mercredi 10 octobre 2012

Super Whit (2)

L'algèbre de l'amour.

OK, il y a un peu de Yuppie Allen et de Wasp Anderson dans Damsels in distress (les mauvaises langues parleront de blabla et de flafla), mais c'est surtout le style de Stillman, si singulier, qui enfin éclate au grand jour avec ce film, style marqué, entre autres, par le contraste entre la douceur des scènes, filmées avec une légèreté confinant parfois à l’indolence, et la sécheresse du découpage, quasi tourneurien (pas de réelle scène d’exposition - on entre de plain-pied dans le vif du sujet - progression un peu heurtée, à l’emporte-pièce, des différents micro-récits qui composent le film, conclusion abrupte, sinon détonante, avec ici deux numéros de musical qui se succèdent), comme si on assistait au résumé des meilleurs épisodes d’une série; un contraste auquel on s’habitue assez vite, jusqu'à l'oublier, preuve du pouvoir d'attraction que les personnages acquièrent (à commencer par celui de Greta Gerwig - grande bringue géniale, sorte d’Ingrid Bergman indie). La comédie selon Stillman c’est comme l’orthographe du mot "doufi": non-conventionnelle mais préférable... Préférable à quoi? Eh bien, à toutes ces petites comédies US, girly et/ou de campus, souvent sympathiques mais à l'écriture si formatée (à la limite du préfabriqué) qu’il ne reste plus rien une fois le film terminé. Chez Stillman, au contraire, le plaisir dure bien plus longtemps que la vision du film. C’est comme un parfum avec ses trois notes: de tête (la plus volatile, pas toujours agréable, parfois trompeuse), de cœur (celle qui détermine véritablement le "thème" du film) et de fond (la plus tenace, qui persiste après l’évaporation des deux autres et vous marque durablement).
C’est d’autant plus vrai que Damsels in distress est un film olfactif, à l’odorat très développé (avec un risque de "choc nasal" quand les garçons des lettres romaines passent trop près!), un film qui a du nez, qui "sent" les choses (il y a de l'empirisme chez Stillman), surtout qui a du goût. Du goût et des couleurs: Violet, Lily, Rose, les prénoms des filles, également des noms de fleurs (bizarrement les mêmes que dans The brown bunny de Gallo)... Violet, indigo, bleu, vert, jaune, orange, rouge, ces couleurs que Thor, un des garçons du groupe, ne connaît pas (faute de les avoir apprises à l'école - il avait sauté une classe), mais qu'il finira par reconnaître, à l'occasion d'un nouvel arc-en-ciel (scène magnifique), jusqu'au... magenta qui pourtant n'existe pas!
Comme toujours chez Stillman, on ratiocine (sur les garçons, ceux beaux et intelligents que les filles doivent éviter - car trop arrogants - au contraire du neu-neu "romain" au potentiel limité mais plus gratifiant pour une fille puisque, supérieure, c'est elle qui l'aidera à progresser, ou encore sur "l'amour à la cathare", autrement dit par le "mauvais côté", auquel a cédé une des filles...), on discute à bâtons rompus comme dans les comédies satiriques de Thomas Love Peacock (il en est question lors du cours de pédagogie), auteur avec lequel Stillman partage pas mal de choses (le refus de la narration classique, le côté élitiste...). Il paraît que les comédies de Love Peacock doivent beaucoup à Aristophane (cf. Wikipédia). Y aurait-il un lien entre le film de Stillman et L’assemblée des femmes d’Aristophane? C'est dans cette pièce que les femmes créent un plat aux multiples ingrédients, à la fois aigres et doux, pour satisfaire tous les goûts, notamment masculins (le nom du plat a donné naissance au mot le plus long en grec ancien). L'équivalent dans Damsels serait le savon "magique" que découvre Violet/Gerwig (fan de Richard Strauss, Frederick Charleston (?) et Chubby Checker, l'inventeur du twist), plus efficace encore que les claquettes - je pense à ce pauvre Freak Astaire - pour prévenir la dépression et le suicide à Seven Oaks, un savon qui va surtout permettre aux filles de trouver le garçon idéal, à condition toutefois que ledit garçon se conforme à certaines règles (bah oui, quand même) et renonce, en cadence, à la décadence... Happy end et sambola!

Bonus: Things are looking up par Fred Astaire.

26 commentaires:

Anonyme a dit…

Pas encore lu le texte, mais toujours intéressé par des questions de rendement, je suppose que vous avez donc mis deux heures trente pour l'écrire et le poster, alors...

small – vrille :-D a dit…

Vu DiD, hier soir.

J'aime bien. Plus que bien, d'ailleurs ; mais sans adorer plus que ça non plus, hein !-]

On pourrait dire que c'est un « teen movie alambiqué » – pour adultes en quelque sorte, ou pour gens raffinées, si l’on préfère.

Pas si « sophistiqué » que ça, en tout cas ; pas dans le sens de « screwball », bien que tordu pourtant – mais pas dans le sens qu’on a habituellement. Alors, donc, tortillé - « tortillonné » même - de part en part, et dans tous les sens (comme tu le relèves : olfactif, visuel, etc. :-D

Selon ma formule : du gentiment tortillonné (vrillé ?-) dans de l’apparemment convenu.

Film, qui ne me paraît prétendre pas à la grandeur, mais qui est loin d’être petit !?! Délicat et charmant, bien plus qu’élégant, par exemple. Sur ce plan-là, on dirait un habit d’arlequin : un assemblage de bouts d’étoffes colorées, sinon « éclatées », du moins ciselées. L’ensemble dégageant un parfum agréable, printanier.

Une comédie douceâtre, qui pose par petites touches des grandes questions sur l'existence. En abordant des tas de petits riens qui fondent les rapports humains : les rapports à l’autre, mais aussi de soi à soi (voir le parallèle entre les dédoublements de personnalités de Emily/Violet et Fred/Charlie), les relations de couple, le bien vivre ensemble : autrement dit, moins l’harmonie avec les autres, que celle du monde… avec le monde.

Mais (attention : embrouilles !!!-), des deux - tout différents qu'ils sont - s'il y en a un qu'on peut sûrement revoir (DiD), l'autre est à revoir IMPERATIVEMENT (je parle de Gebo !!!-DDD

Buster a dit…

2h30, hum... c’est un peu long, mais je n’ai pas commencé sur le champ et puis j’ai multiplié les pauses, disons alors 1h30-2h... :-)

Small-vrille, il y a plein de choses encore à dire en effet sur Damsels, plus riche et profond qu’il n’y paraît, c’est d’ailleurs pour ça aussi que je conseille de le revoir.

Gebo, je le reverrai également, comme tous les Oliveira, même si la première vision m'a un peu déçu, je préfère les Oliveira qui parlent portugais, là j’avais l’impression d’assister à un téléfilm genre Théâtre de la jeunesse de Santelli, ce qui n’est pas déplaisant mais bon...

Donc pour le moment avantage à Greta sur Garbo, euh pardon… Gebo!

Anonyme a dit…

Un tout autre point de vue :

"Damsels in distress se conforme passivement aux clichés sentimentaux du campus-movie - clichés que le cinéaste, n'assumant pas toujours la méchanceté éruptive de certaines scènes, s'efforce de sentimentaliser un peu mieux, au point d'errer parfois entre distance et empathie. S'il ne cesse d'annoncer une séquence dansée, il la réserve pour un générique écourté (et son inventivité se limite à une série de citations). S'il s'empare de la folie curieuse du personnage principal, il l'étouffe aussitôt. S'il prend soudain à coeur de conter les chassés-croisés de quelques filles et garçons, il annule très rapidement l'effet d'intrigue et de suspense que cela pourrait générer. Au final, le film est plutôt lâche, charmant mais par instants, charmant par agressivité, et renonçant aussitôt à son charme. On a l'impression que le cinéaste n'y est pas, que quelque chose là-dedans le dégoûte, et que même son dégoût le dégoûte. Ce qui est dommage, parce qu'il semble véritablement armé pour tordre le genre - Whit Stillman pourrait être une sorte de John Waters upper-class, au lieu de quoi il rêve d'être aussi bête que François Ozon, ou naïf comme Wes Anderson, et se complaît dans une somme d'indécisions."

http://fromafog.blogspot.fr/2012/10/damsels-in-distress-whit-stillman.html

Lucie a dit…

Quel joli film ! Et Greta Gerwig, elle est vraiment géniale !
Comment peut-on écrire que Stilman donne l'impression d'être dégoûté par ce qu'il montre, c’est n'importe quoi !

valzeur a dit…

Hello Buster,

Je me demande de plus en plus si la dénommée Lucie est une créature réelle ou si elle n'est pas générée par un ordinateur pour aller dans votre sens (ou alors, vous vous travestissez et rédigez ses messages, un peu comme Michael Caine dans Pulsions).
Bon, trêve de plaisanterie, j'ai compris votre attrait à tous pour ce film : vous êtes comme Greta Gerwig dans DID, vous élisez des objets perfectibles, à la grâce rien moins qu'avérée, mais quand même à petit potentiel, et vous vous dîtes qu'à la force du poignet (honni soit...) vous allez en faire quelque chose. C'est d'ailleurs presque réussi ; vous lire tous, Pierre Léon, Buster, etc... est beaucoup plus agréable que voir DID. Encore bravo !

Buster a dit…

Hé hé… Lucie est un mystère que j’aimerais bien moi aussi élucider :-)

Pour le reste, quelle ironie… Est-ce à dire que vous valzeur, vous seriez comme le rédac chef du Daily Complainer?

valzeur a dit…

Impossible, Buster ! Je ne représente que ma petite personne. Cette mystérieuse Lucie aussi bien s'appelle Robert, alors ? Quoiqu'à la lire, elle pourrait également s'appeler Marie-Berthe... C'est intolérable, votre robot me propose de taper "Tustica64", bientôt ce sera "Phymosis69" ; que vont en penser vos groupies ?

Buster a dit…

Je préférerais qu’elle s’appelle Roberte!

Phimosis69, ça c’est pour les peine-à-jouir :-)

valzeur a dit…

Attention, Buster ! Si votre robot me propose "Damselstil 2X", j'en conclurais qu'il s'habitue un peu trop vite aux éjaculateurs précoces ! Sur cette phrase légère et ouatée, je vais me coucher... (mais là, c'est 2ArossedA, votre robot me comprend, on dirait !)

Buster a dit…

Eh bien bonne nuit, je suppose que demain vous avez cours de pédagogie!

Lucie a dit…

Il serait pas un peu jaloux le père Valzeur ?

Buster a dit…

:-D

Anonyme a dit…

Salut Buster,
j'ai vu "Damsels in Distress" suite au ramdam qu'une petite frange de critiques, vous en tête, faites autour de Whit Stillman. Le film est agréable, charmant, lui aussi a peut-être des vertus anti-stress, mais je suis d'accord avec Valzeur c'est quand même très volatile et parfaitement inoffensif.

Buster a dit…

Hum... "volatile" vous faites référence à "coquelet", le vrai nom du personnage principal, mauvaise traduction d’ailleurs, c’est Twitter qu’elle s’appelle, comme les oiseaux, pas comme le poulet.

Sinon je vois que ce sont toujours les mêmes reproches, en fait c’est moins la critique du film que vous faites que le procès du genre auquel il se rattache, à savoir la comédie musicale. Ce n’est pas là-dessus qu’il faut juger le film, c’est comme si vous reprochiez à un polar d’être nocturne et angoissant. Le film est habillé comme une comédie musicale (parée de campus movie), mais avec des fringues beaucoup plus modernes qu’on ne le croit, dans la mesure où les vrais modernes ne sont pas ceux qui cherchent à l’être à tout prix - on est moderne malgré soi. Il faut aller au-delà des apparences, comme dans tout musical qui n’est pas que décoration, peinture de la vie rêvée, comme on le disait bêtement de Minnelli à ses débuts... Il faut gratter le rose pour percevoir le gris, sinon le noir, qui souvent se cache derrière.

Anonyme a dit…

Volatile ? je n'y avais pas pensé, c'est "volatil" que je voulais écrire. Comédie musicale, d'accord, mais on est loin de Minnelli, il n'y a rien à gratter chez Stillman, si on gratte le rose on tombe sur une petite couche d'apprêt, rien d'autre. Qu'avez-vous donc vu que personne n'aurait vu ?

Buster a dit…

Minnelli n’était qu’un exemple... quand je dis qu’il faut gratter la surface c’est pour dire que le film ne se contente pas d’illustrer un motif (la recherche du bonheur), il l’exprime... ce n’est pas surligné, ni même souligné, ce n’est pas non plus suggéré, c'est juste énoncé dans un style personnel, à la fois rond et ciselé. Chez Stillman on est vraiment dans l’écriture plus que dans la Mise en Scène... Et comme pour toute écriture on y est sensible ou on n’y est pas. Après, pour ce qui s’y trouve derrière, ça c’est l’affaire de chacun, ce qui compte c’est la cohérence de l’ensemble qui passe peut-être (ce serait à développer) par une forme d’empirisme chez Stillman: expérience et sensations...

Sophio Callet a dit…

Toute la vérité, rien que la vérité, amen, sur Damsels : la finesse du film consiste à partir de la bonté pour la mettre en jeu et lui donner sa légitimité face à la convention d’un renversement ironique. Damsels… déroute parce qu’il est suavement subversif et n’emprunte jamais l’évidence de la corrosion pour mener à bien son œuvre comique, tout le film prenant ainsi la forme d’une entreprise de renversement d’un modèle négatif. Il interroge malicieusement les réflexes indécrottables de spectateur : à quel territoire comique avons-nous affaire ? Ce questionnement, Stillman le fait jouer en nous permettant de goûter à une joie candide et sincère, celle que l’on trouve dans la danse et les bandes d’amis – une extase toute simple et sans atours de ce qui est beau, bon, juste, comme dirait Platon. Par son raffinement, Stillman déjoue le renversement attendu en grotesque pour préférer à l’ironie une figure autrement subversive : le motif de la vrille. Induisant un plaisir tourbillonnant de la remise en jeu, ce motif permet à Stillman d’appuyer d’une apparente sophistication ses personnages. Le film se construit dès lors moins sur une succession de gags à chute qui marqueraient un retournement que sur le souple déroulé de la vrille qui se remet en jeu inlassablement. La permutation des archétypes, la malléabilité du cliché offert dans sa littéralité inventent une esthétique comique du mouvement perpétuel, de « branloire pérenne » qui s’actualise dans le manège sentimental des personnages, et une logorrhée du doute relançant les dés du sens. Par sa manière de désaccorder sa sophistication, le film, d’écart en écart, est porté par une maîtrise insoupçonnée, un foisonnement qui le rend inépuisable : chaque plan se compose de détails qui font rappel, comme de possibles remises en jeu du sens. Cet art du « pas-de-côté » permanent donne au film son rythme désarçonnant, où le comique, latent, peut surgir de manière inattendue et modulée, à l’image du jeu sur les couleurs qui révèle progressivement son horizon de profonde empathie pour l’expression d’une sensibilité naissante. Loin d’être convenue, la fin rend possible un apaisement du mouvement que le film s’est efforcé de conduire en chapitres, comme posé pour nouer tous les couples qui se sont formés, dans un horizon de félicité célébré par la danse, art du mouvement maîtrisé. L’étonnement, la nouveauté sont rares en comédie. En déjouant ses poncifs, Stillman fait d’elle un avion voltigeur, au désir insaisissable et infini, qui se fait écrin au talent d’acteurs qu’il valorise avec un amour contagieux. D’autant que les personnages féminins, blondes rêveuses et entraînantes, sont le cœur irradiant de ses films. Voili voilou.

Buster a dit…

Non mais c'est quoi ce délire?

valzeur a dit…

Buster, décidément, DID agit chez vous comme un aimant à pécores nunuches ! j'ai comme l'impression que vous en profitez pour faire votre marché. Quelle perversion ! Le cathare français à côté, ça n'est rien... Comme dit le robot : focalm76

Jacques Vergès a dit…

La Murielle Joudet du pauvre, faut croire. Et si Murielle me lit, qu'elle ne prenne pas forcément ça pour un compliment; ça m'embête les insinuations désagréables, mais je préfère être équitable.

Buster a dit…

Hum... quand on prend comme pseudo Jacques Vergès, on peut douter du côté équitable, et puis Murielle Joudet, elle, n’écrit pas des pensums!

valzeur, je n’ai pas compris, qui sont les pécores nunuches? Tous ceux qui aiment le film ou ceux ou celles qui laissent ici des commentaires élogieux?
Sinon le cathare français c’est peut-être une hérésie mais pas une perversion - j’ai bien dit cathare français et non Qatar français :-)

au hasard a dit…

Ça c'est vraiment l'antithèse de la Vie au ranch. Un improbable groupe de jeunes filles bcbg et évaporées, évoluant dans un univers pastel et délicatement parfumé, se mettent en tête de sauver leurs congénères de leur infériorité congénitale. Elles ne cessent de pérorer au sujet de leur propre supériorité sur les hommes en particulier, qui boivent de la bière, ne se lavent pas assez souvent et ne sont pas assez cultivés, et sur les gens en général, qui n'ont pas comme elles un exquis sentiment des bonnes manières et du bon ton. On a très envie de les baffer quand elles discutent d'un ton doucereux et sentencieux de la décadence des autres étudiants, de leur saleté et de leur infériorité (again). Le film ne semble pas trop prendre de distance envers leur détestable arrogance puritaine, ou alors j'ai loupé un truc. C'est peut-être une variation perverse et maniériste d'une grande finesse sur le kitsch, le fade et le mou, et une critique en règle du teen movie régressif de base, comme dit M. Joudet. Mais que c'est rasoir et gnangan. Je préfère American pie.

Lucie a dit…

Marrant tous ces garçons qui se « sentent » visés en regardant Damsels in Distress. La guerre des sexes serait-elle déclarée ?

Anonyme a dit…

c'est quoi la Vie Au Ranch - je vous serais reconnaissant si vous pouviez me renseigner, ne l'ayant pas vu - des jeunes filles bcbg probables et terre à terre. J'ai remarqué un truc avec les jeunes filles bcbg, c'est qu'elles n'assument pas vraiment leurs origines sociales- ce qui explique en partie pourquoi un certain nombre d'entre elles parlent très mal - le langage des jeunes.

deux essais raté sur le robot, ça devrait passer là.

Buster a dit…

Guerre des sexes, je ne sais pas, même si (et c’est un peu normal) les filles aiment davantage le film que les garçons. Je dirais plutôt "guerre du goût" pour paraphraser Sollers, le goût au sens où l’entendait Lautréamont (dixit Sollers): le nec plus ultra de l'intelligence. Ce que raconte le film c’est peut-être ça, plus encore que la recherche du bonheur, une sorte de perfectionnement du goût qui permette aux filles, celles du groupe, de rivaliser avec les garçons les plus intelligents et d’aider les plus "débiles" (ceux des fraternités romaines) à compenser leurs lacunes.