lundi 25 juin 2012

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Ioulia Tymochenko n'est certainement pas une enfant de chœur. C'est une femme de pouvoir. Mais les raisons pour lesquelles elle a été emprisonnée et la manière dont son procès est instruit, où chaque jour elle se voit accuser d'un nouveau crime, tout ça orchestré par le président Ianoukovitch, me rappelle les pires heures du stalinisme. La finale de l'Euro 2012 devant se dérouler à Kiev, il paraît que si l'Allemagne est finaliste, Angela Merkel y assistera non pas en tant que chancelière (c'est-à-dire dans la tribune officielle) mais en tant que supportrice (c'est-à-dire au milieu des autres supporters). J'imagine très bien Merkel le visage peinturluré aux couleurs noir-rouge-jaune du drapeau allemand (avec en face, Rajoy la tête rouge-jaune-rouge?). Bon, on verra...

Sinon je regarde un peu l’Euro, depuis que la compétition est entrée dans sa deuxième phase. Je viens de voir Italie - Angleterre, un beau match (pas exceptionnel non plus, mais après l'infâme Espagne - France...), de par son intensité et surtout l'indécision qui y a régné jusqu'au bout. L'Italie s'est qualifiée in extremis, aux tirs au but, faute d'avoir réussi à marquer lors du temps réglementaire, et ce malgré de nombreuses occasions. Or que dit-on habituellement quand une équipe rate ainsi autant d'occasions de but durant un match? Qu'avec un peu plus de réalisme elle l'aurait emporté largement, avec trois ou quatre buts d'écart. Eh bien c'est faux. Parce que, une fois le premier but marqué, et en admettant que l'équipe mène alors 1-0, le match aurait automatiquement changé de physionomie, c'est un autre match qui se serait déroulé, avec peut-être de nouvelles occasions de but (ce qui n'est pas sûr) mais pas les mêmes... Donc voilà, les occasions de but on les additionne en termes d'occasion et non en termes de but. C'est marrant, tout le monde fait la même erreur, pourtant c'est évident.

Un mot sur l’équipe de France. Que voulez-vous qu’elle fît? Après son match pourri contre la Suède, il n’y a que les gogos (et ce neuneu de Laurent Blanc) pour croire qu’elle allait non seulement redresser la barre mais en plus éliminer l’Espagne... Par la faute de certains joueurs (ah Nasri - naze rit? - qui aurait mieux fait de se concentrer sur son jeu plutôt que de provoquer bêtement les journalistes de l'Equipe, lesquels ne sont pas très malins non plus, soit dit en passant), sa série d’invincibilité s’était terminée avant l’heure. Non pas qu’elle était programmée pour gagner l’Euro (pff... elle venait juste de battre l’Ukraine, 52e au classement FIFA, sa première victoire en phase finale d’une grande compétition depuis 2006), mais que pour affronter non plus l’Espagne mais l'Italie, et espérer la battre, il était impératif de maintenir cette dynamique de bons résultats (à défaut de beau jeu). Au lieu de ça, c'est une nouvelle série, mais dans l'autre sens, qui risque de démarrer.

PS1. Toujours aussi cons à l'UEFA: les demi-finales de l'Euro vont chacune opposer deux équipes dont l’une aura bénéficié de deux jours de récupération supplémentaires par rapport à l’autre. Pour l'Espagne, qui va rencontrer le Portugal de Ronaldo, ce n'est pas trop gênant, vu que l'équipe tourne au diesel. Mais pour l'Italie... deux jours de repos en moins et une prolongation en plus, avant d'affronter l'Allemagne, bonjour l’équité... Rien que pour ça: forza Italia!

PS2. Aucun rapport mais je viens de voir aussi The trouble with angels d'Ida Lupino. On m'en avait dit tellement de mal que je m'attendais au pire. Finalement, ce n'est pas si mauvais...

20 commentaires:

samir nasri a dit…

rien compris à la théorie du premier but marqué

Buster a dit…

C'est pas grave Samir.

franck ribéry a dit…

moi ta teori je les conpris

Buster a dit…

C'est bien Francky.

Anonyme a dit…

Hum, Buster je vous ai connu plus sévère dans le passé avec les joueurs de l'équipe de France.

Buster a dit…

Ah oui? Bon là, c'est un peu différent, il ne faut pas généraliser. Dans cette équipe de France il y a surtout eu deux grosses taches, Nasri et Ménez, au comportement plus que détestable. Mais pas tant dans les vestiaires ou les zones mixtes (que les joueurs s’invectivent entre eux ou insultent des journalistes, je m’en fous, même par rapport aux journalistes dont certains ne sont là justement que pour faire leurs choux gras du moindre dérapage) que sur le terrain. Ce qui m’a profondément déplu c’est plus de voir Nasri rigoler avant le coup d’envoi de France-Suède, pas du tout concentré sur le match, attitude même méprisante vis-à-vis d’une équipe déjà éliminée comme la Suède, que le fait que, après le match contre l’Espagne, il ait traité de "fils de pute" un journaliste qui, parce qu’il ne voulait pas répondre à ses questions, lui avait dit "casse-toi" - mais pas "pov’con", hé hé...

Anonyme a dit…

L’ego de ces joueurs est absolument insupportable.

Buster a dit…

L’ego chez les joueurs de foot c’est normal, c’est comme chez les acteurs, le problème c’est que ça doit être proportionné au talent. Des types comme Ronaldo ou Ibrahimovic ont des egos surdimensionnés mais qu’on tolère parce que ce sont des joueurs d’exception. Nasri est un bon joueur mais sans plus, il n’a pas une très grande vision du jeu (c’est comme Ben Arfa), et son ego est beaucoup trop gros par rapport à son talent, ce que n’arrange pas son côté sale gosse... C’est d’ailleurs pour ça que lui, Ben Arfa et Benzema (qui a progressé depuis au contraire des deux autres) n’avaient pas été retenus par Domenech pour le Mondial 2010.

Cèpe Blatère a dit…

"Toujours aussi cons à la FIFA". Surtout que la présente compétition, le Championnat d'Europe de football, est organisée, non par la FIFA, mais bien par l'UEFA. Bien à vous,

les puritains sauvages a dit…

"gogos", "neuneu" : la zohiloffication vous guette !

Buster a dit…

Ah tiens, c’est vrai Puritain, il faut que je fasse attention, même si les gogos, gagas, neuneus et autres gnangnans font partie de mon vocabulaire habituel.

Merci Cèpe, vous avez raison, c'est contre l'UEFA de Platini que j’aurais dû "dé-blattérer". En fait je pensais bien à l’UEFA mais comme je me disais en même temps qu’à la FFF ils sont encore plus cons, tout s'est mélangé et j’ai écrit... FIFA! :-) Je corrige..

Stéphane Delorme a dit…

J'aime bien quand vous parlez de foot Buster.

Buster a dit…

Tss... Ne vous réjouissez pas trop vite Stéphane, je compte bien reparler des Cahiers bientôt :-)

Christophe a dit…

c'est pas tout mais j'aimerais bien savoir ce que vous trouvez à Trouble with angels.

Buster a dit…

Entendons-nous bien Christophe, les deux premiers tiers du film sont complètement ratés, et même d'une nullité absolue par moments (surtout en VF), c'est du mauvais sitcom, manque plus que les rires préenregistrés... et puis il y a l'épisode de la fanfare, une cacophonie qui confère au film le petit côté burlesque qui lui manquait jusque-là. Le film trouve alors son rythme et la fin est assez belle, ce n'est pas génial, d'accord, mais ce n'est pas sans charme non plus, la transformation du personnage de Mary est filmée de manière très sobre, en quelques plans, un jeu d'ombre derrière un pilier, des regards qui se croisent, on retrouve un peu la Lupino des années 50, au point qu'on peut se demander si elle n'a pas fait le film uniquement pour cette fin...

Christophe a dit…

bon, soit.

Anonyme a dit…

finalement ça veut rien dire les jours de récupération, les italiens avaient l'air plus fringants que les allemands.

Buster a dit…

C'est vrai, je trouve ça assez troublant, sans aller jusqu'à affirmer, comme mon copain Helmut, que les Italiens sont dopés... on dira alors que l'organisation de l'équipe d'Italie, son abnégation, l'ascendant psychologique qu'elle a sur l'équipe d'Allemagne et pas mal de réussite (les deux buts de Balotelli, surtout le deuxième, sont extraordinaires), bref tout ça a contribué à enrayer la machine allemande... Pour la finale, c'est loin d'être gagné pour l'Espagne.

fernando a dit…

Vous disiez, c'est loin d’être gagné pour l’Espagne ? ;)
Mais je reconnais que l’Italie n’a pas eu beaucoup de chance et que le score est très sévére

Buster a dit…

Oui, succès mérité parce que l’Espagne c’est vraiment l’invincible Armada, la meilleure équipe du monde, mais sa victoire est quand même très flatteuse, dans des conditions normales, elle aurait gagné 1-0 comme d’habitude, à la rigueur 2-0, en tous cas les deux derniers buts n’auraient jamais été inscrits, les Italiens réduits à 10 n’avaient plus de gaz depuis longtemps, à la fin ils marchaient littéralement, en plus les deux buts sont marqués par des joueurs frais tout juste entrés...) enfin bref, c’est dommage pour l’Italie parce que dans le futur on oubliera les circonstances de sa défaite et qu’on ne se souviendra que du score… La victoire contre l’Allemagne relevait quand même du miracle, une sorte d’euphorie après la qualification contre l’Angleterre qui lui avait permis de surmonter le manque de récupération, mais on sait bien qu’après l’euphorie, il y a souvent un coup de bambou, et si en plus la chance vous tourne le dos, eh bien ça fait... 4-0!