mercredi 30 novembre 2016

Lawrence Arabia


James Milne, alias Lawrence Arabia



POP EYE  # 11

Absolute truth, Lawrence Arabia.

En matière d'artistes, la Nouvelle-Zélande ne produit pas que des joueurs de rugby, elle produit aussi, et ce dans le domaine de la pop (la sunshine pop des antipodes), de vrais petits génies. Connan Mockasin, nº1 de mon Top 2011 avec Forever dolphin love, en est un. Lawrence Arabia, nº1 l'année suivante avec The sparrow, en est un autre (il y a aussi Liam Finn, moins connu, du moins chez nous, auteur en 2014 de The nihilist, découvert récemment, et qui avec Mockasin, Milne + deux autres amis constituent, parallèlement à leurs projets solo, le groupe BARB:  et ). Lawrence Arabia, lui, nous revient quatre ans après avec Absolute truth, un album absolument magnifique, une sorte de cartographie de l'intime, à l'échelle 1:25000 avec tous les dénivelés, et, de fait, bien parti pour occuper là encore la première place dans ma playlist de l'année. Lawrence Arabia double champion olympique? (à moins que Fell de John Cunningham...). Plus riche que The sparrow, au niveau de l'orchestration (cordes, cuivres, chœurs et synthés) comme des arrangements, toujours imprégné de cette douce mélancolie qui est propre à Lawrence Arabia, lequel se risque avec bonheur au falsetto (ce n'est pas nouveau), Absolute truth, au registre varié, sans parler des ponts, atteint par endroits des sommets de beauté dignes du meilleur Harry Nilsson. C'est dire à quelle hauteur la barre est placée...

A lake (vidéo: Lawrence Arabia et Anns Taylor) - Sweet dissatisfaction - The old dancefloor - I waste my time - Brain gym - O heathcote - Another century (vidéo: Florian Habicht) - The palest of them all - Mask of maturity - What became of that angry young man?

15 commentaires:

Anonyme a dit…

Lawrence qui ?

Anonyme a dit…

Je trolle un peu là, mais puisqu'on parle de musique : avec-vous eu le temps d'écouter les albums de Cass McCombs et Sean Nicholas Savage ? Le McCombs m'a laissé presque indifférent et le Savage me semble faible ; peut-être un ou deux titres se dégagent-ils de l'ensemble...
Sinon, le Leonard Cohen, que vaut-il pour vous ?
Ludovc

Lucie a dit…

Coucou Buster,

Merci merci merci ! Une vraie merveille cet album. Ça me donne envie d'écouter "The Sparrow".

Buster a dit…

De rien Lucie. En fait c'est Ludovic qui en a parlé le premier sachant que Lawrence Arabia était un de mes musiciens préférés.

Ludovic > Je ne suis pas un inconditionnel de McCombs, même si j'aime bien Wit's end... Là c'est plutôt agréable, il y a quelques morceaux plaisants comme Opposite house, mais rien de transcendant en effet (à réécouter néanmoins). Le dernier Savage est assez décevant (hormis deux ou trois titres comme Fantasy), comparé à Other life et surtout Bermuda waterfall, c'est un peu comme chez Perfume Genius, le côté maniéré et fluet de ce type de musique devient agaçant à la longue.
Le Leonard Cohen est très beau mais en même temps d'une telle gravité qu'on écoute ça presque religieusement sans grande émotion.

Anonyme a dit…

Alors là, y'a pas à dire, on est en phase : j'avais moi aussi repéré Opposite House et Fantasy... Quant au Leonard Cohen en l'écoutant je me disais qu'il mettait en place une ambiance propice au recueillement : voix posée très bas, choeurs qui reviennent nécessairement, ...
Sinon, le Wild Beasts m'a déçu, pour ne pas dire désarçonné, je n'en garde aucun titre...
et le Iggy Pop me laisse perplexe...
Mon top album est presque prêt, je commence le top chansons.
Ludovic

Buster a dit…

Ah moi je ne serai pas aussi sévère avec Boy king de Wild Beasts. C'est marrant parce qu'on parle de Lawrence Arabia, de Sean Nicholas Savage et maintenant de Wild Beasts, ce qui pose la question du falsetto... Chez Savage c'est devenu trop maniéré, chez Thorpe (Wild Beasts) presque trop parfait, ça en devient lisse tellement ça paraît facile, chez Lawrence Arabia, au contraire, c'est plus discret, léger, touchant, à la fois maîtrisé et un peu gauche, j'adore... Pour autant l'album de WB n'est pas si mal, même si je ne suis pas totalement convaincu par le côté "industriel" de certains morceaux et si Thorpe tend de plus en plus à tirer la couverture à lui (sauf dans Dreamliner très beau, dans la veine des précédents albums), Fleming n'interprétant que deux titres qui, ce n'est pas un hasard, sont mes préférés, 2BU et Ponytail...

Anonyme a dit…

OK, je ré-écoute Wild Beasts. Ils fêtent leurs dix ans d'existence avec leur premier album américain calibré pour l'Amériqu (je pense notamment aux clips). Moins lyrique, plus pop. 2BU, Ponytail, peut-être, c'était surtout Dreamliner qui avait retenu mon attention. les choeurs me rappellent Wanderlust.

Sinon, l'album de Laser est intéressant ; je le garde.
A écouter : Jagwar Ma, Grandaddy, Japanese Breakfast (Psychopomp), Radiohead, Norak Jones (Day Breaks) et Mitski.
De Real Lies, je ne garderai probablement que North Circular.
Et pour le Sean Nicholas Savage, oui, seulement Fantasy, le seul morceau un peu remuant dans ce festival de minauderie maniérée (il va bientôt devenir aussi chiant que Bon Iver).

Buster a dit…

Oui Night driver de Laser c'est pas mal du tout... Et puis Lisa, hein bon... c'est comme vous avec votre Mohini :-)

De Grandaddy j'adore Clear your history

Sinon avez-vous écouté le dernier DIIV, l'album est malheureusement trop long, mais on y trouve quand même une bonne demi-douzaine de tubes, surtout dans la première moitié, très robertsmithienne (Cure): Is the is are

Anonyme a dit…

Merci pour le Grandaddy, j'aime bien. Je viens d'écouter DIIV : encore un groupe que je connaissais pas, et c'est pas mal. Je ne connais The Cure que de nom.
Norah Jones reste fidèle à elle-même, donc j'aime bien. Sinon, je viens de m'apercevoir que Crystal Castles a sorti un album cette année : Amnesty. Plusieurs titres ici : https://www.youtube.com/watch?v=vmfg97UCzso&list=PLxKHVMqMZqUSBKjWv9kbSOBSQfhgFrIrU
Ludovic

Buster a dit…

Ah Crystal Castles, c'est devenu un peu horripilant non?, le II et le III passaient mieux...

Anonyme a dit…

Clear your history est l'un de leurs plus beaux titres (He's simple, he's dumb he's the pilot et So You'll aim toward the sky). Mais vu que l'album ne sortira que le 03 mars 2017, ce titre ne peut figurer dans un top 2016, non ?

Crystal Castles, j'ai écouté l'album et c'est vrai qu'il n'est peut-être pas aussi engageant que les précédents, mais ça va encore.

Je repense à DIIV : c'était pas mal du tout, mais je ne suis pas habitué à ce genre. Plus tard.

J'ai ré-écouté l'album de Wild Beasts, je garderai Dreamliner, le titre le plus lyrique.
Le Norah Jones est vraiment bon. Par contre, l'album de Mitski (Puberty 2) n'a pas réussi à me transporter.
Ludovic

Buster a dit…

Pour ma part j'ai réécouté Calico review de Allah-Las... mon opinion n'a pas changé, l"album est très décevant.
Allah-Las hélas...

Anonyme a dit…

Hahaha

Anonyme a dit…

Allah-Las, oui je vais l'écouter, sachant que le précédent, Worship the Sun, si je me souviens bien, m'avait intéressé, un peu transporté, mais pas assez pour figurer dans un top annuel.
Ma grosse déception, c'est le Boy King de Wild beasts, j'ai beau le ré-écouter, je n'accroche pas du tout alors que Present Tense m'avait emballé; et dès la première écoute... j'espère qu'ils ne vont pas devenir un de ces groupes qui n'existe vraiment que le temps d'un album...
Ludovic

Buster a dit…

C'est indiscutablement le moins réussi des albums de Wild Beasts, surtout si on le compare à Present tense mais aussi à Two dancers et Smother, les albums précédents, excellents eux aussi.