lundi 6 février 2017

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Un peu de politique-fiction. Nous sommes en mars 2017.

Les affaires se multipliant pour Fillon (dernière en date, son labrador Spinee qui, à en croire Rachida... euh pardon, Le Canard enchaîné, aurait été grassement rémunéré par la société Argos, une société spécialisée dans l’accompagnement des personnes malvoyantes, sauf que celles-ci affirment ne l’avoir jamais vu!), il décide, la mort dans l’âme, sous le regard peiné de Penelope, sa femme, qui faisait tapisserie dans les couloirs de l'Assemblée pendant que lui y travaillait, de renoncer à la présidentielle, entraînant à droite la mise en place d’un plan B, B non pas comme Baroin (n’importe quoi) et encore moins Barkozy (pourquoi pas Balkany pendant qu’on y est), ni même Bayrou mais celui que ce dernier soutient, le BGG, le "bon gars girondin", Juppé pour ne pas le nommer, cet ancien mangeur de cerises en hiver (métaphore rappelant que les emplois fictifs il connaît) dont on pourra dire, si d'aventure il était remis en selle, qu’il l’a vraiment bordelais de nouilles.
Hollande, quant à lui, crie au plagiat ("le renoncement c’est moi") et se dit que, puisque c’est comme ça, oui peut-être, c’est pas impossible, mais bon, faut voir, il pourrait finalement se représenter, d’autant que Hamon est empêtré lui aussi dans une affaire, révélée par Le Figaro: le vol d’une orange sur un étal de Dakar quand il avait douze ans, de même que Valls, convaincu selon Marianne d’avoir plusieurs fois pris l’avion au frais du contribuable pour aller boire un verre avec Penélope... Cruz, alors que Macron est soupçonné de favoritisme, suite à la découverte par Mediapart d'un vieux devoir de français visiblement surnoté (22/20) par sa professeure de l’époque, une certaine Brigitte T., et que, concernant Mélenchon - disparu des radars, je le rappelle, depuis que, trop gonflé de lui-même, il a explosé en plein vol lors d’un meeting à Mainfonds -, on ne sait toujours pas si son hologramme pourra se présenter à sa place.

A part ça j'ai vu Jackie de Pablo Larraín, un film "vertigineux", je suis d'accord avec les Kayé... nan je plaisante, c’est du remplissage du début à la fin, avec là encore, comme dans Neruda, des kilomètres de musique, recouvrant quasiment tous les plans - une horreur -, et Natalie Portman, sur qui je fondais beaucoup d’espoir, bah non hélas, elle n’apporte rien - trop frêle pour le rôle finalement -, noyée qu’elle est sous ce fatras d’images filmées en dépit du "bon sens", aussi prétentieux que ridicule, littéralement un enterrement de première classe.


Heureusement j'ai vu aussi Yourself and yours, le dernier Hong Sang-soo (en fait, l'avant-dernier), un film réellement vertigineux, lui, sur lequel je reviendrai bien sûr...


Et puis des Barnet, plein de Barnet, déjà connus pour la plupart, tous magnifiques: la Jeune fille au carton à chapeau, la Maison de la rue Troubnaïa, Okraïna, Au bord de la mer bleue, Un brave garçon, l'Exploit d'un éclaireurUn été généreux...





Okraïna de Boris Barnet (1933).

13 commentaires:

Anonyme a dit…

HA HA HA ! Faut arrêter le soju, Buster !

Buster a dit…

Je sais, j'ai déjà réduit (5 verres par jour, pas plus).

Léon Zitrone a dit…

"Jackie, un enterrement de première classe", alors là, chapeau !

Karine Le Marchand a dit…

Pas d’accord sur l’enterrement de 1ere classe… le film n’est pas génial mais au niveau de la forme, c’est très fort. Larrain fait de Jackie un portrait éclaté, comme un kaléidoscope, il multiplie les angles pour exprimer le côté insaisissable, de la first lady, les gros plans aussi, comme chez Cassavetes, pour donner une impression de traque médiatique, Jackie traquée par les photographes en quête de la bonne photo pour Paris Match. Par contre, c’est vrai que Natalie Portman n ‘est pas très convaincante.

Buster a dit…

Mouais... d’abord l’enterrement de 1e classe renvoyait moins au film qu’à la performance de Natalie Portman, écrasée par l’éclat bling-bling de la mise en scène, mais peu importe.
Sinon sur la forme, OK, on peut trouver ça cohérent avec les intentions de l’auteur, celles que vous décrivez, mais ça reste au stade d’une idée ou deux (Jackie à la fois si célèbre et si méconnue, l’importance nouvelle des médias notamment de la télé avec l’arrivée des Kennedy), ça ne va pas bien loin, la caméra ne fait que répéter la même chose tout au long du film, Larrain n’est pas DePalma, on est plus dans l’exercice de style que dans l’affirmation d’un style. Quant à Cassavetes on y pense mais bon, Cassavetes ce n’est pas que des TGP, il y a aussi du récit, et chez Larrain le récit est quand même très pauvre, même si le sujet du film n’est pas très passionnant. En fait ne choisir qu’un moment de la vie de Jackie Kennedy (idem pour Neruda) fait de Larrain un cinéaste de la pure forme, sans réel enjeu narratif, le moment non pas comme ancrage dans le présent mais comme prétexte pour permettre à l'artiste d'étaler sa "virtuosité".

Jackie Sardou a dit…

Hé Buster, t'es con ou quoi, Il est très bien le film qu'on a fait sur moi

Buster a dit…

:-D

Anonyme a dit…

Et Billy Lynn, le film d'Ang Lee, vous l'avez vu ?

Buster a dit…

Non. C'est bien?

Anonyme a dit…

Moins bien que ce qu'en dit Goldberg mais mieux que ce qu'en pense Joudet :)

Anonyme a dit…

"Jackie" c'est du remplissage. Mais "La Mort de Louis XIV" ce n'était pas du remplissage ?

Buster a dit…

Anonyme 1: Ok, je suis bien avancé.

Anonyme 2: Peut-être, mais c'était bien rempli.

D&D a dit…

Merci Buster.
Je sais bien qu'on n'est pas toujours d'accord, mais je n'avais
tellement pas envie d'y aller. Je m'en délivre :-)))
Soyez béni.