mardi 14 avril 2015

The Apartments


Peter Milton Walsh





POP EYE # 01

No song, no spell, no madrigal, The Apartments.

Ah The Apartments! On avait quitté Peter Milton Walsh avec Seven songs, sept anciennes chansons enregistrées lors d'une émission de radio (l'album était dans ma playlist 2013).
 Là, c'est vraiment du neuf, même si toutes les chansons ne sont pas nouvelles, ainsi Black ribbons - en duo avec Natasha Penot, la chanteuse du groupe français Grisbi - ici dans une nouvelle version (les deux autres, la printanière, déjà avec Natasha Penot, et l'automnale, respectivement et ), ou encore Twenty one, le plus beau morceau de l'album, aux accents vaguement stipiens (REM)... The Apartments, c'est une longue histoire, celle de Peter Walsh, disparu des écrans radar à la fin des années 90 malgré une série d'albums somptueux dont le déchirant Drift (c'est marrant parce qu'en parlant de Drift je pense à Scott Walker et je mesure à quel point Walsh aujourd'hui, dont la voix et le chant n'ont peut-être jamais été aussi bouleversants, m'est devenu indispensable, au contraire d'un Walker, égaré, lui, dans ses expérimentations sonores)... Walsh donc, disparu là-bas en Australie, et puis revenu, en France il y a cinq ou six ans (sous l'impulsion d'Emmanuel Tellier, un ancien des Inrocks aujourd'hui à Télérama, également leader du groupe 49 Swimming Pools), pour y chanter, et maintenant, grâce à la campagne de financement organisée par le label Microcultures, nous offrir ce nouvel album, No song, no spell, no madrigal, où l'on retrouve, intact, ce qui fait la force émotionnelle des chansons de Walsh, cette manière unique chez lui de faire progresser ensemble voix et instruments (guitare, piano, cuivres et percussions), le tout avançant à l'unisson, dans le même mouvement, telle une marche implacable, sur des textes d'une rare beauté, marqués par la perte (le fils décédé), qui mêlent douceur et douleur, mouvement hivernal, mélancolique, et en même temps incroyablement lumineux, comme renaissant, expliquant sans doute l'aspect intemporel, sans âge, de l'album, classique avant l'heure, autant dire, déjà, un des sommets de l'année.

Non song, no spell, no madrigal - Looking for another town - Black ribbons - Twenty one - The house that we once lived in - September skies - Please, don't say rememberSwap places

Et puisqu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, Captured Tracks réédite The Evening visits… and stays for years, le premier album de The Apartments, augmenté de nombreux titres, couvrant la période 1979-1985.

Sinon, d'une tristesse l'autre, il y a toujours Naruse à la MCJP.

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