mardi 5 juin 2012

Qui c'est?











Non, ce n'est pas Serge Daney.

Et là, qui parle? A propos de quel film?

"On n'a jamais été à la hauteur de l'inanité fondamentale de la vie, au cinéma. Le spectateur désire qu'on lui raconte une histoire de cette vie, de telle sorte que cette inanité sur laquelle repose l'histoire n'apparaisse jamais. Elle doit rester lointaine, camouflée, inabordée encore, séparée. Or le progrès est là, terrible, terrifiant: le tout de la Terre apparaît de plus en plus. On connaît cette forme maintenant, ce tournis. On l'a vue de la Lune. Elle est dans l'imaginaire de chacun. Cette Terre-là, cette nouvelle Terre et son inanité, fondamentale, à travers les planètes mortes, j'ai l'impression que je l'ai montrée, dans [mon film], qu'au-dessus des terres vues, il n'y a plus le ciel, mais l'espace interstellaire, le nouveau ciel..."

Pour (ne pas) vous aider, je dirais que le Melancholia de Lars von Trier est une sorte de version mégalo, pompeuse, rebutante et assez débile du film en question.

Sinon aucun rapport, mais en ce moment j'écoute Invisible de Chapelier Fou et Bloom de Beach House, deux albums magnifiques qui rejoindront certainement ma playlist 2012 où se trouvent déjà Mr. M de Lambchop, The something rain des Tindersticks et le LP de Death And Vanilla.

54 commentaires:

Lucie a dit…

Hum pas fastoche le quiz

C'est vrai qu'on dirait Daney. C'est extrait d'un film ?

Stan a dit…

Bonjour,
pour la citation n'est-ce pas Andreï Tarkovski à propos de Solaris?
La photo je ne sais pas.

Buster a dit…

Lucie > oui c'est extrait d'un film (rare)

Stan > non ce n'est pas Tarkovski et Solaris... bon le rapprochement avec Melancholia peut égarer, certains trouveront que c'est tiré par les cheveux, mais pas tant que ça si on a vu les deux films

Stéphane Delorme a dit…

Pour la citation, je sais...
c'est Sandrine Rinaldi à propos de Cap Nord !

Buster a dit…

:-D

Arnaud (Nîmes) a dit…

Oh, pardon ! le fake est rigolo ! ;-D

Lucie a dit…

Un film rare ? Nous v'là bien avancés
Français peut-être ?

Cap Nord, c'était pas idiot :)

Buster a dit…

Hé Lucie, vous voulez peut-être aussi que je vous donne les premières lettres ;-)

Bon allez, oui c'est français... d'ailleurs tout est français dans le post, le type de la photo, l'auteur de la citation et le film qui va avec.

valzeur a dit…

Bonjour Buster,

A propos, c'est Bloom de Beach House et pas Blossom. Beau disque mais le moins bon de leur discographie, enfin...
Vous qui aviez plus que des réserves sur A Dangerous Method, avez-vous vu Cosmopolis ? C'est à peu près inimaginable. Si j'ai le courage, j'écrirais quelques horreurs dessus sur Chronicart, mais je ne veux pas vous en dégoûter... (Rien que pour vous donner une idée, Twixt est cent fois meilleur - et vous connaissez mon avis sur le Coppola)

Les contrebandières de Luc Moullet a dit…

On parle de nous ?

Buster a dit…

Oups, Bloom bien sûr et non Blossom (j’ai l’anglais très fleuri en ce moment). Merci valzeur c’est corrigé. Sinon oui ce n’est peut-être pas le meilleur Beach House (j’adore le premier et le précédent, Teen dream), mais c’est superbe quand même.
Cosmopolis, pas encore vu... mais pour les horreurs, vous gênez pas, j’ai l’habitude :-)

Les contrebandières > désolé les filles, on ne parle pas de vous, mais c'est sympa d’être passées

PS: nulle dérision dans le second film.

Lucie a dit…

Pas les premières lettres, juste les initiales du type de la photo :)
Au fait, il y a un lien entre la photo et la citation ?

Buster a dit…

Aucun lien (à part la nationalité)

Un indice pour la photo: elle est extraite d’un film dans lequel notre personnage mystère ne tient qu’un petit rôle, mais dans un autre film du même cinéaste il joue le rôle principal et se révèle absolument génial.

Lucie a dit…

Merci Buster, on est vachement avancé avec un tel indice... un autre ? :)

Buster a dit…

Il n'y a que vous que ça intéresse Lucie... c'est gentil.
Alors un autre indice: je me demande si notre personnage n'était pas le frère d'un acteur beaucoup plus connu, spécialisé dans les seconds rôles (chez Lautner notamment)

Bon là, ça devient cadeau...

Anonyme a dit…

Ceux qui fréquentent ce blog connaissent mal la filmographie de Lautner...

Buster a dit…

OK, alors un troisième indice: je me demande si notre faux Daney n'était pas aussi dessinateur.

Sinon pour la citation, je complète:
"Dans [mon film], [la mer] suit le voyage. C'est un élément d'anéantissement, de fin du monde... En fait, le monde est déjà dans la catastrophe. Il y aura toujours une solution politique, et quelle qu'elle soit, jamais elle ne nous satisfera. Les gouvernés sont infiniment plus avancés que les gouvernants."

Lucie a dit…

Moi je connais bien la filmo de Lautner :D mais je ne vois toujours pas

(un faux Daney dessinateur ? C'est de plus en plus surréaliste ce truc !)

Vincent a dit…

J'aurais dit Eric Woerth, mais il n'y aurait pas de rapport...
Après recherche, je dirais donc Philippe Geluck dans un film d'André Delvaux. Mais c'est un peu belge tout ça ? :)

Buster a dit…

Bien Lucie... "surréaliste", on progresse un tout petit peu.

Non Vincent, les films de notre homme n’étaient pas sponsorisés par l’Oréal :-) Et pas de "chat" non plus.
En fait il n’a joué que dans trois films, deux du même cinéaste, magnifiques, le troisième (un tout petit rôle) c’était un vrai nanar...

robot 74 a dit…

Hello Buster,

Ca y est, votre "nouvel ami" valzeur a pondu sur Chronicart sa critique du Cronenberg. A lire si ça vous dit.

Buster a dit…

Ah c’est sur Chronicart, je croyais que c’était dans Cosmopolitan :-)
Eh bien je vais lire ça, une grosse tartine j’imagine, parce que généralement valzeur se répand d’autant plus qu’il déteste (à l’inverse, plus il aime, plus il se contracte – cf. Moonrise kingdom, réduit à un "mignon comme tout"!)

Sinon toujours pas vu le Cronenberg. C'est que j'ai pris beaucoup de retard, je viens seulement de voir le Hong sang-soo. Très beau.

Cathedrale a dit…

L'album de Chapelier fou m'a vite ennuyée... Par contre, Hours, de Beach house... mais, je ne sais pas qui c'est ;)

Jean-Michel Folon a dit…

On parle de moi ?

Buster a dit…

Le Chapelier Fou est un peu déconcertant car il donne l'impression de partir dans plusieurs directions. Certains morceaux, notamment les premiers; accrochent d'entrée, d'autres nécessitent plusieurs écoutes, il y en a peut-être un ou deux où l'alchimie joue moins bien, mais dans l'ensemble c'est un très bel album.

Buster a dit…

Folon? non. Celui qu'on cherche n'est vraiment pas connu et porte le même nom qu'un acteur assez ringard...

Louis a dit…

Pour la citation: Philippe Garrel, La Cicatrice intérieure?

Buster a dit…

Non, Garrel n’est pas si prolixe, et le film n’est pas dans cet esprit de trip post-mai 68, désenchanté et sous acide, même s’il se fait lui aussi l’écho d’une grande désillusion... ça peut paraître surprenant mais je dirais qu’il est encore plus radical, dans son contenu et aussi sa forme.

(en fait le Garrel de cette époque renverrait plus au film dont est extraite la photo)

Lucie a dit…

Buster, je vous en supplie, arrêtez, je suis au bord de la crise de nerfs ! ;(

Buster a dit…

Ma pauvre Lucie,
Bon alors, un nouvel indice, juste pour vous (et là je crache le morceau), parce que sinon on y est encore dans 6 mois: les films et leurs auteurs dont il est question ici ont fait l’actualité il n’y a pas très longtemps, même si les Cahiers, évidemment, n’en ont pas parlé :-)

Lucie a dit…

Seriez pas un peu pervers Buster ?

Stéphane Delorme a dit…

Buster, si vous nous parliez de So Film, aux Cahiers ça nous ferait des vacances !

Marie-Jeanne a dit…

Je me permets de griller Lucie : c'est Jean-Claude Castelli, à la fin de Paul de Diourka Medveczky.

Votre copie de m'a d'ailleurs l'air bien meilleure que la mienne, Buster. Vous ne voulez pas la faire tourner ? Ce n'est pas ce branleur mystique de DM qui vous en voudra.

Buster a dit…

Bravo Marie-Jeanne!
(ma copie n'est pas meilleure, j'ai juste accentué le contraste de la photo)
Une pensée quand même pour Lucie ;-)

Désolé Stéphane, je n’ai rien à dire sur So Film sinon que ça se lit encore plus vite que So Foot!

Buster a dit…

Donc je résume: Jean-Claude Castelli a joué dans Marie et le curé, son seul grand rôle où il se révèle prodigieux (c’est lui le curé) et dans Paul (on le voit en effet à la fin où il incarne un promoteur immobilier), deux films extraordinaires de Medveczky, puis un tout petit rôle dans un navet de Gion - rien à voir avec Mizoguchi! :-)
Etait-il le frère de Philippe Castelli? Possible, si quelqu’un sait...

Lucie a dit…

Non mais je rêve... D'où elle sort celle-là (Marie-Jeanne) ? Vraiment pas gênée la fille ! :D

Buster a dit…

Je compatis Lucie... ;-)

Mais il vous reste la deuxième partie du quiz à trouver: l'auteur de la citation et à propos de quel film.

Lucie a dit…

Bof, si c'est pour me faire passer devant par Marie-Jeanne au dernier moment, ça m'intéresse moyennement :)

Buster a dit…

Hé hé... Bon alors tenez-vous prête Lucie... je balancerai demain, disons vers midi, un indice qui devrait vous permettre de trouver la réponse.

(sauf si quelqu'un trouve d'ici là, bien sûr)

Lucie a dit…

Très bien, RV à midi tapante, après la messe et les élections ;)

Buster a dit…

OK, plutôt midi quinze.

Buster a dit…

Allez zou... l'indice: c'est un film au conditionnel...

Lucie a dit…

Merde merde merde... je vois pas, et l’autre la Marie-Jeanne, qui va rappliquer !

Buster a dit…

Enfin quoi Lucie... un film au conditionnel, "Ç'aurait été un film. C'est un film, oui... Vous voyez? Oui, je vois...

Et vous, vous voyez pas?

stéphane a dit…

Le Camion de Duras

Lucie a dit…

Ah oui, ça yest, Marguerite Duras, Le camion !!

Buster a dit…

Aïe Lucie, Stéphane (Delorme? :D) a trouvé avant vous. Vraiment pas de chance ;-)

Lucie a dit…

Pfff... quel jeu débile ! ;)

Buster a dit…

:-D

Buster a dit…

PS. Rien à voir, mais puisque valzeur est passé ici nous dire tout le mal qu'il pensait du dernier Cronenberg, je tiens à dire que j'en sors à l'instant et que j'ai... adoré! oui oui monsieur, a-do-ré.

PPS. On ne comprends pas tout aux dialogues, qui d'ailleurs sont ceux de DeLillo, mais la critique de valzeur dans Chronic'art est encore plus incompréhensible!

valzeur a dit…

Mon Dieu, Buster, vous êtes indécrottable !! (C'est d'ailleurs ce qui fait votre charme, je crois). Dîtes-nous vite en quoi Cosmopolis est adorable parce qu'à mon sens, ce qualificatif est aussi adéquat que celui de compassionnel pour Marine Le Pen (cette comparaison est non contractuelle). Après avoir barguigné devant la pas très passionnant mais quand même décent "A Dangerous Method", vous jetez bien vite vote gourme et surtout pour une pépite en deçà du microscopique.

Buster a dit…

Oui mais quand je dis que j’ai adoré, ça ne veut pas dire que le film est adorable, j'aurais pu aussi dire aimé sans que le film soit aimable. J'aime Salo de Pasolini et pourtant, hein, bon...
La note, demain soir peut-être, le temps de digérer tout ça.

assiaemilie a dit…

Von Trier enfin un cinéaste de l'image et pas de la parole "interminable" dans certains films (tous les films de Desplechin). Il te marque vu le nombre de fois où tu reprend ce film sur ton blog. Merci pour la référence Paul que je ne connais pas. Je suis tombée par hasard sur ton blog bref justement après Melancholia qui a été un choc pour moi (con-sommatrice occasionnelle de ciné). Si on aime pas Melancholia, comment peut on aimer Cosmopolis, a dangerous method et Les promesses de l'aube (je m'en rappelle plus du titre exact). Von Trier se rapproche de l'art plastique... Certes, c'est pompeux mais d'un autre côté génial.

Buster a dit…

Des cinéastes de l’image il n’en manque pas... et d’ailleurs j’aime aussi un certain formalisme au cinéma. Le problème de la parole chez certains n’est pas qu’elle soit "interminable" mais "saturée", par un discours purement informatif et souvent redondant par rapport à ce que le spectateur est censé déjà savoir (Desplechin est un bon exemple). Rien à voir avec les grands cinéastes de la parole que j’aime beaucoup (Duras, Rohmer, Stillman... pas la peine de remonter jusqu’à Guitry).
Sinon le problème de Melancholia est moins l’image que la vision de Von Trier dont le nihilisme se révèle plus "dévalorisant" vis-à-vis des personnages qui entourent l’héroïne (pas si loin finalement de Desplechin) que purement mélancolique, au sens durassien du terme.