samedi 30 juin 2012

Athanase (2)




"Flute song", Athanase Granson, 2011 [extrait du LP The shaking aspect of summer © Fauvel&tale]. Une vidéo de Marcos Uzal, avec Sabrina Seyvecou.
C'est beau, non?
Jukebox 1967... Et pour commencer mon Top Beatles (le groupe est au sommet):

1. A day in the life, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
2. She’s leaving home, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
3. The fool on the hill, Magical mystery tour
4. Fixing a hole, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
5. Strawberry fields forever / Penny Lane
6. Lucy in the sky with diamonds, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
7. With a little help from my friends, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
8. Hello goodbye / I am the walrus
9. Magical mystery tour, Magical mystery tour
10. Getting better, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
11. All you need is love / Baby you’re a rich man
12. Sgt. Pepper’s lonely hearts club band, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
13. Blue jay way, Magical mystery tour
14. Flying, Magical mystery tour (version longue: )
15. Being for the benefit of Mr. Kite, Sgt. Pepper’s lonely hearts club band
A lire: les notes wikipedia pour chaque chanson.

mercredi 27 juin 2012

[...]




News from home de Chantal Akerman (1977). [via bidsprinkhaanll]

lundi 25 juin 2012

[...]

Ioulia Tymochenko n'est certainement pas une enfant de chœur. C'est une femme de pouvoir. Mais les raisons pour lesquelles elle a été emprisonnée et la manière dont son procès est instruit, où chaque jour elle se voit accuser d'un nouveau crime, tout ça orchestré par le président Ianoukovitch, me rappelle les pires heures du stalinisme. La finale de l'Euro 2012 devant se dérouler à Kiev, il paraît que si l'Allemagne est finaliste, Angela Merkel y assistera non pas en tant que chancelière (c'est-à-dire dans la tribune officielle) mais en tant que supportrice (c'est-à-dire au milieu des autres supporters). J'imagine très bien Merkel le visage peinturluré aux couleurs noir-rouge-jaune du drapeau allemand (avec en face, Rajoy la tête rouge-jaune-rouge?). Bon, on verra...

Sinon je regarde un peu l’Euro, depuis que la compétition est entrée dans sa deuxième phase. Je viens de voir Italie - Angleterre, un beau match (pas exceptionnel non plus, mais après l'infâme Espagne - France...), de par son intensité et surtout l'indécision qui y a régné jusqu'au bout. L'Italie s'est qualifiée in extremis, aux tirs au but, faute d'avoir réussi à marquer lors du temps réglementaire, et ce malgré de nombreuses occasions. Or que dit-on habituellement quand une équipe rate ainsi autant d'occasions de but durant un match? Qu'avec un peu plus de réalisme elle l'aurait emporté largement, avec trois ou quatre buts d'écart. Eh bien c'est faux. Parce que, une fois le premier but marqué, et en admettant que l'équipe mène alors 1-0, le match aurait automatiquement changé de physionomie, c'est un autre match qui se serait déroulé, avec peut-être de nouvelles occasions de but (ce qui n'est pas sûr) mais pas les mêmes... Donc voilà, les occasions de but on les additionne en termes d'occasion et non en termes de but. C'est marrant, tout le monde fait la même erreur, pourtant c'est évident.

Un mot sur l’équipe de France. Que voulez-vous qu’elle fît? Après son match pourri contre la Suède, il n’y a que les gogos (et ce neuneu de Laurent Blanc) pour croire qu’elle allait non seulement redresser la barre mais en plus éliminer l’Espagne... Par la faute de certains joueurs (ah Nasri - naze rit? - qui aurait mieux fait de se concentrer sur son jeu plutôt que de provoquer bêtement les journalistes de l'Equipe, lesquels ne sont pas très malins non plus, soit dit en passant), sa série d’invincibilité s’était terminée avant l’heure. Non pas qu’elle était programmée pour gagner l’Euro (pff... elle venait juste de battre l’Ukraine, 52e au classement FIFA, sa première victoire en phase finale d’une grande compétition depuis 2006), mais que pour affronter non plus l’Espagne mais l'Italie, et espérer la battre, il était impératif de maintenir cette dynamique de bons résultats (à défaut de beau jeu). Au lieu de ça, c'est une nouvelle série, mais dans l'autre sens, qui risque de démarrer.

PS1. Toujours aussi cons à l'UEFA: les demi-finales de l'Euro vont chacune opposer deux équipes dont l’une aura bénéficié de deux jours de récupération supplémentaires par rapport à l’autre. Pour l'Espagne, qui va rencontrer le Portugal de Ronaldo, ce n'est pas trop gênant, vu que l'équipe tourne au diesel. Mais pour l'Italie... deux jours de repos en moins et une prolongation en plus, avant d'affronter l'Allemagne, bonjour l’équité... Rien que pour ça: forza Italia!

PS2. Aucun rapport mais je viens de voir aussi The trouble with angels d'Ida Lupino. On m'en avait dit tellement de mal que je m'attendais au pire. Finalement, ce n'est pas si mauvais...

jeudi 21 juin 2012

Le camion

C’est quoi ce Camion? Un beau camion bleu. 32 tonnes. Saviem. Un homme, une femme, un camion. Depardieu, Duras, un film. Le bleu du Camion. Avant le rouge du Navire night, le blanc d’Agatha, le noir de l’Homme atlantique... Pour Fargier, un film de science-fiction: "la Terre vue d’un vaisseau cosmique." Un poids lourd en apesanteur. Image même de la mélancolie. "Ç'aurait été un film (donc, c'est un film)". Ça devait être le dernier. La fin du cinéma, la fin de la politique, la fin du cinéma de la politique, la fin du cinéma du cinéma. La fin de la fin... "Que le monde aille à sa perte". Mais le monde, celui de l'après-68, a survécu. Comme le cinéma, il a continué de survivre à sa propre fin. A l'image du camion traversant les mêmes lieux, repassant aux mêmes endroits, le film n’en finit pas de boucler la boucle. "La mer était loin, mais très forte". Le film aussi. Si loin, si fort, que l’écho porte encore. Le revoir aujourd’hui est un choc. Comme un point de non retour qui ferait retour. D’abord le ravissement: Duras et Depardieu dialoguant autour d’une table. L’incarnation à l’état pur. Puis l’effroi: le sentiment terrible que ce que je vois là (le portrait des voix), que ce que j’entends là (la musique des images), est fini pour toujours. Le sentiment que ce cinéma-là, différent - et pourtant capable à l’époque d’occuper, momentanément mais d'occuper quand même, le centre du cinéma -, n’existe plus et n’existera plus jamais, sinon dans ses marges les plus lointaines, c’est-à-dire hors du cinéma. Revoir le Camion aujourd'hui c'est mesurer, sans nostalgie mais avec claire-voyance - "Vous voyez? Oui, je vois" -, la distance (interplanétaire?) qui sépare le cinéma durassien, douloureusement "déclassé", cinéma de la parole (celle du texte) et de la blancheur (celle du sens), de cet autre cinéma de la mélancolie qu'est par exemple le cinéma, pompeusement "surclassant", d'un Lars von Trier, cinéma de la terreur (nihiliste) et des symboles de plomb, qui fascinent autant qu’ils répugnent. Revoir le Camion à l’aune de Melancholia, c’est se dégager des grands fonds embourbés de la mélancolie pour accéder à une forme (aujourd’hui perdue) d’au-delà de la mélancolie. C’est refaire, tout simplement, le trajet du sublime.

PS. Le sublime chez Duras n’est pas le même que chez Sokourov (j’y reviendrai).

mercredi 13 juin 2012

[...]

Où vont toutes ces limos la nuit?

Si A dangerous method m’avait laissé sur ma faim, Cosmopolis m'a au contraire enthousiasmé. On peut d'ailleurs voir les deux films comme les deux parties d'un diptyque (c'est la première fois depuis Videodrome et Dead zone que Cronenberg tourne deux films coup sur coup). Dans A dangerous method: la psychanalyse, Jung vs Freud via Sabina Spielrein, un monde finissant, la catastrophe à venir... Dans Cosmopolis: la science au service de la haute finance (via la théorie des fractales - ce n'est pas explicite mais c'est ce que j'ai compris), la prise de conscience d'un golden boy multimilliardaire en train de perdre toute sa fortune, faute d'avoir compris le yuan - dans le livre de DeLillo, écrit il y a dix ans, c'était le yen -, la fin du capitalisme postmoderne... Les deux films se répondent. Il n'est pas jusqu'au personnage de l'entarteur, joué par Amalric, qui semble faire écho à celui d'Otto Gross, incarné par Cassel, soit deux éléments perturbateurs - et en même temps complètement inoffensifs -, le premier d'un système, le second d'une théorie... Ce qui passe d'un film à l'autre, c'est bien sûr la parole, plus déliée que jamais, peut-être aussi la pulsion de mort. Reste que le défi de Cronenberg d’adapter Cosmopolis de DeLillo était autrement plus casse-gueule, ne serait-ce déjà - outre la langue delillienne pas facile à transposer - par le malaise que l’œuvre suscite inévitablement chez le lecteur (d’où le rejet possible), que celui d’adapter The talking cure d’Hampton, œuvre infiniment plus séduisante, mais où - je n'en démords pas – le dramaturge, à l'instar de Sabina Spielrein avec Freud, avait sacrément mâché le travail au cinéaste. Là non. Cronenberg ne se contente pas d'adapter intelligemment un texte, il recrée tout un univers, qui certes est inspiré de celui de DeLillo, mais qui, au final, lui appartient tant il parvient à y greffer son propre regard (le travail d'hybridation se situe là dorénavant), rappelant ses œuvres esthétiquement les plus abouties.
Le matériau de base est assez délirant. Packer, le trader, fraîchement marié à une richissime héritière, qui écrit des poèmes (de la merde, apprend-on dans le bouquin), disposant, pour accéder à son gigantesque bureau, de deux ascenseurs qui diffèrent par la musique qu'on y joue - du Satie ou celle d'un rappeur soufi -, puant le fric autant que le sexe (le film est très olfactif), se trouve bloqué en plein New York dans sa limousine blindée et insonorisée ("proustée" = tapissée de liège comme la chambre de Proust), la faute à la visite du Président des Etats-Unis, les funérailles du rappeur et plusieurs manifestations anticapitalistes placées sous le signe du rat (un des slogans, emprunté au poète polonais Zbigniew Herbert: "un rat devint l'unité d'échange", allusion à une ville en état de siège, sert d'exergue au roman et au film), alors qu'il veut se rendre à l'autre bout de la ville pour se faire couper les cheveux (il y réussira... à moitié - lors d'une séquence très Mitteleuropa évoquant le Eyes wide shut de Kubrick - tout ça après différentes rencontres dont celle avec le médecin, hallucinante séance de toucher rectal pendant que Packer drague, tout en grimaçant, sa directrice financière en tenue de joggeuse). La parole ici procède d'une sorte de salmigondis technico-scientifico-métaphysique, pure lalangue, qui ne vise pas, évidemment, à produire du sens mais simplement à signifier l’ultra-jouissance dans laquelle baigne le personnage.

L'homme aux rats.

Le film est comme un long tunnel (la limousine) conduisant le héros vers les profondeurs (le retour aux origines), jusqu’au dernier palier (le salon de coiffure et l'image paternelle à laquelle renvoie la scène), passage obligé avant d’accéder au "sous-sol" (l’appartement dévasté de Benno, l’ex-employé devenu inemployable qui veut tuer Packer)... Pas la peine d’insister sur la dimension freudienne (voire sadique-anale) de cette déchéance programmée. Elle est dans le livre. On notera juste que cette déchéance prend ici l’allure d’une véritable déchétisation, ce qui inscrit le film dans une vision assez lacanienne du capitalisme. La limousine en est le symbole. Sorte d’aquarium ouaté, envahi d'objets pulsionnels totalement vides, gadgétisés, glissant au milieu de la ville et de ses tumultes, elle préfigure le parcours du héros, de la blancheur immaculée à la souillure. Créature à part entière, est-elle cronenbergienne? Oui et non. Oui, parce qu'elle assure la disjonction entre le dedans et le dehors, entre l'intérieur, calfeutré, et l'extérieur, le peuple des "rats"; non, parce qu'il n'y a pas d'interaction entre le dedans et le dehors, séparés non plus comme autrefois par une membrane poreuse, qui favorise les échanges, mais par une barrière parfaitement étanche, empêchant toute communication... Or si Packer est ainsi protégé, doublement protégé, par sa limousine et son garde du corps, qui est comme une seconde enveloppe, qu'en est-il une fois celui-ci exécuté et la limo rangée au parking?
C'est tout l'enjeu de la dernière partie, la plus ingrate, lorsque le héros, ainsi exposé, la tête non pas "défigurée" (c’est fini tout ça) mais simplement asymétrique (des restes de tarte à la crème d'un côté, les cheveux tailladés de l'autre), comme sa prostate, se retrouve dans l'antre miasmatique de son ennemi intime et que s'engage entre eux un très long dialogue (repris in extenso du roman, Cronenberg n’ayant éliminé que les hallucinations terminales du personnage principal, peut-être parce que trop... cronenbergiennes - comme c'était déjà le cas pour Spider), dialogue un peu pénible mais nécessaire, sans quoi tout ce qui précède n’aurait servi à rien, qui va l'amener à... à quoi au fait? Je dirais: à découvrir la honte (une larme coule sur la joue de Packer, mais sans rapport avec la douleur - il vient de se tirer une balle dans la main -, ni avec sa mort prochaine). Pour Lacan, le monde moderne, capitaliste, serait marqué, entre autres, par la déchéance du père et la disparition de la honte. Difficile de ne pas voir dans l'itinéraire de Packer, voyage à rebours du capitalisme, une manière non seulement de restituer le père (à travers le personnage du coiffeur) mais aussi de retrouver la honte (à l'issue de cet ultime échange avec l'homme-déchet).

Un film asymétrique.

On parle beaucoup d'abstraction à propos du film. Cosmopolis s'ouvre sur une toile de Pollock et se termine sur une toile de Rothko. Est-ce à dire que le film passerait d'une abstraction à une autre, du dripping au "champ coloré"? Or ce qui caractérise la peinture de Pollock, ou plutôt sa technique, c’est sa dimension mathématique, fractale (au niveau de la densité des couleurs), comme les mouvements des marchés financiers, alors que chez Rothko l’abstraction est au contraire plus spirituelle, "tragique" même, nourrie par les mythes, ce qui nous ramène à Freud et à Jung. Au début du roman, il est dit de Packer qu’il ne consultait pas d’analyste: "Fini Freud, place à Einstein." La formule n’a rien de programmatique, elle situe le personnage dans sa position de départ (c'est la science qui gouverne). Par la suite, ce sera plutôt l'inverse. Cosmopolis, film génialement bavard, se découpe ainsi en deux parties cloisonnées, inégales, qui le rendent asymétrique (A dangerous method était au contraire un film parfaitement symétrique, un modèle d'équilibre). Une première partie, la plus importante (les 2/3 du film), d’aspect pollockien, fractale, qui se passe dans la limousine et occupe toute la surface: des mots vides qui "s'égouttent" dans tous les sens; une seconde partie (le dernier 1/3), d’esprit rothkien, plus spatiale, qui se passe dans l’antre de Benno, telle une scène de théâtre: la parole pleine, un peu lourde, qui cherche à faire sens. On peut évidemment préférer une partie à l'autre, on ne peut nier la cohérence de l'ensemble...
Car ce qui intéresse Cronenberg c'est bien cela: le cheminement d'un homme détaché de son corps - c'est pour cette raison qu'il fait des check-up tous les jours - et non la critique du capitalisme, cyber ou pas (juger le film sur cette base c'est faire fausse route). Faute d'avoir su écouter son corps, en l'occurrence sa prostate, Packer a oublié l'asymétrique, le petit truc bizarre qui lui aurait permis de comprendre le yuan. Mais tout ça n'a plus d'importance. Ce qui compte maintenant, c'est l'homme seul qui est en face de lui, cet homme qui le connaissait mieux que personne, mieux que lui-même, auquel il avait failli et allait faillir encore, cet homme qui disait devoir le tuer tout simplement pour ce qu'il est. L'homme, lui, l'autre, qui allait mourir, qui était déjà mort, et dont il voyait le corps, toujours là... encore détaché?

A lire l'excellente critique de Guillaume Orignac sur le site de Chronic'art.

vendredi 8 juin 2012

Le jour où il arrive


The day he arrives de Hong Sang-soo (bande-annonce).

HSS se répète, HSS radote, HSS rabâche... Et s’il était plus steinien que rohmérien... Répétition et jouissance: a rose is a rose is a rose... arrose, arrose, arrose... ivresse de la répétition. Commencer encore et encore... le jour où il arrive le jour où il arrive le jour où il arrive... Et ce qui se répète s'accumule... dans la mémoire du présent. Hong Sang-soo est un des rares cinéastes dont on peut quasiment rêver les films, non pas avant de les avoir vus, ni même après, mais au moment même où on les voit, à mesure qu'ils se déroulent, là, sous nos yeux, pour le coup mi-clos...

PS. Le film est très beau, mais je l'aurais préféré (peut-être) en couleurs, à l'instar de la bande-annonce.

mardi 5 juin 2012

Qui c'est?











Non, ce n'est pas Serge Daney.

Et là, qui parle? A propos de quel film?

"On n'a jamais été à la hauteur de l'inanité fondamentale de la vie, au cinéma. Le spectateur désire qu'on lui raconte une histoire de cette vie, de telle sorte que cette inanité sur laquelle repose l'histoire n'apparaisse jamais. Elle doit rester lointaine, camouflée, inabordée encore, séparée. Or le progrès est là, terrible, terrifiant: le tout de la Terre apparaît de plus en plus. On connaît cette forme maintenant, ce tournis. On l'a vue de la Lune. Elle est dans l'imaginaire de chacun. Cette Terre-là, cette nouvelle Terre et son inanité, fondamentale, à travers les planètes mortes, j'ai l'impression que je l'ai montrée, dans [mon film], qu'au-dessus des terres vues, il n'y a plus le ciel, mais l'espace interstellaire, le nouveau ciel..."

Pour (ne pas) vous aider, je dirais que le Melancholia de Lars von Trier est une sorte de version mégalo, pompeuse, rebutante et assez débile du film en question.

Sinon aucun rapport, mais en ce moment j'écoute Invisible de Chapelier Fou et Bloom de Beach House, deux albums magnifiques qui rejoindront certainement ma playlist 2012 où se trouvent déjà Mr. M de Lambchop, The something rain des Tindersticks et le LP de Death And Vanilla.