mercredi 16 janvier 2013

大島渚

Tabou de Nagisa Oshima (1999).












Encore un Tabou... celui d'Oshima cette fois, son dernier film, à la beauté spectrale, froide et inquiétante, à l'image du jeune homme à la frange, image même du désir, contaminant tout un camp de samouraïs, un monde en vase clos, condamné à disparaître... Chanbara stylisé, lignes épurées, la lame des sabres brillant sous la lune, comme chez Mizoguchi, musique sublime, signée Ryuichi Sakamoto, Tabou c'est l'œuvre ultime par excellence... Dans le dernier plan, on voit Kitano, le lieutenant, trancher d'un coup de sabre un cerisier en fleurs. Trop de beauté!

4 commentaires:

valzeur a dit…

Hello Buster,

Pour une fois, on est d'accord ! Chaque nouvelle vision de Tabou me plonge dans l'admiration. Et les jointures omises du récit (qui aime qui ? qui tue qui ?) créent un jeu continuel de chausse-trappes véritablement fascinant. Vous savez que je n'utilise quasiment jamais ce mot, mais le dernier film d'Oshima est bel et bien un chef-d'oeuvre.

Buster a dit…

Oui, un film magnifique mais que je n’ai pas revu depuis sa sortie. C’est l’occasion...

Lucie a dit…

Ça fait un Tabou de plus à revoir ! :)

dasola a dit…

Bonjour, je confirme, Tabou est un chef d'oeuvre. Je me rappelle être sortie de la projection enthousiasmée. Visuellement, c'est une merveille et j'avais adoré la musique. Bonne journée.