samedi 5 novembre 2011

Tintin

Toujours pas vu le Tintin de Spielberg. Je voudrais mais je n’y arrive pas. Qu’est-ce qui résiste en moi? D'autant que j’aime beaucoup Spielberg, même si je n’aime pas tout de lui (j’aime surtout Jaws, peut-être son plus grand film finalement, et le tir groupé que constituent dans les années 2000 A.I., Minority report, Attrape-moi si tu peux et la Guerre des mondes); et que j'adore Hergé que je considère comme un authentique génie (au même titre qu’un Charles Schultz)... Mais d’un autre côté, je ne supporte pas la 3D, qui me sort littéralement par les yeux (je l'ai déjà dit), et déteste la technique de la motion capture, pour moi ce que le numérique a produit de plus laid au cinéma. Mon manque d’envie vient-il de là, je veux dire uniquement de là? Pas sûr. La réalité est que, peut-être, je ne veux pas me confronter à cette évidence: Spielberg n’a pas compris Tintin.
Si Tintin ne se résume pas à la ligne claire (il met à l'épreuve notre conception du monde), la ligne claire y est quand même essentielle. Sauf qu'elle n'est pas du tout ce qu’on en dit généralement. Du moins chez Hergé. Au passage, les Aventuriers de l’arche perdue, présenté comme un film déjà tintinesque, renvoie moins à Hergé qu’à Edgar P. Jacobs, moins à Tintin qu’à Blake et Mortimer (Le Mystère de la grande pyramide)... La ligne claire chez Hergé n'est pas la célébration de l’aplat, c’est le contraire: non seulement un combat permanent contre l’aplat originel de la BD (comme chez tout grand bédéiste), mais surtout l'art d'embrasser dans le même mouvement, du même regard, une histoire (fragmentée en cases) et le cadre, nécessairement plus grand, dans lequel elle se déroule (je pense à un texte qui parle de ça, il faudrait que je le retrouve)... Bref, il y a quelque chose d'aristotélicien dans l'art d'Hergé. Vouloir lui substituer, artificiellement, une "profondeur" et une "épaisseur", c'est gommer (seul geste éminemment bédéiste pour le coup) ce qui fait l'essence même de Tintin; une aberration qui, sous des allures faussement tintinophiles, relève de la pure tintinoclastie.

28 commentaires:

zed a dit…

Pourquoi parler d'un film quand on l'a pas vu.

Buster a dit…

Pourquoi parler d’un texte quand on l’a pas lu.

(pour votre gouverne je rappelle que ma note porte sur Tintin pas sur le film de Spielberg, je parle des raisons qui justement m'empêchent d'aller le voir!)

zed a dit…
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Buster a dit…
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Anonyme a dit…

Bonjour Buster,

Je me demande si le texte auquel vous faites référence dans votre billet n’est pas celui de Tristan Garcia à propos de Tintin au Tibet.
Sinon allez voir le film de Spielberg qui, en effet, n’a pas vraiment compris Tintin, disons le Tintin que nous aimons, vous et moi, son film est peut-être plus haddockien (d’où l’ajout du Crabe aux pinces d’or) que tintinesque, mais ce n’est pas important, c’est un film magnifique, vertigineux, grisant (forcément), un peu depalmien dans sa manière de combiner reflets et vitesse, qui arrive -c’était là son défi– à faire oublier l’horreur de la mocap.

Stéphane Robert

Buster a dit…

Merci beaucoup Stéphane,

Oui je crois qu’il s’agit du texte de Tristan Garcia. Si je le retrouve je le mets en ligne.

Ce que vous dites du film de Spielberg est très beau, mais je tiens à clarifier ma position. Mon empêchement à aller voir le film n’a rien à voir avec un quelconque sacrilège, avec le fait qu’on ose toucher à Tintin. A la limite ma crainte serait plutôt inverse, que Spielberg y soit trop fidèle. Non, mon problème est vraiment la 3D et la mocap... et il aurait été le même pour n’importe quel autre personnage.
Ce film je vais aller le voir bien sûr, et j’espère vraiment qu’en le voyant j’arrive comme vous à oublier la technologie qui est derrière, surtout à aimer ce type de cinéma qui, Spielberg ou pas, m’est quand même très étranger.

Vincent a dit…

En bon Spielberguien, j'avoue avoir les mêmes réticences pour les mêmes raisons. Je n'aime pas trop la 3D et leur histoire de motion capture ne m'inspira pas. Maintenant, j'ai vu récemment le film d'animation d'Ocelot en 3D, un peu par hasard, et j'ai vite oublié le procédé pour apprécier le film. Pour moi, le relief, c'est l'utilisation de la profondeur de champ. de ce point de vue, on peut dire que Spielberg a toujours tourné en relief. Donc j'imagine que l'on doit pouvoir faire "comme si". Reste aussi des salles qui le passe en 2D. Pour la mocap, je me souviens avoir eu les mêmes hésitations pour "Jurassik park" et les dinos numériques, mais finalement, ce qui m'a déplu dans le film, ce n'était pas ça. C'étaient des questions de scénario.
Je suis d'accord avec le lien avec Edgar P. Jacobs, mais ça ne présage pas d'une compréhension, ou d'une incompréhension de Tintin par Spielberg. L'important, c'est qu'il livre sa vision.
Et pour ce qui est du "plus grand Spielberg", assez dubitatif face à la réévaluation des années 3200, j'avais tenté de faire le tri ici : http://inisfree.hautetfort.com/archive/2010/07/07/spielberg-puissance-10.html

vladimir a dit…

D’un autre côté quand on est un tintinophile émérite, comme tu sembles l’être, il est difficile de faire abstraction du Tintin d’Hergé en voyant le film. Tu ne pourras qu’être déçu. C’est comme voire l’adaptation d’un livre de chevet au cinéma. Moi ça va, je suis plus spielbergien que tintinophile. J’ai vu le film, j’ai bien aimé, le rythme trépidant, la virtuosité , c’est vrai que ça peut faire penser à De Palma, plus qu’à Hitchcock en tout cas, mais la motion capture ouh lala, c’est pas encore très au point, c’est comme les premiers films en image de synthèse, ça manque un peu de poésie.

Buster a dit…

Vincent,
On a donc les mêmes réticences... Reste maintenant à voir le film pour confronter nos points de vue.
Sinon j’ai regardé votre liste des meilleurs Spielberg (pour Rencontres... et Always, je suis d’accord, Schindler, Ryan, 1941, j’ai plus de mal mais ça n’a pas d’importance, l’essentiel est que chacun trouve son bonheur dans la filmo de Spielberg signe qu’il s’agit d’un grand cinéaste).

Euh, les années 3200, c'est Rencontres du 4e type :-)

Vladimir,
Tu es en train de me dire que pour la poésie, tintin? Remarque les plus beaux Tintin, les plus poétiques, sont les premiers en noir et blanc (L’oreille cassée en NB reste inégalé à ce niveau), donc je sais à quoi m’attendre.

PS. La virtuosité c’est le mot à la mode en ce moment (Drive, The artist, maintenant Tintin...).

nolan a dit…

Tout à fait d'accord avec le tir groupé de Spielberg des années 2000. Actuellement, tout en haut, je mets Duel. J'aime aussi beaucoup Les Dents de la Mer que j'ai revu très récemment avec un immense plaisir.
Pas vu Tintin, mais très envie de le voir (grisant écrit un anonyme, beaucoup s'accordent à le dire). Pour son réalisateur plus que pour son matériau de base d'ailleurs.

Buster a dit…

Tout le monde se marre quand j’évoque les Dents de la mer comme un des plus grands Spielberg... C’est sûr que ce n’est pas son film le plus ambitieux ni le plus personnel et que son succès planétaire le dessert pas mal, mais quand même, j’ai rarement vu un film aussi génialement construit, c’est un modèle de dramaturgie, d’une efficacité redoutable, la deuxième partie du film, sorte de huis clos en mer, est absolument fabuleuse...

nolan a dit…

Tout à fait (à ceci près que je n'ai pas compris si c'était vous qui trouviez que le succès planétaire était un défaut ou "tout le monde" qui se marre). En parlant de construction il y a cette scène fabuleusement montée dans laquelle le héros scrute la plage et le requin mange un enfant. Le découpage est rigoureux et la construction faite de fausses pistes marche à merveille.

Buster a dit…

Ce que je voulais dire c’est que l’immense succès rencontré par le film, en plus un film d’action, fait que beaucoup de critiques, même spielbergiens, tendent à n’y voir qu’un (très bon) blockbuster, en l’occurrence le premier de l’histoire du cinéma.

Vincent a dit…

Un critique spielberguien... mon rêve :)
Mais j'aime aussi beaucoup "Jaws". 10, il fallait bien choisir et j'aurais certainement eu moins de mal à lister la demi douzaine d'opus que j'aime moins. "Jaws" chaque fois que je tombe dessus, je ne peux pas m'en détacher. Beaucoup de choses sont déjà dans ce film, comme ces scènes qui me ravissent ou le fils de Roy Scheider imite discrètement son père.
Ce qui me gène souvent, c'est que ce film, comme "Duel", sont utilisés sur l'air "regardez comme c'était mieux au début quand il faisait des films sans conséquences" alors qu'on lui a reproché pendant au moins vingt ans de ne pas faire des films adultes. La belle affaire !
J'aime beaucoup des films comme "Schindler" ou "Ryan", qui posent des problèmes de fond, mais qui ont justement le courage de les poser, et de les poser en termes de cinéma "Que peut le cinéma ? " comme dirait l'autre. Spielberg a une telle foi dans le cinéma qu'il pense qu'il peut beaucoup, alors il y va, il innove. Strictement de ce point de vue, c'est le même type de risque que celui qu'il a pris dans "Jaws" quand il décide (naïvement) de tourner en pleine mer.
Bon, je reviendrais quand j'aurais vu le Tintin.

ad hoc a dit…

Buster, je ne comprends pas bien ce que vous craignez le plus : que Spielberg ait trahi Tintin ou qu’il y soit resté trop fidèle ?

Buster a dit…

Hé hé... Disons que: en tant que tintinophile je crains la trahison, en tant que cinéphile je crains la fidélité (d’un point de vue "philosophique" pas graphique, la ligne claire, au cinéma ça ne veut rien dire, l’enjeu esthétique ne se posera jamais en ces termes, d’autant que - c’était le sens de ma note - la ligne claire n’est pas exactement ce à quoi on pense généralement...).
Donc en tant que tintinocinéphile, je ne crains rien de ce côté. Ma crainte c’est vraiment au niveau de la mocap (la 3D je peux encore m’en passer). Est-ce que le film sera suffisamment fort au niveau du récit et de sa mise en scène, est-ce que Spielberg sera suffisamment spielbergien en somme, pour me faire oublier l’horreur des personnages (hybride bigdilesque, mi-cartoon mi-humain)?
Réponse bientôt :-)

Etienne Sorin a dit…

Une semaine après la vision du Tintin made in Spielberg, que reste t-il ? Pas grand-chose, sinon un arrière goût de pudding insipide et indigeste. Il faut dire que les scénaristes n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller en réunissant trois albums : ‘Le crabe aux pinces d’or’, ‘Le Secret de la Licorne’ et ‘Le Trésor de Rackham le Rouge’. Et mieux vaut ne pas compter sur la Mocap (motion capture) pour alléger le fond. À part rendre méconnaissables des acteurs connus (Jamie Bell, Daniel Craig ou encore Gad Elmaleh), on ne saisit toujours pas bien l’intérêt d’une technologie d’une mocheté incroyable– on est ici plus près de l’esthétique du ‘Pôle Express’ que d’ ‘Avatar’. Que la « ligne claire » d’Hergé ne soit pas respectée, pourquoi pas, seuls les tintinophiles fétichistes hurleront au scandale. Mais que tous les personnages ressemblent à des nabots, c’est une atteinte au bon goût.
Quid de la 3D ? Même le volume poitrinaire de la Castafiore ne bénéficie pas de la technique qui ne sert donc ici, comme dans 99% des films en 3D, qu’à empêcher le piratage. Hélas, oui, il y a plus d’humanité dans le chapeau d’Indiana Jones que dans l’œil pixellisé de Tintin, comme dirait Desproges. Ainsi, la poursuite en side-car dans les ruelles de Bagghar est un remake de celle d’ ‘Indiana Jones et la dernière croisade’, le frisson en moins. Une séquence story-boardée et réalisée par ordinateur à l’image d’un film dont la débauche technologique est inversement proportionnelle à l’émotion qu’il suscite. ‘Tintin ou le secret de la Licorne’ souffre d’une peur du vide sidérante et carbure en surrégime. Cette confusion entre vitesse et précipitation transforme les aventures du reporter en film d’action speedé (bateau, avion, side-car), machine sans âme qui sature la rétine et écorche l’oreille – la partition de John Williams, omniprésente, ne fait pas non plus dans la dentelle. D’une certaine façon, le monstre froid de Spielberg aggrave tout ce qui, sans avoir forcément dépassé l’âge de 77 ans, énerve chez Tintin, puceau à houppette qui parle à son chien (du genre « Bien vu Milou ! Le cylindre était caché dans le mât du bateau » ou « Bien joué Milou ! Tu as découvert le trou dans le mur qui va nous permettre d’entrer dans la propriété »). On préférerait encore que Milou parle, comme dans les albums, et que Tintin se taise. C’est dire le carnage.

Vincent a dit…

Tintin parle à Milou de la même façon dans les albums et je viens de me rendre compte que Milou ne lui parle pas, il aboie. Quand il parle, c'est une convention de Hergé, assez curieuse d'ailleurs, pour le lecteur ou pour lui même (Milou).

Buster a dit…

En fait chez Hergé, Milou parle indirectement à Tintin, il est doté d'une voix intérieure... Le film, que je viens de voir (et qui n'est pas mal du tout si on fait abstraction de certaines choses, j'y reviendrai), est assez bavard (notamment Tintin dont le "texte" aurait pu être allégé) et ce n'est pas plus mal que Milou lui ne "parle" pas. Du coup, il devient physiquement plus présent, participant de façon encore plus active à l'action, ce qui augmente d'autant la dynamique du film. Ue choix peut-être davantage guidé par le recours à la 3D que par des nécessités purement cinématographiques, mais bon ça ne m'a pas trop gêné.

'33 a dit…

Votre message confirme (hélas) ce que je constate par ailleurs : sur la question de la performance capture - qui n'est pas la même chose que la motion capture ; ce n'est pas un détail que je mets en avant pour pinailler : ce n'est vraiment pas la même chose - il y a un écart générationnel qui semble difficile à combler.
Sans vouloir jouer les cassandre, ce que la perfcap entérine, c'est la fusion du cinéma et du jeu vidéo, et ceux pour qui le jeu vidéo n'a jamais importé (ou pour qui - il y en a encore - ce n'est pas un art) ont logiquement du mal à l'accepter.
C'est une révolution bien plus importante que la 3D, qui est au fond subalterne (et ne trouve son intérêt que jointe à la perfcap). Vous trouvez ça laid, je trouve ça magnifique, difficile d'en parler au-delà je crains.
A moins que la vision du film vous ait finalement fait changé d'avis ? Et quid de la question de la fidélité et de la ligne claire ? Vous restez sur votre avis premier ?

Buster a dit…

Vous avez raison, je confonds performance capture et motion capture, parce que pour moi la performance capture n’est que de la motion capture plus ou moins perfectionnée, notamment dans ce qu’elle "capture" du jeu de l’acteur (ce qui en soi pose problème) et de son environnement, c’est comme le terme 3D qu’on utilise uniformément pour les films en relief des années 50 et un film comme Avatar. La question en ce qui me concerne est autant celle de la beauté que celle de l’émotion. En matière de trucages ce n’est pas ce qu’il y a de plus avancé sur le plan technologique qui me touche le plus, le premier King Kong est mille fois plus beau et émouvant que les derniers.
Pour ce qui est du film de Spielberg disons que ma position a un peu changé, au sens où si je déteste toujours autant la 3D qui pour moi relève du gadget technologique (sauf quand c'est le sujet même du film comme Avatar), au même titre que le son Dolby, je reconnais avoir été agréablement surpris par ce qu’il faut donc appeler la perfcap. Non pas que j’aie trouvé le film beau et émouvant, mais, et c’est là où nous divergeons, parce que, par moments, la technologie finit par s'effacer derrière le personnage qui pour le coup se met à exister, comme si quelque chose dans le découpage, la durée de la scène, le montage, une pointe de classicisme refaisait surface dans le jeu effréné des métamorphoses (je pense à la partie Crabe aux pinces d’or du film, Haddock dans le désert, la partie la plus réussie du film) et non dans la séquence de poursuite à Bagghar, pure prouesse technologique tuant toute émotion, même si elle force l’admiration, alors que le combat de grues du finale est lui franchement inepte.

PS. le jeu vidéo, je n'ai rien contre, ça donne parfois des choses très belles, le début de Drive par exemple...

Lucie a dit…

Bon alors Buster, Tintin, vous aimez ou pas ? Et 1967, c'est pour quand ?

Buster a dit…

Ouh là là, 1967 je bloque un peu devant l’ampleur de la tâche, surtout au niveau musical, mais bon c'est prévu, pour quand?, je ne sais pas encore.
Tintin, oui dans l’ensemble j’ai plutôt aimé... je vais écrire un second billet, demain ou peut-être ce soir si j’ai le temps.

Vincent a dit…

Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes :)
Sur la question de la 3D, je ne suis pas vraiment d'accord. La technologie est différente, l'utilisation ne varie pas. On reste sur le sentiment de profondeur, à peine différent de celui d'une belle projection (La scène d'ouverture de "La prisonnière du désert" restaurée en VistaVision est incroyable à ce niveau) et à ce que j'appelle des "trucs" au sens prestidigitation qui sont identiques à ceux des années 50. C'est flagrant dans le Tintin ou l'effet le plus marquant, c'est la canne de Sakarine qu'il nous agite sous le nez.
De mes expériences récentes en salle, le plus efficace en terme de 3D, ça reste la pub pur les bonbons avant le film.
"Avatar", j'ai trouvé ça assez mauvais. C'est possible qu'il y ait une recherche d'effet "jeu vidéo" mais je ne suis pas "générationnellement" à jour pour en juger.

guillaume a dit…

Il y a quand même une différence entre les films en relief des années 50 et la 3D aujourd’hui. Dans "Avatar", c’est plus que le sentiment de profondeur qui est recherché, c’est une vraie sensation d’immersion.

Buster a dit…

La vague actuelle de films 3D est surtout commerciale: asseoir définitivement la victoire du numérique et, accessoirement, empêcher le piratage. Après on peut distinguer la 3D du pauvre, qui n’est qu’une juxtaposition de plans 2D (l’horreur absolue comme dans le dernier Shyamalan) et une 3D plus ambitieuse où le défi est en effet de créer cette fameuse sensation d’immersion, au passage, plus un argument marketing que la réalité dans Avatar. Le problème est que moi l’immersion je m’en fous royalement, je n’attends rien de la 3D et surtout pas qu’elle atteigne un tel degré de perfectionnement. Le mythe du cinéma total je n’y crois pas... Moi ce que j’aime au cinéma c’est les longues focales, le rapport flou/net, etc. ce que le numérique a détruit avec ses profondeurs de champ sur-réelles... La 3D, l’immersion, c’est pas du cinéma, si on veut de l’immersion autant aller à la Géode!

guillaume a dit…

Cher Buster, nous nous sommes mal compris, je suis comme vous et Vincent, la 3D je n’aime pas du tout, et pour l’immersion, je ne faisais que relayer ce qu’on entend ici ou là, mais le résultat n'est pas à la hauteur, je suis parfaitement d'accord

Buster a dit…

C'est bien ce qu'il me semblait :-)