jeudi 22 octobre 2015

Beach House


Victoria Legrand et Alex Scally





POP EYE # 04

Depression cherry et Thank your lucky stars, Beach House.

Bah voilà. Beach House nous avait habitué à un album tous les deux ans, et là, paf, il nous en sort deux d'un coup, la même année, à deux mois d'intervalle (passant ainsi du bisannuel au biannuel, ha ha). Cela dit, on peut aussi estimer que Depression cherry aurait dû sortir en 2014 et Thank your lucky stars en 2016, ce qui aurait maintenu le rythme... mais que le timing a dû être modifié, sortie retardée pour le premier, du fait de son caractère plus somnolent que d'habitude (un besoin "dépressif" de prolonger les rêves?), avancée pour le second (empressé qu'on serait de "remercier sa bonne étoile"?), de sorte que les deux albums semblent se répondre, formant une sorte de diptyque, de même tonalité, celle qu'on connaît depuis toujours chez Beach House, mais aux couleurs différentes, blanche en ce qui concerne Depression cherry, le rouge cerise relevant de l'antiphrase, plus rose en ce qui concerne Thank your lucky stars, avec des pointes de bleu ici et là. Ecoutant le premier, sans connaître le second, je me demandais à quel moment l'album, planant dans les hautes sphères ("Space song", "PPP", "Bluebird"), allait atterrir, ce qu'il ne faisait pas vraiment - en dépit de quelques "étincelles" pour le moins incongrues -, restant même accroché très haut sur la fin, d'où le côté éthéré, pas désagréable, loin de là, mais un peu frustrant... Sauf qu'il y avait ce second album, resté caché, dont l'écoute aujourd'hui vient redistribuer les cartes. Non seulement par sa richesse ("She's so lovely", "Common girl", "The traveller", "Elegy to the void"...), rappelant le meilleur de Beach House, mais aussi parce qu'il permet de réécouter autrement le précédent, celui-ci se révélant finalement comme un long (et beau) préambule, très aérien, et en même temps parfaitement autonome, avant la descente sur terre, tout en douceur, que représenterait le suivant, descente d'autant plus douce que c'est sur la pointe des pieds que se fait l'atterrissage, à l'instant du slow final ("Somewhere tonight"). Magique.

Depression cherry: Levitation - Sparks - Space song - Beyond love - 10:37 - PPP - Wildflower - Bluebird - Days of candy.

Thank your lucky stars: Majorette - She's so lovely - All your yeahs - One thing - Common girl - The traveller - Elegy to the void - Rough song - Somewhere tonight.

7 commentaires:

Victoria a dit…

C'est bien Buster, vous n'avez pas parlé de mélancolie ! ;)

Geeke a dit…

Exactement ça.

Buster a dit…

Merci Geeke.

Buster a dit…

C'est marrant, sur la photo Victoria Legrand a de faux air de quelqu'un que j'ai rencontré il y a pas longtemps dans un café du 17e. Exactement ça.

Kelk1 a dit…

De faux hair alors :)

Buster a dit…

:-D

Anonyme a dit…

il est pas encore sorti le dernier Beach House?