeur, le ragoût, la daube, le bœuf bourguignon, les plages en étéla mollesse, Dali, Magritte, Chirico, les chaînes d'information continuele cassis, les roses à grandes fleurs (trop kitsch), la neige fondue, la professionnalisation du rugby, me servir du téléphone, Queen, le metalles zones commerciales, la ponctualité, les terrasses de cafés à l'heure du déjeuner, les mangas, Joffrin, Demorand, les panoramas de Yadegar Asisi (celui de Rouen est immonde), les livres écornés, le journal l'Equipe, les cortèges, l'odeur du tabac sur les vêtements, le jusqu'au-boutisme, les halls d'aéroportsBret Easton Ellis, etc.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Et le festival de Cannes ? J'aime ou j'aime pas ?

Buster a dit…

Pour le moment je m'en fous un peu, j'avais prévu d'aller voir le dernier Desplechin mais j'ai le temps, du coup je suis allé voir la Papesse Jeanne, qui ne va pas rester à l'affiche bien longtemps, un joli petit film qui me donne d'ailleurs l'idée d'une note...

Pierre Laurent a dit…

Il manque Mélenchon dans la catégorie "je n'aime pas"

Anonyme a dit…

Onfray ça se comprend, mais pourquoi pas Badiou ?

Buster a dit…

Ha ha... c'est vrai que le gourou hologrammé je l'aime pas beaucoup, mais s'il fallait énumérer tous les hommes politiques que je n'aime pas, il me faudrait trois pages... je les ai donc laissés de côté.

Badiou a cautionné trop d'horreurs idéologiques pour trouver grâce à mes yeux, même si bien sûr, intellectuellement, en tant que philosophe, c'est d'un autre niveau que ce gros naze d'Onfray.

Strum a dit…

Je me retrouve assez dans vos listes, Buster. En ce qui concerne le dernier Desplechin, que j'ai vu (un film-miroir inégal où la partie hitchcockienne est la plus faible, et la partie cohenienne, rothienne, depleschienne, la meilleure, et où Charlotte Gainsbourg et Laszlo Szabo sont très bien - plus de détails chez moi), voyez la version longue si vous en avez l'occasion : c'est là que se trouvent les plus belles scènes...

Buster a dit…

Salut Strum... pas encore vu le film... je ne suis pas très fan de Desplechin (hormis la Sentinelle, Esther Kahn et Jimmy P.), trop tortueux à mon goût, ce qui rend ses récits asphyxiants, déjà rien que dans le titre Fantômes d'Ismaël on sent que ça va être lourdement connoté, multiréférencé avec un gros sous-texte, sans compter les habituelles scènes de ressentiment, le bergmanisme de Desplechin toujours désagréable... Mais bon, je me trompe peut-être...

Strum a dit…

En effet, ses films sont très référencés, ce qui leur donne un côté ludique, puisqu'il faut chercher "les pays" derrière "les noms" de chaque personnage - personnellement, cela m'amuse. A mon avis, le ressentiment y est observé de l'extérieur comme une chose étrange et non flatté. Ses thèmes m'intéressent (le double, soit imaginer une autre vie possible, et l'absence) et son découpage est souvent fluide (même si je ne suis pas convaincu par sa nouvelle chef-opératrice, en particulier sur ce dernier film). Enfin, les dialogues sont toujours très bien écrits, avec un vrai sens de la formule. Mais je conçois tout à fait que leur côté nombriliste (indéniable) puisse agacer.

Buster a dit…

Cela étant, j'irai voir le film, il y a des cinéastes qu'on n'aime pas spécialement mais dont on va voir systématiquement les films, Desplechin en fait partie.