vendredi 30 août 2013

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"The Child", Alex Gopher, 1999
. [via French Touch]

Rentrée imminente, une rentrée surtout française, avec des films attendus, comme Tirez la langue, mademoiselle d'Axelle Ropert, Jimmy P. d'Arnaud Desplechin, Tip top de Serge Bozon, et d'autres encore...

Pour patienter: How can we hang on to a dream, la chanson de Tim Hardin qui accompagne le beau générique du film d'Axelle Ropert.

26 commentaires:

valzeur a dit…

Hello Buster,

Ravi de vous retrouver.
Alors vous avez vu des choses bien, ou vous nous arrivez nu comme le bébé qui vient de naître ?
Hé, hé, grâce à Griffe, j'ai pu voir le Ropert en avant-première, il y a un moment. A la sortie, nous étions convenus que ça n'était pas grand chose, avec un petit charme. Ceci dit, après m'être infusé le Denis, le Des Pallières, le dernier Ozon (visible pour la jeune actrice), le Zlotowski (assez atterrant), j'aurai tendance à le réhausser un peu - c'est bien frileux, mais les trois acteurs principaux jouent parfaitement leur partition (y compris, Bourgoin dont c'est le meilleur rôle).

Buster a dit…

Salut valzeur,
ravi de vous retrouver aussi… j’arrive quasi-nu, mais j’ai quand même vu le film d’Axelle Ropert, un film que j’aime beaucoup (j’en parlerai prochainement).

(les autres que vous me citez, j’irai probablement les voir même si aucun ne m’excite)

Murielle Joudet a dit…

Salut les gars,

j'ai trouvé le Zlotowski pas dégueulasse du tout quoiqu'un peu mal fichu, c'est pas sans rapport avec le prochain Killévéré - a priori pas du tout ma tasse de thé mais en fait assez réussi, du naturalisme bien gras mais qu'on emporte ailleurs : en gros, des sentiments de mélodrame plongés dans un bain naturaliste. Le Ropert, je pense comme valzeur, il y a de belles choses au début mais je trouve le film beaucoup trop hygiéniste et précieux, par exemple : le traitement de l'alcoolisme dans le film, je ne sais pas comment vous allez nous justifier ça mon bon Buster (vous êtes subtil, vous allez y arriver) mais pour ma part je trouve ça aberrant. Sinon j'aime beaucoup Tip Top mais j'ai déjà dû le dire.

On vous attend sur Leviathan. D'ici là, bonne rentrée.

Buster a dit…

Murielle, vous avez bu mais je vous pardonne, je vous aime bien :-)

(sinon j'attends que le film soit sorti pour en parler)

Leviathan, ça a l'air horrible!

Pierre Léon a dit…

Bonjour Buster,bonjour les guys
Merci à Valzeur, d'abord, d'avoir vu pour moi quatre films que j'avais la flemme d'aller voir.
Le Bozon agace les gencives et fait ce qu'on ne lui a pas demandé de faire (refaire "la France"), mais du minage chabrolien (Bellamy) ; c'est son meilleur, entre le beau et le laid, le plus dégagé derrière les oreilles.
"Léviathan" (sous le signe du design) est,comme Tabou (sous le signe du Dasein — non, je blague) entre dans la catégorie des films cryogénisés (qui font crier au génie). Attention au dégel.

Pierre Léon a dit…

Je pourrais me relire, c'est la honte, ces fautes. C'est parce que j'ai perdu l'habitude.

valzeur a dit…

Hello Buster & Cie,

---) Pierre : vous pouvez vous abstenir des 4, sans aucun problème, même si le Denis dégage une puissance comique involontaire qui fait que, par moments, on se pince devant ce qui est montré à l'écran (le couple "pervers" : Grégoire Colin + Florence Loiret-Caille, LOL, je ne trouve aucun autre terme). Les Salauds, c'est Claire Denis "possédée" par l'esprit de David Lynch refaisant sans s'en rendre compte, et très sérieusement, "Inspecteur Lavardin" de Claude Chabrol transplanté dans le monde Krüel du CAC40, réduit ici à sa plus simple expression : Méphistomichel Subor (même une b*te est moins c*nne, si vous me permettez)

Marrant ce que vous dîtes sur Bellamy, et le Bozon que je n'ai pas encore vu - hormis sa bande-annonce où Huppert fait beaucoup penser à l'Ivresse du Pouvoir (et d'ailleurs, Ropert dans son "...Mademoiselle" en reprend le motif des gants rouges : il n'y a pas de hasard).

Sur "Léviathan", je suis un peu moins sévère que vous. C'est une énorme bouillabaisse, mais il y a de beaux morceaux dedans. Bon, c'est aussi la foire du Trône avec ce côté poseur "film-trip" et des choix discutables : le livre de Job en ouverture -et in english, please - la police gothique des caractères qui les rendent difficilement lisibles, mais j'ai quand même cru comprendre sur le générique du fin que les deux réals mettaient sur le même plan les marins et les espèces filmées/pêchées, par exemple :
Capitaine John Smith
Diego Brown
mouette rieuse
palourde commune
Bosco Serguei Kropotkine
béluga (nom latin, ici re-please)
Je peux me tromper (la projection m'a laminé), mais je crois hélas avoir raison (et ça va bien avec l'anecdote racontée dans Chronicart sur la projection à Locarno - le président du jury A. Weera.. demandant qu'on baisse le son, et eux à la seconde, demande l'AUGMENTANT). Hormis cette connerie semi-punk, le film fonctionne de façon assez impressionnante par endroits. Mais bon, on peut aussi décider que ça n'est rien de plus que Gaspar Noë faisant un remake hypertrophié du "Sang des Bêtes".

---) Mireille : hum, du naturalisme, OK, si ça n'est qu'à l'instant même où Léa Seydoux surgit dans le film, on n'est plus dedans (le naturalisme), on est dans le n'importe quoi ! Sa première réplique est tellement écrite qu'on ne peut pas l'imaginer un instant en sous-prolétaire ballottée à travers la France, risquant sa vie pour une bouchée de pain. D'ailleurs, Zlotowski en a conscience et essaie de lui donner les atours d'une brave petite prolo telle qu'elle se les imagine (coiffure d'apprentie-coiffeuse, mini-short, robe de mariée napperon tricotée main). Tout ça m'a fait mal, à la fois pour l'actrice (qui va au casse-pipe) et pour le personnage qui n'existe pas et engloutit le film dans une histoire d'amour niaisissime, le contenu documentaire - on sent au moins que le film est documenté - ne servant plus qu'à servir la soupe, soit une histoire d'amour en milieu hostile bien calibré "film du milieu" (du niveau et même moins bien que "Ceux qui restent" d'Anne Le Ny, où la centrale nucléaire était remplacée par un service de comateux dépassés). Tout ça est quand même bien bien faible (pour rester poli).

---) Buster : ça vous fait envie, tout ça, hein, Buster ? Bon courage pour vos rattrapages...


Buster a dit…

Hé hé...

J'ai commencé la liste de valzeur, je sors du Ozon, quelle daube!, du cinéma "vieux et moche" juste bon à faire (semi) bander les critiques séniles!

Buster a dit…

Oups, je n'avais pas lu votre commentaire valzeur...

demain repos, puis, au programme:
mercredi: le Zlotowski
jeudi: le Des Pallières
vendredi (jour du poisson): Leviathan

valzeur a dit…

Mon Dieu, Buster ! Samedi, vous allez être encore moins frais que les merluchons pêchés dans Léviathan !
Je vous avais prévenu pour le Ozon... Et encore heureux qu'il y a les acteurs (notamment Marine Vacth que j'aimerais bien voir dans un bon film). J'espère que vous avez apprécié le moment MONSTRUEUX où Ozon "mixe" les Crystal Castles et Françoise Hardy en off, pendant que Vacth danse au ralenti. Je crois n'avoir rien vu de plus laid cette année, pour l'instant (quoique Lola Creton, parcourant la ville à petits pas hagards, nue, l'air hé(a)bé(i)té, la tûûût en sang, ça n'est pas mal non plus- allons, Buster, vous allez rater ça ?)

Buster a dit…

Les Salauds, je crois que je vais faire l’impasse, j’ai trop peu d’affinité avec le cinéma de Claire Denis (seul Vendredi soir, le moins denisien de ses films, trouve grâce à mes yeux).

Anonyme a dit…

Dans le genre "cryogénisé Holy Motors est pas mal non plus.

Buster a dit…

C'est marrant comme expression "cryogénisé", il a vraiment le sens de la formule l'ami Pierre...

Murielle Joudet a dit…

En fait ce que j'aime dans le Zlotowski ce sont les ambitions de départ, elle dit s'être inspirée de la Marilyn du Démon s'éveille la nuit pour le rôle de Léa Seydoux, et puis elle cite les Indomptables de Nicholas Ray dans les Cahiers. Comme dirait un ami, au début respire a l'idée qu'elle ait trouvé un territoire, mais oui, elle n'en fait pas grand chose et toutes les scènes importantes sont assez ratées : la première scène de Seydoux est risible, la dernière aussi. Leurs papouilles dans la nuit (elle cite Tourneur) aussi. Je crois que les jeunes réalisateurs doivent arrêter de citer Tourneur, ou alors lui prendre autre chose que cette humeur brillante et nocturne - disons une certaine qualité de silence et une poésie aplanie, simple, anguleuse, comme chez Bozon.
Et allez savoir pourquoi, j'ai bien aimé le film, c'est peut-être l'effet première séance de cinoche après le retour des vacances, on frétille à l'idée de retrouver son bon vieux deuxième rang. Bref, film mal fichu mais aux ambitions intelligentes.

Anonyme a dit…

Dans le genre "cryogénisé" le dernier Serra, Histoire de ma mort, ne devrait pas être mal non plus.

Buster a dit…

Merci Murielle pour la mise au point.

(le film est prévu pour ce soir, je verrai donc ce qu'il en est de sa "malfoutose"... je dois aussi écrire mon billet sur Tirez la langue, soirée chargée en perspective!)

Anonyme a dit…

Buster, de Claire Denis vous devriez au moins aimer un peu 35 rhums, pour sa dimension ozuienne...

Buster a dit…

35 rhums… hum. Ozu oui bien sûr, au niveau du scénario, mais pour le reste on en est loin.

A part ça je sors de Grand central. Pas aimé non plus. Cinéma triste, naturalisme dardennien, lyrisme plaqué (c’est ça qu’il veut Delorme?), références maladroites, comique involontaire, Seydoux fatiguée (normal elle faisait le Kéchiche en même temps), bande-son envahissante, métaphores scolaires, effets de style lourdingues, ça rappelle Audiard fils…

rentrée - chez soi !-D a dit…

Bonjour à tous (coucou Pierre et… « Mireille » !-DDD

Euh, rentrée… faussement chargée, sur le plan du cinéma, du moins !-D

Pour le « Zlotowski », je partage très largement les avis négatifs – mmh, en particulier celui de… valzeur ?!! Oui, bon ! nous pouvons avoir des détestations communes, ça va, quoi ?!-D enfin, juste quelques-unes, car il est quand même plus porté au rejet (euh, « atrabilaire », ou quelque chose de cet ordre-là ?-] que je ne le suis, hein !-]

Par exemple, le film de Claire Denis… Bon, là, je dois avouer, à mon grand regret, qu’il n’a pas complètement tort dans son post – je partagerais encore son avis, si je n’avais strictement aucune affinité avec cette cinéaste.

Or, j’aime assez son cinéma en général. Beaucoup… quand elle ne me déçoit pas ! Là, pour moi, avec les Salauds – je suis plutôt d’accord : « ça ne va pas » ! par rapport, à ce qu’elle faisait avant (et que j’appréciais), je crois qu’il y a un déclin. Même si on sent une recherche de renouvellement. Elle fait là, trop grossièrement, je dirais, du « cinéma américain d’auteur… à la française » ?!!

Et vas-y que j’te mets du Twin peaks / Laura Palmer, Lost highway, avec du Ferrara, James Gray (et probablement d’autres) dans un shaker, et que je te sers ça avec un magnifique trio : Lindon-Mastroianni(fille)-Subor … hum, elle a pas froid aux yeux !?!
Le scénario est une triste caricature, je suis navré de le dire… Et, le jeu des acteurs sent tout juste la « morgue chic ». Reste une tentative – somme toute, assez intéressante – de « capture sensorielle » de tout ce salmigondis artificiel. Hum, à tout prendre, je préfère quand même ce fatras décevant au « nouveau naturalisme académique », tiens !-D

Le Des Pallières, assez peu convaincant, se regarde sans trop de déplaisir.

Pas vus : Ozon, Léviathan, ni Killévéré, etc.

Le Ropert : c’est prévu pour demain soir !

Mais surtout, à voir : Elysium !!! (et Fedora, à revoir !!!-D

Anonyme a dit…

On attend toujours le texte sur le Ropert :)

Buster a dit…

Salut Albin,
Bon Claire Denis, j'ai compris, si même toi tu n'aimes pas son dernier film, pas la peine que je me déplace.
"Mireille" c'est Murielle en effet, valzeur doit confondre avec le petit conservatoire! :-D

Anonyme de 10:41, j'ai écrit mon texte sur Tirez la langue, cette nuit à mon retour déprimé du Zlotowski, mais je ne l'ai pas relu, il était trop tard... Publication dans la soirée.

Griffe a dit…

Salut à tous, et pour en rajouter une couche sur le "naturalisme triste" et surtout informe (les Dardenne étant plutôt des formalistes mine de rien, je les mets à part sur cette branche), vous n'avez encore rien vu : La Bataille de Solférino de Justine Triet ou la chute libre dans le grand n'importe quoi : entrelacement bidon de la Grande Histoire - l'élection de Hollande filmée comme sur France 2 - et de la petite histoire de couple déchiré avec jolis mignons enfants ballotés à la clé (vraiment LA fausse bonne idée scénaristique de l'année), caméra courant après tout ça comme elle peut, bégaiements pseudo-drôles en guise de dialogues, un palier d'hystérie collective franchi toutes les 5 minutes, etc. On se croirait revenu dans le cinéma affolé des années 90 (les premiers Lvovsky, Zonca). Paraît que les Cahiers du Cinéma trouvent ça d'avenir, dites-moi que ce n'est pas vrai...

Anonyme a dit…

La chanson de Tim Hardin était déjà utilisée au tout début du film de Petzold sur une famille d'ex-terroristes en cavale, pas mauvais.

Buster a dit…

Salut Griffe,
Avant Grand central, je me suis tapé quelques bandes-annonces, celle de la Bataille de Solférino est épouvantable, si ça reflète vraiment le film, c'est direct dans le flop 10...

Anonyme a dit…

... alors que la bande-annonce de Tirez a langue, mademoiselle donnait vraiment envie de découvrir le film.

(La bande-annonce idéale, en un sens : celle de Gare du Nord de Claire Simon, on voit tout de suite de quoi il retourne et pourquoi ça ne peut pas marcher, fausses bonnes idées etc., on comprend tout de suite qu'on n'ira pas)

Buster a dit…

La bande-annonce de Tirez la langue... reflète assez bien le film, ce qui n’était pas le cas de celle de la Famille Wolberg, très trompeuse.