vendredi 4 janvier 2013

2013




Les Intrigues de Sylvia Couski d'Adolfo Arrieta (1974). [via Filmar el exilio]

J'ai évoqué les films que j'ai le plus aimés parmi ceux qui sont sortis en 2012, mais il y a aussi tous les autres, plus anciens, que j'ai découverts ou redécouverts cette année... Scopitone, Jimmy jazz, Passage secretBuisson ardent de Laurent Perrin, Marie et le curé, Jeanne et la motoPaul de MedveczkyAmbre de Preminger, les Cloches de Sainte-Marie de McCarey, la Chinoise de Godard, le Fleuve de Renoir, Way of a gaucho de Tourneur, le Camion de Duras, Pola X de Carax, Lancelot du lac de Bressonles Derniers jours du disco de Stillman, Début d'été d'OzuBrewster McCloud d'Altman, la Gueule ouverte de Pialat, Guérillas aux Philippines de Lang, Quatre mouches de velours gris d'Argento...

Sinon j'ai commencé 2013 par deux revoyures:

Belle toujours d’Oliveira, le genre de film qui ne se met vraiment à exister qu'une fois la projection finie, quand la représentation est terminée, que le rideau est tombé (ici une table renversée), qu’il ne reste plus de la question posée par le film (Husson a-t-il parlé au mari de Sévérine?), et de sa mise en scène, qu’un geste, une rature (ici un sac oublié), qui ne soit ni une réponse ni un silence mais quelque chose d'indécidable, comme souvent chez Oliveira, tels trois points de suspension...


Cœurs de Resnais, film enneigé, jusque dans les raccords, qui loin de tout dévoiler conserve lui aussi sa part de mystère (ainsi du passé militaire de Wilson ou du drame familial d'Arditi), où, pour une fois chez Resnais, les lignes se brouillent dans une sorte d’évanescence toute mélancolique, ce qui fait que derrière l’artificialité de cette ronde des cœurs - cœurs vides ou desséchés -, anti-ophulsienne au possible, c'est le cœur du film qui bat, battement étouffé, presque lointain, mais que Resnais arrive à faire entendre en s’approchant, dans un geste quasi bergmanien, au plus près de ses acteurs.


PS. Je ne souhaite pas bonne année à la boulangerie Pichard du 15e qui se targue de faire le meilleur croissant de Paris alors qu'il est dégueulasse, idem pour la galette... (en plus c'est hypercher)

5 commentaires:

Anonyme a dit…

D'accord sur tout, Oliveira, Resnais, Pichard! :D

Lucie a dit…

Elle est à combien la galette des rois chez Pichard ?

Buster a dit…

Galette frangipane 4 personnes 25 euros, le feuilletage est merdique, une véritable arnaque, à ce prix-là les deux fèves qui sont dedans et qui sont énormes (c’est tout juste si elles dépassent pas de la galette) devraient être en or! :-D

Greta a dit…

C'est pour vous faire pardonner d'avoir été si odieux en 2012 avec Oliveira et Resnais, les deux papys du cinéma, que vous leur consacrez votre premier billet de l'année 2013 ?

Buster a dit…

:-) Absolument.