samedi 7 mars 2015

終 The end



108 commentaires:

Anonyme a dit…

Nous faites pas ça. Je vous le redis : nous faites pas ça.

Lucie a dit…

Bravo Buster, à cause de vous je pleure. ;-(

Anonyme a dit…

Oh hé, y'a quelqu'un ?

reality is only temporary a dit…

Noooooooooooooooooooooon!!!!

reality is only temporary a dit…

Pourquoi???

reality is only temporary a dit…

Ce n'est pas vrai !

Anonyme a dit…

pourquoi ceux qu'on aiment s'en vont ils toujours ?

valzeur a dit…

Hello Buster,

Je sais que l’Etat Islamique recrute, mais quand même.
Vous nous laissez seuls face à la critique cinéma appointée, c’est vraiment trop horrible.
Si vous revenez, c’est promis, je trouve des qualités à Tip Top (je m’y mets dès maintenant, parce que ça risque d’être long…)

Bon vent, sinon !

Buster a dit…

Merci Lucie, reality, valzeur et tous les gentils anonymes… mais je vous abandonne pas, je reviendrai…

geeke a dit…

Et tant qu'on laisse des commentaires vous répondez aux commentaires ? (question tactique)

Buster a dit…

Oui, la preuve.

geeke a dit…

Ça sera peut-être plutôt drôle alors. Bon voyage en ballon.

Buster a dit…

Thanks.

Anonyme a dit…

Il y a une champagne party ce soir chez Delorme.

§ a dit…

Ceux qui préfèrent Wes Anderson à P.T. Anderson, Bozon à Ozon, et Stillman à Allen sont aujourd'hui en deuil.

Certaines rumeurs affirment que vous avez été recruté par les Cahiers (le dirigeable volé), à moins que ce soit Positif (les mongols fiers) ou Chronic'art (la p'tite baudruche).

David Thiery a dit…

ではまた

Buster a dit…

§ > bien vu… comme toujours ;-)
Sinon les rumeurs vont bon train mais je préfère mon ballon…

David Thierry > je n’ai pas pu traduire votre message (je n’ai pas emporté mon dico français-japonais avec moi), mais je suis sûr que c’était sympa :-)

Mick Mockett a dit…

Ah, flûte ! mon blog préféré !

Nous n'avons pas mérité une telle punition !!!

Autrement... bonne balade :-D

clark a dit…

Bon voyage, Buster et attention au coup de froid...

https://www.youtube.com/watch?v=KkIvosZ4Z48

P.S : si vous revenez, Valzeur est prêt à revoir l'intégrale Bruno Dumont...

Buster a dit…

Merci Mick, merci clark (pour The Balloon Farm)

Pynchonette a dit…

Hé Buster, vous qui n'avez rien d'autre à faire que de vous balader en ballon, je vous conseille de lire la critique de Inherent Vice par Guillaume Orignac.

Anonyme a dit…

Est-ce que le ballon est plus sûr que l'hélico ?

Anonyme a dit…

"Autrement dit : Inherent Vice est le plus beau film de Neil Young." Trop drôle.

Anonyme a dit…

Si on n'aime ni Pynchon ni PT Anderson ni Neil Young, est-ce qu'on a une chance d'aimer Inherent vice ?

Lucie a dit…

Coucou Buster,

Bon alors, vous survolez quelle partie du globe (et non du blog) en ce moment ? :-)

J'ai vu Inherent Vice, je me suis ennuyée à mourir. Deux ou trois bonnes scènes sur deux heures et demi de film, c'est quand même cher payé. On comprend rien du tout, on ne s'accroche à aucun personnage, sauf à celui qui disparaît (!!), ce n'est pas encore avec ce film que je vais me réconcilier avec P.T. Anderson.

David Thiery a dit…

Dewa mata est une formule qu'on adresse à quelqu'un qui nous quitte mais qu'on a l'assurance de revoir.

Buster a dit…

Anonyme de 16:54 > aucune chance.

Salut Lucie,
Bah je survole l’Afrique, comme le Dr Fergusson… :-)
Inherent vice… c’est le problème, le personnage le plus intéressant c’est celui qui disparaît, c’est peut-être pour ça qu’Anderson le fait revenir à la fin, contrairement au roman… pour le reste c’est un long tunnel psychotrope assorti de quelques bons mots… Je crois qu’Anderson est toujours aussi imbu de lui-même, qu’il se rêve en Kubrick des années 2000, convaincu qu’il a un vrai sens de l’humour (un humour très… kubrickien), un regard d’une grande acuité, ainsi sur le LA de la fin des sixties (le film "à joints" est prétexte à toutes les visions possibles, on surinterprète la paranoïa et/ou la mélancolie - d'ailleurs faudrait savoir ce sont deux choses différentes - qui traverseraient le film), bref qu’il était le meilleur pour adapter Pynchon.

Merci David… alors à +, si j’ai bien compris.

§ a dit…

A ma grande surprise, j’ai aimé le film de PTA, cinéaste que je considérais jusqu'à présent comme un balourd pompeux (sans parler de cette horreur qu'est Magnolia, l'une de mes pires expériences de spectateur). J'ai trouvé Inherent Vice plus "léger" et "modeste" que ces précédents films, et souvent très drôle. Le fait de ne rien comprendre ne m'a pas gêné, au contraire c'est ce qui m'intéresse le plus dans le film. L'objet de l'enquête, c'est la fiction pure, au-delà de tout sens, de toute conclusion, et les mythes que cette fiction charrie, et les sentiments qu'elle éveille : mélancolie, paranoïa, absurdité. Le spectateur est perdu dans le film mais pas dans les scènes, comme si à chaque scène les dés de la fiction étaient relancés. Si on accepte ce jeu, c'est très amusant. Toute proportion gardée, c'est comparable à ce que fait Welles dans Mr Arkadin et The Lady of Shangai, ou Ruiz dans beaucoup de films : entretenir frénétiquement le feu de la fiction (parfois un plan ou un mot suffit à ouvrir une nouvelle piste, un nouveau possible), tout en perdant constamment le fil.
Je ne crie pas au chef-d'oeuvre, mais ça n'est pas rien.

Buster a dit…

Je l’ai pas du tout ressenti comme ça… le fait de ne pas comprendre grand-chose ne m’a pas gêné non plus puisque je m’y attendais, mais je n’y ai pas vu cette fiction pure telle qu’on la retrouve chez Ruiz ou dans certains Welles, ce côté baroque de la fiction… C’est une intrigue complexe, avec les trous narratifs inhérents au film noir, mais pour moi ça ne va pas vraiment au-delà… en fait, ce qui pouvait m’intéresser au départ c’est le jeu entre cet aspect obscur du récit et le côté plus stone, allumé, des personnages, mais je n’ai pas l’impression qu’Anderson en tire vraiment profit, les scènes se suivent comme on lirait un bouquin en diagonale, on accroche sur quelques passages, plus savoureux que d’autres (sans que ce soit la franche rigolade), ça donne du coup un caractère assez léger au film, surtout par rapport aux deux derniers Anderson, mais pas si léger que ça non plus, en tous les cas pas suffisamment en ce qui me concerne pour y voir autre chose qu’une parodie tordue, sous cannabis et ensoleillée (via Pynchon) de polar chandlérien. C'est peut-être réussi au niveau du climat ainsi créé mais bon, pas très passionnant…

§ a dit…

Je précise que je ne connais pas le roman de Pynchon et que je m'attendais au pire de la part de PTA. La bonne surprise est de le voir se détourner de la grosse fable démonstrative et monumentale pour se risquer dans un récit plus libre et baroque. Et je dois avouer que j'ai pas mal rigolé.
Mais je suis d'accord pour dire que le mot "passionnant" serait exagéré ! Le principal défaut est que ça fait penser à pas mal d'autres choses meilleures (mais c'est le cas de 95% des films actuels, non ?).

Buster a dit…

Oui c’est vrai… sinon moi non plus je ne connaissais pas le roman. De Pynchon je n’ai lu que V. et Vente à la criée du lot 49 (dont la structure narrative est proche)… L’arc en ciel de la gravité, je n’ai pas été jusqu’au bout. Après ce qu’il y a de réussi dans le film et le rend meilleur que les précédents n’est-ce pas justement cet aspect pynchonien, foisonnant, du récit qui finalement aurait poussé Anderson (presque malgré lui) à moins de grandiloquence?

Miyagi le jardinier a dit…

Ha ha ha, sacré Buster… ça fait combien de fois que vous faites le coup des adieux ? 2 ? 3 ?
Le coup des adieux, je le rappelle, c’est :

1.à la fin d’un post, je glisse l’air de rien que ce blog va se mettre en sommeil

2.Je lis les commentaires qui font du bien : "Oh non Buster, ne faites pas ça, qu’allons-nous devenir sans vous, notre soleil ? On vous aime ! kiss kiss bisous snif snif"

3. Je réponds aux commentaires en mêlant mystère et compassion avec les éplorés : "oui, je sais, merci de votre amour, mais je crois aux forces de l’esprit et je veillerai sur vous"

4.Je fais quelques posts supplémentaires, histoire de prolonger la comédie et les séances bisous

5.Je quitte pour de bon le monde des hommes, ange ténébreux drapé dans mon mystère (mission secrète à l’étranger ? projet immense en cours ? voyage aux confins de la terre pour se rafraîchir à la source éternelle de l’inspiration ? Retrait monacal dédié à la pure pensée ?)

6.Je suis invisible (mais pas loin : je lis les commentaires), j’attends un peu

7.Juste avant qu’on m’oublie, et comme je trouve le temps long, je fais mon grand retour : "finalement j’ai décidé de reprendre mon blog…" Gros soulagement des fans.

8.Je recommence l’opération quelques mois plus tard.

Tout ça ne mange pas de pain, et vous n’êtes pas le premier à le faire, alors pourquoi s’en priver ? C’est sympa ce blog, mais que de mise en scène… Les petits plaisirs du blogging, après tout !

Buster a dit…

Salut Miyagi, visiblement vous connaissez bien mon blog, ça fait plaisir :-)

Vincent a dit…

Bon, ben comme pour le docteur Fergusson, on ne vous laisse que cinq semaines :). j'espère que vous serez quand même des nôtres pour 1976. A bientôt alors ?

Buster a dit…

Oui j'enverrai mon tableau 1976 par pigeon voyageur :-)

En attendant on peut regarder ça

valzeur a dit…

Hello Buster,

J’espère qu’en ballon, vous captez le nouveau single de Tame Impala qui tourne en boucle chez moi : https://www.youtube.com/watch?v=Kyic0eOWH7o

Buster a dit…

Salut valzeur,

C'est pas mal du tout, merci.

De mon côté, j’écoute surtout des vieux trucs, genre Space oddities de Jean-Pierre Decerf (magnifique)… mais aussi Modern nature le dernier album, très beau, de The Charlatans.

JLG a dit…

"Message de salutations" de Jean-Luc Godard :

https://www.youtube.com/watch?v=BuRQW9xhD4k

Buster a dit…

Bravo Jeannot (et merci)!

Anonyme a dit…

Inherent Vice, c'est quand même vachement drôle.

Buster a dit…

Bah oui, Pynchon c’est très drôle. D’où toutes ces scènes et autres répliques appelées à devenir culte. Le film le deviendra lui-même. Le film-culte, après le film-monument (TWBB) et le grand film de "maître" (The master)…

Anonyme a dit…

Finalement vous avez bien aimé

Buster a dit…

Pas vraiment, je note simplement ce qu’il y aurait de plus réussi dans le film.
En fait il y a plusieurs façons d’appréhender Inherent vice, pas forcément selon qu’on connaît ou non Pynchon, se référer à l’auteur dont le roman est adapté n’est jamais une bonne approche, mais par rapport ou non aux autres films de PTA… et c’est vrai que si on compare Inherent vice aux précédents Anderson ce film peut apparaître comme une agréable surprise, alors que si on l’appréhende indépendamment du reste de l’oeuvre, il pourra apparaître au contraire comme une infâme bouillie fictionnelle.
Mais bon la réalité c’est surtout que, de par sa structure éclatée et sa dimension ouvertement comique, le film est de ceux pour lesquels un certain degré de complicité avec le spectateur est requis pour que ça fonctionne, ce qui suppose aussi de la part du spectateur une totale disponibilité… en ce qui me concerne ça n’a pas vraiment fonctionné, peut-être n’étais-je pas assez disponible! :-)

Bibendum a dit…

Hé Buster, j'ai rien compris, vous êtes shooté à l'hélium ?

Buster a dit…

Ce que je voulais dire c'est que le film est meilleur comparativement aux autres films de PTA que pris isolément, en tant que pure machine fictionnelle…

Comme ça, c'est plus clair?

Buster a dit…

Bon alors… cinéma made in USA:

The smell of us = 0
Foxcatcher = 1
It follows = 0
American sniper = 1
Birdman = 0
Inherent vice = 1
Big eyes = 0

C’est pas de l’algèbre de Boole mais les notes sur 5 :-)

(pas vu: Jupiter ascending, Blackhat…)

Anonyme a dit…

Ah tiens, vous avez déjà vu Big Eyes ?

Buster a dit…

Oui, lors d'une escale à Zanzibar :-)

Anonyme a dit…

Et alors, le Burton, mauvais à ce point ?

Le Gloupier a dit…

C’est fini les Spectres, Borges a été lobotomisé, il écoute plus que du Roxy music :D

Buster a dit…

Big eyes c’est zéro. Imaginaire incroyablement pauvre (un comble chez Burton), d’une horrible platitude, tout y est aseptisé, en plus c’est très moche, à l’image de la peinture de Margaret Keane, no "beautiful freak" (pour paraphraser le premier album de Eels ;-). Burton se contente d’illustrer cette histoire d’imposture en épousant les mêmes motifs esthétiques (normal me direz-vous c’est sa tasse de thé), le même kitsch écoeurant, c’est du coloriage, sans profondeur, aussi vide que les "big eyes" des tableaux… Et puis Waltz cabotine de façon éhontée, on a bien compris que le génie dans cette histoire c’était lui (génie de la publicité), mais là il est exécrable… épuisant tout le monde, non seulement le spectateur mais aussi sa partenaire, pauvre Amy Adams…

Sinon Blackhat est à l’affiche à Saint Louis du Sénégal, je pousserais bien jusque là-bas… (si j’ai assez d’hydrogène)

Anonyme a dit…

Pour continuer le jeu de Boole :

Blackhat = 1

Geeke a dit…

Merde alors, j'étais sûre que ce serait bien, parce que Amy Adams.

Buster a dit…

Moi aussi j’aime beaucoup Amy Adams, elle est d’ailleurs très bien dans le film, sauf que c’est une horreur, que n’arrange pas ce crétin de Waltz, avec son sourire carnassier (lui c’est Big teeth :-), en surrégime tout au long du film…

Anonyme a dit…

On veut la liste de Boole de valzeur !

(Merci d'avance.)

Anonyme a dit…

Waltz joue un cabot, c'est normal qu'il cabotine.

Buster a dit…

Bah non justement, jouer un cabot et cabotiner sont deux choses différentes, on peut même dire qui s'opposent (relire Diderot).

Lucie a dit…

Buster,

C'est bien gentil tout ça, mais quand est-ce que vous rentrez à la maison ?

Buster a dit…

Je sais pas (mais pas tout de suite).

Ulrich Derechef a dit…

Cher Buster,
jeune et fervent lecteur, je n'ai jamais osé mot dire par ici. J'arrive donc un peu tard, mais sachez que malgré vos avis tranchés (c'est honorable de vouloir être le cinéphile le plus exigeant du monde, mais sachez qu'à ce petit jeu, Vecchiali gagnera toujours) vos beaux posts ont accompagné mon éveil à la cinéphilie, m'ont permis de me positionner par rapport à ce que je cherche au cinéma. Puis cette section commentaire qui élève la mauvaise foi au rang de sport olympique c'est (parfois) délicieux. Bref, votre blog est précieux, revenez-nous vite.

PS : quitte à prendre un ballon, autant prendre le Désagrément, dirigeable du Contre-Jour de Pynchon ;)

Buster a dit…

Cher Ulrich, je suis très touché (ce qui va énerver Mr Miyagi :-), la tournure de vos phrases me rappelle un ami, pas aussi jeune que vous cependant, admettons alors que ce n’est pas vous… en tous les cas merci.

PS. Bonne idée que celle du Désagrément, si je prolonge jusqu’à Chicago et bien que je ne sois pas un Casse-Cou, je changerai peut-être de ballon (je fais le malin, comme si j’avais lu le roman, en fait non, je me réfère à une excellente note du non moins excellent Olivier Lamm)

Et puis tiens, en hommage à Michael Brown, mon petit clip rohmérien sur Desirée.

§ a dit…

Malheureusement vous avez raison : le Burton est nul, c'est son pire film. Je ne fais pourtant pas partie de ceux qui estiment qu'il est fini depuis Big Fish (j'aime beaucoup Sweeney Todd, et j'aime bien Dark Shadows et Frankenweenie). Mais là il semble totalement largué.

Lucie a dit…

Ah non Buster, pas Chicago, c'est trop dangereux, vous risqueriez de ne pas revenir !

Buster a dit…

Quelle sollicitude Lucie! Je ne sais quoi répondre :-)

Salut §, je me souviens en effet que vous aimez bien Burton. En ce qui me concerne je suis moins sensible à son univers, je n'avais rien vu de lui depuis Sweeney Todd, un film bizarre, esthétiquement très laid mais dont le finale est absolument fabuleux:

Anonyme a dit…

ah the Left banke , merci pour le clip

Buster a dit…

Il y a aussi Montage le groupe post-Left Banke de Mike Brown (avant les Stories et autres Beckies):

Buster a dit…

Hé, pas mal du tout Hacker, et pourtant je suis pas un grand fan de Mann, mais ici l’équilibre entre la forme et le récit, le jeu entre le flux des images (l’ultra-contemporain comme on dit) et le classicisme de la narration ("à l’ancienne" comme dit le héros), tout le côté ludique du film, une sorte de Mort aux trousses high-tech et international (south by southeast), même si le face-à-face final est plutôt raté, eh bien, qui l’eut cru lustucru, ça m’a plu...

Anonyme a dit…

Hein ? Vous préférez Hacker à Inherent Vice ?

Jamel a dit…

Bouster, il faut que vous rentrissiez le 8 du mois d'avril de l'an de grâce 2015, pour voir mon film de ouf qui s'appelle "Pourquoi j'ai pas mangé mon père", vous allez rigoler, promis juré, si je mens je bouffe ma mère :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19546546&cfilm=57732.html

Pluto a dit…

Tout ça pour faire la nique aux Cahiers !

Buster a dit…

Pluto > pas du tout… (mauvaise langue)

Anonyme > bah oui… j’ai pris beaucoup plus de plaisir à la vision de Hacker (que je préfère à Miami vice et Public enemies) qu’à celle d’Inherent vice (même si je préfère ce dernier à There will be blood et The master)… Ce n’est peut-être que circonstanciel, lié au sujet de chacun des deux films (cyber-écriture d’un côté, fiction pynchonienne de l’autre), mais je trouve que dans Hacker le formalisme de Michael Mann, souvent assez vain, passe mieux (parce qu’il gagne en simplicité et paraît plus cohérent) que cette forme nouvelle de légèreté chez PTA, telle qu’elle apparaît dans Inherent vice, appréciable mais pas si convaincante (ça reste malgré tout d’une grande prétention)…

Merci Jamel pour l’invitation, le teaser est très drôle, cela dit j’ai quelques doutes quant au film lui-même :-)

Wilfried a dit…

Dites Buster, le grand air vous réussit pas, Hacker c'est nullissime. Revenez, la pollution des grandes villes vous fera du bien ;)

Merci quand même pour The Charlatans, l'album est excellent.

Buster a dit…

Lol

(de toute façon je vais pas tarder à rentrer, j'ai presque plus de gaz)

boole – à zéro :-D a dit…

Les films du moment – cinéma made in USA

[par ordre de préférence]

a) « ** » = pas mal, ou si l'on veut : plus qu'intéressants… quoique très discutables !-]

- American sniper, de Clint Eastwood
- Citizen four, de Laura Poitras
- The Smell of us, de Larry Clark
- A most violent year, de J.C. Chandor
- Blackhat (= Hacker, en français !?-], de Michael Mann

b) « * » = pas si terribles que ça (malgré les avis très informés)…
- Big eyes, de Tim Burton
- Inherent vice, de Paul Thomas Anderson
- It follows, de David Robert Mitchell

c) plutôt lamentables (ahum !-D
- Jupiter ascending, d'Andy & Lana Wachowski
- Birdman, d'Alejandro González Iñárritu

Pas vu : Foxcatcher, de Bennett Miller

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Cela dit, il faut bien reconnaître que dans la plupart des cas, les films a) – et dans une moindre mesure, ceux de la section b) – ont au moins le mérite de susciter le débat, permettant de fournir autant d'occasions à de passionnants échanges… mmh, quoique lassants à la longue !!?-D

Comme quoi, ce fut un début d'année assez mouvementé dans ce paysage-là !-DDD

(bon retour, euh, sur le plancher des vaches !-D

Buster a dit…

Merci Shilling Boole… ;-)

Bon je commente pas, je voudrais pas que les échanges deviennent lassants :-D

A bientôt.

Anonyme a dit…

Bonjour Buster, et bon voyage !

blackhat est une plongée en apnée hyper-actuelle car solidement documentée, froide, solitaire et sensuelle comme toujours chez Mann, dans un hyper-monde désensibilisé, détonant et donc effrayant. Mann poursuit son oeuvre : restituer à travers un jeu du chat et de la souris les derniers avatars du crime organisé.

La fin tourne court, mais c'est aussi la façon qu'a Mann de nous inviter à ne pas essayer de les comprendre. Désolé pour les cartésiens.

Reste un artisan minutieux et exigeant, ce qui n'est pas si fréquent, capable de nous offre un divertissement de haute volée car il croit encore que le public est exigeant lui aussi. Ce pourquoi je lui saurai toujours gré. L'un des pionniers du cinéma digital, Mann est en avance sur son temps : le numérique est sujet et image depuis les belles expérimentations dans Collateral et, dans une moindre mesure, de Miami Vice. Un sound design puissant et réparti nous fait ressentir, à chaque détonation, et sans complaisance aucune, l'impact des calibres. On s'y croirait.

Belle scène que celle du tarmac : tout juste sorti de prison, Hathaway ne peut s'empêcher de contempler l'étendue vide, jusqu'à ce que la soeur du policier chinois n'effleure son épaule. C'est l'interrupteur/trice. Le premier contact. Le courant passe sans résistance. Tout le film peut est vu au rythme des charges (du début, ces inondations de pixels, ces avalanches de bits ), décharges (numériques ou de plomb); court-circuits et coupures d'électricité.

Ludovic

Buster a dit…

Merci Ludovic, joli commentaire…

Je ne suis pas aussi mannien que vous (jusqu’à présent seuls le Solitaire et Collateral m’avaient vraiment convaincu) mais Blackhat est en effet une très belle réussite, c’est ce que j’ai vu de mieux pour l’instant en 2015 du côté américain (avec la série The Americans)…

valzeur a dit…

Hello Buster,

Bon, je fais comme vous, ce sera plus simple (on m’a posé la question plus haut, je crois) :

The smell of us = pas vu (je préfère la mort par le pal
Foxcatcher = 0,5
It follows = 3
American sniper = 0
Birdman = 1
Inherent vice = 2,5
Big eyes = pas vu (je préfère la mort tout court)
Black Hat : 3

Remarquez que je mets des demi-points pour plus de finesse (pesons les oeufs de mouches dans des toiles d’araignée comme dit quelque part Shakespeare - ou à peu près, même si là, c’est surtout des étrons d’éléphant).
Qu’est-ce que vous avez contre It Follows, d’ailleurs ?

Buster a dit…

Salut valzeur,

Bon j’ai (un peu) exagéré le tableau pour que ça fasse binaire (0, 1, 0, 1…).

Sinon It follows, pas du tout aimé, le film se réduit trop à son idée de départ, un "truc" qui se suit, qu’on suit, comme un pitch qu'on étire, mais qui ne vous poursuit pas vraiment et surtout pas longtemps une fois que c’est fini, j’ai d’ailleurs quasiment tout oublié, je me souviens que du début et de la fin (bébête) dans la piscine… par moments je pensais à Carnival of souls de Harvey, film autrement plus hanté, et je me disais qu’à côté It follows c’est quand même très con.

Anonyme a dit…

Big Eyes quelle daube ! Shaun le Mouton, un autre Burton, c'est bien meilleur ! Hahahaha !

Buster a dit…

Bêêêê...

Anonyme a dit…

Le film de Michael Mann risque de ne pas plaire aux cinéphiles trop rétifs aux codes hollywoodiens ou à la geste éthico-politique, ni aux militants qui confondent la radicalité avec le pathos de Jean-Luc Mélenchon. Son anarchisme mélancolique, lesté d’un mélange détonnant de pessimisme et d’utopie, n’a guère à voir avec certaines gesticulations anarchoïdes dans nos manifestations, ni avec les provocs de totos déjà en bière. C’est ce qui contribue à me réjouir…et qui réjouira peut-être aussi quelques autres ?

Philippe Corcuff

Anonyme a dit…

Et le film de l'année, Kommunisten ?

Dasein oder nicht Dasein a dit…

Oui.

Qui donc pourrait bien le détrôner, sérieusement ?

Jean-Marie Straub a dit…

Et on dit "Kommunisteun" pas "Kommunistène", bande d'ignares !

Buster a dit…

:-D

Anonyme a dit…

Le meilleur film de 2015, pour le moment, c'est "Souvenirs de la géhenne" de Thomas Jenkoe, retour sur un meurtre raciste commis à Grande-Synthe au début des années 2000. N'est-ce pas valzeur ?
Le film suit le parcours du tueur (de la ferme familiale au lieu du meurtre) tout en faisant entendre en voix-off (celle de Jenkoe) les déclarations du meurtrier telles qu'elles furent consignées lors de son procès.
Mais le film est plus que cela : sans être directif (comme le précise Jenkoe), au travers de témoignages d'habitants livrés "bruts" (racisme, complotisme...), il dresse sans faux-semblants le portrait problématique d'une réalité complexe.

Anonyme a dit…

"il dresse sans faux-semblants le portrait problématique d'une réalité complexe."

cool

chère loque a dit…

...sans faux-semblants le portrait problématique d'une réalité complexe...

Je ne sais pas pour le film mais cette présentation est fumeuse. On peut le voir où ?

Marcel Bigeard a dit…

Ne pas confondre géhenne et gégène, merci

Fulbert a dit…

Ca fait déjà trois semaines, vous rentrez quand Buster ?

Buster a dit…

Plus tôt que prévu, j'ai des Naruse à voir :-)

valzeur a dit…

Hello Buster,

Souvenirs de la Géhenne est un beau film plus réfléchi, plus ambigu que Maalich. Je l’ai vu hier au Cinéma du Réel - où il vient de remporter le premier prix de la compétition française. Du coup, il devrait être beaucoup plus visible que Maalich, et c’est une bonne chose.

Buster a dit…

Merci valzeur, c'est noté.

Anonyme a dit…

Alors Buster, vous n'avez pas réussi à fuir le milieu dandy de la cinéphilie ? :)

Buster a dit…

Hein?

Omar a dit…

Vous avez vu Buster, enculture c'est fini, ils ont fermé leur crachoir à numéros.. méfiez -vous que les anonymes de là-bas ne rappliquent pas ici

Anonyme a dit…

Le morceau de bravoure de cet opus restera ce moment où il est question de torture. Soudain, il n’y a plus d’image. La straubie jubile : jamais le cinéma n’aura aussi bien montré l’ « inmontrable » ! D’autres espèrent que, dans son prochain film, le cinéaste se risquera aussi à supprimer le son pour évoquer l’ « indicible ».

Adrien Gombeaud (Positif) à propos de Kommunisten

Beau Chaton a dit…

!!! BREVE !!!

Un dandy de la cinéphilie a disparu dans un crash en ballon au dessus de Chicago. Ses derniers mots d'après un témoin semble avoir été "hein?". C'est une mort digne du "crénom" baudelairien.

Anonyme a dit…

Bah alors Buster, vous êtes mort ?

Buster a dit…

Presque.

Anonyme a dit…

Manoel de Oliveira, lui, est vraiment mort ;(

Anonyme a dit…

Oliveira est mort à 106 ans.

Anonyme a dit…

Bonjour Buster, puisqu'on parle de mort (!), je pense que vous avez appris que Manoel De Oliveira, 106 printemps, vient de nous quitter. C'est ce qu'on appelle une perte pour le cinéma.
Ludovic

Buster a dit…

Ah merda…

(je rentre)

Omar a dit…

Merde, enculture n'est pas mort

è pericoloso sporgersi a dit…

les spectres non plus sont pas morts :)

Manoel a dit…

Je laisse à enculture le soin de poursuivre mes méditations. Ils ont toute ma confiance.