samedi 1 mars 2014

Wild Beasts (2)

Bon ça y est, Present tense est sorti, et déjà je l'écoute en boucle... Quelle merveille! Plus dense, plus mate, plus pur encore que Two dancers et Smother, sans pour autant perdre de son pouvoir émotionnel, grâce non seulement aux voix extraordinaires, extraordinairement complémentaires, de Thorpe et Fleming (je n'insiste pas), mais aussi à cette espèce de beauté sereine, aérienne autant que mélancolique, qui s'en dégage. La synthpop (on pourrait dire sainte pop) à son sommet:

Wanderlust - Nature boy - Mecca - Sweet spot - Daughters - Pregnant pause - A simple beautiful truth - A dog's life - Past perfect - New life - Palace.

Très beau aussi, Close to the glass, le nouvel album de The Notwist, même si je le trouve inférieur à Neon golden. Ma sélection: Close to the glass - Kong - Into another tune - Steppin' in - Lineri - They follow me.

Post-scriptum:



"Coming of age" [vidéo: Vern Moen & Zach Rockwood], Foster The People, 2014.


Et enfin: I see you de The Horrors.

26 commentaires:

Mars Attack a dit…

The Horrors? Quelle horreur!

Buster a dit…

A cause du plagiat?

C’est vrai que l’intro de I see you pompe allègrement celle de Baba O’Riley des Who, mais aujourd’hui entre les références, les influences et les plagiats, assumés ou non, on ne sait plus trop... si The Horrors sont d’horribles plagiaires, leur musique, elle, est diablement efficace.

Buster a dit…

Baba O'Riley des Who.

Mars Attack a dit…

Oui gros plagiat.. Joy Division, Psychedelic Furs, Can, The Cure, etc, c'est efficace mais c'est du réchauffé.

Par contre Wild Beasts, je suis d'accord, c'est magnifique

Anonyme a dit…

A propos d'horreur, avez-vous vu le dernier Wes Anderson? Difficile de faire pire. Je vous conseille le texte impeccable de Momcilovic sur Chronic'art, le seul apparemment à ne pas avoir été dupé par cette horrible pâtisserie qu'est The Grand Budapest Hotel

max a dit…

Sur Notwist tout à fait d'accord. Neon golden reste leur meilleur album. Une merveille ! ;)

pas encore écouté le dernier Wild beasts

Buster a dit…

Ah Neon golden...

Et Consequence pour finir, sublime!

Buster a dit…

Hé l'anonyme (celui de 15:37), vous déconnez ou quoi? TGBH est un film prodigieux, en termes d’invention, de rythme, d'émotion, d'humour, que sais-je encore... Dans sa critique Momcilovic ne fait que répéter la même chose, cinéma d’embaumeur, momifié... (momie est répété quatre ou cinq fois, des fois qu’on ait pas compris), à partir d’exemples triés et interprétés à sa sauce… Il n’aime pas le cinéma de Wes Anderson (de toute façon à Chronic’art il n’y avait que Malausa pour le défendre), c’est son droit, on peut être imperméable à l’univers d’un artiste, mais bon, il faut arrêter de nous présenter toujours Wes Anderson comme le petit garçon et ses marottes, qui fait joujou avec ses maisons de poupées, dont les films ne disent pas grand-chose et sentent de plus en plus le renfermé, le moisi, la mort… il serait peut-être temps de commencer à vraiment les REGARDER ses films. Enfin bref... (j'en reparlerai plus tard)

Stéphane Berné a dit…

Et l'oscar du pire film de 2013 revient à :

http://oscarscesars.blog.lemonde.fr/2014/03/03/les-grands-perdants-alternatifs-de-lannee-sont/

Anonyme a dit…

Il faut avoir gardé son âme d'enfant pour aimer le cinéma de Wes Anderson.

Bellinger21 a dit…

Très d'accord, TGBH c'est l'un des plus beaux Anderson. Momcilovic, ceci étant dit, n'a pas tort, c'est mortifère... si on considère James L. Brooks une momie, si l'on considère que se détacher des petits sentiments propres à un certain âge pour se rapprocher d'une recherche de perfection narrative (ici, l'émotion ne vient plus de la possibilité de se retrouver dans ses personnages, mais de la narration elle même, de sa vitesse à toute allure, insaisissable). Cette froideur de papier peint humide fait écran pour certains (et c'est assez logique, j'avoue) et empêche de voir l'humanité qui se cache dans le récit. Chez Brooks, la vivacité se travaille à l'intérieur même de la scène, chez Anderson, moins doué, celles-là sont plus plates, sèches, et c'est leur déroulement et succession qui crée la vérité, la vie du film.

Buster a dit…

Hé hé... les razzies pour After earth c'était prévisible (je l'évoquais d'ailleurs dans mon billet). Ca me fait penser qu'il faut que je supprime de ma liste d'amis tous ceux qui me soutiennent que 12 years a slave est un plus beau film qu'After earth :-)

S'il faut avoir gardé son âme d'enfant pour aimer le cinéma de Wes Anderson? Oui, j'espère, enfin je ne sais pas, ce qui est sûr c'est qu'il ne faut pas être trop vieux dans sa tête.

Merci Bellinger, votre analyse est intéressante...
Mortifère et momifié, ce n'est pas pareil. La mort est bien sûr présente dans TGBH, c'est le sujet même du film (la décomposition d'un monde), Zweig, je crois, parlait de pestilence, mais ça n'a rien à voir avec l'embaumement et la momification. Momcilovic (j'allais écrire Momicilovic), que j'aime bien par ailleurs, laisse trop paraître son dégoût du cinéma de Wes Anderson. Pour le coup, ce qu'il dit n'est pas sérieux. Ecrire que le film pue la mort et que c'est pour ça qu'Anderson recourt au parfum, comme pour masquer le côté putréfié de son cinéma (je résume), c'est n'importe quoi (je ne l'aurais même pas dit du dernier Serra, un film pour moi raté mais pas détestable).

Anonyme a dit…

Et ceux qui soutiennent que " Les garçons et Guillaume, à table !" est un plus beau film que "The Grand Budapest Hotel" vous les supprimez aussi de votre liste d'amis ?

Buster a dit…

Ceux-là je les supprime tout court... couic!

Bellinger21 a dit…

Oui mais il ne faut pas aller trop loin, cette pestilence du récit emboité je le trouve plutôt dans Rivette (Céline et Julie, si vous voyez ce que je veux dire), alors que dans WA c'est justement une dématérialisation poudrée (comme dirait Skorecki), oui, d'enfant. Pour un enfant l'espace (le film / le terrain de jeux) se transforme très facilement en temps (le temps du bonheur, de l'évasion), ce qui rend cette espace éphémère et, par définition, tendant à la mort, à la disparition. D'où cette nostalgie face à l'objet qui coule entre nos doigts. D'où cette beauté embaumée.

Buster a dit…

Pas sûr d'être d'accord ou d'avoir bien compris... J'essaiera de répondre lors d'un autre billet, consacré cette fois au film. Ce soir ou plutôt demain.

Anonyme a dit…

Plutôt d'accord avec Jérôme Momcilovic, le film est très brillant mais ça tourne à vide, il en ressort pas grand chose.

Buster a dit…

Non non non et non. Le film tourne à plein régime mais pas du tout à vide. (et puis merde, comme dit M. Gustave)

Fred de Sky a dit…

Sinon, côté actu, y'a le clash Booba/Kaaris...

Buster a dit…

2 kons.

Anonyme a dit…

Et dire qu'au départ il était question de musique... qui est censée adoucir les moeurs.
Voici un petit titre très sympa qui vous mettra je l'espère un peu de baume au coeur...
https://www.youtube.com/watch?v=7l74d1fmZbw
Connu mais très bon pour le moral.

Sinon, le dernier W. Anderson c'est vraiment un truc de momie... Alors qu'on aurait pu aller voir Le Vent se lève une troisième fois...

Ludovic

Buster a dit…

Allons bon, vous aussi… Le Miyazaki est un très beau film, mais sur lequel je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus que ce qui a déjà été dit un peu partout, le film se suffit presque à lui-même… Le Wes Anderson c’est différent, j’ai l’impression qu’il n’est pas vu comme il devrait l’être, même par ceux qui l’apprécient... Parler de momie et d’embaumement, dans un sens évidemment péjoratif (rien à voir avec le complexe de la momie cher à Bazin), est pour moi un contresens. La mélancolie (parce que le film est profondément mélancolique) ce n’est pas embellir la mort, ou la maquiller pour lui conférer un semblant de vie, c’est tout le contraire, c’est voir en même temps la beauté et la mort, voir déjà la mort dans la beauté…

Ok, dès que je rentre, j'écris mon texte.

Anonyme a dit…

Justement, l'embaumement c'est peut-être un remède à la mélancolie.

Buster a dit…

Y'a pas de remède à la mélancolie.

Kader Embart a dit…

Bien sûr que si !

Remède à la mélancolie :
http://static.mensup.fr/article/grande/38851-nouvelle-vodka-zubrowka.jpg

(clin d'oeil à Grand Budapest Hotel)

Buster a dit…

Ha ha ha...

Merci Kader, mais ce n'est qu'un pis-aller, on ne guérit pas de la mélancolie.
Cela dit la zubrowka est une excellente vodka avec son odeur d'herbe, d'herbe aux bisons (j'ai dit bisons, pas zombies)

bisons = wild beasts, voilà la boucle est bouclée :-)