dimanche 21 août 2016

La belle pop


John Cunningham



POP EYE  # 09

Fell, John Cunningham.

A l'instar de Peter Walsh et The Apartments, réapparus l'an dernier, grâce à Microcultures et le système du crowdfunding, avec le merveilleux No song, no spell, no madrigalJohn Cunningham, songwriter de génie et pourtant méconnu, auteur de deux des plus grands albums pop des années 1990-2000, Homeless house et Happy-go-unlucky, et dont on était sans nouvelles depuis, hormis quelques participations ici et là (notamment pour Mehdi Zannad, aka Fugu, dont il a mixé la première version de Fugu 1)... revient lui aussi, quatorze ans après, toujours grâce à Microcultures et le financement participatif (moins de 7000 euros auront suffi), avec un nouvel album, Fell, son sixième, un vrai bijou, d'inspiration "lakiste", ballades lyriques et autres mini-symphonies pour évoquer les paysages, magiques, du Lake District, dix perles finement ciselées, de la pure pop, la plus british, les Beatles of course ("Let go of those dreams", "Something about the rain"), mais pas que... illuminée aussi de sunshine pop, brianwilsonienne ("Flowers will grow on this stony ground") et de quelques touches floydesques, celles par exemple de Richard Wright sur "Time", parce que John Cunningham c'est ça, une sorte d'osmose McCartney-Wilson (cf. le magnifique "Frozen in time"), les "Beachles", traversée de jolis ponts jazzy ("I can fly"), folky (la fin de "For the love of money", "While they talk of life") et de rock prog à petites doses ("We get so we don't know", eno-reichien, pinkfloydien, voire genesistique dans sa dernière partie, si si, le Genesis du début, le bon, celui des comptines). Bref "cunninghamien" et c'est parfait.

Let go of those dreams - Often a ghost - We get so we don't know - Something about the rain - I can fly - For the love of money - Frozen in time - What have you done? - While they talk of life - Flowers will grow on this stony ground.

16 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour Buster,

Bon retour de vacances ?

Merci pour cet album très joli et dont j'ignorais totalement l'existence. Mon morceau préféré pour l'instant est "Frozen in time", je l'écoute déjà en boucle.

Et côté films, un point bientôt ?

Ludovic

Buster a dit…

Bonjour Ludovic
Pas vraiment le retour, c'est juste un billet que je n'avais pas eu le temps de poster le mois dernier.
Question films, je n'ai rien vu récemment excepté de vieux Hou Hsiao-hsien. A suivre donc...

Ma reine à deux a dit…

L'oxymore de la rentrée : "Humour allemand".

Anonyme a dit…

Vous les avez trouvés comment les vieux Hou Hsiao Hsien ?

Buster a dit…

Par hasard en me promenant rue Champollion.
En fait j'en ai vu que deux: Green, green grass of home (un film soi-disant mineur mais que j'aime beaucoup) et les Garçons de Fengkuei, le premier de ses films autobiographiques, le seul que je ne connaissais pas.

Sinon pas encore vu Toni Erdmann.

Anonyme a dit…

Guiraudie censuré ?

Buster a dit…

Ah oui c'est bizarre, le texte a disparu...
Je vais essayer de le récupérer mais si ça vient de Blogger c'est mort car j'écris mes notes directement sur le blog.
En attendant on peut le consulter en cache

Robert Stevenson a dit…

Le tournage de Madame Hyde, le prochain long-métrage de Serge Bozon, démarre prochainement à Lyon.
Au casting, on retrouvera Romain Duris, Isabelle Huppert et José Garcia.

Il manque un profil à la production qui recherche dès ce dimanche un jeune homme âgé de 16 ans révolus, d'origine africaine et qui sache chanter. Il sera rémunéré pour ses 3 à 5 jours de tournage. Et les répétitions débuteront dès vendredi prochain.

Pour candidater, il faut envoyer deux photos ainsi que ses coordonnés à figurationmadamehyde@gmail.com.

Anonyme a dit…

Bonjour Buster,

Et les nouveaux albums de Metronomy ("Back Together", "Mick Slow", "Night Owl", et "Summer Jam"), Sean Nicholas Savage, Wild Beasts ?

Par ailleurs je viens de découvrir un jeune Canadien, Andy Shauf, dont le troisème album, The Party, est une révélation = http://www.popnews.com/popnews/andy-shauf-the-party

Côté ciné, c'est calme dans le salles, je me fais un cycle Howard Hawks à la maison. Vous avez repéré quelque chose de bon ?


Ludovic

Robert Stevenson a dit…

Le tournage de Madame Hyde, le prochain long-métrage de Serge Bozon, démarre prochainement à Lyon.
Au casting, on retrouvera Romain Duris, Isabelle Huppert et José Garcia.

Il manque un profil à la production qui recherche dès ce dimanche un jeune homme âgé de 16 ans révolus, d'origine africaine et qui sache chanter. Il sera rémunéré pour ses 3 à 5 jours de tournage. Et les répétitions débuteront dès vendredi prochain.

Pour candidater, il faut envoyer deux photos ainsi que ses coordonnés à figurationmadamehyde@gmail.com.

Martine Beswick a dit…

Précision : à 14h c'était un message du Docteur Jekyll, à 16h50 c'était un message de Mr. Hyde

Buster a dit…

Hé hé… en tous les cas, le profil recherché, pour moi c’est raté… je sais pas chanter :-)

Salut Ludovic,
Pas écouté ni vu grand-chose de nouveau ces derniers temps, le dernier Metronomy, mais d’une oreille trop distraite pour que je puisse en juger, quelques morceaux m’ont néanmoins accroché.
Il y a le dernier Bonello, mais pas très décidé pour l'instant… rien que le titre, un vrai tue-l’envie!
En fait en ce moment c’est surtout Hong Sang-soo (je revois tous ses films) et Robert Wyatt (je réécoute tous ses albums) qui m’occupent…

Buster a dit…

PS. Pour Martine Beswick:

Dr Jekyll & Sister Hyde

Anonyme a dit…

Et Divines ?

Vous avez le choix entre Kaganski : http://www.lesinrocks.com/2016/05/20/cinema/divines-11829338/
et Malausa : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1556503-triomphe-de-divines-un-sommet-de-demagogie-crasse.html

valzeur a dit…

Hello Buster,

Quel pervers vous faîtes ! Revoir tout Hong Sang-soo ? Et pourquoi pas tout Bonello ???

A ce propos, Nocturama est un peu moins pire que d’habitude. Je vous rassure toutefois, cela ne va pas jusqu’à être un bon film - la dernière partie est vraiment trop douteuse et épouvantable pour que le tout prétende à cela. Mais auparavant, dans le grand magasin reconstitué (un peu cheap, je trouve), il y aura eu de bonnes scènes et même deux-trois réellement - et pas involontairement - comiques. Pour ce qui est de la pensée, il faudra toutefois repasser, ce méta-brûlot est du papier glacé vivant, incarné et « moderne » comme un supplément situ des Inrockuptibles.
Enfin, vous pouvez aller y jeter un oeil, il y a pire cette année (et certains des jeunes acteurs sont à suivre comme on dit…)

A ce propos, juste en dessous, mais pas totalement nul, Divines de Benyamina, la nouvelle héroïne des banlieues. Bien que très mauvais, le film est assez amusant. L’énergie est le seul programme, tout le reste appointe aux genres des plus grossiers hésitant entre Tout ce qui brille et Le Loup de Wall Street (celui-ci pire certainement que le Nakache). Avec Griffe, nous l’avons vu, possédés par l’esprit des deux vieux des Muppets, et nous avons beaucoup apprécié ça, comme un guignol, notamment le climax tragique du film qui nous a fait éclater de rire. En attendant, Divines est supérieur à Bande de filles auquel il est beaucoup comparé, et cette Caméra d’Or plus que faiblarde, est néanmoins supérieure aux deux dernières, l’abominable Party girl distingué en 2014, et la pompeuse merde bolivienne de 2015 qui se prenait pour du Tarkovski.

Les meilleurs films à voir, me direz vous ? Pas Toni Erdmann, ni l’attrape-nigauds et bousesque Dernier Train pour Busan, premier film de zombie destiné aux familles avec enfants de 7 ans (j’exagère à peine, vous pouvez y amener votre grand-mère cardiaque, elle aura beaucoup moins peur qu’à son dernier check-up). Je vous recommande la ressortie d’En 4ème vitesse, un chef-d’oeuvre indépassable, le sublime Mizoguchi, les Musiciens de Gion, et Pauvres millionnaires, un Dino Risi qui m’a profondément réjoui.
Sinon, la révélation de l’année : Mimosas - la voie de l’Atlas d’Oliver Laxe, une sorte de western métaphysique entre Werner Herzog - sans la pompe parfois suffocante - et le Monte Hellman de The Shooting (avec en guise de Warren Oates, un acteur amateur magnétique et extraordinaire, Shakib Ben Omar).

Bonne rentrée !

Buster a dit…

Salut valzeur,

Je vais finir par le voir plus tôt que prévu le Bonello, mais moins par désir que par curiosité… avec ce côté dandy, arty, que je n’aime pas chez Bonello mais bon, qui ne laisse pas indifférent, bref pour l’objet esthétique et non pour l’aspect politique sur lequel les critiques se déchirent ("film irresponsable"? bof… les grands films responsables c’est souvent plombant…)
Divines, moins pire que Bande de filles et Party girl ?… OK mais sans moi, j’en peux plus de ce genre de film.
Tiens, au fait j’ai vu Toni Erdmann, évidemment ça ne justifie pas l’hystérie de la critique à Cannes, c'est assez complaisant, mais je n’ai pas trouvé le film si mauvais et la fille est bien (ça c’est de la critique! concise, précise… :-)