dimanche 20 janvier 2013

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Je reprends mon petit jeu sur la sonorité des titres de films chez Tarantino (cf. le billet Six fois deux). J’en étais resté au double constat que 1) ces titres étaient toujours constitués de deux termes, qui se répondaient par contraste, jeu de rimes ou simple association; 2) l’un des deux était souvent très bref, onomatopéique (dogs, pulp, kill, proof...), sauf pour Inglourious basterds dont la longueur inhabituelle et la curieuse prononciation évoquaient le défilement d’une bande-son au ralenti... Django unchained ne déroge pas à la règle, on y retrouve les deux termes attendus. Mais si le premier, django, claque comme un coup de fouet, ce qui n'a rien d'étonnant, qu'en est-il du second, unchained? Difficile de répondre puisque je n'ai pas encore vu le film (le matraquage publicitaire, auquel contribue la critique, m'en a pour le moment dissuadé). Je dirais seulement que, phonétiquement, unchained m'évoque quelque chose de germanique (unschön...), comme si le film était une resucée d'Inglourious basterds mais en version "originale"...

Des spaghetti à la sauce allemande. Le chef Tarantino nous livre sa nouvelle recette:
Mélanger la farine et le beurre fondu. Laisser cuire jusqu'à ce que le roux devienne brun. Ajouter le bouillon et brasser, au fouet bien sûr, pour bien épaissir. Battre l'œuf. Ajouter le jus de citron. Brasser encore, au fouet toujours. Ajouter la crème. Verser sur les spaghetti. Rajouter le ketchup. Voilà c'est prêt, ça s'appelle "Django unchained"... 

PS. La critique culinaire est unanime: "un peu bourratif mais vachement bon!"

9 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai goûté la recette de Tarantino. Plutôt dégueulasse.

Buster a dit…

Hum... c'est vrai que présenté ainsi ça fait un peu tambouille, d'autant qu'on ne connaît pas les proportions et que chez Tarantino tout est question de dosages!

Anonyme a dit…

« Artistiquem​ent, je suis à mon apogée. » (Tarantino, in Première, Septembre 2012)

Lucie a dit…

Bon alors...

Buster a dit…

Alors... si j'ai vu le film? Pas encore mais ça ne saurait tarder... ;-)

cantine - tarantulo :-D a dit…

Mmh, personnellement, je trouve ça pas terrible, quoique pas totalement inintéressant.

Toujours aussi complaisant que dans les précédents (dans la violence grand-guignolesque, par exemple, bien que nettement plus retenu que Kill Bill, puisqu'on nous a épargné une séquence gore d'émasculation) ; irréalisme totalement affiché, le populisme est ici flagrant, même si le personnage de Doc Schultz (Christopher Waltz) bénéficie de répliques bien habilement chantournées.

Numéros de cabotinage pour tous, et - on peut même constater que "Cutie" (prononcer les initiales 'QT' en anglais ) est un acteur assez mauvais !-]

Intrigue hyper-sommaire et de part en part lourdement explicative. Peut-être jouissif sur le plan de la décharge pulsionnelle (et encore... il ne faut pas être trop regardant !-], mais sur le plan de l'intellect ("kestenanafout' du télecte", me répondra-t-on), il n'y a pas grand-chose à en tirer !

Ce divertissement incongru me paraît quand même très convenu.

Buster a dit…

Bien bien... je vais voir ça, peut-être ce soir pour éviter la cohue du week-end.
De toute façon mon rapport à Tarantino a toujours été complexe, Django ne devrait pas changer la donne.

PS. Uuuuun... chain'd! ça sonne aussi comme un éternuement. Est-ce que la mécanique Tarantino ne serait pas un peu grippée? :-)

Anonyme a dit…

Buster, on a compris que vous préfériez le film Florence (Cassez) unchained...

Buster a dit…

:-D