vendredi 28 octobre 2016

L'objet regard




Fenêtre sur cour (Rear window) était un des films préférés d’Alfred Hitchcock. Le film met en scène James Stewart dans le rôle de Jeff, un photographe de presse cloué chez lui avec une jambe dans le plâtre et qui passe ses journées à observer ses voisins. [...] 

Lever de rideau sur le théâtre du couple

Hitchcock invente ce dispositif de regard que j'ai appelé "Fenêtre sur couples". Comme si le cinéma lui-même était une fenêtre par laquelle regarder comment les hommes vivent, comment hommes et femmes font pour se conjoindre. Le cinéma est un art du couple. Voir comment l’humanité s’en sort, ou ne s’en sort pas, avec l’absence de rapport sexuel, c’est comme une essence du cinéma.
Hitchcock plante son regard chez Jeffey. De l’autre côté de la cour, celui-ci découvre un échantillon de presque toutes les figures de relation de couple. Jusqu’au meurtre, qui n’est pas disjoint de tout ce que Jeff observe. Comment les hommes vivent, ou meurent. La nouvelle de William Irish, dont le scénario est tiré, ne contenait ni ces histoires de couples à espionner, ni l’histoire d’amour entre Jeff et Lisa (la petite amie de Jeff, incarnée par Grace Kelly). Il s'agissait seulement d'une histoire de meurtre et d'un voyeur. L’exploration des figures de l’amour est ici une invention de Hitchcock. Si c’est un film policier, l’enquête porte sur ces figures du théâtre du couple.
Un détail frappe au début du film: la présence des oiseaux. Il y a des pigeons sur le toit et puis cette femme qui rentre une cage avec deux petits oiseaux. Lorsque Hitchcock réalisera les Oiseaux, dix ans plus tard, il fait se rencontrer Mélanie (Tippi Hedren) et l'avocat Mitch Brenner chez un marchand d'oiseaux. Brenner fait semblant de la prendre pour une employée et lui demande un couple d'oiseaux, des "inséparables". Le lendemain matin, Mélanie se rend à l'appartement de Mitch avec un couple d'inséparables. Elle apprend qu'il est parti pour le week-end à Bodega Bay, et elle décide d'y aller en voiture, avec les oiseaux. Le couple d'inséparables semble incarner pour Hitchcock la figure même du couple légitime, au regard de quoi l'invasion des oiseaux sera le châtiment d'un péché du désir qui fait naître un couple illégitime (Mélanie est présentée comme une femme assez libre, voire, comme on disait, assez légère). Quoi qu'il en soit, dans Fenêtre sur courle générique est une levée de rideau, comme au théâtre, une levée du rideau de la fenêtre sur le théâtre du couple.

Au grand bazar du non-rapport sexuel

Dans un premier temps, Fenêtre sur cour apparaît simplement comme une histoire policière. [...] Pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit du meurtre d’une femme, d'une femme mariée, de l'épouse par son mari, Thorwald. Rappelons que Hitchcock tourne Fenêtre sur cour l’année même (1954) où sort son précédent film, le premier où il a fait tourner Grace Kelly, Le crime était presque parfait (Dial M for murder), qui raconte comment un mari échafaude un plan pour tuer sa femme! Je me demande comment Alma Reville, l’épouse de Hitchcock qui fut sa collaboratrice, regardait son mari le soir à la maison...
Mais Fenêtre sur cour raconte aussi une autre histoire selon Hitchcock, celle de l'homme immobile qui regarde. Un homme immobile, immobilisé chez lui, regarde au-dehors. Hitchcock a conçu le film et le décor du point de vue de Jeff, c’est-à-dire de la fenêtre de son appartement. Ce point de vue unique, l'appartement et la fenêtre de Jeff, est un espace dont les limites ne sont pas franchies - à part une scène qui est filmée dans la cour, au moment de la mort du petit chien, où tout le monde est à sa fenêtre et regarde la scène. Même lorsque, à la fin, Thorwald balance Jeff par la fenêtre, la caméra filme sa chute de l’intérieur (génie de Hitchcock - s'il filme par une fenêtre, il faut qu'à un moment quelque chose passe par la fenêtre).
Le film a été tourné dans un décor très construit et sophistiqué sur le plateau de la Paramount à Los Angeles (douze appartements sur trente-et-un avaient l'eau et l'électricité), Hitchcock donnant ses indications aux acteurs à distance, par des écouteurs de couleur peau qu'ils portaient durant les prises. [...]
Immobilisé sur sa chaise, James Stewart en est réduit à voir ce qui se passe dans la cour de l’immeuble, sans entendre. Une pure fonction du regard est à l’œuvre, une pulsion muette qui stimule Hitchcock dans sa mise en scène et qui l’oblige à des trouvailles, sans passer par le dialogue - ainsi l'accident qui a conduit Jeff à cette immobilisation forcée n'est pas raconté, mais figure en images dès le début. Dans ses entretiens avec François Truffaut, Hitchcock va jusqu'à dire: "Le dialogue doit être un bruit parmi les autres, un bruit qui sort de la bouche des personnages dont les actions et les regards racontent une histoire visuelle." [...]
Fenêtre sur cour, c’est l’homme qui regarde. C’est un film sur le voyeurisme, dit Hitchcock. C’est vrai. Mais ce qui est encore plus vrai, je crois, c’est que ce voyeur regarde le faire couple et découvre le défaire couple. Finalement, c'est un voyeur du non-rapport sexuel. C'est drôle que Truffaut ne voie pas complètement cela. Dans sa conversation avec Hitchcock, il note bien que Jeff, "sur le mur d'en face, [...] ne voit que des actions qui illustrent le problème de l'amour et du mariage et que cela lui pose problème, car il ne veut pas épouser Grace Kelly". Mais il en conclut ceci: "Quand j'ai vu Fenêtre sur cour la première fois, j'étais journaliste et j'avais écrit que c'était un film très noir, très pessimiste et même très méchant. A présent il ne me semble plus méchant du tout et j'y vois même une certaine bonté dans le regard. James Stewart voit de sa fenêtre non pas des horreurs, mais le spectacle des faiblesses humaines." Truffaut demande à Hitchcock: "Est-ce votre avis?" Roublard, Hitchcock répond: "Absolument, oui." Les faiblesses humaines? En fait, ce sont les efforts des hommes, touchants, pitoyables, misérables ou monstrueux, pour arriver tant bien que mal à faire couple ou à se défaire du couple - ce qui peut s’accomplir par le crime.
Contrairement au Voyeur (Peeping Tom), le film de Michael Powell (1960), Fenêtre sur cour n’est pas un film sur le voyeurisme pervers, c’est un film sur le voyeurisme humain normal: comme tout un chacun qui regarde les émissions animalières, en un sens, Jeff cherche à voir le rapport sexuel, au sens où il cherche a se confirmer qu’il n’y en a pas. Et, dans l’immeuble d’en face, ce qu’on voit, ce qui crève les yeux, c’est le grand bazar du non-rapport sexuel. Nous en sommes tous là. Donc Fenêtre sur cour est évidemment un film lacanien. [...]

Le non-mariage, entre comédie et drame

Si le moteur de l’histoire de Fenêtre sur cour tient bien sûr à l’invalidité de Jeff et à son immobilisation forcée, il tient peut-être plus encore à un trait affirmé qui anime sa relation à Grâce Kelly, à savoir son refus du mariage, ou plutôt son refus de se marier avec elle.
Stella, l’infirmière, est la grande philosophe du film.
- Jeff: Elle veut que je l’épouse.
- Stella: C’est normal.
- Jeff: Mais, moi, je ne veux pas.
- Stella: C’est ça qui est anormal. Et elle ajoute: Tout homme est prêt à se marier quand il croise la femme qu’il faut.
Évidemment, la femme qu’il faut est un point d’énigme, c’est pourquoi elle commente: "Quand j’ai épousé Miles, nous formions un couple mal assorti de deux inadaptés. Nous sommes toujours des inadaptés mal assortis, mais nous avons aimé chaque minute de notre vie commune."
Le couple n’est pas rationalisable ni programmable. Les sites de rencontre sur internet prétendent rationaliser les rencontres, mais le bon sens ou le hasard font aussi bien les choses, voire mieux. C’est en quoi Stella est lacanienne quand elle dit qu’il n’y a pas de rapport sexuel.
Jeff, lui, croit en partie au rapport sexuel. S’il ne veut pas parler de mariage, ce n’est pas par principe d’hostilité à cette institution - même s’il évoque le mariage comme le bruit de la machine à laver qui vous accueille quand on rentre chez soi -, c'est parce qu’il voit un rapport entre deux personnes fondamentalement "mal assorties", comme dirait Stella. Entre Jeff le baroudeur et Lisa la mannequin, il y a quasiment un problème de classe. Pour le reporter, Lisa est l’image même de la fille de luxe, la fille chic de la haute, genre descendante d’une grande famille de la côte Est (le film, tourné en studio à Los Angeles, se passe à New York, à Greenwich Village). Son nom dit beaucoup: Lisa Carol Fremont, très chic. [...] Il suffit de voir comment Hitchcock filme Grace Kelly, allongée sur le lit en train de feuilleter Harper's Bazaar (le plus important magazine féminin américain de l'époque): elle est elle-même filmée comme une photo de mode de Harper's Bazaar.
Le problème de James Stewart, selon Hitchcock, est qu’il n’a pas envie d’épouser Grace Kelly. Et, dans l’immeuble d’en face, tout ce qu’il voit derrière les fenêtres des douze appartements de l'autre côté de la cour, ce sont autant de scènes simultanées de toutes les figures du couple, autant dire des problèmes infinis du couple, du mariage et de l’amour, comme aussi du non-mariage et du non-amour. "De l'autre côté de la cour, vous avez chaque genre de conduite humaine, un petit catalogue des comportements", dit Hitchcock à Truffaut. Le musicien célibataire d'âge moyen tourmenté qui s'enivre; le vieux couple sans enfant qui dort sur l'escalier de secours durant les grandes chaleurs et qui a reporté toute son affection sur un petit chien [...]; le couple de jeunes mariés qui fait l'amour toute la journée; la femme seule, "Miss Lonelyhearts", tragique quarantenaire, mademoiselle Cœur solitaire qui rêve d'aventures; l'artiste abstraite qui travaille jour et nuit; la jeune danseuse sexy en bikini, "Miss Torso" qui danse seule chez elle le jour et qui invite des hommes de tous âges le soir; et puis il y a le couple qui ne cesse de se disputer, la femme malade acariâtre, alitée, et son mari grincheux, jusqu'à la mystérieuse disparition de la femme - Jeff apprendra plus tard qu'il s'agit de Lars Thorwald, un représentant de commerce, et de son épouse Anna.
Derrière chaque fenêtre, une scène décline une figure de la relation hommes-femmes. Chabrol décrit le décor comme un clapier à lapins. Ce que l'homme immobile observe dans l'immeuble d'en face est le petit théâtre du couple qui va de la comédie au drame. Jimmy Stewart participe par le regard à la vie de ses vis-à-vis. Ainsi quand Miss Lovelyhearts, dans son dîner romantique pour deux toute seule, lève son verre pour porter un toast à son amant imaginaire, Stewart lève lui aussi son verre. Mais le nœud de l’histoire tient à ceci que Jeff observe le théâtre du couple de chez lui, c’est-à-dire là où se joue ce que j’appellerais la comédie du non-mariage (qui va devenir le drame du non-mariage). Je fais ici allusion à Stanley Cavell, le philosophe américain qui, dans son livre A la recherche du bonheur, a inventé la notion de comédie du remariage, qu'il décrit et analyse comme un genre hollywoodien, dont Indiscrétions (The Philadelphia story), le génial film de George Cukor avec Katharine Hepburn et Cary Grant (et aussi James Stewart) serait le paradigme.
Un mot sur Cavell. Sa question est: pourquoi passer sa vie à deux plutôt que tout seul? Pour Cavell, la question est philosophique, métaphysique même. Dans A la recherche du bonheur, consacré à la comédie hollywoodienne du remariage, il s'agit de démontrer que non seulement la question du couple et du mariage est une question philosophique (cela, d'autres l'ont dit), mais qu'elle est LA question philosophique, rivalisant avec les questions traditionnelles: que puis-je connaître? pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien? Cavell constate que le cinéma hollywoodien s'est, pour la majorité de sa production, centré sur la question du couple. Je l'ai dit, le cinéma est le lieu privilégié de l'invention du couple. Cavell voit une étape cruciale de cette invention qui s'opère à la période classique de Hollywood (1934-1947), dans des films qui sont tous construits sur le même schéma - un couple se sépare au début du film, et se réconcilie à la fin. C'est bien l'histoire de Philadelphia story, de 1940, modèle du cinéma classique qui reste très actuel [...].
Fenêtre sur cour n'est pas exactement construit sur ce schéma. Il raconte comment le couple illégitime du début, un couple en crise, va devenir un couple légitime. Ce sera à l'occasion d'un crime. Il faut qu'un homme assassine sa femme pour que Jeff consente au mariage. Le traitement est fort! Au départ, James Stewart subit la pression d'une jeune fille du monde qui l'aime et veut se marier avec lui. Tout est lié à ce problème, et Jeff évite de discuter de mariage avec elle.

Yarienavoir, y'a que le regard comme mode de jouissance

Si Jeff ne veut pas se marier, n'est-ce pas parce qu’il est déjà marié à son "gros zizi optique" branché sur son œil? Il branche et il se branle l’œil. Lacan parle de l’alcoolique en disant qu’il est marié à son petit zizi, mais Jeff le photographe est marié au gros zizi qu’est le téléobjectif. Avec Hitchcock, ce n’est pas tombé dans l’œil d’un aveugle, le téléobjectif est un œil qui bande.
Jeff ne fait pas que bander, il jouit. Il jouit de regarder. Hitchcock dit qu'il est un voyeur, comme tout le monde. Posons la question: quand Jeff jouit-il? Jeff et Lisa ne passent jamais à l’acte sexuellement. Le seul truc raide de Jeff en dehors du téléobjectif, c’est son plâtre. Et la seule scène torride du film, c’est quand Jeff se gratte sous le plâtre, jouissance hautement masturbatoire.
C'est le meurtre de Thorwald qui va changer la relation entre Jeff et Lisa. De plusieurs manières. Comme Hitchcock le relève, il y a d’abord une relation symétrique inverse des deux couples: "Dans le couple Stewart-Kelly, lui est allongé avec sa jambe dans le plâtre et elle est libre de ses mouvements, tandis que, de l’autre côté de la cour, la femme malade est clouée dans son lit et le mari fait des allées et venues."
Le meurtre de la femme de Thorwald apparaît dès lors non plus comme un thème criminel, un sujet en soi, mais comme une des figures du théâtre du couple. Hitchcock dit sa sympathie pour Thorwald. Finalement, le crime serait vu ici par Hitchcock comme le seul acte qui puisse réussir dans un couple. L'acte sexuel, la relation sexuelle s'épuise vite, c'est ce que montre le couple de jeunes mariés.
[...] Il est amusant de voir Hitchcock confier qu’il éprouve quelque sympathie pour Thorwald, qui ne s’occupe que de sa petite mais meurtrière entreprise, avant que Jeff vienne y mettre son nez ou son œil, et le fasse arrêter par la police. Hitchcock ajoute qu’il espérait que le public partage cette sympathie à la fin du film où, lors de la confrontation, celui-ci demande à Jeff: "Que voulez- vous de moi?" Che vuoi? A la question de savoir pourquoi fait-il cela, Jeff reste silencieux. Hitchcock dit à Truffaut qu’il ne trouve rien à répondre parce que son action est sans justification, il a agi par pure curiosité. D’une certaine manière, Thorwald pointe la jouissance de Jeff. Dans cette scène, Jeff laisse à penser qu’il est un sale type, conclut Hitchcock.
Je veux bien considérer Jeff comme un sale type, un dégoûtant voyeur-jouisseur, mais pas qu’il n’y ait chez lui que de la simple curiosité. Il ne s’agit pas simplement d’un passe-temps pervers, il est sérieusement, entièrement impliqué dans ce qu’il regarde. Sa relation à Lisa, la question du mariage est ce qui soutient son intérêt de regardeur.

"Elle veut, il peut enfin fermer l'œil"

De fait, après la découverte du meurtre, la situation du couple change. A cause des soupçons de Jeff, à la recherche de preuves, Lisa va visiter l'appartement de Thorwald en son absence. La femme ayant disparu, Thorwald explique qu'elle est partie en voyage. Partie visiter l'appartement, Lisa devient le bras armé de Jeff, réduit à l’impuissance. Elle fait preuve d’un drôle de courage, ce qui n’échappe pas à Jeff. La mannequin devient d’un coup une aventurière. Ni timorée, ni tremblante, elle fait preuve de bravitude. Elle va aussi y trouver son compte.
Tout tient dans une histoire d’alliance, de cette bague symbolique qu’est une alliance. La situation est celle-ci: Grace Kelly veut se faire épouser par James Stewart qui, lui, ne le veut pas. S'introduisant dans l'appartement de l'assassin pour trouver une preuve contre lui, ce qu'elle trouve, c'est l'alliance de sa femme. Il y a là une certitude, une conviction féminine: si la femme était réellement partie en voyage, elle aurait emporté son alliance. Jeff la regarde. Et voilà que Thorwald revient. Suspens haletant. Tenue par Thorwald, Lisa ne panique pas, elle met l'alliance à son doigt et place sa main derrière son dos afin que, de l'autre côté de la cour, James Stewart, avec ses jumelles, voie cette alliance. Pour Grace Kelly, c'est une double victoire: d'un côté, elle trouve une preuve et réussit son enquête; de l'autre, elle montre à Jeff qu’elle a la "bague au doigt", une façon de lui dire qu’elle réussira à se faire épouser. Hitchcock commente cela sobrement: "Oui, c’est l’ironie de la situation".
Le résultat, c'est le plan de la fin. Jeff est toujours immobilisé, mais il a cette fois les deux jambes dans le plâtre. Il dort. Il n'est pas branché sur son appareil photo, il a les yeux fermés et dort paisiblement. C'est qu'il est sous la protection de cette terrible aventurière de Lisa, exquisement allongée dans une robe de rêve, à lire. Manifestement un livre que lui a passé Jeff, Beyond the High Himalayas, un vrai livre d'aventure, publié en 1953. L'ironie finale est que, tandis que Jeff dort comme un bébé, Lisa pose Beyond the High Himalayas et reprend Harper's Bazaar. A quoi rêve le bébé qui dort? A quoi rêve Lisa? Elle veille un homme deux fois immobilisé: une jambe dans le plâtre à la suite d'un accident, une jambe dans le plâtre du mariage. Scène du triomphe tranquille de Lisa. Ce qu'il y a au-delà de l'Himalaya? Le pays des oiseaux en cage, le pays du couple marié. Quand on a vu Fenêtre sur cour, ça ne fait pas franchement rêver. (Gérard Wajcman, "Fenêtre sur couples", La Cause du désir n°92, 2016)

7 commentaires:

Socrate a dit…

L'ironie finale ?

Buster a dit…

L'ironie finale c'est ça

Anonyme a dit…

Clap de fin pour Michel Delahaye...

Strum a dit…

Bonjour Buster. Merci, c'est intéressant, mais ce n'est pas vous qui écrivez si j'ai bien compris, dommage. On n'en a jamais fini avec Hitchcock, c'est un des cinéastes sur lesquels il est le plus agréable d'écrire, comme des textes qui se suivent sans fin, comme si le critique était lui aussi en train de tourner dans un tourbillon, dans un cercle, dans les spirales de Vertigo ou dans les images de Fenêtres sur cour qui sont elles-même la reproduction des pensées de Jeff, qui à leur tour modifient notre perception de ce que nous voyons en face (en même que lui), etc., etc.

Buster a dit…

Bonjour Strum
Oui j'aime bien le texte, il est simple, clair, agréable à lire... c'est une amie lacanienne qui me l'a fait découvrir.
Sinon vous avez raison, on n'en a jamais fini avec Hitchcock, c'est comme une analyse :-)

Anonyme a dit…

Vous êtes lacanien, Buster ?

Buster a dit…

Euh non, pas vraiment, moi je suis plutôt lakanalien... (section rugby)