dimanche 25 octobre 2015

Twilight zone

Vu The visit de M. Night Shyamalan. Pas mal du tout, très bien même, une fois accepté le principe (propre au petit film d'horreur) du found footage, pas ma tasse de thé, surtout quand il s'agit d'un film faussement amateur, la maîtrise déployée pour faire amateur accentuant paradoxalement les défauts inhérents à ce genre de procédé, ce que n'arrange pas non plus le jeu très pro des deux jeunes comédiens... Mais bon, ça passe, très bien même (je me répète), le mérite à Shyamalan, qu'on nous disait perdu depuis The village, alors que Lady in the water, The happening (peut-être son meilleur film) et After earth, loin de traduire une réelle perte de vitesse chez lui - je n'ai pas vu sa série (qui n'est pas la sienne) "Wayward Pines" -, témoignaient surtout de sa volonté, plus ou moins entravée, de renouvellement, ce qui bien sûr expose à quelques errements (The last airbender, que je ne déteste pas pour autant)... Si The visit emprunte à la série B, mais là encore une fausse série B du fait de sa dimension parodique, il lorgne aussi du côté expérimental, qui n'est pas sans rappeler le meilleur von Trier, celui non seulement de Riget (le sépia en moins), pour son mélange, caméra à l'épaule, de "surnaturel" et d'humour, mais aussi, forcément, des Idiots (d'une démence à l'autre...), faisant du film une sorte d'épisode TV, genre "The twilight zone", tourné dans l'esprit du Dogme 95. Sauf que Shyamalan n'est pas von Trier. Aussi retors, capable des mêmes excès (il y a toujours du "cru" chez lui, ici la scatologie), il s'en différencie par son art consommé du récit qui lui permet, le plus souvent, de nous faire avaler, moins son goût pour les twists (ici très pauvre et c'est tant mieux) que sa part de férocité, parfois très acerbe, surtout quand ça touche à son thème de prédilection, la famille, dans son décor de prédilection, la Pennsylvanie... Et dans The visit, on peut dire qu'on est servi: un père absent, une mère défaillante, deux enfants névrosés (l'une, apprentie cinéaste, qui ne peut se regarder dans un miroir; l'autre, rappeur en herbe, qui a la phobie des microbes) et des grands-parents qui, sous leurs allures au départ rassurantes, bien que déjà marquées de l'unheimliche (mamie ressemble à Lilian Gish dans la Nuit du chasseur, soit la grand-mère idéale; papy fait penser à Jack Klugman, l'acteur-type des séries américaines des années 70, "Quincy" par exemple, soit un personnage familier) cachent la plus commune - et en même temps la pire - des terreurs, celle liée à la sénilité, qu'elle soit mentale ou physique (du syndrome crépusculaire, qui vous pousse à gratter les murs la nuit, à poil, à l'incontinence fécale, qui vous fait entasser des couches souillées dans la remise... Shyamalan n'y va pas de main morte, il se lâche, si je puis dire)... et ce d'autant plus que cette décrépitude est vue à travers le regard (intrusif) d'adolescents et qu'elle se confond avec la folie meurtrière qui sied au film d'épouvante. Cela dit, réduire le film à sa dimension scato-horrifique n'est pas lui rendre justice, c'est même prêter le flanc aux sempiternelles attaques des anti-MNS... Si The visit est une réussite, c'est que Shyamalan arrive à dépasser les limites du genre, quitte à les bousculer sans ménagement, pour gagner une sorte de plus-value narrative, à travers le cheminement des deux ados. A un moment du film, qui marque aussi un tournant, les enfants font une partie de Yams (jeu familial par excellence) avec les grands-parents. Papy prend le jeu très au sérieux (il est dans la stratégie), alors que mamie s'en fout (et pour cause), mais c'est elle qui réalise le "Yatsé". Les enfants sont hors-jeu, d'abord parce qu'ils ont découvert, horrifiés, le vrai visage de la vieillesse, ensuite parce qu'ils ont compris, terrifiés, le danger qu'ils courent à rester auprès d'elle. Leur salut passe par l'évitement (non pas de la peur mais de ce qui la nourrit), comme celui du fils Smith passait par l'effacement dans After earth. Il y a, là aussi, quelque chose de l'initiation. Et dans le cas de Shyamalan, de la ré-initiation, tant The visit respire la croyance en un cinéma différent, mineur, loin d'Hollywood, la grosse industrie (la chose blanche aux yeux jaunes?), devenue aujourd'hui aussi maboule et effrayante qu'un vieillard sénile.

33 commentaires:

valzeur a dit…

Hello Buster,

Rassurez-moi, vous avez plus de 65 ans et ce film, vous l’avez vu ce premier soir d’heure d’hiver - d’où le fameux symptôme crépusculaire qui vous aura peut-être affecté ? J’aime beaucoup/assez Shyamalian, mais là, on touche le fond. Dès les cinq premières minutes, j’ai souhaité la mort des enfants, tellement ils sont insupportables (et c’est très peu charitable, j’en conviens). Le twist énormissime, je l’avais deviné après 20 minutes, et seuls les grands-parents m’ont un peu réjoui (surtout la formidable actrice). Pour le reste, The Visit est un CV emballé dans sa petite forme pour reconquérir les studios ; histoire de montrer qu’il est très malin et qu’il a conscience de filmer au-dessous de son standing, MNS ricane tout au long du film avec les enfants post-modernes -l’horrible moutard acquiesçant d’un air pénétré « mise en scène » en français, clin d’oeil à sa soeur/au spectateur. Et cette caméra qui filme mal, mais bien malgré tout, faut pas pousser (au moins, Blair Witch était rigoureusement hideux). C’est le même syndrome que le générique de fin du Retour de Zvianguitsev où l’on découvrait les photos prises par l'enfant pendant le voyage, et où toutes semblaient exhumées de négatifs perdus de Diane Arbus. Tout cela est grotesque, pour ne rien dire du « regard » sur l’enfance et le troisième âge… Mais passons.
Savez-vous que j’ai vu un film très mauvais mais meilleur, à mon sens, que The Visit ? Je veux parler du dernier Maïwenn, Mon Roi (7/20). C’est toujours du Pialat pour les nuls, hystérique, mal/non écrit et avec une catastrophique erreur de casting, Emmanuelle Bercot dont le vibrato chevrotant s’accommode mal d’un rôle de ténor (soprano ?) du barreau - la scène du concours de la conférence est, à cet égard une catastrophe. Avec son physique mi-Nathalie Baye, mi-Laura Smet (je demande une analyse génétique), EB ressemble en plus dans certains plans à la propre mère de Maïwenn. Bon, on nage tellement dans l’Oedipe et le n’importe quoi qu’après tout. Ce qui sauve non pas le film, mais deux ou trois scènes, c’est Vincent Cassel, absolument formidable avec son débit frénétique et ses passages à vue d’une humeur à une autre. Dans l’une de celles-ci, un énième règlement de comptes en bar-brasserie, il souffle le chaud et le froid et on voit Emmanuelle chialer comme un veau, puis le plan d’après, présenter le visage apaisé d’une Madone satisfaite. Ce raccord-morve incohérent montre les limites du jeu de Bercot, à la traîne de son partenaire tout du long (un peu de maquillage figurera le trajet émotionnel du personnage). J’ai il y a quelques années à l’occasion du nullissime Polisse résumé le cinéma de Maîwenn comme du « Kechiche filmé par une demeurée ». C’est mal de s’auto-citer, mais ça reste d’actualité (ou tiens retournons la proposition : Kechiche ou du « Maïwenn filmé par un pervers narcissique » : ça le fait un peu moins, non ?)

Buster a dit…

Hé hé… je viens en effet de voir le film, mais c’était hier soir juste avant le passage à l’heure d’hiver. Sinon ce que vous dites, je le comprends puisque je l’ai ressenti moi même au début, ce que j’écris d’ailleurs dans mon texte, en introduction… le surjeu des enfants, le faux amateurisme du found footage, le twist deviné très tôt. Je ne suis pas non plus totalement dupe quant aux intentions de MNS… Cela étant, j’ai fini par prendre un vrai plaisir à ce film, par définition mineur, au-delà de son côté grotesque, ricanant et même méchant (pas nouveau chez Shyamalan, cf. Lady in the water). Il n’y a pas beaucoup de cinéastes capables de me faire progressivement aimer un film qui au départ a tout pour me déplaire. Shyamalan est de ceux-là. Respect.

Mon roi… sans moi. J’ai échappé à tous les Maïwenn (réalisatrice) jusqu’à présent. Mais oui (mais wenn…).

PS. Content de ces nouvelles discordes, c’est pas marrant lorsqu’on est d’accord… ;-)

valzeur a dit…

Re Buster,

Vous pourriez intensifier ces discordes ET aller voir Mon Roi ET trouver ça génial, fort, émouvant, etc…
Sans rigoler, Mon Roi est quand même le moins mauvais film de Maïwenn, et si vous ne deviez en voir qu’un, ce serait celui-à

Bon, vivement que vous succombiez au Moretti, cette abomination...

Buster a dit…

Non, Maïwenn c’est au-dessus de mes forces…

En revanche j’irai voir votre Lobster (j’avais loupé Canine et Alps).

Anonyme a dit…

Le rapprochement entre Maiwen et Kechiche fait froid dans le dos. Vraiment.

valzeur a dit…

Hum, je n’arrive pas à anticiper ce que vous en penserez ; je dirai plutôt que vous n’aimerez pas, mais comme le bunuélien Dupieux est à votre goût, et que Lanthimos est un cousin très méchant de QD par le biais de Bunuel, cela vous conviendra peut-être.
Suspense...

David Fincher a dit…

Ces enfants surdoués sont en effet par moments profondément agaçants ... mais ce sont aussi de bien jolis personnages de cinéma (qui d'ailleurs m'évoquent un autre film dont je n'arrive plus à me rappeler..).
Faire porter ce génie de la "mise en scène" et de l'acte de création filmique (en particulier documentaire) à la petite fille, en plus d'être un recours pour "fasciner" le spectateur, soulève aussi un certain nombre de thèmes intéressants : l'accès de plus en plus précoce aux outils de créations numériques (via youtube notamment), la perversité des émissions de télé réalité qui irrigue l'imaginaire des enfants, l'aspect autobiographique de MNS...
Pour ma part je dois être un peu naïf puisque je n'avais pas deviné le twist... et j'ai éclaté de rire... La violence du meurtre commis ensuite par les enfants m'a stupéfait, elle est d'ailleurs presque évacuée en fin du film et m'a laissé en tête un sentiment étrange ...

Anonyme a dit…

The Visit = daube terminale

Vous êtes meilleur comme critique musical que comme critique ciné Buster. sans vous offenser

Buster a dit…

Sauf que je ne suis ni l’un ni l’autre... (donc pas d’offense)

David > je n’ai pas parlé des scènes finales pour qu’on ne m’accuse pas encore une fois de spoiler... mais c’est vrai qu’elles sont étonnantes ces scènes, à la fois violentes et distanciées, comme si l’important était moins la confrontation avec les grands-parents que la résolution des traumas qu'elle entraîne, conférant aux deux vieux une sorte de fonction cathartique, via le miroir pour la fille, une couche bien dégueu pour le garçon… amis psy, analysez-moi ça :-)

maureen o'hara a dit…

le regard porté sur la personne âgée est absolument immonde dans ce film

§ a dit…

J'espère que vous rigolez Maureen.
Le Shyamalan est un bon petit film, et souvent drôle.
Le couple de Mon Roi est beaucoup plus effrayant.

Buster a dit…

Salut §, ça faisait un bail vous aussi... (oui je sais, c’est moi qui avais disparu)

Buster a dit…

Maureen > Immonde… hum..., c’est vrai que par moments on peut éprouver un certain malaise, mais bon, c’est quand même vu à travers pas mal de prismes, à commencer par le regard des enfants, qui amplifie forcément les choses, les rend caricaturales. Je me souviens de la première fois où j’ai vu le dentier de mon grand-père baignant dans un gobelet, j’ai cauchemardé toute la nuit :-)
Le film joue non sans humour sur ce motif: la terreur que représente l’image de la vieillesse chez de jeunes ados... on peut le voir comme un conte de fées, post-moderne peut-être, mais un conte de fées quand même, ce qui ne veut pas dire "pour les enfants". Au contraire The visit c’est le conte amoral par excellence, purement ludique, en tant que récit libérateur, démythifiant, d’où les excès, dont l’enfant serait non plus le destinataire mais l’agent.
Pas pour les enfants donc, mais peut-être pas non plus pour les seniors… Je veux bien croire Maureen qu’à 95 ans, on ne soit pas trop sensible à cette vision de la vieillesse :-)

Anonyme a dit…

Vous étiez plus exigeant avec Haneke et son film Amour.

Buster a dit…

Normal, l'Autrichien je l'ai à l'oeil.

Anonyme a dit…

Vous n’avez pas répondu Buster. Vous étiez plus bégueule quand vous parliez du film de Haneke.

Buster a dit…

Comment ça bégueule? et puis quel intérêt? l’image de la vieillesse n’est pas du tout la même dans les deux films... sauf à confondre la morgue hanekienne avec l’ironie mordante d’un Shyamalan.

Philippe Rouyer a dit…

Haneke >>> Shyamalan

Pouah ! a dit…

Putain Buster, il est épouvantable le dernier Shyamalan

Ok les goûts et les couleurs.. mais quand même

Buster a dit…

Ouais c’est ça... dégoût et des coulures...

Buster a dit…

Tiens, à propos d’horreur, hier soir j'ai failli voir Mon roi, je me disais que ce serait parfait pour... Hallo(maï)ween, mais j'ai renoncé (faut pas déconner)... du coup je me suis offert la série Wayward Pines :-)

Anonyme a dit…

Bonjour Buster,

Ravi de vous lire à nouveau (ce n'est pas nouveau, certes, mais je ne vous l'avais pas dit avant).

Enfin quelqu'un qui comprend l'ironie de MNS, réalisateur qui doit regagner le public et reconquérir une position à Hollywood. Alors oui, The Visit est en petite forme, pas original pour un sou, mais c'est quand même bien exploité par un MNS qui signe un retour en grâce.

Quid de Wayward Pines, vous avez l'intention d'écrire un peu dessus ? Je ne l'ai pas vu, trop occupé que j'étais à revoir de classiques que j'aime : The Phantom Light (Powell), The Trouble with Angels (Lupino…), Miyamoto Musashi (Mizoguchi), etc…
Vous voyez, pas le temps d'aller au cinoché, d'autant que peu de films me font envie? (non, pas The Lobster, l'absurde me gave un peu).


Ludovic

Buster a dit…

Bonjour Ludovic,

Pour MNS, mieux vaut en effet une bonne "petite forme" qu’une pesante "grande forme" (je n’aime pas tellement ses deux premiers films, Sixième sens et Incassable).
Wayward Pines, il paraît que sur la longueur c’est très bien, ce qui fait que Shyamalan n’y est pour rien, vu qu’il n’a réalisé que le pilote, ce qui fait surtout que je dois regarder les dix épisodes avant d'en parler… pourquoi pas, mais il faut d’abord que je finisse la saison 2 puis que je regarde la saison 3 de The Americans, que j’aime beaucoup, car je ne peux suivre deux séries en même temps (déjà une, j’ai du mal, même si elle me plaît), donc ça risque de prendre du temps…

The lobster, pas encore vu… mais j’ai promis à valzeur qui en "pince" pour le film (ha ha).

Anonyme a dit…

Je n'ai pas encore vu The Americans, mais j'en ai entendu dire du bien, faudra que je m'y mette… pour l'instant j'ai essayé des tas de séries et j'ai du mal à franchir le cap de la première saison, aucun ne me captive vraiment… j'ai essaye The Walking Dead (gore, merci), Game of Thrones (on en parle tellement, mais c'est très bavard), Flash, The Arrow, The Last Ship, Dexter (pas mal), Quantico, Bitten, Les Revenants, Halt & Cactch Fire etc. partout je vois standardisation et absence d'originalité, personnages avec un goût de déjà-vu...
j'ai aimé The Wire et The Newsroom, mais il n'y a, à ma connaissance, aucun équivalent en ce moment… si vous en connaissez un, je suis preneur...

Sinon, parmi les séries en continuation, Esprits criminels est pas mal, eux au moins il font l'effort de réfléchir un peu… même Breaking bad m'a déçu.. je n'aime pas le cynisme de House of Cards, ni la violence de beaucoup d'autres séries.. j'ai l'impression que plus il y en a, moins il y en a d'intéressantes…

OK, j'essaie The Americans.

Buster a dit…

The Americans, c'est vraiment à contre-courant de ce qu'on peut voir actuellement (enfin j'imagine puisque je regarde très peu de séries), pas tapageur, construit à l'ancienne, avec des personnages à la fois attachants et troubles (normal ce sont des espions)...

Anonyme a dit…

J'ai emprunté la saison 1, je vous fais confiance...
Jusqu'ici, c'est plutôt sur nos goûts musicaux que nous nous rejoignons et vous m'avez fait découvrir de vraies merveilles. Côté ciné, ça va. Côté séries d'espionnage, ma référence reste RUBICON (une seule saison de 13 épisodes) à voir d'urgence si ce n'est pas encore fait. Une série sans course-poursuite, d'ailleurs sans action physique, sans ordinateur ou presque, sans agent secret ; seulement avec des analystes, c'est-à-dire des types surdoués qui recoupent et tentent de recoller les morceaux. Passionnante, franchement cérébrale, avec une grande conspiration en toile de fond, cette magnifique série n'a malheureusement pas séduit le public US ; AMC l'a donc annulée dès la fin de la première saison.
Cf. http://www.amazon.co.uk/Rubicon-DVD/dp/B0050IEVFW

On va voir si THE AMERICANS Saison 1 tient la comparaison. Verdict dans une petite semaine.

Buster a dit…

Rubicon, ça a l'air pas mal, tel que vous en parlez, en plus une seule saison c'est dans mes cordes... du coup je vais peut-être le franchir, ce Rubicon.

Anonyme a dit…

Le gros souci avec cette série est qu'en raison de son insuccès elle est difficile à trouver dans le commerce ou en location. Il faudra peut-être aller la pêcher dans le Web illégal… Mais ça en vaut la peine, c'est une pépite rarissime.

Ludovic, en train d'écouter Future Islands

Buster a dit…

OK, je compte sur quelques "espions" pour me trouver ça...

Anonyme a dit…

Bonjour Buster, effectivement The Americans vaccine bien, c'est bien fait, (sauf le générique, que je n'aime vraiment pas, mais on s'en fiche). Les personnages sont dessinés au fur et à mesure des situations qui s'imposent à eux et Keri Russell joue vraiment bien. Cf. l'épisode saison 1 disque 2 où elle est dans un garage et où elle se faufile sur les voitures sans faire de bruit alors que des bad guys discutent en dessous de ces mêmes voitures. remarquable d'évidence, de simplicité dans la mise en scène et d'efficacité. Enfin des espions qui collectent du renseignements sans avoir besoin de flinguer bruyamment à tout bout de champ. Bon pour l'instant, je n'ai pas encore assimilé toute l'histoire, qui semble dense et c'est tant mieux, mais ça me plaît bien. Le créateur de cette série, Joe Weisberg, est un ex-officier traitant de la CIA. Il privilégie l'humain à la machine, le mystère aux bagarres, et installe une ambiance de paranoïa entre tous les personnages, y compris au sein du vrai-faux couple formé par Russell et Rhys. Faux couple au départ, devenu vrai couple par la force des choses, à la ville aussi d'ailleurs.
Russell incarne la conscience professionnelle, pour qui le travail prime sur tout le reste, et Rhys la conscience personnelle, plus sensible aux meurtrissures, qu'elles touchent les siens ou le camp opposé.

Il faut que je re-visionne les premiers épisodes (je n'ai pas été attentif) pour mieux appréhender l'histoire.
Saison 4 programmée pour 2016. En tout cas, c'est une bonne découverte.

J'espère que de votre côté vous avez pu goûter un peu à RUBICON.

Buster a dit…

Bonjour Ludovic,

Content que la série vous plaise… vous allez vite en savoir plus que moi, je n'ai toujours pas dépassé la moitié de la saison 2… J'aime beaucoup aussi la relation entre Beeman, l'agent du FBI, et Nina, l'agent double/triple? du KGB (j'adore l'actrice). Les intrigues ne sont pas toujours très claires, moins parce que trop complexes, comme chez le Carré, que parce que très squelettiques, réduites à quelques éléments, le strict nécessaire, tout étant centré sur les personnages, même secondaires (celui de Martha par exemple, très touchant). Il faut vraiment que je m'y replonge!

Rubicon, pas de nouvelle pour l'instant, mes "espions" dorment encore… ;-)

Anonyme a dit…

Bonjour Buster,

J'ai les 13 épisodes de Rubicon en VF… si je connaissais un moyen de vous laisser siphonner mon disque que, je le ferais, mais mes connaissances sont limitées en matière de téléchargement P2P…

Ludovic

Buster a dit…

Tant pis... merci quand même (pour l'intention)