vendredi 3 avril 2015

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Ozu, le retour. Charlie Brown et Snoopy rejouant une scène de Voyage à Tokyo (haha).

Bon, à part ça, un peu de zique... Ce que j'ai le plus écouté quand j'étais là-haut, perché dans les nuages: Surrealistic pillow de Jefferson Airplane, S.F. Sorrow, Philippe DeBarge et Parachute des Pretty Things, Future days de Can, Space oddities 1975-1979 de Jean-Pierre Decerf, The campfire headphase de Boards of Canada, The Messier objects de The Notwist...

Puis, histoire de se remettre dans le bain, une petite note sur Blackhat:

Chapeau!

Blackhat de Michael Mann est un beau film de codes. Codes en tout genre, informatique et hollywoodien, où l'on code, encode et décode ce qu'il en est du film de "hackers" pour retrouver, comme un retour aux sources, l'essence du film d'action, du beau film d'action "à l'ancienne". Qui conjugue donc (de Wan Chai à Djakarta, en passant par Los Angeles, Chicago et un coin de Malaisie) l'action à l'idée, la force à l'intelligence, le physique au mental, le concret à l'abstrait, la matière au virtuel, entre Musclor et "Ghostman"... Le héros, personnage carpentérien, qui s'oppose au méchant black hat, non par moralité mais pour sa liberté (lui c'est une sorte de Robin Hood de l'informatique et à ce titre il relève davantage du grey hat) se nomme Nick Hathaway, Hathaway comme pseudo (nick), référence moins à l'auteur de Niagara, film célèbre pour ses chutes (chutes d'eau autant que chute de reins, celle de Marilyn), qu'à une traduction possible du mot Hatha-way: "la voie du Hatha", c'est-à-dire, en sanskrit, de l'effort, de la ténacité, de la force vive... Pour expliquer sa forme - psychique et physique - alors qu'on vient de le sortir de prison, Hathaway parle du temps qu'il faut savoir "programmer", avant qu'un flashback nous le montre dans sa cellule en train de faire des pompes, comme tout bon prisonnier. On est loin du yoga, mais il y a là l'idée de contrôle, de l'esprit et du corps, et surtout d'équilibre entre les deux... Blackhat c'est vraiment ça, un équilibre, justement trouvé, entre projet formel et récit, flux et fluidité, au point qu'on peut y voir comme une tentative de Mann pour sortir du formalisme excessif de ses derniers films, quitter le "posthumain" qui les rendait si terriblement glacés, comme cryogénisés, trop factices à mon goût, et renouer ainsi avec l'humain, la chair, le vivant... autrement dit l'émotion (je pense entre autres au beau personnage de flic joué par Viola Davis). La modernité c'est ça aussi.

Enfin, puisque j'évoque Carpenter, son album Lost themes, .

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Blackhat est il prétentieux ?
Pourquoi Inhérent Vice est il prétentieux ?