samedi 15 mars 2014

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De l'art de (bien?) casser les noix.

Principe du marteau-pilon. C'est la force de la vapeur qui, agissant sur le piston, soulève le marteau par la tige. En laissant la vapeur s'échapper, l'ensemble piston+marteau retombe et frappe la pièce avec une grande force. Le mouvement du marteau-pilon de 100 tonnes est très précis: un forgeron expérimenté pouvait fermer une bouteille avec un bouchon de liège sans la briser ou encore casser la coque d'une noix en laissant le fruit intact! (source Wikipédia)

"Casser une noix n'a vraiment rien d'un art, aussi personne n'osera rameuter un public pour casser des noix sous ses yeux afin de le distraire. Mais si quelqu'un le fait néanmoins, et qu'il parvienne à ses fins, alors c'est qu'il ne s'agit pas simplement de casser des noix. Ou bien il s'agit en effet de cela, mais nous nous apercevons que nous n'avions pas su voir qu'il s'agissait d'un art, à force de le posséder trop bien, et qu'il fallait que ce nouveau casseur de noix survienne pour nous en révéler la vraie nature - l'effet produit étant peut-être même alors plus grand si l'artiste casse un peu moins bien les noix que la majorité d'entre nous." (Franz Kafka, "Joséphine cantatrice ou le peuple des souris", 1924)

"La pièce de devant (il s'agit du bungalow de Buster Keaton, gagman à la MGM) est entièrement dédiée aux arts mécaniques. Sur de grandes tables s'érigent d'impressionnantes constructions en Mécano. Buster est un grand spécialiste du Mécano. C'est son violon d'Ingres. Il voulut bien me faire lui-même les honneurs de sa grande machine infernale à casser les noix. La machine posée sur une table doit bien avoir un yard de haut. Elle est d'aspect compliqué. Voici comment elle fonctionne: une grue se met en mouvement et s'en vient choisir, dans un sac de jute, une belle noix. La noix est hissée jusqu'à une glissière et lâchée par la grue; elle descend alors et, par une série de méandres de "petit a" à "grand A", puis de "petit b" à "grand B", elle parvient jusqu'à une benne. La benne la transporte alors de C en C', jusqu'à un transbordeur. De là, après un mouvement de va-et-vient qui doit avoir pour effet de l'amollir, la noix traverse plusieurs canaux et plans inclinés, puis, subitement portée à la verticale, elle aboutit à une plate-forme élevée où elle descendra progressivement pour arriver, en fin de compte, jusqu'à une sorte de marteau-pilon en forme de maillet qui, à point nommé, se lève, s'abat et... manque la noix. Il n'y a plus qu'à recommencer." (Henriette Nizan, "Portrait de Buster Keaton", Le Magasin du spectacle, n°4, août 1946, cité par Jean-Patrick Lebel, in Buster Keaton, Ed. Universitaires, 1964)

PS. Très beau, très attachant, le dernier Metronomy, avec sa petite boîte à rythmes...

48 commentaires:

Anonyme a dit…

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, Love Letters de Metronomy
décidément vous aimez bien les miniatures vintage Buster ;)

Buster a dit…

Je n'avais pas fait le rapprochement, même si Wes Anderson et Joseph Mount vivent tous les deux à Paris :-)

(je sors du Jarmush, quelle purge!)

spirou a dit…

oserais-je dire que le jarmush vous a brisé les noix?

Buster a dit…

Oui un peu, hormis quelques beaux plans éparpillés ici et là, les guitares électriques et la BO, c’est quand même assez horrible, du cinéma gourmé, plein de morgue, trop morbide, trop littéraire, surtout pour nous asséner de tels clichés sur l’état du monde aujourd’hui.

§ a dit…

Tiens, me voilà en complet désaccord avec vous ! C'est rare.
J'aime beaucoup le Jarmusch sur lequel vous oubliez de dire une chose que ses détracteurs semblent ne pas avoir éprouvée : le film est très drôle.
"Trop morbide" : vous oubliez que c'est un film de vampires... Et puis il y a de grands films morbides. "Plein de morgue" : vous semblez considérer, comme beaucoup, qu'il n'y a aucune distance entre Jarmusch et ses personnages, alors qu'il ne cesse de prendre à défaut cette "morgue" d'Adam, comme une façon de se moquer de ses propres excès. "Trop littéraire" ? Allons, allons, c'est un reproche indigne de vous...

Anonyme a dit…

Parce que vous trouvez que The Grand Budapest Hotel ce n'est pas du cinéma gourmé, plein de morgue et trop morbide ?

Buster a dit…

Salut §,

Disons déjà que je n’aime pas beaucoup les films de vampires... Très peu m’ont vraiment touché (j’écarte évidemment le Nosferatu de Murnau), je ne suis pas très sensible à la figure même du vampire, que ce soit dans son cadre naturel (je n’aime pas le gothique) ou transposé dans le contemporain (seul exception le film de Carpenter). La drôlerie ici, je ne l’ai pas tellement ressentie, mis à part quelques répliques ("Tu as bu Ian?"…) ou encore le tout dernier plan. Bien sûr qu’il y a une distance entre Jarmush et le personnage d’Adam (enfin j’espère) mais c’est justement cette insistance à faire de ce dernier une caricature de dandy décadent et dégoûté de tout ce qui l’entoure qui pour moi plombe le film, idem des dialogues où l’on sent l’ironie, plus que l’humour, mais de façon trop systématiquement affectée, avec ses références et son latin (c’est pour ça que je dis "littéraire")… Et puis il y a le personnage de la vampirette, la soeur d’Eve, censé apporter un vrai contrechamp, vivant et comique, au film, mais qui est assez insupportable (pauvre Mia) et surtout complètement anecdotique, au point qu’on se demande s’il n’a pas été réduit au montage, ce qui du coup enferme davantage le film dans sa morbidité (c’est l’excès de morbidité qui me gêne, pas la morbidité en soi). Cela dit il y a quand même quelques belles choses dans ce film, notamment le rapport à la musique, qui se révèle la seule "ouverture" possible (la scène avec la chanteuse libanaise), mais que Jarmush hélas se refuse d’exploiter… Reste alors la collection de guitares, une jolie BO, Detroit détruit (artistiquement) et les scènes d’extase quand les vampires se délectent d’un succulent… O négatif!

Anonyme > Bah non.

Anonyme a dit…

Anderson et jarmùsh c'est pareil, c'est du cinéma empaillé, momifié ,pas une once de vie, un truc de dandy replié sur lui-même, comment peut-on s'interésser à ce genre de choses

Buster a dit…

Je comprends votre déception, vous auriez sûrement préféré qu'on parle de Monuments men...

Buster a dit…

Tiens, pourquoi j'écris Jarmush? c'est pas de la bouillie en pot. Jarmusch bien sûr!

§ a dit…


Moi j'adore les vampires, les momies, les dandys, les repliés sur eux-mêmes. Le cinéma est leur refuge, son histoire en est peuplée.
http://www.youtube.com/watch?v=B5hcNJLQcx0


Buster a dit…

En fait c'est surtout le côté "romantisme noir" qui souvent accompagne le film de vampire que je n'aime pas trop. En revanche j'aime assez quand il se dégage d'un film ou d'un personnage une dimension vampirique un peu latente, qu'on devine plus qu'on ne voit.
Sinon merci pour Stella que je ne connaissais pas, le clip est ravi-sang ;-)

Jérôme Bellinger a dit…

Je suis d'accord avec §. D'ailleurs le film de Jarmusch ne fait pas un état du monde (il montre une ville fantomatique, ce n'est pas pareil) – la seule métaphore est celle, très juste, de l'artiste comme non-mort, caché, dans l'obscurité, souterrain. Je suis sensible à ça. Et je suis sensible à un film qui montre des gens beaux avec de beaux objets. Avant on aimait le cinéma pour ça. On aimait voir les yeux d'une actrice, la coiffure d'un acteur.
Merci beaucoup sinon de la découverte des Pale Fountains, c'est excellent.

Buster a dit…

Vous avez raison, "état du monde" n'est pas très heureux comme formule, j'ai écrit ça un peu rapidement, je voulais parler de la vision mélancolique du personnage sur le monde moderne, qui assimile les "humains" à des zombies. Ce que je reproche au film c'est de rester dans une forme de ressassement, où rien ne vient contester cette vision spleenesque du monde (le personnage de la soeur est insignifiant), ce qui fait que le film s'enlise dans un esthétisme de musée... Si Jarmusch se moque d'Adam il s'en moque quand même gentiment, sans lui donner vraiment tort. La distance entre les deux n'est pas si grande finalement.

Lucie a dit…

C'est bizarre, j'étais persuadée que vous alliez aimer le film de Jarmusch.

Ce film, moi je le trouve très beau, très classe. Mais je suis d'accord avec vous : le personnage de la soeur est assez pénible. Il aurait fallu le supprimer, pas seulement le réduire, au montage !

Buster a dit…

Le plus triste c’est que moi aussi je me disais que ce film j’allais l’aimer, c’est qu’il avait tout pour me plaire… Jarmusch, le dandysme, la mélancolie, la musique, les livres… même une mauvaise critique dans les Cahiers :-) Les ingrédients étaient là, mais bon, la magie n’a pas opéré.

Cela dit le film n’est pas sans beauté (c’est pas comme le Gonzalez), je le reverrai donc… mais plus tard, quand je l’aurai en partie oublié.

Buster a dit…

PS. La soeur, il aurait fallu en effet la supprimer. Parce que hein, quand même, quand on vous démolit une Gibson Les Paul (année 59?), c'est pas avec sa valise qu'on repart, mais dedans, coupé en petits morceaux! :-D

Lucie a dit…

Mamma Mia !

Buster a dit…

:-D

Anonyme a dit…

Jim Jarmusch et Wes Anderson: deux beaux cinéastes à la noix!

Geeke a dit…

ça vaut ce que ça vaut moi je suis d'accord avec vous, j'ai déjà presque oublié le film qui n'est qu'une suite de petits effets désœuvrés pour sembler raconter quelque chose (faut pas se forcer, mec), et de clins d'œil cultureux fantaisistes pour les cuistres, et si peu inspiré dans sa mise en scène qu'il m'a surtout confirmé combien Jarmusch a toujours été un cinéaste assez moyen.

Buster a dit…

Je me demande si ce n'est pas le Jarmusch aux petites histoires plus ou moins intriquées qui m'intéresse davantage, comme dans Stranger than paradise, Mystery train ou Coffee and cigarettes... Dès qu'il s'agit d'installer une certaine durée, qui participe comme ici de l'envoûtement, ça ne fonctionne pas trop, à ce niveau je préfère presque le Jarmusch musicien (Sqürl).

Anonyme a dit…

Buster, si ça vous intéresse, Borges et ses lobby boys sont en train de plancher sur le cas Wes Anderson ;)

§ a dit…

Mais tous les films de Jarmusch sont faits de petites histoires imbriquées. C'est peut-être l'une de ses limites, d'ailleurs. Stanger Than Paradise comme Down By Law me semblent surfaits. Mystery Train, Ghost Dog et Dead Man sont très beaux, mais mon préféré est Permanent Vacation.

Cinéaste moyen ? Je ne crois pas non plus que ce soit un immense cinéaste, mais il n'y a plus de grands cinéastes ! Sa façon d'être "petit" me touche : il fait des films uniquement nourris de ceux et de ce qu'il aime. Je préfère nettement ça aux cinéastes "ambitieux" qui pètent plus haut que leur cul avec leurs "grands sujets" : Von Trier, Kechiche, Sokourov, Tarantino, Bela Tarr, Dumont, Haneke... Pour citer quelques faux génies qui sont la honte de notre époque.

§ a dit…

Mon précédent message me donne l'idée d'une liste : qui sont pour vous les dix plus grands cinéastes vivants ? On y joue ?

Buster a dit…

Permanent vacation, je ne pense pas l’avoir vu… quant aux petites histoires imbriquées, disons alors que je préfère quand les histoires conservent malgré tout une certaine autonomie, comme une suite de courts-métrages, ça donne plus de densité au récit et à la mise en scène, tout en restant dans un genre très mineur… enfin je dis peut-être n’importe quoi :-)

Les 10 plus grands cinéastes vivants? Faut que je réfléchisse... On retient ceux qu’on considère comme les plus grands, relativement à leur oeuvre, même si leurs derniers films sont moins emballants, ou les cinéastes que l’on estime aujourd’hui comme les meilleurs? Dans tous les cas il faut je pense un minimum de films à leur actif… huit? pour pouvoir y inclure Wes Anderson :-)

Sinon merci anonyme de 20h52, on va suivre ça de près... sauf que si nos amis les Spectres comptent explorer tout ce qu’on peut trouver chez Wes Anderson, ils sont pas couchés les pauvres, ça va les occuper jusqu’à l’été… Borges il tiendra pas :-)

§ a dit…

J'ai exclus des cinéastes qui me sont très chers mais qui ne tournent presque plus ou dont les derniers films m'ont déçu, et dont il me semble en tous cas que les grands films sont derrière eux (tout en espérant bien sûr me tromper) : Jacques Rozier, Monte Hellman, Jean-Marie Straub, Nanni Morreti, Jacques Rivette, Adolpho Arrietta, Victor Erice, John Carpenter... Et j'ai privilégié des cinéastes aujourd'hui plus actifs et surprenants, dont j'attends encore de grandes choses. J'en ai gardé 12 plutôt que 10.

Du plus vieux au plus jeune :

Manoel de Oliveira
Jean-Luc Godard
Luc Moullet
Jerzy Skolimowski
Francis Ford Coppola
Marco Bellocchio
David Cronenberg
Philippe Garrel
Gus Van Sant
Aki Kaurismaki
Todd Haynes
Wes Anderson

Buster a dit…

Hum… nos listes sont très proches. Par ordre alphabétique:

Wes Anderson, Coppola, Cronenberg, Godard, Hong Sang-soo, Kaurismäki, Moretti, Moullet, Oliveira, Shyamalan, Spielberg, Van Sant.

Buster a dit…

J'ai écarté les cinéastes qui n'ont pas réalisé beaucoup de films, comme par exemple James L. Brooks ou Whit Stillman.

§ a dit…

Oui, nous en avons 8 en commun ! Ça aurait été la même chose si je m'étais arrêté à 10, mais j'avais envie d'ajouter Todd Haynes et Bellocchio.
L'oeuvre de Moretti est plus importante pour moi que celle de Bellocchio, mais en même temps aujourd'hui je suis plus surpris par le second, et j'en attends plus.
Je ne suis pas très spielbergien, même si j'aime beaucoup certains de ses films. Le dernier de lui que j'ai vu c'est Munich... (que je n'aime pas du tout). De façon générale, je préfère Carpenter, ou De Palma, ou même Romero, et même Joe Dante !
Le dernier Shyamalan que j'ai vu c'est Phénomènes, que j'aime beaucoup. Mais je ne sais pas si c'est un grand cinéaste. C'est quelque chose comme le Jack Arnold d'aujourd'hui, ce qui est plutôt un compliment.
Je me disais qu'il me manquait un asiatique : Hong Sang-soo, vous avez sûrement raison. Mais je connais trop mal.

§ a dit…

Il y a seulement cinq ans, nous aurions été plus embarrassés : depuis sont morts Rohmer, Chabrol, Ruiz, Resnais, Oshima...

Buster a dit…

Spielberg, je n’aime pas tous ses films, loin s’en faut, mais sur la dernière décennie il a quand même réalisé des oeuvres majeures comme AI, Minority report, Arrête-moi si tu peux, la Guerre des mondes, Lincoln (même Cheval de guerre est très beau)… Shyamalan c’est un peu par provocation puisque tout le monde le considère comme perdu, mais je l’aime beaucoup.
Rohmer et Ruiz c’est sûr auraient fait partie du Top 10.

Anonyme a dit…

Lynch !!

Anonyme a dit…

Et les dix plus grands critiques de cinéma vivants?

Buster a dit…

Dix... ça fait beaucoup!

Fantasio a dit…

Beaucoup compare e film d'Anderson(très mauvais) avec celui de Jarmuch, mais c'est surtout avbec le film de Myazaki, qu'il faudrait le comparer : on verrait la différence entre ce qui relève du vernis culturel (Zweig) chez Anderson , et ce qui constitue un vrai questionenment sur l’Histoire et la Littérature chez Myazaki.

Buster a dit…

Fantasio, vous êtes le copain de Spirou? Bien vu le clin d’oeil, Spirou évidemment à cause de son costume de groom, mais aussi Fantasio qui à l’origine (c’est moins connu) avait l’allure d’un dandy ;-)

Sinon comparer TGBH et Le vent se lève serait en effet intéressant, quant à la question de la sublimation, quant à l’image du fascisme, le destin tragique de l’être aimé (grippe prussienne vs. tuberculose), la mélancolie… sans arriver évidemment aux mêmes conclusions que vous, ne serait-ce déjà parce que le regard que porte Wes Anderson sur cette période de l’Histoire relève du pur fantasme, là où chez Miyazaki c’est davantage introspectif (Miyazaki est un enfant de la guerre, né un an avant Pearl Harbor...)

Anonyme a dit…

Bonjour Buster,

Avez-vous vu Monuments Men, moins mauvais qu'on ne le dit ? Un peu trop triomphant, long et léger, ok, mais peu de films aujourd'hui tentent le "grand" message humaniste. Dans quel film peut-on entendre des personnages dire qu'une oeuvre d'art vaut la vie d'un homme ?

Sinon ce dimanche je vais voir Her, de Spike Jonze, love story entre un homme (J. Phoenix) et l'assistante virtuelle de son smartphone. Jonze s'en était plutôt bien sorti avec Max et les maximonstres, alors j'attends ce film, déjà plus en phase avec nos vies en voie de numérisation.

Ludovic

spirou a dit…

je ne connais pas ce fantasio-là qui écrit comme un cochon!

Buster a dit…

Bonsoir Ludovic, pas encore vu Monuments men, il faut d’abord que je vois Wrong cops, Arrête ou je continue, les Chiens errants, The canyons, Dors mon lapin... mais j’irai le voir c’est promis, pas sûr que j’écrive dessus, par contre ;-)

Spirou, vous voulez dire "comme un porco rosso"?

Bugs Bunny a dit…

"Dors mon lapin", vraiment ?

Sinon à propos de l'album de Metronomy, qu'on écoute en boucle dans tous les terriers, c'est bien beau cette injonction "love lettuce ! love lettuce !" mais moi je préfère les carottes... ;-)

Buster a dit…

Moi j'adore la jardinière de légumes: laitue, carottes... et même navet! ;-)

Bugs Bunny a dit…

Dans ce cas, signalons la rétrospective Jean-Pierre Mocky fin juin à la Cinémathèque...

valzeur a dit…

Hello Buster,

Dîtes-moi, c'est la fête à l'Almanach Vernot chez vous, en ce moment ?
Vous pouvez vous abstenir de voir The Canyons, giga-navet numérique mochasse dont rien n'émerge, à part le talent cabossé de Lindsay Lohan. Le script d'Ellis est tout simplement nul et les acteurs pas possibles (le pauvre Deen qui imite tout du long Joseph Gordon-Levitt). Economisez vous 1h30 de déchéance filmique...

Buster a dit…

Chez Mocky on trouve de tout: du très bon, du moins bon et du franchement mauvais... (on en a d'ailleurs déjà discuté)

Salut valzeur, vous vous faites rare en ce moment... "giga-navet numérique mochasse"? Mmmh... la formule donne bizarrement envie de goûter.

valzeur a dit…

Hello Buster,

Oui, je me raréfie - mais bon, c'est parce qu'aussi je partageais vos avis : j'aime bien le Anderson, et le Jarmusch est une purge, comme 90% de sa filmographie.
Enlevez de OLLA la dernière scène et la réplique - hilarante - du héros à sa belle-soeur malade après qu'elle ait zigouillé le malheureux gars, et il ne reste tout simplement rien du film (5 minutes d'utiles donc plus un joli travail sur les ambiances nocturnes façon Bohringer : c'est beau, une ville la nuit).
Vous pouvez également vous abstenir de Her : la belle idée de départ est noyée dans un sirop mièvre, avec tout plein de flash-backs malickiens. Phoenix est très bien, mais le côté Je t'aime Je t'aime pour les nuls m'a assez rapidement exaspéré...

Buster a dit…

Moi je sors de Wrong cops. Bien aimé, moins que le précédent, Wrong tout court, qui était plus poétique, plus lunaire, là c'est du lourd, bien gras (avec une image pourrie, complètement floue sur les bords), c'est parfois limite mais bon ça passe... Vous devriez détester.

valzeur a dit…

Hum, je l'ai vu. Comme vous, je préfère Wrong. Quelque chose dans la monstruosité générale m'a intrigué, c'est très cohérent, très moche, très con, et ça marche un peu...