jeudi 22 novembre 2012

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Le plus beau film vu cette année, je l'ai déjà dit, c’est Marie et le curé de Diourka Medveczky, un inédit de 1967 qui vient de sortir en DVD avec les deux autres films de Medveczky (coffret Diourka-Lafont) et à propos duquel on cite volontiers la formule de Truffaut: "Medveczky, c’est Bresson plus Buñuel". Sauf que dans la "lettre à Jacques Ledoux" (François Truffaut, Correspondance), dont on peut lire un extrait dans le livret qui accompagne le DVD, Truffaut évoque non pas Bresson mais Dreyer (avec Buñuel donc), ce qui finalement est beaucoup plus juste.

Mon Flop Ten 2012:

- Amour, Michael Haneke
- A perdre la raison, Joachim Lafosse
- Après mai, Olivier Assayas
- Dans la maison, François Ozon
- De rouille et d’os, Jacques Audiard
- Françoise au printemps (cm), Jean Paul Civeyrac
- Laurence anyways, Xavier Dolan
- Le Marin masqué (cm), Sophie Letourneur
- 38 témoins, Lucas Belvaux
- Vous n’avez encore rien vu, Alain Resnais

Bigre, que des films francophones (dont 7 films Positif!... désolé, je l'ai pas fait exprès). Pas vu sinon la Part des anges, The dark knight rises, Reality, Au-delà des collines, la Chasse...

44 commentaires:

Anonyme a dit…

Et encore vous n'avez pas vu Main dans la main de Donzelli !

Griffe a dit…

Bonne idée ce top des flops ! Mais attention : j’avais fait ça en 2005 sur mon blog et j’avais eu le malheur de mettre dans le tas le Cronenberg de l’époque (A History of Violence) ce qui m’avait valu d’être traité de tous les noms par quelques bloggeurs aujourd’hui oubliés (dont un comique troupier qui eut sa minute de gloire dans la « réacosphère » : le Stalkère – vous connaissez ?)

C'est vrai que le Civeyrac est ridicule, contrairement à « Une heure avec Alice » qui permet de croire que débarrassé de ses poses, JPC sait faire quelque chose.

Par contre, qu'est-ce que vous avez contre Le Marin masqué ? C'est plutôt drôle, non ? En tout cas, si celui-ci vous a déçu, le prochain Letourneur, qui pousse le bouchon du ricanement encore plus loin, vous fera hurler...

Bon, je ne résiste pas plus longtemps, je vous donne ma liste :

Millenium : L’homme qui n’aimait pas les femmes (Fincher)
Oncle Charles (Chatiliez)
A moi seule (Videau)
Battleship (Berg)
De rouille et d’os (Audiard)
Cosmopolis (Cronenberg)
Faust (Sokourov)
The Dark Knight Rises (Nolan)
Vous n’avez encore rien vu (Resnais)
Le Capital (Costa-Gavras)

Griffe a dit…

Une précision : je n'ai pas eu le courage d'aller subir les films de Lafosse, Ozon et Assayas. Et une question à valzeur : et pour toi, les pires films de l'année ? Mais pas plus de 10 films, hein !

Buster a dit…

C’est vrai que ce petit hommage à la Nouvelle vague et à la cinéphilie que constitue Une heure avec Alice est très agréable, grâce aux deux acteurs notamment, alors que Françoise au printemps est absolument consternant (le politique bas du front je ne supporte pas). Concernant Letourneur, j’aimais beaucoup la fraîcheur de la Vie au ranch, mais là, c’est plutôt défraichi, et puis cet esthétisme puéril, ça fait même défraichichi... A moi seule de Videau est inégal (ce qui est extérieur au huis clos n’est pas très convaincant), mais je trouve le film plutôt réussi, à la fois troublant et pas du tout malsain.

Buster a dit…

En fait il y a plein d’autres films que je n’aime pas: J. Edgar, Millenium, les Adieux à la reine, Camille redouble... mais qui ne sont pas non plus dénués d’intérêt, c’est pour ça que je ne les ai pas retenus.

Anonyme a dit…

Parce que vous trouvez que des films comme ceux d'Haneke, Dolan ou Resnais sont dénués d'intérêt

Buster a dit…

Non mais là c’est différent, il s’agit de films que je n’aime pas du tout, voire que je déteste, pour des raisons différentes, parce que je les trouve soit profondément dégueulasses, soit effroyablement bêtes, soit horriblement prétentieux, soit terriblement creux, soit affreusement laids, etc (certains cumulent, lol), ce qui fait que l’éventuel intérêt qu’ils pourraient susciter par ailleurs, eh bien n’y résiste pas.

Christophe a dit…

Sauf votre respect, je vous trouve mesquins de donner vos flops sans vos tops (qui m'intéresseraient même si l'année n'est pas terminée).

P.S: Buster, votre captcha ça devient n'importe quoi.

Anonyme a dit…

ça promet : http://www.youtube.com/watch?v=0myKC5b7YqI

Buster a dit…

Mon Top je le publierai, comme chaque année, mais il y a des films susceptibles d’en faire partie que je n’ai pas encore vus ou qui ne sont pas encore sortis, comme les Lignes de Wellington, Tabou ou 4h44... alors que pour le Flop c’est définitif (à moins d’une grosse surprise).

De toute façon ce Top n’aura rien d’original pour qui fréquente le blog.

valzeur a dit…

Hum, vous me tentez tous les deux (je parle de cette proposition de "shit-list", selon la vulgaire expression consacrée).
J'ai repoussé sa composition jusqu'à maintenant, fort déçu de ne pas avoir encore vu le Assayas, le "nouveau" Ferrara, voire le Larry Clark (mais il n'est visible que sur son site), et d'avoir honteusement raté le Bela Tarr, qui avait l'air aussi troublant qu'un champ de patates.
Je me disais : pffff, il va falloir se creuser la cervelle, pénible ! Or, magie de l'édition !, vient de sortir le numéro de décembre des Cahiers où figure quasi-intégralement ma liste des pires films de 2012, à la différence amusante et au fond minime (ces oeuvres sont effectivement remarquables) que ce sont pour eux les meilleurs !

Alors donc, par ordre alphabétique :

Les Chants de Mandrin : Rabah Ameur-Zaïmeche
Cosmopolis : David Cronenberg
Faust : Alexandre Sokourov
Go Go Tales : Abel Ferrara
Hugo Cabret : Martin Scorsese
J. Edgar : Clint Eastwood
Laurence Anyways : Xavier Dolan
Tokyo Park : Shinji Aoyama
Twixt : Francis Ford Coppola
Vous n'avez encore rien vu : Alain Resnais

Hasard de l'alphabet, les trois premiers sont certainement les pires, et pas forcément dans cet ordre (le Faust est un must : j'en suis sorti après 45 minutes, et ces trois quart-d'heures figurent déjà très très haut dans mes expériences les plus horrifiques de cinéphile, terme de plus en plus impropre).
J'ai lu avec un certain intérêt le dossier pas déplaisant des Cahiers sur les tares du cinéma d'auteur tout en m'étonnant que ces esprits sagaces n'aient pas remarqué que le terme "radical chic" pouvait s'appliquer à l'intégralité de leur liste (exceptons en le Nichols qui n'est pas bien grand chose). Non que les plaies du cinéma d'auteur dénoncées par leurs soins ne soient pas effectives, seulement les films qui en sont affublés me semblent au fond moins atroces que ceux qu'ils brandissent comme exemple, tous porteurs de tares autrement plus gênantes. Des mots :
- auto-muséification mortifère (Sokourov, Resnais, Carax, Eastwood - non-cité dans aucune liste de chroniqueur Cahiers et pourtant le méritant tellement !)
- retour sur soi complaisant (Ferrara, Coppola, - oh, des italo-américains d'éducation catholique ! - Ameur-Zaïmeche - ah, ouf !)
- culture pointilleuse de l'insignifiance (Hong Sang-Soo)
- pourrissement esthétique par voie de numérique (Coppola, Resnais, Scorsese) - qu'on pourrait d'ailleurs conjuguer à un désir d'éternelle jeunesse (comme ces vieux beaux argentés et ridulés en survêtement jaune poussin ou fuchsia)
- confusion préjudiciable entre l'Histoire du cinéma et son petit corpus tout rikiki (Carax, et l'année dernière, l'inoubliable Bonello)
- omniprésence du kitsch (Dolan, Coppola, et d'une façon plus perverse, Carax, voire Sokourov)

Bon, j'arrête là ; cet effort réflexif m'a épuisé, et j'espère que vous le trouverez aussi fécond que les portes ouvertes enfoncées d'un viril coup d'épaule par les Cahiers…

Et, pour me faire l'avocat du diable, je sauverai de vos listes horrifiques le Fincher (que je trouve un aimable divertissement et rien de plus) et le Letourneur (Dieu sait pourtant que La Vie au Ranch me semblait une abomination ultime).

J'espère que me saurez gré, tout deux (Bisounours Buster - quoique plus trop - et Griffu Griffe - quoique moins) d'avoir épargné vos champions respectifs (ou non) Sport de Pucelle, Holy Tractors, et Pouffes in Distress qui sont après tout, dans leur genre, assez décents (quoique de mon point de vue d'un intérêt parfaitement
subliminal).

Et pour les films de l'année, je brûle un cierge pour que le mois qui vient en apporte au moins cinq tout beaux, tout pimpants, naïf que je suis...

Buster a dit…

Tout ça manque d'amour, de rouille et d'os... (ce qui ne me surprend pas vraiment).

Buster a dit…

Sinon pas encore lu les 10 tares du cinéma d'auteur selon les Cahiers. Je m'y colle dès demain.

Anonyme a dit…

Le pire film de l'année c'est quand même "L'Innocence des musulmans" de Nakoula Basseley Nakoula, non ?

Anonyme a dit…

Et les 5 plus grosses merdes d'après les Cahiers

Cogan : Killing Them Softly (Andrew Dominik)
La Chasse (Thomas Vinterberg)
Reality (Matteo Garrone)
Low Life (Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval) Superstar (Xavier Giannoli)

Buster a dit…

Waouh, j’en ai vu aucun... d’où elle sort cette liste?

Virginie Des(mauvaises)pentes a dit…

Valzeur a raison, la plupart des films encensés par lesCahiers relèvent eux aussi du "radical chic".

dr orlof a dit…

Mon seul point de divergence est, bien évidemment, le Resnais que je considère comme le plus beau film (et de loin !) de l'année. Et je m'étonne que personne n'ait cité l'abominable film de Jacquot "les adieux à la reine"
Pour ma part, ce flop 7 (c'est suffisant, en attendant le top 10) serait le suivant :

1-Amour (Haneke)
2-The we and the I (Gondry)
3-Les adieux à la reine (Jacquot)
4-Dans la maison (Ozon)
5-Sport de filles (Mazuy)
6-38 témoins (Belvaux)
7-Après mai (Assayas)

NB : Je suis d'accord avec Christophe : il faut avoir réussi les tests de l'aérospatiale ou être docteur en paléographie ancienne pour décrypter vos captcha :)

Buster a dit…

Salut Doc,
Le Resnais je n’y arrive pas, c’est trop monstrueux, mais passons... Les Adieux à la reine, j’en parle un peu plus haut, dans les commentaires, je n’aime pas non plus, mais cela aurait fait un 8e film Positif, on aurait crié à l’acharnement :-)
Sinon le Gondry je ne l’ai pas vu (pas intéressé par le dispositif) et Sport de filles j’adore (il figurera dans mon Top 10!).

Pour les captcha :-D

Virginie - hello Blondie :-)
Le "radical chic" c’est la catégorie fourre-tout, on y met un peu ce qu'on veut... Ainsi le Cheval de Turin de Béla Tarr (belle la tare, forcément) qui est quand même plus radical que chic (le film a par contre toute sa place dans la rubrique "Un sérieux de pape") et Post tenebra lux de Reygadas (un cinéaste que je déteste) qui semble quand même plus chic/choc que radical. On évite de parler de Melancholia qui est pourtant un bel exemple de radical chic/choc, sauvé par Delorme dans une autre rubrique, parce que le film "inventait un espace ouvrant l’imaginaire" (ah bon?), mais heureusement dégommé ailleurs par Guézengar...

Et Tabou, comment il échappe au "radical chic"?

Buster a dit…

Question pernicieuse. Et si tout ça ne servait qu’à faire à nouveau l’éloge d’Holy Motors, mais de façon détournée, par la voie du négatif. Parce que dans le fond c’est quoi un film dont le récit ne resterait pas prisonnier de son pitch, un film qui ne s’enfermerait pas dans le "trop maîtrisé", ni dans le "trop sérieux", qui ne s’interdirait pas l’imaginaire, ne se désagrégerait pas dans les raccords, n’oublierait pas de "regarder" son acteur, sinon un film de Carax, le "génial" Holy Motors (film que j’aime bien au demeurant, là n’est pas la question).

à suivre

flop - prestige ?-D a dit…

Mon "TOC Ten" 2012

01- De citrouille et de bolosse
02- Amûur (Haneke)
03- A perdre la raison (J. Lafosse)
04- Le Grand soir (Kevern-Delépine)
05- Savages (O. Stone)

06- The Deep blue sea (T. Davies)
07- Barbara (C. Petzold)
08- The Dark knight rises (Nolan)
09- Laurence Anyways (Dolan)
10- La Part des anges (Loach)

Pas vus :
- Lvovsky, Mazuy...
- Gondry, Belvaux, RAZ...
- Vinterberg, Garrone
- Costa-Gavras

(euh, absolument aucune attente du Donzelli, pff !-]

Néanmoins, malgré l'accueil assez venimeux ici, dans ce qui a été cité jusqu'à présent, je peux "repêcher" : le "Eastwood" (sans excès toutefois), le "Resnais" (in extremis) ; et, avoue un petit faible pour le "Ozon" (mais oui, mais oui !-], même le "Jacquot" ; mmh, voire... le "Fincher" !?!-D

PS : euh, Buster - quoiqu'il est vrai que je te suis pas mal sur ce terrain-là, ahem ;-], je ne sais pas si tu le fais exprès (hum ?-], mais tu es très bien parti... pour que Ciment t'habille pour l'hiver, dans son prochain éditorial ou son bloc-notes de fin d'année dans Positouf !-DDD

Buster a dit…

Trop fort Albin, tu as réussi à caser 8 films Positif, voire 9 si on y intègre le Nolan! Valzeur s'était servi du Top 10 des Cahiers pour faire sa liste, toi tu n'as eu qu'à piocher dans les couv de Positif.

Concernant Ciment, rien à craindre (façon de parler évidemment), il va être suffisamment occupé avec les Cahiers, parce que les 10 tares du cinéma d'auteur, plus qu'un éloge caché à Holy motors (c'était juste pour rigoler, quoique), c'est aussi les 10 tares d'une certaine critique, exemplairement représentée par Positif.

Pierre Léon a dit…

Et les dix tartes du cinéma français, c'est quoi ?

Buster a dit…

:-D

clark a dit…

Bonsoir Buster.

Désolé, je n'ai rien contre vous et j’apprécie votre blog; mais puisque Valzeur (ce monstre !) m'a dénoncé, voici les 3 plus belles purges de cette année :

1. Cap Nord (Rinaldi)
2. Réussir sa vie (Forgeard)
3. Cosmopolis (Cronenberg)

Je rajoute également : De rouille et d'os, J.Edgar et Oslo, 31 août.

Pas vu le Resnais et Faust(sur les conseils de Valzeur); ni le Gondry et le Jacquot (ces cinéastes ne me passionnent guère...).

Par contre, je rejoins Griffe sur Le Marin masqué. Un film très plaisant, bien supérieur, à mon avis, au sinistre Cap Nord (Griffe vous l'avez vu ?).

Buster, afin que vous remontiez dans mon estime, je vais essayer de me procurer le coffret Diourka Medveczky.
Vous n'avez pas totalement perdu ma confiance !

Buster a dit…

Hum... ce qui est marrant c'est que ceux qui détestent Cap nord adorent le Marin masqué et inversement (ils sont moins nombreux) comme si les deux films étaient antinomiques.
Pour Diourka, allez-y et dites moi, pour l'instant je n'ai quasiment aucun retour!

A+ les Lignes de Wellington m'attendent...

valzeur a dit…

Hello Buster,

Juste pour dire que j'aurais aisément pu ajouter à ma liste :
- Au-delà des Collines : Cristian Mungiu
- Les Lignes de Wellington : Valeria Sarmiento
(le premier étant toutefois pire que le second)

Tout ça pour dire que la pousse des navets ne connaît AUCUNE trêve...

Griffe a dit…

Salut clark, oui j’ai vu Cap Nord, et je suis partagé : j’aime énormément la fin du film, où Rinaldi réussit à faire sentir quelque chose de ces petits matins aériens d’après-fêtes, quand on est comme en apesanteur, porté par mille émotions vécues la nuit, auxquelles s’ajoute le plaisir rare de voir s’étendre la lumière très douce, comme propre, de l’aube ; et j’aime aussi voir le type se remettre à bosser sans enthousiasme mais sans tristesse, sur fond de ces chansons qu’il aime (et que j’aime aussi) ; mais je dois bien dire que pour en arriver là, j’ai subi de longues plages d’ennui, pas tant à cause du côté excessivement littéraire des conversations – après tout Godard faisait aussi dans la citation, et par beaucoup de côtés Cap Nord fait penser à une version longue, aplatie, de la scène de la soirée dans Pierrot le fou – que du manque d’incarnation des comédiens, tous pétrifiés par je ne sais quoi… Même quand ils dansent, c’est tellement millimétré qu’on ne ressent rien de ce qu’ils vivent, ni la joie ni la fatigue ni rien… J’ai trouvé cette rigidité pénible, et il faut que la fin soit très réussie pour en conserver un souvenir si lumineux.

Griffe a dit…

PS. Je n’ai pas non plus « adoré » Le Marin masqué, c’est peut-être pour ça que je n’ai pas « détesté » Cap Nord… ;)

Buster a dit…

valzeur, je sors des Lignes de Wellington... Des lacunes peut-être, un navet sûrement pas. Tiens, pour la peine je m’en vais écrire une petite note... Sinon j’attends de pied ferme votre Top 10, enfin si vous y arrivez, un Top 3 ça serait déjà bien :-)

Griffe, le Marin masqué n’est qu’une pochade revival (NB, iris, NV, post-synchro...), aussi plaisant que d’écouter Words de FR David, c’est un film sans prétention mais sans risque non plus…
(Cap nord n’est pas parfait mais c’est quand même d’une autre tenue)

Pierre Léon a dit…

Sans prétention, c'est le problème du Marin masqué. Ne faut-il pas que les films prétendent à quelque chose de plus que leurs semblables ?
C'est intéressant ce que vous dites, Griffe, sur Cap Nord.
Pardon je ne dis rien. Je vais continuer la cuisson de mon prochain navet pour Valzeur. :)

§ a dit…

Et j'ajouterais que ce que l'on peut aimer dans Cap Nord c'est qu'il prétend à beaucoup avec des moyens très modestes. Ce côté "sans filet" m'enchante tellement plus que la fausse modestie "sympa" du Marin Masqué.

DnD a dit…

Bonsoir Buster,

Je me rends compte que presque l'intégralité de cette liste m'est étrangère, notamment grâce/à cause de vous. Je n'ai vu que le Resnais pour lequel je ne vous suis pas du tout d'ailleurs, mais ça ne remet pas en cause le reste :-)

Je vous laisse mes flops, qui sont moins élégants et que vous vous serez certainement épargnés :
La Désintégration, Perfect Sense, Magic Mike, Mobile Home, The We and the I.
Et pire encore pour moi : Bullhead, The Avengers, Expandables II ou le terrible Starbuck qui a sans doute ma palme de l'horreur.

Sinon, sans partager son regard sur la danse, ce que Griffe souligne de réussi dans "Cap nord" est précisément ce qui m'a touché dans ce film.

Buster a dit…

La fin de Cap nord est très belle en effet, mais je crains que pour ceux qui n’aiment justement que la fin celle-ci fonctionne surtout comme une libération après la purge qu’aurait été le film jusque-là. Ce que dit Griffe de cette fin est juste, mais si pour moi c’est aussi bouleversant c’est que loin d’offrir un simple contrechamp radieux au reste du film, la fin apparaît surtout comme le point d’orgue de tout ce qui a précédé. L’émotion vient aussi de là. Il y a quelque chose de l’arrachement dans ce finale, au sens presque sentimental, dans la manière dont le personnage s’extrait ainsi du groupe, de la nuit, de la fête... d’où ce mélange de douceur et de tristesse qui imprègne les derniers plans.

Le Marin masqué se présente comme une sorte d’anti Vie au ranch... pourquoi pas, sauf que c’est d’une vacuité totale... A quoi ça prétend? bah à rien!

Griffe a dit…

Une pochade sans prétention, faussement modeste, et d'une vacuité totale ? Vous êtes durs ! Je l'aime bien, moi, ce Marin masqué, je trouve qu'on y trouve quelques moments de grâce. GM avait joliment parlé d'une scène qui m'avait aussi touché, je le cite : "Plus l'amoureuse rabâche, et plus elle devient touchante, plus on sent qu'elle commence à y recroire, à ce refoulé amoureux, qu'elle se laisse gagner par la vague d'émotion que d'ordinaire elle parodie" (lien sur mon nom, dernier paragraphe).

Buster a dit…

C’est quoi ce blabla? Bah oui la fille rabâche, bah oui l’autre l’écoute poliment, c’est un truc de filles archiconnu, toutes les filles se reconnaissent là-dedans, c’est marrant parce que c’est la réalité, mais le bâillement hors-champ n’a rien d’exceptionnel, pire le fait qu’il soit surmixé rend la chose très lourdingue - on dirait du Benny Hill. Tout ça est très mauvais, c’est comme les crêpes du film, plus que pas terribles, moi le maniérisme branchouille ça me dégoûte… Dans le registre du court, Manue bolonaise était autrement plus touchant.

Griffe a dit…

Ce n'est pas si courant que ça, de montrer ce genre de réalité-là... Mais bon, je n'insiste pas. J'aimerais bien voir Manue bolonaise et Roc & canyon.

Buster a dit…

Manue bolonaise est très beau, c’est pour ça que j’enrage, Letourneur a du talent et vaut beaucoup mieux que ça. Sinon vous me dites que les Coquillettes est du même tonneau?

Griffe a dit…

Là oui, pour moi c'est la dégringolade : ça raconte le festival de Letourneur et deux copines à Locarno, trois obsédées (dont une complètement idiote) cherchant à tout prix à se taper des mecs ; ça aurait pu être drôle (ça l'est 3 ou 4 fois) si ça n'était pas invraisemblable, très répétitif, et au final assez méprisant... Mais Eugenio Renzi y est très bien.

Buster a dit…

Aïe... sinon il fait quoi Renzi dans le film? il cuisine les pâtes? :-)

Griffe a dit…

Ah ah ! Non, il ne joue qu'un type qui fait merveilleusement l'amour...

Buster a dit…

Rien que ça... Et Gester? il tient la chandelle?

Griffe a dit…

Ah lui, il se met en caleçon, mais ça ne va pas plus loin... Bon je ne vais pas tout vous raconter, surtout qu'on pourrait y passer la nuit...

Buster a dit…

OK, bonne nuit.