jeudi 12 juillet 2012

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L'ACID a 20 ans, par Pascale Bodet. Avec Serge Bozon et Emmanuel Levaufre.
[ajout du 08-09-12: Errare humanum est, contrairement à ce que j'annonce dans les commentaires, le morceau qu'on entend dans le clip est bien la version originale de Love potion n°9 par The Clovers]

24 commentaires:

Quelques remarques un peu ACIDes a dit…

Remarque 1. Suis-je sourd ou bien le son direct de la vidéo est-il trop faible ?

Remarque 2. Emmanuel L. a fait des progrès en tant qu'acteur. Encore quelques années et Matt Damon aura du souci à se faire.

Remarque 3. Rien à voir mais Barbara Carlotti (dont le dernier album est fort écoutable) écoute Athanase Granson en boucle depuis un mois, c'est en dernière page des Inrocks (rubrique guest-list), elle a dû lire Buster. ;-)

Bruno Gance a dit…

Bravo : en 1 minute 30 j'ai trouvé le temps de m'emmerder et de penser à dix autres trucs, du genre ce que je vais bouffer ce soir ou à ce que devient mon paternel ou à la photo de Hollande président et puis aussi aux mails auxquels je dois répondre depuis plus de trois jours...

tofu a dit…

0679992834: voilà mon numéro de téléphone. Le jour où Bozon ne donnera pas l'impression d'être gêné par la caméra qui le filme (que ce soit celle de Valérie Donzelli ou de Pascale Bodet - Axelle Ropert s'en était mieux tiré et j'ose même pas imaginer le court-métrage qui passe au mk beaubourg), qu'on m'appelle.

Anonyme a dit…

Ah Buster, toujours prêt à promouvoir le travail des copains. c'est beau cette amitié entre anciens de La Lettre

Buster a dit…

Salut les teigneux!

... et bonne nuit.

Buster a dit…

Avis aux amateurs. Je ne publie pas les commentaires venimeux que je reçois à propos du clip, donc pas la peine d’insister. Le blog n’étant pas si confidentiel que ça (à ce qu’il paraît), je ne vais pas m’amuser à faire ainsi de la pub à ceux qui sont assez stupides pour juger un petit clip d’une minute et demi (une simple commande à honorer le mieux possible) comme s’il s’agissait d’un film d’une heure et demi, et tellement aveuglés par la haine (celle qu’ils éprouvent à l'égard de ce type de cinéma et surtout de leurs auteurs - la chambre, le repli, blablabla, tous les clichés qui vont avec) qu’ils sont même pas fichus de percevoir l’humour, le côté nonsensique, et même la part d’autodérision, qui s’y trouve... Qu’on critique d’accord, mais qu’on vienne là uniquement pour déverser sa bile, non merci, il y a des forums pour ça.

Lucie a dit…

Ah mais moi je l’aime bien ce petit clip, il est très drôle !

Buster a dit…

Commentaire accepté! :-)

Anonyme a dit…

Lucie fayotte!!

Anonyme a dit…

Buster, vous qui semblez bien connaître Bozon, est-ce que vous pourriez me dire quelle est la chanson du clip parce que je n'arrive pas à comprendre ce que dit Bozon

ps rien de venimeux dans mon commentaire ;)

Buster a dit…

Pas la peine de connaître Bozon ou de comprendre ce qu’il dit, tout le monde aura reconnu Love potion n°9. En fait Bozon ne parle pas de la chanson, il évoque seulement Leiber et Stoller qui l’ont écrite. La version qu’on entend n’est pas celle des Clovers ni des Coasters mais celle des Searchers, qui est un peu plus tardive.

Pour la petite histoire, The Searchers est un groupe de Liverpool qui a précédé les Beatles, leur nom est un hommage au film de Ford. Or en 1959, année où le groupe s’est formé, on les compte sur les doigts de la main les critiques qui avaient su reconnaître le film de Ford à sa juste valeur (à vrai dire je n’en connais aucun). Il faudra attendre le milieu des années 60 et les déclarations de Godard (qui en 1956 ne l’avait peut-être pas vu, le film étant sorti à la sauvette en plein été) et de Scorsese pour que le film soit progressivement réhabilité. Comme quoi...

Buster a dit…

Love potion n°9 par The Searchers

Anonyme a dit…

Merci Buster

Lucie a dit…

Qui m'a traitée de fayotte ?

Anonyme a dit…

"Pas la peine de connaître Bozon ou de comprendre ce qu’il dit, tout le monde aura reconnu Love potion n°9." Cette phrase n'est-elle pas symptomatique de l'esprit de cette vidéo, et de la censure qui règne en ces parages (différencier entre critique et bile est une affaire bien difficile- vous étiez très heureux quand tout le monde s'acharnait sur ce pauvre Morain - et Dieu sait si je ne le porte pas dans mon coeur).

addenda a dit…

en 1959, cette abomination qu'on appelle la critique n'existait pas, non ? Tous les films qui sortaient étaient sublimes et signés Preminger, Cukor, Mann, etc. La critique a été inventée par les français à cause de la médiocrité du cinéma national et de l'excellence du cinéma américain. Ce n'est qu'une hypothèse hardie que mon esprit vient de formuler mais...

Buster a dit…

Je ne censure quasiment jamais, c’est à cause de ça justement que dans le passé des discussions ont dégénéré. Et je n’y trouvais aucun plaisir contrairement à ce que vous pouvez penser. Lorsque des intervenants s’invectivent c’est leur problème, le tout est de ne pas dépasser certaines limites. Ici c’est quand même différent, il s’agit de saloperies et pas du tout de critiques (on démarre sur l’entre-soi et rapidement ça tourne au propos injurieux), rien à voir non plus avec les premiers commentaires du fil (que j'ai laissés), non là c'était de véritables saloperies dirigées contre Pascale Bodet et Serge Bozon, des gens que je connais et apprécie, normal donc que je ne publie pas ce genre de trucs...

Pour le reste, bien sûr que la critique existait en 59, plus que jamais même, ce que je veux dire c’est qu’il lui arrivait parfois de passer à côté de grands films, ainsi les Cahiers avec le film de Ford, film assez méprisé (ou pas vu) à l’époque parce que le Ford de cette période n’était pas très prisé... L’ironie est que ce soit un petit groupe de pop qui le premier et à sa manière ait rendu hommage au film, avant la Nouvelle vague et la critique anglo-saxonne des années 70. Voilà, c’était aussi un peu d’humour, ce qui semble manquer à beaucoup de (nouveaux?) lecteurs de ce blog, ce qui commence "sérieusement" à m’inquiéter.

Anonyme a dit…

bon sang mais c'est bien sûr, Buster vous êtes Emmanuel Levaufre!

Buster a dit…

Ah non, moi j'ai tous mes cheveux! :-)

Paul a dit…

C’était si dégueulasse que ça ? auquel cas vous avez eu raison de ne pas publier les commentaires, quitte à décevoir ceux qui les ont écrits comme ceux qui vous reprochent de censurer, d’ailleurs ce sont souvent les mêmes.

Buster a dit…

Non, c’était pas si dégueulasse, j’ai un peu noirci le tableau (j’étais aussi pas mal énervé), on lit des trucs bien pires ailleurs, mais c’était quand même minable, par le ton employé, très méprisant, uniquement pour créer la polémique. Si vous laissez passer ce genre de messages, après c’est foutu, tout le monde s’en mêle et ça dégénère.

Christophe a dit…

le premier musicien à s'être inspiré du film de Ford, c'est Buddy Holly avec That'll be the day.
Et Buddy Holly, c'est autrement plus important que les Searchers.

Buster a dit…

Exact, j’avais oublié l’anecdote sur le titre de la chanson (d’ailleurs peut-être plus un hommage à John Wayne qu’au film lui-même), mais sur le fond ça ne change rien, ça va même dans le sens de ce que j’écrivais. A la fin des années 50, le film de Ford était davantage apprécié par des gars du rock ou de la pop que par les critiques de cinéma.

Anonyme a dit…

en tout cas le nom de Boson vient de passer dans la postérité.