lundi 30 juin 2014

Limousine




"Cœur d'eau" et "Wrong scooter", extraits de l'album Siam roads, Limousine, 2014.

Et aussi: Boonghusa - Ubon train station - Yodh song - Sad sun - Mekong.

vendredi 27 juin 2014

A part ça

Vimeo vient de supprimer mon compte, sans me prévenir, sous prétexte que je ne respectais pas leurs "lignes directrices". Sur le moment je me suis dit: merde qui m'a dénoncé? Capricci (à cause du film d'Arrietta), Morain, Delorme, Dolan... Suarez (bah oui, Vimeo ils ont peut-être leur plate-forme à Monté... vidéo, ho ho)? Mais non, la formule "des violations nous ont été signalées", c'est bidon, personne n'a rien signalé, c'est eux qui ont décidé, de leur propre chef, de supprimer toutes mes vidéos parce que dans certaines on y trouvait des extraits de films (incorporés sans autorisation bien sûr). Et mielleusement de m'inviter à leur répondre dans les plus brefs délais s'il s'agissait d'une erreur (tout en précisant que "j'ai vu d'autres le faire" n'était pas une bonne excuse). En fait les suppressions de comptes c'est comme les contrôles fiscaux, ça vous tombe dessus sans crier gare, telle la vérole sur le bas clergé, et quand il s'agit comme ici de vidéos très confidentielles, à peine vues pour la plupart, le procédé a quelque chose d'un peu minable... Après, c'est sûr, je peux toujours les republier ailleurs ces vidéos, mais à quoi bon?

Under the skin, loué par toute la critique (sauf Positif et Tondu), je sais pas pourquoi, je le sens pas trop...

Sinon le meilleur et le pire de l'année 2014 à mi-parcours:

Top 10 (par ordre alphabétique):

Abus de faiblesse de Catherine Breillat
Adieu au langage de Jean-Luc Godard
- Aimer, boire et chanter d'Alain Resnais
Arrête ou je continue de Sophie Fillières
The Grand Budapest hotel de Wes Anderson
- Je ne suis pas morte de Jean-Charles Fitoussi (inédit)
- Le vent se lève de Hayao Miyazaki
- Night moves de Kelly Reichardt
- Welcome to New York d'Abel Ferrara
- Wrong cops de Quentin Dupieux

+ The Americans (saison 1), la série de Joe Weisberg

Flop 5:

- Bird people de Pascale Ferran
- Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne
- 12 years a slave de Steve McQueen
- Nymphomaniac - volume 2 de Lars von Trier
Tom à la ferme de Xavier Dolan

dimanche 22 juin 2014

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"Dark sunglasses", Chrissie Hynde, 2014. Pour fêter l'été et la musique...

vendredi 20 juin 2014

Diabolica

Après la vuvuzela (Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud), voici la diabolica, la petite trompette télescopique, initialement prévue pour supporter les Diables rouges (d'où son nom), c'est-à-dire l'équipe de Belgique (je précise pour les non initiés), mais qui peut servir pour n'importe quelle équipe, les modèles se déclinant dans toutes les couleurs... Si elle se veut une concurrente directe de la caxirola brésilienne (sorte de maracas), c'est bien à la vuvuzela et son assourdissant bourdonnement qu'elle renvoie, en moins désagréable, même si, niveau sonore, elle peut approcher les 100 dB (soit entre le bruit d'une tondeuse à gazon et celui d'un marteau-piqueur)! Bref... tout ça pour dire que j'ouvre un fil spécial "Brésil 2014" pour les amateurs de futebol (désolé les filles). Pour l'instant je n'ai pas pu voir beaucoup de matches, mais sur ce que j'ai vu, ça m'a l'air bien parti...

Les deux images les plus fortes du Mondial jusqu'à présent:

- le premier but de van Persie contre l'Espagne (plongeon et lob de la tête, waouh), but qui permet aux Pays-Bas d'égaliser, et pour l'Espagne le début du cauchemar, le début surtout de la fin (après une telle raclée il était évident que c'était fini, que l'Espagne, équipe visiblement usée, autant que son "tiki-taka", ne s'en remettrait pas, surtout face aux Chiliens - rarement vu des joueurs aussi teigneux, courant comme des dératés pendant 90 minutes, pas sûr d'ailleurs qu'ils tiennent comme ça, physiquement, tous leurs matches).

- la première des parades d'Ochoa, le gardien mexicain (et de l'équipe d'Ajaccio), peut-être le meilleur gardien du monde sur sa ligne (le PSG en sait quelque chose: ), qui a été phénoménal contre le Brésil (en même temps il porte le n°13), notamment lorsqu'il repousse la tête de Neymar (une tête idéalement placée au ras du poteau), remake de ce qu'avait fait Gordon Banks, le grand gardien anglais, lors de la Coupe du monde 1970 au Mexique, quand lui aussi avait détourné, au prix d'une incroyable détente, le coup de tête de Pelé, alors que tout le monde, Pelé le premier, voyait le ballon déjà au fond des filets - cette parade de Banks est d'ailleurs depuis considérée comme l'arrêt du siècle (ce qu'on peut dire aussi de celle d'Ochoa, du moins pour le moment, vu qu'on a changé de siècle, ha ha).

A suivre (dans les commentaires)...

[ajout du 27-06-14: autres images fortes de la première phase: le but de Valbuena lors du récital offensif des Bleus contre la Suisse: tout part d’un corner suisse renvoyé par Giroud, récupération de Benzema qui met en retrait à Varane, lequel ouvre sur la gauche pour Giroud qui s’échappe et centre au second poteau pour Valbuena: construction parfaite, quasi géométrique, un modèle de contre-attaque; les buts décisifs de Messi contre l’Iran et le Nigeria; le penalty miraculeux accordé à la Grèce et qui élimine la Côte d’Ivoire dans les dernières secondes des arrêts de jeu; et rayon faits divers, la morsure de Suarez sur l’Italien Chiellini...]

[ajout du 03-07-14: quelques images des huitièmes de finale: le tir du Chilien Pinilla sur la barre qui a failli éliminer le Brésil à la dernière minute des prolongations; le premier des deux buts de James qui qualifient la Colombie au dépens de l’Uruguay; un nouveau penalty miraculeux obtenu cette fois par les Pays-Bas, via Robben, à la fin du temps additionnel contre le Mexique; les sorties hors de sa surface de Neuer, le gardien-libéro allemand, face aux attaquants algériens; les deux dernières minutes des prolongations entre l’Argentine et la Suisse avec le but de Di Maria (merci Messi) pour l’Argentine et juste après la tête sur le poteau du Suisse Dzemaili (merci pape François); et toutes ces parades de gardiens: Julio César, Claudio Bravo, Ochoa, Navas, Enyeama, Rais, Howard...]

[ajout du 14-07-14: des quarts de finale je retiendrai le but (sur coup franc) du Brésilien David Luiz contre la Colombie, la blessure de Neymar à la fin de ce match, ainsi que le coup de poker de Van Gaal lors de Pays Bas-Costa Rica, faisant entrer son gardien remplaçant pour la séance des tirs au but; des demi-finales je retiendrai évidemment l'ahurissante victoire (7-1) de l'Allemagne sur le Brésil, avec pas moins de 4 buts en 6 minutes!; quant à la finale Allemagne-Argentine, longtemps indécise, ce qui restera c'est bien sûr le but (splendide), le seul du match, inscrit par l'Allemand Götze lors des prolongations]

PS. Je rassure les non footeux, le blog continue par ailleurs, même si c'est pas trop la joie en ce moment côté cinéma (l'occasion peut-être de parler de Jean-Paul Fargier, un des mes critiques préférés).

dimanche 8 juin 2014

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"Mon camarade", Léo Ferré, 1958. [via guillaume bergonzi]


Paroles de Jean-Roger Caussimon. Musique de Léo Ferré. Les grenouilles ont des p'tits points d'or. Dans les yeux, tu l'savais?... Tu dors? Magique.

Note aux insomniaques. Les techniques mises au point par Ravel, grand insomniaque lui aussi, pour trouver le sommeil (en fait, des techniques imaginées par Echenoz dans son livre sur Ravel... et qui ne marchent pas):

Technique n°1:  inventer une histoire et l'organiser, la mettre en scène par le détail, le plus méticuleusement possible, en prenant soin d'aménager tout les dispositifs propices à sa croissance. Imaginer des personnages sans s'oublier comme acteur principal, construire des décors, disposer des lumières, envisager des sons. Entrez maintenant dans ce scénario et développez-le, contrôlez-le méthodiquement jusqu'à ce que la situation s'inverse et qu'acquérant une vie autonome il s'empare de vous, finissant par vous fabriquer comme vous l'avez vous-même conçu. C'est ainsi, dans le meilleur des cas, que cette histoire profite de ce qui lui est proposé, prend son indépendance et se développe selon ses lois propres pour devenir un rêve à part entière, et qui dit rêve dit sommeil et c'est parti.
Objection: tout cela est bien joli mais c'est fort mal connaître le sommeil qu'imaginer qu'on va le voir venir. On peut à la rigueur le sentir qui s'installe, mais on ne le voit pas plus qu'on regarde le soleil en face. C'est lui qui va s'emparer de vous par derrière ou dans un angle mort. Car on n'aborde pas le sommeil en sentinelle, la main en visière, surveillant le surgissement de visions hypnagogiques - damiers, spirales, constellations - qui d'ordinaire vous informent de son arrivée. Et les recherche-t-on, ces visions, tâche-t-on de les provoquer qu'elles se défilent, se dérobent, se refusent, attendent qu'on ait renoncé à elles pour décider d'attaquer. Ou pas. Bref.
[...]
Technique n°2: tout en se retournant dans son lit pendant des heures, chercher la meilleure position, l'adaptation idéale de l'organisme nommé Ravel au meuble nommé lit de Ravel, la respiration la plus régulière, la pose parfaite de la tête sur l'oreiller, l'état qui fait se fondre puis se confondre le corps avec sa couche, cette fusion pouvant ouvrir une des portes du sommeil. Dès lors Ravel n'a plus qu'à attendre que celui-ci vienne s'emparer de lui, guettant son arrivée comme celle d'un invité.
Objection: d'une part, on l'a vu, c'est cette attente même, cette position de guetteur et l'attention qu'elle mobilise - même s'il s'efforce de l'ignorer - qui risquent de l'empêcher de dormir. D'autre part, une fois cette position trouvée, l'engourdissement encourageant qui s'ensuit et qui laisse miroiter le sommeil tombe fréquemment en panne, un petit court-circuit ou faux contact peut s'établir on ne sait où et tout est à recommencer. Pire encore, tout est à refaire en repartant de plus bas qu'on était parti, c'est décourageant, Ravel allume sa lampe de chevet puis une cigarette, tousse avant de l'écraser pour aussitôt en allumer une autre et ça n'en finit pas.
[...]
Technique n°3: s'imposer une énumération. Se remémorer par exemple tous les lits dans lesquels il a dormi depuis l'enfance. La tâche est importante, cela peut prendre du temps, il trouve chaque fois de nouveaux lits dans sa mémoire, cela prend tellement de temps que c'en devient ennuyeux - il peut compter sur cette ennui comme facteur soporifique.
Objection: cet ennui peut aussi maintenir Ravel à l'état de veille, l'amener à se poser des questions imprévues, ce qui le maintient en alerte. Puis il arrive aussi qu'il négocie mal, qu'une torpeur parfois s'installe à laquelle il faudra céder, mais à laquelle justement il ne cède pas. Son désir de dormir est si fort qu'il observe trop nerveusement la survenue de la somnolence, même s'il peut la sentir imminente: cette attention clinique empêche celle-ci de venir quand elle était presque là, et tout est à recommencer. C'est qu'on ne peut pas faire tout en même temps, n'est-ce pas, c'est toujours la même chose, on ne peut pas s'endormir en surveillant le sommeil.
[...]
Technique n°4: Bromure de potassium, Laudanum, Véronal, Nembutal, Prominal, Soneryl et autres barbituriques.
Objection: après avoir rendu bien des services, les produits hypnotiques lui sont maintenant de bien peu d'aide, ils ne font en vérité plus grand chose. Ravel finit quand même par s'assoupir un peu quand les premières lueurs du jour s'installent. Cependant ce répit n'est qu'un mauvais sommeil, troublé par des rêves hostiles qui ne lui laissent aucun repos: Ravel doit affronter des monstres ou, pire encore, les fuir. Et c'est au plus mauvais moment de ces combats qu'il s'éveille en sursaut, rompu, chaque fois plus fatigué que la veille au soir, même plus de mauvaise humeur, même plus d'humeur. (Jean Echenoz, Ravel, Les Editions de Minuit - forcément - 2006)

Et le Somnidor, la machine contre l'insomnie, il existe encore?

jeudi 5 juin 2014

The High Llamas


Sean O'Hagan (le "grand lama")


Quand on parle des High Llamas, il est impossible de ne pas évoquer Brian Wilson et les Beach Boys, inépuisable source d'inspiration pour Sean O'Hagan. Mais ce n'est pas la seule, il y a aussi Steely Dan, Burt Bacharach, l'easy listening, la musique brésilienne (tropicalia), Bach, Debussy, Ravel...

Best of The High Llamas: (par ordre alphabétique)

- Apricots, Santa Barbara
- Bach Ze, Snowbug
- Berry Adams, Talahomi way
- Checking in, checking out, Gideon gaye
- C'mon let's go, High Llamas (Sean O'Hagan)
- Cropduster, Retrospective rarities & instrumentals
- The Dutchman, Gideon gaye
- Fly baby, fly, Talahomi way
- Frankly, Mr Shankly, The Smiths is dead (Various artists)
- Get into the Galley shop, Buzzle bee
- Glide time, Cold and bouncy

- The goat (instrumental) / The goat looks on / The goat strings (trois variations sur Let's go away for awhile des Beach Boys - "The goat" c'est bien sûr un clin d'œil à la pochette de Pet sounds), Gideon gaye
- Hoops hooley, Snowbug
- Ill-fitting suits, Hawaii
- Instrumental suits, Hawaii
- Leaf and lime, Beet maize & corn
- Literature is fluff, Hawaii
- Nomads, Hawaii
- The old spring town, Can cladders
- Put yourself downSanta Barbara
- Rollin', Can cladders
- Sparkle up, Hawaii
- The sun beats down, Cold and bouncy

- Talahomi way, Talahomi way
- Theatreland, Hawaii
- Two green chairs, The men from O.R.G.A.N. (Various artists)
- Up in the hills, Gideon gaye
- The Walworth river, Beet maize & corn
- Winter's day, Can cladders




"Homespin rerun" (remix Cornelius), Lollo Rosso, The High Llamas, 1998.

Hawaii: l'album le plus "beachboysien" des High Llamas, on peut même dire pet smilien (c'est le banjo de Cabin essence qu'on y entend), où l'obsession de Sean O'Hagan pour les motifs de Brian Wilson crée une sorte de ruban mélodique absolument fascinant (les 20 premières minutes de l'album sont prodigieuses).

dimanche 1 juin 2014

Abstractions


















Abstractions (2003). Le seul album publié par Europa 51, projet créé par Andy Ramsay, Simon Johns (deux membres de Stereolab) et le compositeur Steve Russell, accompagnés, entre autres, de Dominic Jeffery (Stereolab et Imitation Electric Piano), Marcus Haldoway et John Bennett (The High Llamas).  


Radio rodeo - Europa 51 - Realism of the illusion - Voyeurism - Four steps in the sun - Golden age of gameshows - Free range corona - The society for the prevention of new music - Folkmaster flex.