dimanche 28 avril 2013

1968











Baisers volés de François Truffaut (1968).

Des classiques: les Biches de Claude Chabrol, Cérémonie secrète de Joseph Losey, le Détective de Gordon Douglas, l'Etrangleur de Boston de Richard Fleischer, l'Heure du loup et la Honte d'Ingmar Bergman, Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone, Je t'aime je t'aime d'Alain Resnais, Profond désir des dieux de Shohei Imamura, Rachel, Rachel de Paul Newman, Rosemary's baby de Roman Polanski, Silence et cri de Miklós Jancsó, Théorème de Pier Paolo Pasolini, Un soir, un train d'André Delvaux...

Une découverte (récente): Countdown de Robert Altman.


Jamais vu: Head de Bob Rafelson, l'Heure des brasiers de Fernando Solanas, High school de Frederick Wiseman, le Journal de David Holzman de Jim McBride, The legend of Lylah Clare (le Démon des femmes) de Robert Aldrich, Meurtre à la mode et Greetings de Brian De Palma, Necronomicon (les Yeux verts du diable) de Jess Franco, Notre-Dame des Turcs de Carmelo Bene, le Retour des trois soûlards et la Pendaison de Nagisa Oshimale Révélateur de Philippe Garrel, Skidoo d'Otto Preminger, The stalking moon (l'Homme sauvage) de Robert Mulligan, Trois tristes tigres de Raúl Ruiz...

Un joli petit film d'animation: Windy day de John Hubley.

Côté TV: Prescription: murder de Richard Irving, première apparition de Columbo (Peter Falk), trois ans avant la série proprement dite (créée par Richard Levinson et William Link). Et puis aussi la Double inconstance de Marcel Bluwal.

Mais l'événement télé de l'année c'est bien sûr Les Shadoks, série d'animation créée par Jacques Rouxel (réal: René Borg) dont le premier épisode est diffusé le 29 avril 1968. Voir: ,  et ...

Reste mon Top 10, par ordre alphabétique:

- Baisers volés de François Truffaut 
(+  bien sûr)
- Chronique d'Anna Magdalena Bach de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
- 2001: l'Odyssée de l'espace (la désactivation de HAL) de Stanley Kubrick
- Faces de John Cassavetes
- Le Grand silence de Sergio Corbucci
- The Lost continent de Michael Carreras (+ la chanson du générique par The Peddlers)
La Nuit des morts-vivants de George A. Romero
- The Party de Blake Edwards
- The Swimmer de Frank Perry
- Une histoire immortelle d'Orson Welles

[ajout du 30-04-13: un oubli impardonnable, Che cosa sono le nuvole? de Pasolini que j'avais évoqué dans le billet "1967" à propos de Totò]

60 commentaires:

§ a dit…

J'ajouterais :

Un film comme les autres (Jean-Luc Godard)
Signes de vie (Werner Herzog)
Lonesome Cow boys (Andy Warhol)
Les vierges de Satan (Terence Fisher)
Danger : Diabolik ! (Mario Bava)
Toby Dammit (Federico Fellini)
A bientôt, j'espère (Chris Marker)
Partner (Bernardo Bertolucci)
Che cosa sono le nuvole ? (Pier Paolo Pasolini)
La rosière de Pessac (Jean Eustache)

Buster a dit…

Merci §, 4 films vus sur les 10:
Toby Dammit
Partner
Che cosa sono le nuvole? (cf. billet 1967)
la Rosière de Pessac

Griffe a dit…

Salut Buster ! Qu'est-ce que c'est, Countdown ? C'est d'avant M.A.S.H. ?



Murielle Joudet a dit…

Skidoo, évitez, c'est une catastrophe.

Buster a dit…

Salut Griffe,
Countown ("compte à rebours"), c’est le premier long-métrage d’Altman, c’est Opération Lune, deux ans avant Appolo 11 (le film est en fait sorti en 67 en Grande-Bretagne), je l’ai découvert il y a peu en DVD (collection "les Trésors de la Warner"), un très beau film sur la "folie" américaine pour devancer à tout prix les Soviétiques dans la conquête de la Lune…

Salut Murielle,
Skidoo jouit en effet d’une effroyable réputation, même auprès des prémingériens…

Anonyme a dit…

pourquoi 1968?

Christophe a dit…

putain et Le diable par la queue quoi!

Adhémar a dit…

C’est qui sur la photo de Murielle Joudet ?

Buster a dit…

Bah anonyme, vous débarquez de la lune ou quoi... :-)
1968, parce que c’est la suite de... 1967, en fait une série que j’avais abandonnée faute de temps mais que j’ai décidé de reprendre après avoir vu (ou revu) dernièrement beaucoup de films sortis justement en 68 (Countdown, The Swimmer, l’Etrangleur de Boston, Sayat Nova, Le Grand silence, Rachel Rachel...)

Pour vous et Griffe, le trailer de Countdown

Christophe, oui... sauf que le Diable n’a montré sa queue qu’en 69 (année érotique) :-D

Adhémar, facile c’est Jean Brooks dans la Septième victime!

Christophe a dit…

oui c'est vrai, j'ai confondu avec la date de tournage (été 68).
c'est pas grave. Cela vous servira de leçon pour 69.
(Les caprices de Marie, c'est quand même pas gégène).

Anonyme a dit…

c'est beau rachel, rachel

Buster a dit…

C’est un film "sensible" comme on dit, mais j’ai un gros problème avec Joanne Woodward, son jeu me met mal à l’aise, on sent trop la "méthode" (déjà que je n’aime pas les interprétations Actors studio, surtout quand il s’agit comme ici de personnage psychologiquement fragile).
Elle doit être meilleure dans le deuxième film de Newman, De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, que je n’ai pas revu depuis très longtemps et qui sort en DVD prochainement.

Murielle Joudet a dit…

Skidoo c'est pas bien du tout mais par contre Such good friends (on y arrivera sûrement quand vous évoquerez l'année 1971) est sous-estimé par les premingeriens (en même temps je dois en connaître deux), je considère que c'est un grand film, un très grand film de femmes, très étonnant dans sa filmographie, pas du tout "premingerien", on dirait un film d'Altman.

D'ailleurs, Countdown c'est très beau dans mon souvenir, et là aussi, il me semble que c'est son film le moins "altmanien"...

Murielle Joudet a dit…

Ah tiens, en fait je confonds Junie Moon (effroyable) avec Skidoo, Skidoo c'est rigolo, on dirait un film de Blake Edwards raté quoique le premier plan sur une télé mérite qu'on y jette un oeil. Voilà, je vous laisse. Cordialement.

Buster a dit…

Such good friends, je ne connais pas non plus. En fait des derniers films de Preminger, je n’ai vu que le tout dernier, le magnifique Human factor. Les autres, ça doit être inconscient, mais je n’ai jamais cherché à les voir, la peur d’être trop cruellement déçu, pas convaincu que le pessimisme de Preminger et le dessèchement de son style aillent bien ensemble... mais bon, il va falloir que je m’y mette

Buster a dit…

Sinon le zapping télé qui ouvre Skidoo.

Anonyme a dit…

ça existe encore, les prémingériens?
On en apprend tous les jours?
Et les mac-mahonistes?

Sébastien a dit…

Trois de plus :

La Reconstitution (Pintilie)
Artistes sous le chapiteau : perplexes (Kluge)
Lucia (Solas)

Buster a dit…

Merci Sébastien,
Le Puntilie je ne pense pas l’avoir vu, le Kluge oui, souvenir assez pénible, au contraire de Lucia, très beau film cubain, sur trois femmes à trois époques différentes: et

Buster a dit…

Sinon trois comédies italiennes, pas les meilleures de leurs auteurs, c'est juste pour les titres (français)!

- Fais-moi très mal mais couvre-moi de baisers (Risi)
- Nos héros réussiront-ils à retrouver leur ami mystérieusement disparu en Afrique? (Scola)
- Les Russes ne boiront pas de Coca Cola! (Comencini)

Geeke a dit…

:)

Anonyme a dit…

Au troll de 13:44 : prémingérien, premingerien, langien, languien, cronenbergien, cronenberguien... et alors ? qu'est-ce que ça peut foutre ?

kronik - heart :-D a dit…

Mes préférés de 1968 (enfin, ça devrait être à peu près ça ?-D

01. Chronique d'Anna Magdalena Bach, de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet !!!

Puis,

02. La Honte, d’Ingmar Bergman
03. The Legend of Lilah Clare, de Robert Aldrich
04. Sayat nova, de Sergueï Paradjanov
05. Les Idoles, de Marc O’
06. One + one, de Jean-Luc Godard
07. Les Biches, de Claude Chabrol
08. Les Contrebandières, de Luc Moullet
09. Le Mandat (Mandabi), d’Ousmane Sembene
10. Danger Diabolik, de Mario Bava

Euh, talonnés par : The Party (Blake Edwards), Il était une fois dans l'Ouest (Sergio Leone), Rosemary’s baby (Roman Polansky), La Concentration (Philippe Garrel)...

Bonus : générique de "A Dandy in Aspic", d’Anthony Mann

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Bon, pour les derniers Preminger :

a) Skidoo
Aïe ! Difficilement sauvable, mais qui donne une idée de l'époque... et qui, selon moi, permet de commencer à sérieusement creuser la question des "Auteurs".

b) Junie Moon
Le film souffre du charcutage par les distributeurs (environ trente minutes amputées, je crois). Le résultat final - de 90 minutes - est plutôt insatisfaisant, mais pas aussi catastrophique qu'on ne l'a dit.

c) Such good friends
J'aime assez ; en tout cas, bien que "premingerien (convaincu)", plus modérément que Muriel (Joudet !-D

Buster a dit…

Geeke > ;-)

Au troll de 13h44: bah oui quoi, les prémingériens, c’est avant les mingériens! :-)

Kronik-heart > il est si bien que ça le film d'Aldrich?

Les Contrebandières de Moullet, ah oui, je les avais oubliées ces deux-là!

Buster a dit…

un extrait des Contrebandières de Moullet

le générique signé Michael Graham-Smith de A dandy in aspic (Anthony Mann)

valzeur a dit…

Hello Buster,

Ah oui, c'est très bien, Lylah Clare ! Et on y traite fort mal une critique de cinéma, vous devriez adorer (ou apprécier, au minimum).
Quid d'un retour à 2013 ?
L'assez médiocre Mud vous tend les bras (je me rappelle que vous aviez éprouvé un intérêt marqué pour l'anodin Take Shelter). Cela dure 2h10 et après une première heure plaisante, le film accumule les facilités, jusqu'à une fin inepte. Dans le meilleur des cas, cela peut vous donner envie de revoir Moonfleet et The Go-Between, ou de relire "les Aventures de Huckleberry Finn".
Histoire d'être positif - pour changer - je vous conseille le nouveau Gus Van Sant, son meilleur film depuis Gerry, et les deux Seidl qui sont quand même marquants, voire splendides (Paradis : Espoir est même, à l'échelle seidlelienne, un film "délicat").

Buster a dit…

Salut valzeur,
Je note pour Lylah Clare...
Paradis: foi et Paradis: espoir, Macheret en dit le plus grand mal dans les Cahiers, mais comme il avait aussi descendu Cloud atlas, ça donne finalement envie de les voir.
Promised land, je l’ai vu et beaucoup aimé, belle leçon de mise en scène sur un sujet pourtant convenu... il y a quelque chose de l’évidence dans ce film, qui passe entre autres par les regards, pas facile d’écrire dessus.
Mud… je verrai, mais une heure digne de Mark Twain c’est toujours bon à prendre.

Buster a dit…

le trailer de The Legend of Lylah Clare (Robert Aldrich)

Murielle Joudet a dit…

pas très fan de Lylah Clare, et d'Aldrich en général (ces films sont trop chargé pour moi, son cinéma est comme dessiné au marqueur) mais pour le coup ce film-ci se termine comme commence Skidoo, avec un plan sur une télé - c'est intéressant.

(pas bon du tout Mud, très beau le GVS)

Buster a dit…

Aldrich c’est la truelle et le marteau, Chabrol (qui l’aimait beaucoup) parlait à propos de Baby Jane de son goût du théâtral, de ses plans balancés sur l’écran comme à la truelle, ou encore de sa cruauté qui fait appeler un marteau, un marteau… j’ai l’impression que Lylah Clare n’y déroge pas (de même que Sister George, sorti la même année et que je n’ai pas vu non plus).

Murielle Joudet a dit…

Oui, Hush hush Sweet Charlotte et Baby Jane m'évoquent un festival de perruques (De Palma aussi, que je n'aime pas trop peut-être pour les mêmes raisons, c'est la perruque comme opposée aux teintures de Marnie), du maquillage qui bave, Aldrich c'est gras comme un bâton de khôl. Lylah Clare c'est l'icône démantibulée, avec tous les membres qui se détachent, vendus séparément, l'icône devenue playmate (je n'aime pas Kim Novak en dehors de Vertigo) mais qu'Aldrich filme comme une diva intouchable ; le résultat est bizarre.


ses films sont trop chargés**, désolée pour les petites fautes

Buster a dit…

Je comprends, d’un autre côté cette outrance dans le grotesque, qui est propre à Aldrich, débouche souvent sur des moments d’une rare vitalité, de l’ordre du fracas, qui ne sont pas sans beauté, comme si laideur et vulgarité étaient trop accentuées pour être vraies et qu’elles finissaient par se décomposer... Aldrich cultivait aussi les paradoxes: filmer des vieilles peaux avec cruauté, des lesbiennes avec violence... et des catcheuses avec tendresse (ainsi son très beau dernier film, All the marbles).

Buster a dit…

La fin de The Legend of Lylah Clare (la pub pour aliments pour chiens qui vire au cauchemar) dont parle Murielle et qui raccorde avec le début de Skidoo.

Anonyme a dit…

Il faut voir l'Ultimatum des trois mercenaires qui ressort cette semaine.

Lucie a dit…

Et Steve McQueen dans "L'Affaire Thomas Crown" et "Bullitt", c'est-y pas beau ça ?

Buster a dit…

Oui Lucie, il est très beau le roi du cool! :-)

De l’Ultimatum des trois mercenaires (Twilight’s last gleaming), je connais la version mutilée, excellente malgré tout, même si dans mon souvenir Aldrich recourait à la louche au split-screen (mais c’est peut-être dû au fait que de nombreuses scènes de discussions ayant été coupées, la version courte privilégiait du coup les scènes d’action, d'où cette impression d'un usage abusif du split-screen). A revoir donc impérativement!

Robben et Ribéry a dit…

Nous on n'est pas les plus beaux mais on est les plus forts!

Buster a dit…

:-)

valzeur a dit…

Hello Buster,

La fin de Lylah Clare est l'un des grands moments du film.
Et si vous n'avez pas l'âme trop sensible, vous devez absolument voir The Killing of Sister George, une sorte d'antithèse absolue au "mariage pour tous" où les lesbiennes appariées sont des paumées totales engluées dans une relation sado-masochiste (mention spéciale à Beryl Reid en monstre friable qui écrase des mégots de cigare sur le corps de sa jeune compagne). Malgré la lourdeur visible du matériau de départ (une pièce de théâtre avec un chapelet de bons traumas bien lourds), The Killing tient vraiment la route : on peut même le voir comme une sorte de contrepoint anglais horrifique au "Démon des Femmes" (pour une fois, la traduction française du titre est supérieure à l'original)

Anonyme a dit…

Que viennent faire les deux crétins du Bayern sur ce fil? Quel rapport avec L'Ultimatum des trois mercenaires?

Buster a dit…

valzeur, c'est pas bien d'exciter comme ça mes pulsions voyeuristes... Bon, si j'ai bien compris il faut que je me dégotte Lylah Clare et Sister George en plus de l'affreux Skidoo :-)

Anonyme, je n'ai pas de réponses à vos questions, sinon pour la seconde, que l'Ultimatum des trois mercenaires a été produit par la Bavaria, c'est-à-dire à Munich! :-)

Anonyme a dit…

Et Le Viol du vampire de Rollin ?

Buster a dit…

OK.

Le Viol du vampire de Jean Rollin

Sébastien a dit…

D'autres films de 1968 (base imdb) :

Charly (Nelson)
Duel dans le Pacifique (Boorman)
Les Chasseurs de scalps (Pollack)
La Planète des singes (Schaffner)
Les Producteurs (Mel Brooks)
Petulia (Lester)

If... (Anderson)
La Charge de la brigade légère (Richardson)
Le Sous-marin jaune (Dunning)

L'Enfance nue (Pialat)
Benjamin ou les Mémoires d'un puceau (Deville)
La Mariée était en noir (Truffaut)
La Prisonnière (Clouzot)

Buster a dit…

Jolie moisson Sébastien… Bon là cette fois j’ai vu tous les films.

Il y en a que je déteste: Duel dans le Pacifique, la Prisonnière
D’autres pour lesquels je ne trouve pas beaucoup d’intérêt: If, la Planète des singes (sauf le dernier plan qui m’avait traumatisé à l’époque où j’ai vu le film - j’étais enfant), les Producteurs…
Certains dont je garde un bon souvenir mais sans plus: les Chasseurs de scalps, la Charge de la brigade légère, le Sous-marin jaune, Benjamin…
L’enfance nue de Pialat est sorti en 1969 (sinon je l’aurais cité évidemment!)

Reste donc:
Charly, beau film classique, très émouvant dans mon souvenir

Petulia, film fragmenté, brisé, beaucoup aimé mais pas revu depuis longtemps

La mariée était en noir, film considéré comme mineur dans l’oeuvre de Truffaut, lui-même ne l’aimait pas, se reprochant de ne pas l’avoir réalisé en noir et blanc. Quand je l’ai vu la première fois, moi non plus je n’étais pas très enthousiaste, le problème étant le personnage de Jeanne Moreau, trop monoexpressif, enfermé dans son obsession vengeresse, ce qui en fait un simple fil conducteur entre chacune de ses victimes, et puis je l’ai revu il y a quelque temps et je l’ai trouvé bien meilleur
la bande-annonce américaine (un peu trompeuse quant au style du film)

§ a dit…

Personne n'a encore cité "One + One" ? Je préfère "Un film comme les autres" (que Straub considère comme le meilleur Godard, ce qui est exagéré).

Jeff McCloud a dit…

Juste pour la forme et dans le désordre, quelques films notables, parmi ceux que personne n'a encore cité (mais aucun à mon sens n'est susceptible de figurer parmi les meilleurs films de l'année) :

Le Puits (Metin Erksan)
Un été capricieux (Jiri Menzel)
Madigan (Donald Siegel)
Nouvelle histoire de la vengeance de l'underground japonais : Le Démon de la vengeance (Koji Wakamatsu ; un film de vengeance plutôt extrême, mais pas que...)

Il y a même encore :
L'Eté (Marcel Hanoun)
The Edge (Robert Kramer)
Assis à sa droite (Valerio Zurlini)
Targets (Peter Bogdanovich)
Monterey Pop (Don Alan Pennebaker)

Et si on va jusqu'à citer Deville ou Clouzot on peut bien alors les faire précéder par :
All the Sins of Sodom (Joe Sarno)

Quant à Finian's Rainbow de Coppola il est compréhensible que tous aient préféré l'oublier...

Ma préférence va à des films déjà mentionnés (Chronique d'Anna Magdalena Bach, Sayat Nova, The Legend of Lylah Clare, La Honte, Signes de vie, Un film comme les autres, Le Détective, La Rosière de Pessac, Trois tristes tigres, Le Mandat, The Swimmer),
avec un bonus :
Sigui 1968 : les danseurs de Tyogou (Jean Rouch & Germaine Dieterlen)

Et à la télévision : Louis Lumière (Eric Rohmer)
Une histoire immortelle c'est dans la rubrique TV, non ? (J.C. Biette le qualifiait je crois de « film de repos », Welles se reposant sur sa maîtrise sans prendre de risque, utilisation de la musique de Satie trop attendue, etc).

P.S. : s'il est temps réhabiliter au moins partiellement les films de Preminger période 1968-1975 (de Skidoo à Rosebud), ne pas trop en attendre non plus : aucun d'entre eux n'est aussi beau que The Human Factor.

Jeff McCloud a dit…

Murielle Joudet a raison, Countdown est sans doute le moins altmanien des films d'Altman, néanmoins cher Buster ce n'était pas son premier long métrage (cf. le médiocre The Delinquents en 1957).

Anonyme a dit…

La Planète des singes n'a que peu d'intérêt dans la rubrique "cinéma" mais en aurait davantage dans la rubrique "musique de film" de l'année 1968.

Buster a dit…

§ > One + one est cité par Kronik-heart dans son Top 10.

Merci Jeff pour tous ces compléments. Targets de Bogdanovich, je dois l'avoir vu mais j'ai tout oublié...
Pour The Delinquents, vous avez raison, encore un oubli :-)
Une histoire immortelle est d'abord passé à la télé, en effet, pour moi c'est un beau "film du sommeil".

Buster a dit…

un extrait du Louis Lumière de Rohmer

Buster a dit…

Je revois Un film comme les autres, conçu collectivement (Groupe Dziga Vertov) mais dont on s’aperçoit assez vite que c’est au contraire un film pas comme les autres, autrement dit un film de Godard, avec cette manière très musicale de faire chevaucher les différentes paroles et coïncider, à travers ce mélange de spontanéité et de confusion, geste politique et geste poétique. Je comprends que Straub adore le film.

Jean-Pierre Gorin en parle très bien

Buster a dit…

One + one: et

Anonyme a dit…

c'est Chassol l'anonyme de 17: 30? :)

Buster a dit…

J'ai pas compris la blague mais c'est pas grave, c'est toujours marrant un anonyme qui interpelle un autre anonyme :-)

Sinon un extrait de la BO de la Planète des singes, signée Jerry Goldsmith: très bartokien!

l'anonyme de 17h30 a dit…

Je suppose que c'est parce que Chassol revendique l'influence de Jerry Goldsmith (parmi beaucoup d'autres) sur son travail...

http://www.myspace.com/chassol

Anonyme a dit…

je disais ça parce que le compositeur préféré de Chassol c'est Jerry Goldsmith et que dans le dernier numéro de Magic il parlait justement de La Planète des singes.

Buster a dit…

Hé hé... je vois que tout le monde est d'accord :-)

Vincent a dit…

J'en ai trouvé un qui n'a pas, sauf erreur été cité : "La Fée Sanguinaire" de Roland Lethem, un délicieux court-métrage belge dont on peut voir un extrait ici : http://www.youtube.com/watch?v=SXjQu9fU0Fs

Buster a dit…

Merci Vincent, La Fée sanguinaire je ne connais pas... on dirait du Rollin.