dimanche 14 octobre 2012

Gebo et Eurydice

Du théâtre et des ombres.

Vu Gebo et l’ombre deux fois pour bien m’assurer que, malheureusement, le dernier Oliveira n'est pas aussi extraordinaire que ça. Gebo est beau incontestablement. Le travail de Renato Berta sur la lumière y est remarquable. On évoque Rembrandt, comme à chaque fois qu'un film joue sur le clair-obscur, ce dont je ne suis pas convaincu, mais bon peu importe, l'essentiel n'est pas là. Qu'est-ce qui m'a gêné dans Gebo et l'ombre? Eh bien, l'ombre justement - plus que la lumière. D'abord réduite au hors-champ, un hors-champ convoqué de manière incessante et "théâtreuse" par une Claudia Cardinale plutôt mal à l'aise, elle devient contrechamp impétueux sous les traits diaboliques d'un Ricardo Trêpa sans nuance, avant de repasser hors champ. Lonsdale est lonsdalien, Silveira timorée, et si Moreau est malicieuse c'est à doses homéopathiques. Autant dire que quelque chose manque au film, qui n'a rien à voir avec sa dimension théâtrale, la frontalité et l'unité de lieu (on y est habitué). Quoi? La langue portugaise peut-être, toujours invitation au voyage chez Oliveira, qui aurait permis au film de ne pas rester à quai et d'aller au-delà du texte de Brandão (alors que le français tend plutôt à ancrer le film), ce que le générique, superbe, laissait espérer. Las, Gebo et l'ombre se termine par un arrêt sur image (le sacrifice de Gebo s'accusant du vol de la sacoche et des sept cent mille réis), comme dans Un film parlé, sauf que dans ce film l'arrêt sur image laissait le récit ouvert. Rien de tout cela ici. Oliveira a supprimé le quatrième acte qui voyait le retour de prison de Gebo et sa réconciliation avec João. Il a forcément raison, c'est lui l'auteur. Reste que ce dernier plan, baigné de soleil - celui du petit matin entrant dans la maison -, s'il symbolise la délivrance pour l'honnête Gebo (libéré du mensonge par un dernier mensonge), marque aussi la disparition définitive de l'ombre, soit João le fils révolté, un personnage à qui Oliveira n'aura finalement accordé aucune chance.

[ajout du 20-10-12: Reste une question, bassement matérielle, soulevée par ma voisine lorsque j’ai vu le film la seconde fois: "Et l’argent?" Bah oui, Gebo s’accuse du vol mais l’argent il ne l’a pas. Que l’ombre existe ou non, il ne pourra expliquer la disparition de l’argent, sauf à dire qu’il a perdu la sacoche, ce qui réduit considérablement la dimension sacrificielle de son geste. Pour qu’il y ait réellement sacrifice il faut que le geste soit à la hauteur. Alors une hypothèse: c’est le diable, et non João, qui est apparu brutalement chez Gebo, venu éprouver l’honnêteté et la bonté de ce dernier en prenant l’aspect du fils et en volant la sacoche. Gebo ne peut accuser son fils mais ne peut pas non plus s’accuser puisque la sacoche a disparu. Le dernier plan marquerait moins l’arrivée de la police, venue l’arrêter, que celle de la mort, venue le chercher, et qu’il rejoint dans un élan libérateur, mort consentie, consolante, donc lumineuse, après une vie de misère]
          
En revanche, pas la peine de revoir Vous n’avez encore rien vu pour être sûr que le dernier Resnais est non seulement d’une hideur absolue (incroyable croûte numérique que n'arrange pas le Cinémascope) mais, pire, une véritable descente aux enfers pour tout spectateur normalement constitué, c’est-à-dire qui cherche un peu de vie au cinéma, au point que si le spectateur est une sorte d’Orphée - et le film son Eurydice - on comprend qu'il finisse par se retourner tant l'envie est grande d'y mettre un terme. Parce que c’est quoi une double mise en abyme (le film dans le film dans le film) sinon un épouvantable tunnel, amplifié par la désuétude du texte (le mythe d'Eurydice "modernisé" par Anouilh: deux amants dans une chambre d'hôtel, la mort au coin de la rue, un quai de gare et le Destin en imperméable, bref du "réalisme poétique" sur planches), sans compter le phénomène d'écho (les répliques dupliquées), tunnel dont on aimerait sortir au plus vite. Un dispositif plus rébarbatif que roboratif, visant à rendre hommage au théâtre et aux acteurs mais qui permet surtout à Resnais de célébrer son propre cinéma (du titre, écho à Hiroshima mon amour - "Tu n’as rien vu à Hiroshima" - dont on voit d’ailleurs l’affiche dans le film, à l’importance accordée au couple Azéma-Arditi, le couple resnaisien par excellence, de l'Amour à mort à Cœurs en passant par MéloSmoking, etc.). Si la mort imprègne tout le film, qui fait des acteurs des revenants (quand ils eurent passé le pont, les fantômes vinrent à leur rencontre... hum), c'est aussi parce qu'elle est désirée. A travers le suicide de Podalydès (peut-être la seule chose à sauver du film avec... la robe aux lèvres rouges de Consigny) et, plus encore, cette pulsion irrépressible qui pousse finalement Arditi à regarder Azéma et sa tête de Gorgonne (qu'elle arbore depuis les Herbes folles), pas pour lui dire "T'as de beaux yeux, tu sais", mais, au contraire, pour s'être entendu dire une nouvelle fois: "C'est trop difficile, mon chéri". La réplique qui tue. Le dernier Resnais est aussi émouvant qu'un pendule de Foucault.

25 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous êtes dur avec les vieux cinéastes!

Buster a dit…

Je n’ai jamais beaucoup aimé le cinéma de Resnais, hormis quelques films. Pour Oliveira, c’est l’inverse, mes déceptions sont très ponctuelles. La vieillesse n’y est donc pour rien. Cela dit, je me demande jusqu’à quel point il n’y aurait pas dans le film d’Oliveira, à travers le personnage sacrifié du fils, et dans celui de Resnais, à travers les jeunes comédiens eux aussi sacrifiés de la vidéo (à l’image de l’Eurydice n°3 dans le cimetière), tout ça au détriment de vieux acteurs chevronnés, un petit relent d’antijeunisme, ce qui serait un comble j’en conviens.

vieux - coulommiers ?-D a dit…

Difficile de te répondre précisément (au billet), d’autant que tu as vu les deux films tout récemment. Je les ai vus il y a trop longtemps maintenant : celui d’Oliveira, il y a trois semaines, et celui de Resnais, deux. Certains trouveront que c'est pas si loin que ça… Sauf que, je me suis fait en même temps la rétrospective Preminger et celle… d’Oliveira !!!

Donc, ça risque d’être confus, de mon côté, ou d’être très (trop) général. Mais, bon.

En tout cas, je sais que je ne suis pas d’accord avec ton billet, dans l’ensemble. Pas sur les éléments que tu rends compte, qui sont tous là, dans les films, mais sur ta façon de les aborder – ton approche (ici) un peu trop « clinique » à mon avis, et pas assez « analytique », disons (pour ne pas dire théorique).

Bon, avouons-le : je n’aime pas le film de Resnais. Pf, « On aura tout vu », si je puis dire !!!-D Mais, car il y a un « mais » : il est loin d’être négligeable (ou nul) – ce que tu n’affirmes bien sûr pas. Le Resnais, je dis quand j’en parle à des gens de mon entourage qui seraient éventuellement tentés d’y aller : « C’est un film qu’il vaut mieux éviter de voir… mais qu’il faut avoir vu ». Le film est une expérience pénible, éprouvante pour le spectateur – j’ajoute ici « exigeant », car on en a vu qui se sont délectés, en toute sincérité à ce qu’il semblerait, de la performance.

Passés la lourdeur, la hideur, la grossièreté de tous les effets et des intentions – énormes épreuves à endurer (physiquement même) – on peut néanmoins trouver en bout de course une compensation (trop maigre, peut-être ?) aux séquences finales. Mais alors, pourquoi mérite-t-il d’être vu ? Disons-le bêtement : car c’est un film de vieux. Ou plutôt : un « dernier film », selon l’expression consacré ; mais à coup sûr, un film ultime.

Mais, je n’ai pas envie de m’étendre dessus. Pour le « Oliveira », c’est un peu pareil : je n’ai pas trop envie d’en parler – mais là, non parce qu’il est exécrable (grr, le pire étant que là, je sors du dernier Haneke !!!), mais au contraire, parce qu’il me réjouit là nettement plus !!!-D Euh, trop, peut-être ?-D Pourtant, je ne crois pas.

Et donc, je n’en parlerais pas, cette fois-ci, na !-D

Mais, disons – pour égaliser les scores – que j’ai revu de mon côté L’Etrange Affaire Angelica (dont l'accueil m'avait paru excessif dans les palmarès en fin de l'année dernière), et que je maintiens mes réserves : le film n’est pas si grand que ça - et certainement moins que Gebo !-D

Buster a dit…

Disons que l’Oliveira est un beau film de vieux et que le Resnais est un vieux film pas beau. Du premier il n’y a finalement pas grand chose à dire sinon apprécier le style épuré d’un vieux maître (c’est pour ça qu’on parle de Rembrandt), on peut le voir aussi comme une "oeuvre ultime", ce qui évidemment lui confère une aura supplémentaire, mais ça c’est pour plus tard, quand le film aura vraiment acquis son caractère ultime, ce qui me permettra (si je survis à Oliveira!) de le "revoir" différemment. Pour l’instant je le juge tel qu’il est et non tel qu’il deviendra peut-être. Donc un beau film mais avec ses défauts, je n’y reviens pas, j’en ajouterai simplement un de plus qui renvoie à ce qui précède. Je me demande si finalement le film, de par son sujet et son dispositif volontairement austère, très ascétique, n’afficherait pas un peu trop sa dimension testamentaire. En d’autres termes, est-ce qu’il ne forcerait pas l’admiration. Comme si le film était fait justement pour qu’on s’exclame "quelle simplicité!", "quelle sérénité!, "quelle grandeur d’âme!"…

Sinon je reviendrai sur le Resnais. La question est de savoir quel degré de laideur on peut supporter d’un film, qui permette d’en faire abstraction et voir ce qui s’y cache derrière... En ce qui me concerne, j'avoue que le curseur ne monte pas très haut, j'ai le réflexe nauséeux très sensible.

Pierrot a dit…

Scoop : le premier titre du Resnais était "vous navet encore rien vu".

Anonyme a dit…

Assez d’accord avec vous sur le film d’Oliviera, beau mais chiant, par contre ce que vous dites du Resnais est insupportable, surtout quand on défend comme vous le faites un film aussi nul que celui de Stillman. l’intelligence et l’émotion elles sont chez Resnais, pas dans cette oeuvrette prétentieuse branchouille et pudibonde.

Buster a dit…

Ah oui, parce que vous, ce que vous dites du Stillman est parfaitement supportable...
Je n’aime pas le film de Resnais, je n’y peux rien c’est comme ça. D’une manière générale je trouve l’imaginaire de Resnais extrêmement daté et là on peut dire qu’il s’est surpassé. On peut louer l’esprit de curiosité du cinéaste qui le voit expérimenter à chaque fois de nouveaux dispositifs, le problème est que l’aspect artificiel y est souvent trop marqué, on sent le côté laboratoire du film, ça finit par devenir extrêmement pesant. Alors si en plus le film est laid...

Anonyme a dit…

Laborit est un con, Resnais l'est moins peut-être, mais il s'en tire à bon compte.

Baudouin a dit…

Imaginaire daté.. vous rigolez Buster, il n'y a rien de plus neuf qu'un film de Resnais !

Buster a dit…

Ce qu'il y a de neuf chez Resnais ce sont ses chaussures de sport, de belles TBS toutes blanches... (OK là je rigole)

Serge Daney a dit…

Remember.

It is therefore not with Resnais that I will make the journey of “modern” cinema but with Rossellini. It is not with Resnais that the moral lessons will be learnt by heart and conjugated but always with Godard. Why? First, because Godard and Rossellini spoke, wrote, and thought out loud while I got irritated at the image of Saint Alain Resnais freezing in his anoraks and begging – rightly but to no avail – to be believed when he said that he was not an intellectual. Did I avenge myself for the importance of two of his movies at the opening of my life? Resnais was the filmmaker who had taken me away from childhood or rather who had for three decades made me a serious child. And he is precisely the one with whom, as an adult, I would never share anything. I remember that at the end of an interview – for the release of La vie est un roman – I thought useful to tell him about the shock of Hiroshima mon amour in my life. He thanked me, courteous and distant, as if I had said something nice about his new raincoat. I was upset but I was wrong: the movies that have watched our childhood cannot be shared, even with their author.

Vincent a dit…

Je ne suis peut être pas un "spectateur normalement constitué" mais je me dois de dire que le film de Resnais n'a rien eu d'une descente aux enfers, loin, très loin de là. Bon, la robe d'Anne Consigny (celle qu'elle portait dans "Le scaphandre et le papillon") a aidé, mais je vous assure que j'ai trouvé le film, et beau et émouvant. Et pourtant je ne suis pas non plus un adorateur béat du maître.
Au vieux Coulomiers, j’ajouterai que l'expérience peut être agréable, en tout cas rien à voir avec ce que j’appelle une expérience pénible du genre Haneke. D'autre part je reste dubitatif sur le concept de "film de vieux", le genre d'arguments que l'on a servi à beaucoup, Ford le premier. A 84 ans, je n'attends pas de Resnais un film de jeune (autre concept curieux) qui risquerait surtout d'être pitoyable, comme le serait un "film de vieux " fait par un jeune cinéaste, chose que l'on voit pourtant souvent.

Anonyme a dit…

Buster, pas de racisme anti-vieux je vous en prie.

Buster a dit…

Le racisme anti-vieux ça n’existe pas, c’est comme le racisme anti-Blanc :-)

Sinon la bonne expression n’est pas "film de vieux" mais "beau film de vieux", qui sous-entend épure, sècheresse du trait, etc, ce qui n’a rien de péjoratif, une expression en tous les cas moins problématique que "film-testament" qui ne veut pas dire grand-chose. Resnais est un faux moderne fasciné par les années 30 (de même que Renoir, selon Rohmer, était fasciné par les années 1900). Cette disjonction chez Resnais entre l’aspect expérimental et le côté vieillot de son esthétique s’est creusée avec le temps, sauf dans certaines adaptations comme celles d’Ayckbourn (Smoking, Coeurs), c'est pour cela que j'ai beaucoup de mal aujourd'hui avec ses films. Cela dit le prochain Resnais devant être une nouvelle adaptation d’une pièce d’Ayckbourn, il en sortira peut-être quelque chose de bien.

smoking - a dit…

[A]

Bonjour Vincent !

Ça faisait longtemps – qu’on ne s’était croisés !-D Qui plus est, sur une grosse divergence !-DDD Normal, puisque de mon côté, j’essaie maintenant d’éviter les fatigantes polémiques, ahum !-D

Et, voyez comme j’ai été adroit, puisque la fois dernière, dans mon commentaire fromager, j’avais écrit, bien que fatigué (il n’y a qu’à voir l’heure !-) : « Disons-le bêtement [car c’est un film de vieux] ». Moi-même, cette expression ne me convainc pas trop, c’est pourquoi, j’ai préféré ajouter à la suite : « film ultime » (fin du cinquième §)

Sans doute que le mot « vieux » sonne trop péjorativement ? On pourra peut-être le remplacer par « senior », alors ? « Un film de senior », ça vous va ?-D (hum…)

Bon, évidemment, le problème, c’est pas tant « vieux » ou « senior », c’est surtout « cinéaste » ou pas - et encore mieux s’il est « grand » ou « important » !-] Quand j’emploie rapidement l’expression « film de vieux », la notion de cinéaste… euh, « majeur » (!-D est inclus (sous-entendu). Le film de vieux tâcherons ne m’affolant pas vraiment !-D

Ce qui nous rapproche de l’expression « film ultime »… de cinéastes majeurs, donc.

Moi, ma thèse, enfin, mon intuition, ce serait de dire, les vieux (cinéastes majeurs, hein !-) ont toujours quelque chose à nous dire, ou à nous livrer - un secret – à nous, spectateurs, normalement constitués… ou pas !-DDD

(fin de la première partie)

- beard :-D a dit…

[B] (suite et fin)

Ce « secret » serait de l’ordre de l’expérience de la vie en général (une expérience du monde), une expérience « secrète » de leur vie particulière peut-être, tout autant qu’un « secret » de cinéma, un « secret » sur leur relation singulière au cinéma, à la fabrication d’un film – ou plus généralement, ce que le cinéaste majeur tient pour essentiel dans son vécu ou dans son art.

Avec ces deux films, je crois, malgré tout ce qui peut nous hérisser au plus haut point dans l’un ou l’autre cas (selon la sensibilité « nauséeuse » de chacun, si je puis dire, ahem !-), ce principe s’y trouve. Et donc, bien plus qu’à les admirer ou les détester, il ne nous reste qu’à nous (les) interroger, plus ou moins longuement, sur ce qu’ils nous veulent !-D

Ce que raconte – et délivre – Resnais, franchement, ne m’intéresse pas beaucoup. De mon point de vue, c’est con comme la mort, si je peux me permettre !-DDD autant sur le cinéma que sur la vie !-]

Pour moi, il a une bonne trouvaille (pas beaucoup plus), et même pas exploitée jusqu’au bout ! qu’il étire pendant une heure trente, et qu’il rattrape avec un joli message de vie… et d’amûuur. Oui, bon, je comprends que ça peut plaire !-D

En revanche, les « défauts » relevés par Buster au sujet de Gebo, y sont sûrement… euh, pour lui, je veux bien !-D Pour ma part, ce n’en sont pas ! Loin de là. Non plus que je les trouve aussi ostentatoires qu’il le dit : la « dimension testamentaire », « forcer l’admiration », la « sérénité », la « grandeur », et même la « simplicité » !?!-D

Enfin, pour Haneke, et pour conclure, là-dessus, ce n’est pas très difficile : c’est un piètre cinéaste, qui va nous infliger encore plein d’autres films… de vieux con !!!-DDD

Bien à vous,

Buster a dit…

Sur l’idée de "secret" je suis d’accord, étant entendu qu’il ne s’agit bien sûr que d’une impression, que de ce secret on ne saura jamais rien, que c’est seulement ce qui se dégage du film… Reste que chez Resnais je n’ai rien ressenti de ce genre, plutôt qu’un secret juste un truc, sur "l’amor", comme un nouveau tour sorti de son sac (d’où le titre du film).
Dans le dernier Oliveira, le secret est là mais peut-être aussi un peu trop là, à travers le texte, les vieux acteurs, le décor unique, la lumière… Le secret qui traversait Angélica, plus diffus, était quand même plus convaincant.

Anonyme a dit…

Goodbye Emmanuelle... ;(

Baudouin a dit…

Tout ça est très subjectif !

Buster a dit…

Absolument. Subjectif en toute objectivité!

Jean Douchet a dit…

Je ne pense pas qu’il y ait plus beau film à voir en ce moment.

J.D. a dit…

Pardonnez-moi, le lien ne fonctionne pas. Le revoici :

http://independencia.fr/revue/spip.php?article670


Buster a dit…

Merci M. Jean :-)
L’idée que l’ombre n’existe pas est intéressante, je m’étais d’ailleurs posé la question quand j’ai découvert qu’Oliveira avait supprimé le dernier acte de la pièce de Brandao (qui au passage s’intitule bien "Gebo et l’ombre"). Pour Brandao, l’ombre existe, pour Oliveira peut-être pas, ça reste ambigu, ce qui explique l’aspect un peu fantastique du film...

Buster a dit…

PS. J'ai ajouté un paragraphe à mon texte sur Gebo, ça devrait plaire au "Vieux Coulommiers" ;-)

le sourire de la crémière !-D a dit…

Aaah, c'est nettement mieux !-D

Hé hé ! Il ne manque plus que la plaidoierie de « Jacques Vergès » sur Gebo (euh, ou sur l'ombre !-D, pour que le jury embrasse totalement ma cause !!!-DDD