lundi 25 mai 2015

1969




Une femme douce de Robert Bresson (1969).

Des classiques: Antonio das Mortes de Glauber Rocha, l'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville, l'Arrangement d'Elia Kazan, Casanova, un adolescent à Venise de Luigi Comencini, Charles mort ou vif d'Alain Tanner, les Damnés de Luchino Visconti, Easy rider de Dennis Hopper, l'Etau (Topaz) d'Alfred Hitchcock, la Femme infidèle et Que la bête meure de Claude Chabrol, la Horde sauvage de Sam Peckinpah, Kes de Ken Loach, On achève bien les chevaux de Sidney Pollack, Porcherie de Pier Paolo Pasolini, Promenade avec l'amour et la mort de John Huston, le Rite et Une passion d'Ingmar Bergman, Satyricon de Fellini, Scènes de chasse en Bavière de Peter Fleischmann, la Sirène du Mississippi de François Truffaut, la Voie lactée de Luis Buñuel, Willie Boy d'Abraham Polonsky, Z de Costa-Gavras...

Trois souvenirs de jeunesse, trois films, dont il ne me reste pas grand-chose, juste la musique: la BO du Clan des Siciliens signée Ennio Morricone ( et ), la chanson Everybody's talkin' interprétée par Harry Nilsson dans Macadam cowboy (Midnight cowboy) et la BO magnifique de More composée par Pink Floyd.

Des découvertes tardives: la Bête aveugle de Yasuzō Masumura, la Cicatrice intérieure de Philippe Garrel, Détruire dit-elle de Marguerite Duras, Eros + massacre de Yoshishige Yoshida, les Gens de la pluie de Francis Ford CoppolaOne + one de Jean-Luc Godard, la Rosière de Pessac de Jean Eustache, les Voitures d'eau de Pierre Perrault...

Jamais vu: Adalen 31 de Bo Widerberg, Ah! ça ira de Miklós Jancsó, Capricci de Carmelo Bene, Journal du voleur de Shinjuku de Nagisa Oshima, Paroxismus (Venus in furs) de Jess Franco, le Retour de Frankenstein (Frankenstein must be destroyed!) de Terence Fisher, Sous le signe du Scorpion de Paolo et Vittorio Taviani, Tu imagines Robinson de Jean-Daniel Pollet, The wedding party de Brian De Palma...

1969 c'est l'année du festival de Woodstock qui rassembla près d'un demi-million de personnes et fut marqué, entre autres, par les prestations de Richie Havens, Santana, Janis Joplin, The Who, Joe Cocker, Jimi Hendrix:  et ... Cf. le documentaire de Michael Wadleigh sorti en 1970.

Côté TV, c'est le début de Docteur Marcus Welby (Marcus Welby, M.D.), la série de David Victor avec Robert Young, et surtout du Monty Python's flying circus, la série mythique des Monty Python (premier épisode, "Whither Canada?": , , et ). En France, 1969 c'est l'année de Jacquou le croquant, la mini-série réalisée par Stellio Lorenzi. A noter aussi les deux documentaires d'Eric Rohmer, Victor Hugo architecte et le Béton dans la ville.

Mais l'image la plus forte, vue en direct, le 21 juillet 1969, par des centaines de millions de téléspectateurs, c'est bien sûr celle de l'astronaute américain Neil Armstrong posant le pied sur la Lune, suivi bientôt par son collègue Buzz Aldrin (une pensée pour le troisième homme de la mission, Michael Collins, resté seul en orbite autour de la Lune), soit l'un des plus vieux rêves de l'humanité enfin réalisé: , le moment tant attendu, sauf qu'on ne voit rien, et , une vidéo de meilleure qualité - car restaurée - et plus complète.
  
Reste mon Top 10, par ordre alphabétique:

- L'amour est plus froid que la mort de R.W. Fassbinder
- L'Amour fou de Jacques Rivette
- Dillinger est mort de Marco Ferreri
- L'Enfance nue de Maurice Pialat
- Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer
- Médée de Pier Paolo Pasolini
- Paul de Diourka Medveczky
- Le Petit garçon de Nagisa Oshima
- Sayat nova / la Couleur de la grenade de Sergueï Paradjanov
- Une femme douce de Robert Bresson

[1969 se poursuit dans les commentaires avec la Saison de la terreur de Kōji Wakamatsu, le Sang du condor de Jorge Sanjinés, Invasion de Hugo Santiago, le Gai savoir de Jean-Luc Godard, le Jouet criminel d’Adolfo Arrieta, Model shop de Jacques Demy, Walden de Jonas Mekas, l’Incinérateur de cadavres de Juraj Herz, Goto l’île d’amour de Walerian Borowczyk, Sorrows de Gregory J. Markopoulos, My girlfriend's wedding de Jim McBride...]

31 commentaires:

année – hérétique :-] a dit…

Euh, mon Top 69 devrait donner quelque chose comme ceci (sous réserve de quelques revoyures !-] et surtout parce qu'il y en a encore quelques-uns qu'on n'a pas toujours vus (Sollima, Pollet, Widerberg, etc.)

01. Ma nuit chez Maud, d'Eric Rohmer
02. L'Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville
03. Une femme douce, de Robert Bresson
04. Venus in furs, de Jess Franco
05. Que la bête meure, de Claude Chabrol
06. The Rain people (Les Gens de la pluie), de Francis Ford Coppola
07. Satyricon, de Federico Fellini
08. Kōji Wakamatsu [La Saison de la terreur]
09. The Wild bunch (La Horde sauvage), de Sam Peckinpah
10. The Party, de Blake Edwards

PS : j'ai compté les films de Leone, Paradjanov, Aldrich pour l'année 68, hein !-)

Buster a dit…

Merci Albin (au fait, il existe toujours Albin?), je vois que tu n'as pas traîné pour m'envoyer ta liste, elle devait être déjà prête, comme ma note d'ailleurs, rédigée il y a plus de 6 mois (mais restée en rade pour je ne sais quelle raison et ensuite oubliée...)

Le Wakamatsu, pas vu comme aucun des nombreux films (12 sur imdb!) qu'il a tournés cette année-là.

Anonyme a dit…

Géniale la vidéo de Santana à Woodstock !

Buster a dit…

Oui, fabuleux morceau (Soul sacrifice), célèbre aussi pour la performance de Michael Schrieve à la batterie, tout juste 20 ans à l'époque.

Manuel Pelaez a dit…

N'oubliez pas Du côté d'Orouët!

Buster a dit…

Je n’oublie pas - j’adore le film - mais ce sera pour plus tard. C’est la date de sortie que je retiens. Si Du côté d’Orouët a bien été réalisé en 1969-70 il n’est sorti qu’en 1973.

Anonyme a dit…

il manque les albums !

lost – and found :-] a dit…

Mais… de rien, Buster !-D

Oui, Albin est toujours en vie !-] euh, même si « ça ne s'arrange pas », comme tu as pu le constater !-] bon, pour faire simple, disons que « Albin », c'est pour les blogs, et que mon identité civile, c'est pour FaceB (même si tout le monde ne fait pas systématiquement la connexion entre les deux ?!-D

Comme je poste encore chez toi, cet avatar court toujours. D'ailleurs, il court tellement… qu'il va butiner ailleurs !-D par exemple, il y a maintenant deux mois, je me suis enfin décidé à publier mon texte – en intégralité – traitant de La Fièvre monte à El Pao, sur le blog d'Olivier Père [son billet daté du 02 avril]. Au cas où, cela pourrait éventuellement intéresser quelqu'un ?-]

Autrement, pour ma liste… je vois que rien ne t'échappe !-D sauf que, en fait, bien qu'elle fut prête (effectivement), j'ai dû la refaire : de ton billet « 1968 », à celui-ci (« 1969 », donc), il y a plus de deux ans d'écart ?! J'avais bien préparé une feuille pour toute la décennie suivante même, mais elle s'est perdue dans mon foutoir, depuis !!?-D au moins, avec « blogspot », toi, tu as retrouvé ton billet !-D

Tiens, puisqu'on parle des blogs-cinéma en général, je passe un coucou à toute l'équipe de Zoom arrière – et même le maître d'œuvre de tout ça (pour dire que je n'ai aucune animosité envers lui, hein !-D l'inventaire des sorties, année après année, c'est quand même pas mal pour se rafraîchir la mémoire !-D après, je ferais toujours le même reproche : les films finissent par être noyés dans la masse (enfin, selon moi), tout devient kif-kif (euh, plus ou moins, à l'arrivée !-) avec les années 2000, vous allez vous amuser, les copains !!!-D

Enfin, en ce qui concerne Wakamatsu, j'explique rapidement pourquoi j'ai mis La Saison de la terreur entre crochets : sur la même année, on peut s'emmêler avec les titres, même si je suis à peu près sûr de les avoir tous vus (en tout cas, un bon paquet) – et celui-ci, de mémoire, m'avait paru être l'un des meilleurs. Mais, ce n'est pas forcément le film lui-même qui compte, mais surtout le cinéaste – à mes yeux, plus méritoire qu'un certain N. Oshima à ce moment-là (ahum ?-]

Nicolas a dit…

Les films américains ne sont pas à l’honneur dans cette rétro. Il manque :

Butch Cassidy and the Sundance Kid (George Roy Hill)
Alice’s Restaurant (Arthur Penn)
Bob and Carol and Ted and Alice (Paul Mazursky)
Take the Money and Run (Woody Allen)

Buster a dit…

Merci Albin pour toutes ces précisions, j'irai lire ton texte sur le blog d'Olivier Père.

Nicolas, c'est vrai que je n'ai retenu aucun film US dans mon Top 10, même si j'aime beaucoup le Peckinpah, le Coppola, le film de Huston aussi, Promenade avec l'amour et la mort, que j'ai oublié de mentionner (je le rajoute)… les autres sont estimables, sans plus.

Anonyme a dit…

The Honeymoon Killers !!

Buster a dit…

1970 !!

Roberto a dit…

Un beau film : Le Sang du Condor de Jorge Sanjinés

https://www.youtube.com/watch?v=oJC7bJu2Ek4

Buster a dit…

Ah oui merci, celui-là il est bien de 69. Jamais vu.

§ a dit…

Bonjour Buster,

Il manque au moins 5 grands films à votre liste 1969 :

Invasion (Hugo Santiago)
Le Gai savoir (Jean-Luc Godard) - meilleur que One + One, à mon avis
Le Jouet criminel (Adolfo Arrieta)
Model Shop (Jacques Demy)
Walden (Jonas Mekas)

On peut aussi ajouter L'Incinérateur de cadavres (Juraj Herz), qui me fait beaucoup rire.

Buster a dit…

Bonjour §, merci pour l’addendum.

Pas vu l’Incinérateur de cadavres: un extrait (qui donne envie)

Invasion d’Hugo Santiago non plus: le film en entier

Model shop, je n’en ai pas gardé un grand souvenir, mais ça fait si loin qu’il faut absolument que je le revoie: le film

Le Gai savoir (pas vu): un extrait

Walden, j’ai le DVD mais pas encore trouvé le temps de le regarder, un extrait

Reste le Jouet criminel d’Arrietta, celui-là je le connais.

§ a dit…

Invasion est un chef d'oeuvre. Et je considère le Gai Savoir comme un très grand Godard. Il faut vraiment que vous voyiez ces deux films, Buster !

Buster a dit…

Ok §, je vais essayer de me procurer le Santiago (en vostf)
Le Gai savoir, je dois l’avoir quelque part…

Buster a dit…

A découvrir: Goto l'île d'amour de Borowczyk

Anonyme a dit…

1970, vous l'envisagez en 2017 ? :)

Buster a dit…

Hé hé…

Tatiana a dit…

Andrei Roublev, c'est 1966 ou 1969 ?

Folds Fissures a dit…

"Sorrows" de Gregory J Markopoulos

https://www.youtube.com/watch?v=fwCz8iEOfd0

Buster a dit…

Merci pour le lien Folds Fissures

Tatiana, le film de Tarkovski est d'abord sorti à Moscou fin 1966, puis a été raccourci, car jugé trop cruel et violent par les autorités soviétiques. C'est cette version réduite qui a été vue à Cannes en 1969.

Buster a dit…

A découvrir aussi: My girlfriend's wedding de Jim McBride.

Anonyme a dit…

Pourquoi 1969 ? Pourquoi cette liste ?

Buster a dit…

Parce que ça vient après 1968.

Anonyme a dit…

Pourquoi une année ? Pourquoi une liste ?

Lucie a dit…

Coucou Buster,

C'est vrai ça, pourquoi une année, pourquoi une liste ? Dites-nous tout, nom d'une pipe !

En attendant, voici mes cinq films pour 1969 : Ma nuit chez Maud (Rohmer), Kes (Loach), Les Damnés (Visconti), Que la bête meure (Chabrol), L'Enfance nue (Pialat).

Anonyme a dit…

Pourquoi un blog ? Pourquoi le cinéma ?

Buster a dit…

Oui pourquoi? :-)