samedi 14 mai 2016

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Festival "déconne" 2016: la descente des marches (pour rire et sans... mépris).

Bon allez, c'est parti...

Rester vertical d'Alain Guiraudie vs La débandade de Benjamin Biolay.

Dumont (Ma Loute) ce n'est pas Daumier ni Dubout, ou alors un petit bout de Daumier.

Spielbergle Bon gros géant (BGG) d'Hollywood, avec de grandes oreilles et un sacré flair... Comme Disney.

[ajout du 15-05-16]:

L'an dernier la Loi du marché, cette année l’Economie du couple... A quand le Contrat d'intérim, la Consommation des ménages, le Code des douanes (et pas des Dwan), etc.

Françaises, Français, Belges, Belges, mon président, mon chien, monsieur l’avocat le plus bas d’Inter, mesdames messieurs les jurés, public chéri, mon amour... comme disait Desproges au Tribunal des grands délires... Victoria de Justine Triet c'est, à en croire la critique, digne de Hawks, Edwards, Wilder, Cukor... rien que ça. Et pourquoi pas, tant qu'on y est, McCarey, Lubitsch, Preston Sturges, La Cava, Capra, Minnelli...

Ha ha ha... pendant que chez nous Dumont se complaît dans le dézingage tous azimuts et que Justine Triet s’exerce à la comédie oxienne (ou dalmato-simiesque, le dalmatien à la place du léopard), il y a, venue d'Allemagne, une drôle de "marenade", Toni Erdmann, personnage ultra-kitsch, genre Patrick Sébastien dans le Grand bluff, avec perruque, faux dentier et même... coussin péteur! ptdr?

[ajout du 16-05-16]:

A Cannes, ils rigolent comme des baleines ou chialent comme des Madeleine. C’est nerveux, ça leur évite de s’endormir durant les séances. C’est pour ça que Bellocchio a mis un peu de Belphégor dans son film, à l’attention du critique festif qui aurait tendance à piquer du nez devant ce qui semble être un BGM (bon gros mélo) à la sauce freudo-marxiste, tout en lui chuchotant au coin de l’oreille: Fais de beaux rêves...

Ma Loute de Dumont vs les Cannibales d'Oliveira (merci Marcos pour l'idée).

Le Woody Allen 2016 qui rappelle, via le Hollywood des années 30, le Woody Allen des années 80, hum... ça sent le réchauffé tout ça... quid de l’arôme? Café society, café sauce eighties...

[ajout du 17-05-16]:

Ah Marvin, le bouledogue anglais (en fait une femelle, aujourd'hui disparue, RIP) de Paterson, le gars de Paterson (la ville) que célèbre Paterson (le poème) dans Paterson, le film de Jarmusch.

[ajout du 18-05-16]:

Vu Ma Loute... J’ai trouvé ça exécrable. Sous prétexte de la grosse farce, sur le thème thomasmannien de la décadence (la fin d’un monde avant la Grande catastrophe), Dumont, dont le comique finalement n'aura pas fait long feu, nous livre un film glaçant, sinistre et - c’est la vraie nouveauté - visuellement très laid (lumière et couleurs cadavériques, l’horreur numérique poussée là aussi, comme tout le reste, à son paroxysme). C’est voulu bien sûr, sauf que la machine tourne à vide (excentricité de façade), les gags tombant le plus souvent à plat, à l’image du gros Machin... pire, tout y est avili, spectacle affligeant dans lequel se repaît Dumont, occupé qu’il est à jouir de sa galerie de monstres (hauts bourgeois dégénérés vs cueilleurs de moules anthropophages), toujours dans le même vivier, le Nord-Pas-de-Calais (le plus étant ici les effets sonores à la Tati), indifférent au reste, y opposant juste, comme d'habitude, en guise de contrepoint, une histoire d’amour convenue entre deux êtres désaccordés, l’intérêt pour lui n’étant pas ce qui pourrait les unir, mais le contraste ainsi créé. Et qu’on ne vienne pas me chauffer avec la figure de l’androgyne, comme réconciliation des contraires chez Dumont, à travers le personnage de Billie (fille et/ou garçon), tant tout ça fait plaqué, bidon, juste pour donner le change... idem de l’autodérision, qui voudrait que l’auteur se moque de lui-même et de son penchant pour les élévations mystiques, en filmant le même gros Machin flottant dans les airs, tel un ballon. Pff... Pourtant il y a un joli motif dans le film, celui de la traversée, lorsque les miséreux aident les riches à traverser la Slack, moyennant quelques centimes, en les portant dans leurs bras. Mais qu’en fait Dumont? Rien, c’est là mais c’est tout. Ma Loute, film sans rythme et sans âme, n’est traversé par rien. D’où ce recours par moments à la musique - celle de Guillaume Lekeu, obscur musicien belge de la fin du XIXe, mort à 24 ans de la typhoïde après avoir mangé un sorbet contaminé (merci Wikipédia) - pour donner un peu d’ampleur au film, aveu surtout d’impuissance de la part de Dumont à produire, via ses personnages, une quelconque émotion.

[ajout du 19-05-16]:

Le film sur les époux Loving, un peu qu'il est académique. La preuve: .

[ajout du 20-05-16]:

Ma Loute J+3... S’il fallait absolument trouver de l’intérêt à ce film qui n’en présente strictement aucun, ce serait peut-être (je dis "peut-être" parce que cela supposerait de revoir le film, ce qui est au-dessus de mes forces) de regarder comment Luchini, Bruni Tedeschi et Binoche réagissent à la manière dont Dumont les traite... Je ne parle pas du surjeu, cette espèce de snobisme outré que le cinéaste leur demande de jouer (aucun rapport avec la fabrique de l’acteur excentrique), censé s’accorder (?) avec le jeu approximatif, décalé sinon faux, des amateurs. Non, je parle du désir manifeste (et franchement minable) de Dumont de rabaisser l’acteur, sous couvert de lui faire jouer, surtout dans le cas de Luchini, un taré de la haute. Si Binoche se prête docilement - et assez bêtement - au jeu, on perçoit par instants dans le regard de Bruni Tedeschi une véritable inquiétude (peut-être due au fait que c’est sa propre classe qui se trouve ridiculisée), qui voit l’actrice marquer des temps d’arrêt, ne sachant pas trop quoi faire, paraissant même pendant quelques secondes complètement égarée. Quant à Luchini, archétype du comédien, avec ce que cela suppose d’égo et d’histrionisme, c’est par les gestes que cela passe, laissant apparaître à certains moments une forme de résistance, comme s’il en allait de sa dignité d’acteur, ainsi de sa démarche, que Dumont aurait souhaitée (paraît-il) à la Aldo Maccione, mais qui là ne ressemble à rien, le corps de l’acteur refusant de se prêter à une telle mascarade, offrant pour le coup un truc moins débile, relevant toujours du grand n’importe quoi mais plus en rapport avec la culture du comédien, qui fait que cette démarche, c'est l'impression que j'ai eue, aurait plus à voir, sans que Luchini en soit parfaitement conscient, avec celle de Carette (Julien, pas Bruno).

[ajout du 21-05-16]:

Le Dumont grand film politique? Hahaha... Ma Loute des classes. N'importe quoi...

Juste la fin du monde de Dolan, c’est un peu le prolongement, en plus hystérique et entrecoupé de pauses clipardesques, de la scène dans la cuisine dans Tom à la ferme, non?

Vu Julieta. Magnifique. Allez hop, c'est décidé... Palmodóvar!

29 commentaires:

Dumont de piété a dit…

Hâte de vous lire sur Ma Loute, Buster, sans "déconner"

Buster a dit…

J'ai déjà tout dit (à propos de P'tit Quinquin)

Luis Rego a dit…

Allez-y Buster, défoulez-vous… Quand on traduit "shoegaze" par "pataugas", on peut tout se permettre ;)

Bebert Hérisson a dit…

Antisémiiiiite !

Buster a dit…

Rapport à qui? à quoi? Spielberg, bas d’Inter, shoegaze? Tsss...

valzeur a dit…

Hello Buster,

Je rêve ou vous êtes à Cannes ? Je croyais que vous étiez un ermite....
Autre choc (intime et personnel) : j'ai beaucoup aimé le Bruno Dumont !!!!! Il faut que je me remette... (j'en parlerai peut-être plus tard ; là, je fais un examen de conscience)

Buster a dit…

Salut valzeur,

Oui je suis à Cannes à l’invitation des Cahiers, Delorme a même insisté pour qu’on partage la même chambre...

Bah non j'y suis pas, je n'ai même encore vu aucun des films de là-bas :-))

Alors comme ça, vous avez beaucoup aimé le Dumont (remarquez, ça ne m'étonne pas, vous m’avez déjà fait le coup avec Tarantino). Est-ce votre regard qui a changé ou celui de Dumont? Peut-être vous dopez-vous dorénavant au paracétamol qui on le sait fait baisser l’empathie… Bon je jugerai sur pièces (au passage, le GVS c’était quand même pas un cadeau - Watanabe, j’ai mis 15 jours à m’en remettre - même si le film, on est d'accord, vaut mieux que ce qu’on en a dit).

valzeur a dit…

Il m'arrive plein de choses horrifiques actuellement, c'est peut-être pour ça que je baisse la garde.
Le Dumont m'a impressionné et amusé ; c'est toujours un peu (voire beaucoup ((voire très con)) mais ça en jette. J'ai eu une discussion avec Clark qui déteste le film et préfère la veine Hors Satan de BD ; pas mon cas du tout (et je hais P'tit Quinquin). Disons que dans Ma Loute, il parvient à harmoniser le traitement Zola crapouilleux des amateurs avec le surjeu qu'il demande à ses acteurs professionnels (tous m'ont convaincu, y compris Binoche). Ajoutons que contrairement au sinsitre P'tit Quinquin, deux ou trois scènes sont réellement comiques... Mais je ne vais pas vous déflorer le film (sachez toutefois qu'il y a pas mal de références à Mort à Venise, ce qui m'a plutôt surpris, mais comme on trouve aussi deux clins d'oeil à Lynch, un énorme décalque de Théorème..., pourquoi pas après tout ?)

Désolé, Buster, mais Nos Souvenirs, quels que soient ses défauts, est un chef-d'oeuvre de l'Art à côté de Restless.

Buster a dit…

OK je verrai ça… (Mort à Venise, ça ne me rassure pas, je n’aime pas beaucoup le film)

valzeur a dit…

Moi non plus (Mort à Venise) - c’est évidemment beaucoup plus grimaçant ; ça ressemble aussi beaucoup à une chanson de Mylène Farmer (Sans Contrefaçon) voire au clip. Et une scène vient en droite ligne du Cri du Sorcier (que j’adore).

Buster a dit…

Oh mais c’est un vrai jeu de piste ce film.

mircea a dit…

Ne serait-ce que par son audace, le film vaut le coup d’œil (même s'il lorgne un peu de tous les côtés...).

§ a dit…

Un grand bravo pour "café sauce eighties" !

Cela dit, je n'ai pas encore vu son dernier film et je suis loin d'être un inconditionnel de Woody Allen, mais je crois que cette façon d'avoir son propre rythme sans chercher à être à tout prix de son temps ni peur d'être désuet, fait partie de son charme. Et quand il essaie de filmer son époque, ça donne plutôt des choses catastrophiques comme Celebrity, sans doute son pire film.

Anonyme a dit…

Bah alors Buster, vous parlez des films sans même les avoir vus ? c'est nouveau

Buster a dit…

J’en parle... façon de parler, ce sont juste des questions (pas sérieuses) que je me pose avant de voir un film (c’est pour ça que je ne parle pas du Garcia vu que je n’irai pas le voir)

§ > le Woody Allen lui j’irai le voir, même si le côté rétro blabla jazzy me soûle un peu maintenant, mais bon, la mécanique est bien huilée j’imagine, ça doit se laisser voir sans déplaisir. C’est vrai que les meilleurs Allen sont aussi les plus alléniens (contrairement à Celebrity) ce qui montre que l’intérêt qu’on y trouve procède aussi du plaisir qu’on prend à retrouver l’univers du réalisateur… sauf que avec le temps ce genre de satisfaction tend à s’émousser, je suis moins sensible à la petite musique d’un auteur… il m’en faut plus pour apprécier un film, qui fait que Woody Allen, contrairement à ce que dit l’autre sénile (oups, pardon, j’avais dit sans mépris), ne sera jamais l’égal de Lubitsch.

§ a dit…

Nous sommes d'accord. En plus ce que je vous écrivais (sans y avoir assez réfléchi) est contredit par ses meilleurs films récents : Match Point, Le rêve de Cassandre, Blue Jasmine.

Buster a dit…

Oui, le Rêve de Cassandre est certainement le meilleur Woody Allen des années 2000, la première fois je l’avais trouvé inférieur à Match point, mais à la revoyure je le préfère… Blue Jasmine j’ai plus de mal (à cause de Cate Blanchett).

ouaf ouaf a dit…

«La chienne était super pour l’improvisation. C’est une femelle, qui joue un transgenre appelé Marvin, elle était extraordinaire, elle écrivait son propre dialogue. C’était très facile» (Jim Jarmusch)

Buster a dit…

Bah non il dit pas ça Jarmusch, il dit que la chienne est transgenre simplement parce que c’est une femelle et que dans le film c'est un mâle… kissonkoncékritik

Anonyme a dit…

Marvin gay(e) ?

Buster a dit…

Alors ça par contre je sais pas.

valzeur a dit…

Hello Buster,

C’est étrange, j’approuve une grande partie de vos arguments contre Ma Loute et pourtant j’ai un faible pour lui - alors que depuis L’Humanité, tous les films de Dumont me répugnaient plus ou moins (voire carrément). J’ai le sentiment qu’avec ML, BD laisse choir le masque de métaphysicien bressonno-dreyerien que lui prêtait la partie la plus débilitée de la critique et du public, pour apparaître tel qu’il est, un vampire. Cette fois-ci, Drramontcula se fait les dents sur le haut du pavé du cinéma français. Tout ce que vous dîtes sur Luchini est très juste, et le personnage le plus émouvant de ML est peut-être Valéria Bruni-Tedeschi. Le cinéma de Dumont a toujours été une outre pleine de vent, et pour la première fois il l’exprime de façon littérale (le policier Machin en Harkonnen zepellinisé). La beauté de Ma Loute réside presque uniquement dans le fait que le roi est nu et avec divertissement (burlesque et gore en sus). C’est le film le plus idiot de BD, et peut-être le plus courageux et le plus juste quant à ses prétentions démentes ; en gros, écraser un siècle de cinéma français, Pialat (Billie, Bonnaire en devenir), Renoir (la Règle du Je(u)), Chabrol (les bourgeois cérémonieux bien enfoncés). Evidemment, il ne va pas y arriver, mais le fruit de ses entrailles a chatouillé mon proverbial mauvais esprit.

Vous avez vu Cannes ? C’est méga-LOL, non ? Le jury à la fois carpe et lapin accouchant d’un palmarès fort en daubes, on dirait… (qui peut encore tolérer les tracts lourdingues et télévisuels de Loach ?)

Buster a dit…

Salut valzeur,

Sur Dumont, je suis assez d'accord, il y a chez lui une telle conviction d'être un cinéaste hors pair, se mesurant non pas à ses contemporains mais à ses illustres aînés, qu'il se permet tout et n'importe quoi, confiant en son génie. Mais bon...

Cannes, j'ai vu, c'était hallucinant, du début à la fin... la vulgarité de la première lauréate (celle de la caméra d'or), le prix à Rika Zaraï, Léaud en Malraux, Dolan en... Dolan, et pour finir Loach, appelé à une grande carrière selon Gibson (qui devait penser à... Dolan, qui lui, c'est déjà prévu, aura la palme d'or en 2018). Manquait que Sean Penn. En fait j'adore ce genre de palmarès complètement foireux...

Anonyme a dit…

Vous avez oublié Assayas

Buster a dit…

Ah lui je l'ai pas vu... c'est que je me suis absenté plusieurs fois (faut pas exagérer non plus).

newstrum a dit…

Bonjour Buster, vous avez le chic pour descendre avec beaucoup de verve, et avec les accents de la vérité et de l'indignation, les films que vous n'aimez pas : j'aime bien vos textes sur Ma Loute, en particulier ce que vous dites sur Luchini (j'ai eu la même impression), et je partage plusieurs de vos arguments. Pourtant, j'ai trouvé cette grosse farce dans le sillage de la comédie italienne affreuse, sale et méchante, trop belle visuellement (les couleurs du numérique, d'accord, cela peut se discuter, mais quel talent en termes de cadrage et de composition des plans) et trop rattrapée par ce mysticisme que Dumont essaie ici de moquer et de contrôler mais qui en vérité le contrôle lui (cf, le personnage de Billie, Romeo et Juliette à la fois, qui relève de la mystique de l'être étranger rapprochant les contraires) pour ne pas avoir été séduit malgré tout, malgré moi, par le film. Et puis des scènes de surréalisme fellinien, cela (me) fait du bien dans le paysage trop sociologique et/ou réaliste du cinéma français actuel.

Strum
PS : vos tests pour prouver que l'on n'est pas un robot sont de plus en plus difficiles...

Buster a dit…

Salut Strum,

C'est bizarre, moi j'ai trouvé au contraire que de tous les films de Dumont c'est le plus moche, surtout si on le compare à Flandres ou Hors Satan. Bien sûr tout n'est pas laid, on trouvera ici ou là de beaux plans comme sait les faire Dumont, mais c'est quand même pas la règle, et je me demande jusqu'à quel point il n'a pas aussi voulu, à travers ce film, rompre avec le côté très formaliste de son cinéma.

newstrum a dit…

Sur l'aspect formel, on ne parviendra pas à se mettre d'accord. Ma Loute, c'est un travail énorme de composition des plans, une attention importante portée aux lignes horizontales et séparatrices de l'espace du film, sur les lignes de fuite du cadre, sur la lumière (qui modélise souvent les corps, notamment sur les plans en contre-plongée qui font penser aux années 1930 ; ça aussi, la contreplongée, c'est très pensée comme prise de vue). C'est pleinement un film de formaliste, du début à la fin - cela étant dit, ici, Dumont recherchait autre chose que dans Flandres ou Hors Satan, notamment à cause du mélange (entre autres) de burlesque (le burlesque appelle des compositions de cadre différentes de ce qu'il racontait dans Flandres ou Hors Satan) et de visions surréalistes du film.
Strum
PS: je vais tenter de repasser les tests anti-robot, je ne garantis rien.

Buster a dit…

Ah bon? ça ne m’a pas sauté aux yeux, c’est le moins qu’on puisse se dire, d’habitude je suis assez sensible à ce type de travail, mais c’est vrai que je ne m’y suis pas non plus vraiment attardé, trop révulsé que j’étais par la morgue de Dumont qui atteint ici des sommets… je me souviens bien du jeu avec les lignes, habituel chez lui, mais plus comme une signature qu’autre chose, un truc de géomètre, assez froid, qui ne provoque rien en termes d’émotion… même les scènes de mer, pompées sur Epstein, m’ont laissé complètement indifférent. Et les couleurs sont atroces. Ma Loute, ma croûte…