vendredi 1 avril 2016

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"Flying", Death In Vegas, 1999.

En avril la vie (d'un blog) ne tient qu'à un fil...

35 commentaires:

Anonyme a dit…

Donc ?

Buster a dit…

Donc rien.

Jacques Chirac a dit…

Pshiit !

Anonyme a dit…

Envisageriez-vous de partir pour une ville nouvelle ? https://www.youtube.com/watch?v=ZXMLZvjCWcM

Anonyme a dit…

"Flying" de Death in Vegas, c'est une vraie tuerie

Buster a dit…

Dans le genre il y a aussi Aisha avec l'Iguane.

Frédéric Dorlon a dit…

On passe aussi la nuit debout, là où vous êtes ?

Dany le Rouge a dit…

Et en mai, le blog renaît ?

Anonyme a dit…

Bah alors, rien sur Nuit debout, ni sur la mort de Prince... où êtes-vous passé Buster ?

John L. Sullivan a dit…

Oui, c'est vrai, Buster, ça suffit, everybody wants some !!

Buster a dit…

Ah mais je suis là... pas debout, mais pas mort

(et j'ai vu Everybody wants some!! qui m'a un peu déçu)

valzeur a dit…

Hello Buster,

De mon côté, le Linklater est la grosse surprise du moment ; j'ai été conquis (beaucoup plus que par Boyhood).
Avec un peu de chance, vous allez développer sur EWS ?

Buster a dit…

Salut valzeur,
En fait j'aime bien le film dans son ensemble mais pas autant que j'aurais voulu... la faute peut-être au découpage en trois parties distinctes (déconnade, entraînement de baseball, romance), ce qui fait que le côté potache du début est devenu à la longue un peu saturant, ce que je n'aurais pas ressenti si cela avait été davantage mêlé. Du coup je n'ai pas trouvé les personnages très attachants, pas assez en tous les cas, hormis l'imposteur, celui qui fume des superjoints en écoutant Pink Floyd (ce qui est d'ailleurs marrant par rapport à l'imposture c'est que le personnage fait plus jeune que certains autres à moustaches à qui on donnerait facilement 30 ans)...

valzeur a dit…

Hello Buster,

Je trouve au contraire que ce décrochage rend le film surprenant - même s’il condamne un peu la première partie exaspérante. Linklater filme du pur présent, mais un pur présent remémoré, embelli, d’où l’absence de conflits, d’événements marquants - on va de fête en fête en attendant la rentrée. J’ai l’impression qu’il essaie d’éviter deux écueils : la dramatisation excessive (modèle du genre : American Graffiti, on rigole puis on meurt au Vietnam) ou la vulgarité sentimentale et niaise (Apatow et ses clones). Les personnages sont des emblèmes plus que des archétypes, ils sont bien typés, joués avec une théâtralité certaine car en pleine représentation sur l’écran du souvenir. ils n’ont pas de passé, pas d’ancrage (à part le texan idiot que tout le monde moque) et un futur radieux. Ce qui s’approche le plus du naturalisme est la partie base-ball étonnamment réussie. Et la dernière (fête arty + romance + réveil/sommeil) est proprement l’un des plus beaux moments de cinéma que j’ai vus depuis longtemps - tout particulièrement les dernières scènes. Ce que vous reprochez à EWS - de ne pas être assez attachant - n’est que le corollaire de son sujet profond : l’invulnérabilité de la jeunesse (d’où le suspens de la romance - qui va commencer). A ce sujet, avez-vous remarqué que la seule fille individualisée, future girlfriend du héros, est au fond assez insupportable, mais Linklater n’insiste pas là-dessus et montre au contraire que les circonstances en font une sorte de princesse et de rencontre providentielle pour le héros. Cela faisait longtemps qu’un film ne m’avait si complètement retourné (agacement, intérêt, passion). Et il m’a donné envie de voir tous les autres films de Linklater, ce à quoi n’était pas parvenu Boyhood.
NB : mon personnage préféré est Nesbit avec ses faux airs de Buffalo Bill nerveux (et aussi le héros quand même). Ajoutons que la BO est une extase, ce qui conforte l’excellente impression que m’a laissée le film.

Buster a dit…

Salut valzeur,

Vous avez raison, mais pour le coup ça donne un côté ordonné, bien rangé, aux souvenirs qui me paraît un peu trop construit… La première partie festive, répétitive, est très apatowienne, après le film prend une tournure plus douce, on s’aventure davantage du côté de John Hughes, des premiers Wes Anderson, voire de James L. Brooks, la tendresse affleure, c’est le meilleur du film, mais ça vient un peu tard, j’aurais aimé dans la première partie des petites pauses, qui individualisent un peu plus les personnages, autrement que par leur goût de la déconne, qui permettent de les sortir par moments du collectif (même si pour Linklater c’était le but, privilégier le groupe), comme c’est le cas avec le personnage de Willoughby… Maintenant c’est vrai que si la première partie irrite sur l’instant, et que cette irritation tend à déborder sur les deux autres parties (sport et amour), avec le temps ça s’estompe (j’ai vu le film il y a une semaine), ce sont ces deux dernières parties qui ressortent, ce qui fait que le film se bonifie… "Agacement, intérêt, passion", bah oui finalement, c’est ce que j’ai ressenti également, on est d’accord ;-)

Link la Terre a dit…

Finalement vous avez bien aimé, vous me rassurez Buster !

Et "Nos souvenirs" de Gus Van Sant, que tout le monde déteste, vous l'avez vu ?

Buster a dit…

Pas vu le Van Sant, j'ose pas...

Anonyme a dit…

On veut un vrai texte sur EWS pas juste des impressions

Buster a dit…

EWS... Eyes wide shut?

charlie chaplin a dit…

Ne soyez pas si vindicatif avec Buster s'il vous plaît.

valzeur a dit…

Hello Buster,

Vu Nos souvenirs, vous pouvez vous y risquer ; c’est un beau film avec quelques scènes gênantes, mais pas tant que ça finalement. Le traitement critique qu’il a subi est scandaleux ; je propose de remplacer l’expression « con comme une bite », par « con comme un critique de cinéma ». S’extasier devant, au hasard, Théo et Hugo dans le même bateau, et cracher sur Nos souvenirs montre au minimum une perversion du goût. L’écriture du GVS pose parfois problème - mais c’est un film de cinéaste, ce que n’est jamais - malgré la prégnance maousse-costaud du dispositif - le film de Ducastel/Martineau. Parti comme du Noë/Anger petit bras (Kenneth, pas Cédric), THDMB, après quelques inserts Pierre et Gilles, devient tout naturellement le plus long clip de Sida Info Service du monde avec une surdose de niaiserie et de bêtise Annehidalguesque (pompon total : à l’idée d’être contaminé, le personnage pleurniche de ne pouvoir réaliser son rêve le plus fou, travailler dans l’humanitaire). J’avais mal pour les acteurs qui n’ont rien à défendre et, en plus, doivent se sucer mollement. L’un - le faux Malik Zidi - est calamiteux, l’autre passable. Ajoutons des seconds rôles minorités visibles : un réfugié syrien vendeur de kébabs, une retraitée contrainte à faire des ménages pour vivre, et seule note discordante dans le bouillon béni-oui-oui gnangnan, un vieux juif homophobe (mais je vous rassure, la scène où il apparait est très laide). Si vous souhaitez une représentation cinématographique forte et moderne du sexe, du désir, et de la naissance de l’amour (dans cet ordre), je vous conseille de passer votre chemin et d’aller voir autre chose ou même n’importe quoi.
Ne ratez pas le Van Sant en tout cas, je ne déflorerai rien !

Buster a dit…

Salut valzeur,

Je plaisantais, bien sûr que j’irai voir cette "mer des arbres", quoi qu’en disent les critiques, que je n’ai d’ailleurs pas lues (j’espère seulement qu’elles ne sont pas aussi abjectes que celle qu’avait pondue Péron sur Restless), je me fiais juste à la rumeur… cela dit, j’appréhende quand même un peu.
Sinon, Ducastineau, jamais rien vu d’eux et ça ne devrait pas changer…

(merci Charlot pour votre sollicitude, vous faisiez allusion à quoi?)

valzeur a dit…

Re Buster,

Je sais que vous aimez beaucoup Restless que personnellement je classe comme le second plus mauvais film de GVS après Finding Forrester.
Des derniers Van Sant, Nos souvenirs est supérieur à Restless, Harvey Milk, Paranoïd Park et Last Days même (je remonte à un peu loin). Il est par contre très inférieur à Promised Land et évidemment à Gerry, son chef-d’oeuvre. Un des vrais points positifs de Nos souvenirs, est que ce côté chic et bien mis qui minore un peu le cinéma de Van Sant est là plutôt aux abonnés absents. Le film est bizarrement fichu - même si la structure en flash-back semble le rendre limpide en un certain sens. McConaughey vit son moment The Revenant (il lui arrive plein de choses horribles), et dans plusieurs scènes j’ai été surpris par le déséquilibre des postures que lui faisait prendre Van Sant, notamment dans une scène avec la toujours merveilleuse Naomi Watts (ils sont dans leur cuisine, je pense que vous remarquerez). Autrement dit, Van Sant est avec ce film souvent sur le point de se casser la gueule - ce qui advient plusieurs fois - mais il se rattrape toujours, même à la fin.

Vincent Malausa a dit…

Pour mon grand pote Valzeur

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1508131-nos-souvenirs-avec-matthew-mcconaughey-le-premier-nanar-de-gus-van-sant-irregardable.html

Buster a dit…

Merci valzeur, je vais essayer de voir le Van Sant demain...

Au fait pourquoi ils n'ont pas gardé la Forêt des songes comme titre (autrement plus beau que cet insipide Nos souvenirs), ils pensent qu'en changeant le titre on efface la volée de... bois vert reçue à Cannes?

Malausa hahaha

valzeur a dit…

S'il y avait un film irregardable à Cannes l'année passée, ça n'était pas de mon point de vue Sea of Trees, mais Mia Madre que le même Malausa qualifiait au détour d'une parenthèse de "film engagé politiquement" (un peu comme la pluie qui mouille). Entre Chronicart et le Nouvel Obs, il y a comme un chute de niveau, on dirait.

Vous avez raison, la Forêt des songes est un meilleur titre, mais il fait trop Naomi Kawase, j'imagine (superficiellement proche de l'univers de NK, le film est beaucoup moins new-age Flamby).

Buster a dit…

Mia madre... oh l'autre, il y avait surtout Dix pannes, Mon Rouy et deux autres bouses bien de chez nous

Sinon à propos de GVS:

son clip Who did you think I was par John Mayer Trio

(de l'importance de l'arrière-plan)

charlie chaplin a dit…

je parlais du message d'un Anonyme le 29 avril 2016 à 11:06

valzeur a dit…

A propos, Buster, vous n’avez pas pleuré de larmes violettes à la mort de Prince ? Pas de post, de best-of ? Vous seriez un monstre, alors ?

Buster a dit…

OK Charlie, mais j'ai connu pire dans le passé ;-)

OK valzeur, voilà c'est réparé: Sign o' the times :-)

The Color Purple a dit…

c'est tout pour Prince ?

Buster a dit…

En fait j'aime bien l'artiste mais je ne suis pas très fan de sa musique, pour moi trop chiadée, trop sophistiquée, d'ailleurs j'ai rarement écouté un album de Prince en entier, même si certains titres sont géniaux...
,
En revanche j'adore L'Affaire Louis Trio: Mobilis in mobile

Griffe a dit…

Jolie chanson !

"Quand les vérités sont banales
Elles s'étalent dans le journal
Il vaut mieux tourner la page
Partir en voyage"

On vous reconnaît bien là, Buster ! :-)

Buster a dit…

Hé hé… merci Griffe ;-)

gugusse a dit…

alors le vans sant? vous l'avez vu?

pour malausa "irregardable" dans l'obs+ et "à voir" dans les cahiers! :)