vendredi 21 octobre 2011

Hors Satan

Vu Hors Satan de Dumont. De Dumont je n'ai jamais aimé la métaphysique ni le bressonisme pesant... Dans les commentaires sur Hadewijch, j'écrivais: "En fait, ce qu'il y a de mieux [chez Dumont] c'est plutôt le terrestre, la matière, le physique, un côté massif, un peu stroheimien (la comparaison s'arrête là), sauf qu'en l'évacuant, comme ici, le chemin perd de sa puissance (tellurique) sans vraiment gagner en grâce (céleste)"... Avec Hors Satan, Dumont revient à ce qu'il maîtrise le mieux, ce qui par exemple faisait la réussite de la partie "Flandres" de Flandres (la partie "guerrière" était à vomir). Hors Satan est un "Dumont des dunes", celles du Nord, balayé par le vent (un vent qu'on entend de manière ostentatoire - "le vent souffle où il veut", OK tout le monde l'a servi... -, comme si Dumont avait retiré le "chien" du micro, sauf qu'on y fait de moins en moins attention, preuve que le film gagne en intensité - à la fin, le vent est toujours aussi bruyant mais on ne l'entend plus). La force du film est d'abord là: le picturalisme, inhérent au cinéma de Dumont, y est "contre-balancé" par un véritable bruitisme (le vent mais aussi les voix, les respirations, les pas des personnages, le tout en son direct et sans la moindre musique...), ce qui ne peut qu'affiner le dispositif (question nuages, Dumont abandonne le cumulus pour le stratus - pour le cirrus, c'est encore un peu tôt)... Les figures n'ont jamais été aussi bien intégrées au paysage (superbe Côte d'Opale), noyées dans la végétation, ancrées dans la terre, ou se découpant dans le ciel; les entrées dans le champ: gros plans/plans larges, le choix des axes: plongées/contreplongées, il y a là une sorte de "guiraudisme" du plan, c'est répétitif mais parfaitement construit: Dumont est, comme Guiraudie mais aussi Moullet, un grand cinéaste du Scope, à la différence par exemple d'un Beauvois, et cette présence au monde qu'on loue habituellement chez lui atteint ici une forme d'apogée.
Maintenant, qu'est-ce qu'il dit ce film déserté (pas une âme qui vive en dehors des personnages)? Plus exactement, que nous fait-il ressentir? Parce qu'évidemment Dumont ce n'est pas Bonello. A la limite, Hors Satan c'est l'anti-Apollonide. Un cinéma sensoriel, pulsionnel, à la mystique primaire, qui ne parle pas, ne pense pas, mais qui prie (comme dirait Brel à propos de ces gens-là), quitte à frôler le ridicule, et pour ça Dumont est très fort. La dimension sociologique y est présente (géographiquement parlant Outreau n'est pas loin), c'est la part documentaire, zolienne, de Dumont, mais pas écrasante... Non pas que le naturalisme y soit transfiguré, mais simplement épuré. Rien de vraiment "lyrique" au niveau de l'abstraction, rien non plus de "transcendental" au niveau du style. Quand on voit Hors Satan, on pense moins à Bresson (à travers Mouchette), ou encore Dreyer (à travers Ordet), qu'à Dumont lui-même. Et c'est pourquoi j'aime bien son film. Les défauts habituels y sont moins marqués: le bressonisme se réduit à quelques gestes en gros plan (frapper à une porte et recevoir du pain, soulever une pierre et frapper une bête...); le hiératisme des personnages se réduit à de petits blocs d'émotion: tristesse, froideur, haine, douleur...; le goût pour le cru y est presque tendre: la fille qui se parfume de ses secrétions intimes pour "sentir l'amour"; le gars, une sorte d'exorciste vagabond, qui guérit la routarde - on dirait Beigbeder! - de sa nymphomanie (elle a littéralement le diable au cul)... Et puis, le plus important: une vraie trivialité pour tout ce qui touche au religieux (à la différence du dernier Malick), de sorte que pour produire des miracles il suffit de marcher, tout simplement: en équilibre, au milieu d'un bassin, pour qu'un incendie s'éteigne; un corps dans les bras, à travers les roseaux, pour le faire ressusciter (il y a quelque chose de tourneurien - on pense à Vaudou - dans cette dernière séquence: le gars portant la fille morte, enveloppée d'un drap blanc, jusqu'au bord de l'étang). Equilibre et transport... voilà bien les deux moteurs du film. Pour nous dire quoi? La profanation du sacré? La sacralisation du profane? Peu importe... Hors Satan c'est Dumont échappant (enfin) à ses démons.

213 commentaires:

1 – 200 sur 213   Suivant›   Les plus récents»
Jeff McCloud a dit…

Le cinéma de Dumont, jamais meilleur que lorsqu'il ne pense pas ? ... Equilibre et transport, Vaudou, c'est juste, mais on pense surtout constamment à Tarkovski : Le Miroir, Stalker (le cinéma, c'est filmer des êtres qui marchent dans un paysage), Nostalghia (la traversée du parc à huîtres désaffecté renvoie à celle de la piscine vide), Le Sacrifice (l'incendie)...

Anonyme a dit…

Que vient faire Outreau là-dedans?

Buster a dit…

Outreau? Je pointe simplement de façon un peu provocante (c’est réussi apparemment) que si le gars tue le beau-père de la fille c’est vraisemblablement parce que celui-ci abusait d’elle depuis longtemps... c’est une parenthèse, ce n’est pas le sujet du film, on s’en fout un peu, pas la peine de me faire chier là-dessus.

Jeff,
Tarkovski oui bien sûr, c’est plus évident que Tourneur, mais ça reste de la citation. Sur la durée des plans, le montage, Dumont est quand même très loin de Tarkovski. En fait le seul auteur dont son oeuvre s’inspire, s’imprègne même, c’est Bresson. Ce que j’aime ici c’est que justement Bresson n’y apparaît pas comme une simple référence, c’est une présence qu’on ressent tout au long du film mais de manière moins explicite que d’habitude.
L’équilibre c’est un peu ça, le cinéma de Dumont jusqu’à présent c’était surtout un assemblage de séquences fortes. Là il y a une sorte de fluidité qui fait que les séquences s'annoncent et se prolongent au-delà de leur seul impact. C’est le cas des deux scènes que je cite. Celle où la fille se parfume de ses secrétions intimes. Prise isolément, elle peut paraître gratuite, surlignant le côté instinctif du personnage, sauf qu’elle n’est pas isolée, elle fait suite au fait que le gars ne la désire pas et se prolonge avec la rencontre avec le garde quand il l’embrasse et se rend compte qu’elle "sent l’amour"... Idem pour la scène avec la routarde qui est "possédée". Le gars la possède à son tour, la scène est extrême, grotesque, elle en bave littéralement... ça pourrait se terminer là, on croit la fille morte, mais c’est prolongé par le plan magnifique où on la retrouve glissant au milieu des herbes jusqu’à la rivière dans laquelle elle s’immerge, purifiée...

Alban a dit…

Citer Outreau, ce n'est pas idiot. En plus des paysages, c'est justement ce genre de faits divers sordides qui attirent Dumont (quoique en l'occurrence l'affaire Outreau fut une hallucinante erreur judiciaire). Impossible de séparer chez Dumont son goût pour les paysages froids et désertiques, et son attirance pour des êtres qui se comportent comme des bêtes. D'un côté comme de l'autre, c'est une même vacance.

Jean-Baptiste Morain a dit…
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MaGueule a dit…

Euh tais toi ; tu écris des critiques pourries tous les jours et ça te permet de payer ton loyer, JB.

MaGueule a dit…

À moins que tu sois propriétaire momo

Alban a dit…

"Les Bien-Aimés n’est pas aussi fabuleux que l’était Les Chansons d’amour, mais il distille un parfum truffaldien au charme absolu. Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, mère et fille à l’écran, illuminent le film de leur grâce, de la force de leur talent et de leur sensibilité innée."

Vous appelez ça de la pensée, J-B ? C'est pourtant de vous, et en plus vous avez été payé pour rédiger ça.

Anonyme a dit…

Eh bien, voilà que la critique officielle déclare la guerre aux bloggeurs ? On croyait que l'inverse était le vrai ?

Anonyme de 13h 08 a dit…

Ah ah ! Après l'affaire Griffe, l'affaire Buster ?

Buster a dit…

Ouh là là... le Morain en question je croyais que c’était un fake vu le niveau du commentaire, mais je m’aperçois que c’est le vrai! Ahurissant. Un critique qui vient déposer son petit commentaire fielleux sur un blog, c’est le monde à l’envers en effet...

JB Morain je ne sais pas ce que vous venez faire ici, je ne sais pas ce qui vous anime, à vrai dire je m’en fous complètement, mais sachez que:
1) m’accuser d’autocongratulation, c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité, parce que dans le genre prétentieux vous vous posez là et pas qu’un peu.
2) je ne prétends pas faire de la critique, au sens où je conçois le vrai travail de critique, je me contente de parler des films, d’évoquer mon rapport au cinéma, d’exprimer des humeurs, d’avancer des idées, sans me prendre au sérieux (moi), il m’arrive d’ailleurs de me tromper, je suis le premier à le reconnaître, attentif aux commentaires qu’on m’envoie dès l’instant que c’est constructif.
3) pour ce qui est de la pensée, excusez-moi mais vous ne me semblez pas le mieux placé pour me faire la leçon.

§ a dit…

Si vous avez un peu de temps à perdre, allez sur le blog de Morain (http://lesidentitesdemrkaplan.blogspot.com) pour y constater sa grande modestie et admirer le génie de sa pensée...

J.B. Morain, qu'en avons-nous à foutre que vous ayez rencontré deux fois Coppola ou que Audrey Tautou vous ait fait la gueule ? Et je ne parle pas de la bêtise de vos "aphorismes" qui relèvent du fanzine lycéen.

Ce n'est pas l'affaire Buster, c'est l'affaire Morain. Ou comment l'un des plus mauvais critiques vivants s'attaque au meilleur blog de cinéma du moment. Ce qui est assez drôle quand on y pense.

david a dit…

pathétique l’intervention de morain et totalement déplacée. buster n’en parle pas parce qu’il ne l’a pas lu j’imagine, mais le texte de morain sur le film de dumont, question pensée on cherche encore, c’est un ramassis de clichés les plus éculés sur dumont, bresson et dreyer. celui de buster n’est pas sans défaut, il se contente souvent de lancer des pistes sans les explorer mais au moins ça sort des sentiers battus, c’est vivant,il y a de l’humour -parfois un peu déplacé :)- ce n’est peut-être pas de la vraie critique mais pourquoi buster devrait faire le boulot que des critqiues installés comme morain ne font pas

Buster a dit…

Merci Alban, merci §, merci David.

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Vincent a dit…

hahaha : "Le problème, c'est que tout le monde s'en fout de ce que vous pensez" et "On ne peut pas faire de critique sérieuse avec son seul goût." Ce me semble tout le contraire. Si quelqu'un a bon goût et qu'il sait le faire partager, c'est bien la chose la plus rare et la plus précieuse et dont on "se fout" le moins. C'est donc la plus sérieuse des critiques que celle qui s'appuie sur un goût sûr (quoique jamais infaillible).

Buster a dit…

JB Morain, aucune haine dans ma réponse, je ne vous connais pas, en quatre ans j’ai dû vous évoquer une ou deux fois sur mon blog. C’est vous qui êtes méprisant et insultant, c’est vous qui dites n’importe quoi. Soit vous me prenez pour un autre, soit vous êtes complètement parano. En tous les cas, ne comptez pas sur moi pour entretenir une quelconque correspondance avec vous, j’ai vraiment autre chose à foutre…

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Buster a dit…

OK… on en reste là. Ce genre d’échanges ne m’intéresse pas, je m’appelle pas Zohiloff. Aucun nouveau commentaire allant dans ce sens ne sera donc publié. Mais on peut parler du film :-)

Jean-Baptiste Morain a dit…
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un dans la masse médiocre a dit…

"nous ne sommes rien"

Enfin une parole de bon sens.

Buster a dit…

Vous n'êtes rien, nous ne valons pas mieux que vous... On est d'accord.

les puritains sauvages a dit…

Oh la la, la meta critique... (je sais, je l'ai déjà faite).

Vincent 2 a dit…

Pourquoi Blogger veut me forcer à m'inscrire lorsque j'essaye d'aller sur le blog de Morain? Ici, pas de problème.

Christophe a dit…

vous êtes pathétiques monsieur Morain.
vous venez accabler Buster de votre mépris, Buster qui NE VOUS A RIEN DEMANDE, vous vous faites alors rembarrés, vous n'avez que ce que vous méritez alors arrêtez la parano.

Jean-Baptiste Morain a dit…
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perles - à rebours :-] a dit…

Ah non ! pas d'accord, Buster ! Ce "remarquable" critique (JBM) ne peut pas s'en tirer comme ça !?!

Petites perles (rien que sur ce seul fil) :

"Je vous emmerde tous, vous n'êtes que des ordures.", le 23 oct. | 12h 51

"La masse, si lourde, si vulgaire, si hautaine, si solidaire", le 23 oct. | 12h 53

"[Donc tout ce que vous venez tous de formuler, en somme.] De la merde de merdeux. Tout se tient.", le 23 oct. | 13h 14

"[Oui, ô masse d'anonymes haineux, on ne fait pas de la critique avec le seul goût. J'en suis désolé.] Je suis agressif parce que je veux vous aider à y voir clair [...] Je suis comme vous (sauf que je ne me cache pas : ni mon nom, ni ma face).", le 23 oct. | 13h 17

[remarque au passage : qu'est-ce qu'ils ont contre les pseudonymes ?! en plus, te concernant, pas bien difficile de connaître ta véritable identité ?!-]

"Mais Buster, je ne m'adresse pas spécialement à vous, mais à la masse que vous représentez tous et qui n'a visiblement qu'un but : me réduire à néant.", le 23 oct. | 13h 21

And last but not least :

"[Et si vous avez quelque chose à me communiquer, venez me le dire avec votre vrai nom.] Vous ne méritez que le mépris.", le 23 oct. | 12h 55

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Contrairement à ce que l'on pourrait croire, cette triste "affaire" n'est pas la preuve d'une "guerre" (euh, déclarée ?-) entre blogueurs et critique ("officielle")...

Des blogueurs passés à la critique dans les revues-papier, il y en a eu (exemplairement notre camarade Joachim Lepastier) ; et, à l'inverse, un bon nombre de critiques ont très tôt ouvert leurs blogs (avec plus ou moins de réussite). Si "guerre" il y a eu, c'est seulement "certains" blogueurs (et commentateurs) contre "certains" critiques (plus ou moins influents)...

Les lecteurs exigeants (et même le commun des spectateurs), lui portant alors très peu de crédit, se sont rabattus sur la Toile - la "blogociné" - en endossant parfois le rôle dévolu aux critiques "professionnels" (par ex., toi, Buster).

Les blogueurs (et certains intervenants réguliers) sont venus critiquer - arguments à l'appui - la pauvreté du travail critique dans un autre espace (la Toile), que celui dédié à la critique "officielle" ; et les confronte aujourd'hui à leur "abdication"...

A quelques rares exceptions près, la "critique" se contente principalement de rendre compte des sorties en ville, de promouvoir des "auteurs" (faisant "normalement" le jeu de l'industrie culturelle), sans compter les copinages, etc.

Cette (nouvelle) "affaire" ne fait que confirmer, une fois de plus, que la critique se perd ; ou, que ça fait bien longtemps qu'elle a perdu sa raison d'être...

ND a dit…

Une monteuse (qui souhaite garder l'anonymat, je ne suis pas sûr qu'elle ait accepté d'être créditée sur le film) m'a confié qu'on avait fait appel à elle pour donner un coup de main au montage de Hors Satan, commencé par Dumont seul. Le producteur du film aurait songé à elle à cause de la "forte parenté entre Dumont et Pialat".
Elle en est restée bouche bée.

Tarkovski, Bresson, Dreyer, Tourneur et donc aussi Pialat, ça fait beaucoup pour un seul Dumont.

valzeur a dit…

Bonjour Buster,

Finalement, j'aime bien votre blog, on s'y amuse plutôt et on y rencontre des gens étonnants (enfin, on les lit, ça vaut certainement mieux). Griffe me l'avait recommandé, je ne suis pas déçu. J'ai cru comprendre que mon vilain langage vous heurtait parfois, je ne suis pourtant qu'Amour déçu, mais bon, c'est comme ça.
Et là, hier, patatras, JB Morain qui descend dans votre arène, comme un Messie mordu par un phacochère enragé ! Soyons sensibles aux mots plutôt qu'aux images :
- "je suis agressif parce que je veux vous aider à y voir clair" : vous promet-il le pal si vous ne vous convertissez pas ? Et à quoi d'abord ?
- "vous, la masse informe qui s'avance" : vous êtes donc le Blob ainsi que toute personne qui intervient ici ou chez vos pareils (merde, moi aussi, du coup ?)
Morain a d'autant plus tort que vos jugements sont souvent excellemment argumentés. Pour ce qui est du goût, on peut ne pas les partager mais globalement, votre lecture apporte plutôt quelque chose, voyez-y un compliment (je n'en dirais pas autant de la majorité des critiques que je lis). Et c'est curieux - je reprends sur Morain - car ce n'est pas le pire critique des Inrocks comme il est écrit ici, ce poste étant tenu pour toujours et à jamais par Serge Kaganski, un peu comme si le Crédit Agricole se prenait pour François Truffaut.
Enfin, il faut rire des choses et des films quand ils sont risibles (et bien évidemment de ceux qui en parlent).
Car l'avez-vous vu, les films, ça n'existe presque plus, ni le réel, ni les gens (et partant les critiques de cinéma) ?
De quoi nous détendre en plein crise de rivalité mimétique comme dirait le grand René Girard (vous voyez, il m'arrive même d'admirer, parfois !).
Cordialement,

valzeur (je tiens à ma minuscule)

PS : je ne comprends pas l'intérêt que vous portez à un groupe aussi cliché-lourdingue que Girls, il faudra m'expliquer...

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Anonyme a dit…

Vous êtes dans la merde, Jean-Baptiste ? Expliquez-nous ça...

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Alban a dit…

Nous connaissons un peu, sinon votre profession, en tout cas ce que vous produisez, Jean-Baptiste. Nous vous lisons chaque semaine, et je vous jure qu'il n'y a pas de quoi se vanter. Et comme le dit très bien valzeur, nous qui avons tant aimé Serge Daney, Louis Skorecki, François Truffaut (le critique hein) et quelques autres, nous ne sommes qu'Amour déçu.

Buster a dit…

Trop de messages, j'en ai déjà censuré 15 trop injurieux... Merci de ne pas en rajouter. Sinon je répondrai plus tard... dans le calme!

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Theo a dit…

Non mais franchement, vous êtes sûr Buster qu'il ne s'agit pas d'un fake ?

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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valzeur a dit…

Tss tss, Buster, vous êtes bien peu catholique ! Vous censurez les commentaires injurieux (certainement amusants) et vous publiez le délirant désordre mental de JB Morain qui se prend pour Gulliver au pays des Lilliputiens. Et je suis sûr que vous allez conclure benoîtement dans quelques heures, un peu comme Nicolas Sarkozy face à une Ségolène Royal qui "ne sait pas garder ses nerfs".

Buster a dit…

Non non valzeur, ce que j'ai censuré c'était vraiment n'importe quoi, de l'injure purement gratuite...

Buster a dit…

Morhaine vs Hainonymes... j'ai l'impression de revivre l'épisode Griffe, on pourrait passer à autre chose, non?

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Griffe a dit…

Buster, je vous en prie, ne me mêlez pas à tout ça, et laissez-moi savourer comme il se doit ce sabordage grotesque d'un immense critique de cinéma.

valzeur a dit…

Vous attisez le Mal, Buster ! Quels phéromones exactement diffusez-vous dans ces pages ? Etes-vous comme l'héroïne de Hors Satan qui se parfume à la cyprine pour exciter les blaireaux à peine alphabétisés - si ce n'est que la cyprine, vous la remplacez par la Haine et la Discorde ? Est-ce que ça va me frapper aussi ? Est-ce que je vais remettre en cause ma place dans le Monde pour avoir publié sur votre blog ? Vais-je menacer ma concierge et les caissières de cinéma avec une hache ou un exemplaire roulé des Inrockuptibles ? Rassurez-moi, je tiens à mon semblant de vie sociale...

Buster a dit…

Hé oui valzeur, vous n'auriez pas dû vous aventurer ici... :-)

valzeur a dit…

Ceci pour JB Morain :
"Des mots, des mots, des mots..." (Hamlet)
Vous faîtes profession de ceux-ci, relativisez-les. Sinon, devenez charcutier-traiteur, on souffre moins.
Buster, vous êtes vraiment sûr que ça n'est pas un fake ?

PS : je n'ai rien contre vous, JBM Morain, si c'est vraiment vous (et j'admire tout particulièrement que quasiment seul dans la liste des 10 des Cahiers, vous ayez dégommé "Polisse")

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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valzeur a dit…

Ne manque plus que Pierre Léon en Statue du Commandeur, et la fête sera complète. Sacrée Soirée, Buster ! Et tout ça, à cause d'un nouveau térébrant chef-d'œuvre de Bruno Dumont... Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables.

Buster a dit…

JB vous savez très bien que sur le web tout prend une importance démesurée. De surcroît, ne vous connaissant pas, je n'avais aucune raison de prendre un peu de distance. J'ai pris la phrase comme une vacherie car c'en était une.

valzeur a dit…

« Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. »
Et nous tous, nous nous y sommes laissé prendre ! Honte ! Infâmie ! Une tache qui va nous poursuivre sur quinze générations au moins !
Bordel, et si on s'était tous plantés depuis le début ? Et si l'Apollonide était le film de l'année, de la décennie, du siècle, du millénaire ?
Et si on était tous avides de pouvoir et d'actrices pouffiasses à interviewer en glissant négligemment ces heureuses accointances à notre charcutier-traiteur en demandant une tranche plus épaisse de pâté de tête ?
Et si on étais tous nazes, vilains, pas beaux, sérieux comme des Habemus Papam ?
Et si les Sept Pêchés Capitaux de Métropolisse, c'était nous ?

Buster a dit…

Au fait, dégommer Polisse c'est quand même le minimum syndical pour tout critique un tant soit peu clairvoyant.

valzeur a dit…

Exactement ! Cela permet de différencier un critique de cinéma d'autre chose. De même que les critiques littéraires qui se sont pâmés sans retenue devant "La Carte et le Territoire" sont autre chose, mais pas des critiques littéraires. Ce sont des marqueurs - rien de plus, mais rien de moins.
Polisse, c'est le néant du regard allié à une putasserie proprement sidérale. Maïwenn y rit des opprimés sous couvert de verser sa petite larme. Dans une scène abjecte, elle montre une gamine, qui a sucé pleins d'ados pour récupérer son portable confisqué, susciter l'hilarité générale des policiers, comme si c'était vraiment trop fort, qu'elle était trop conne. Et tout le monde, y compris le public, rit sur le dos de la pauvre fille "('Tain, t'aurais fait quoi si ça avait été un ordinateur ?" : Joey Starr). Maïwenn ou la Compréhension de l'Humain. Admirable, non ?

§ a dit…

Le petit tableau des Cahiers, auquel participe notamment J .B. Morain, c'est le degré zéro : un nom, une note. Je préfère une pensée anonyme. Ce que j'aime ici, c'est justement que s'y exprime un goût, et non une simple opinion.

Maxime Werner a dit…

Je n'ai pas encore posté de message sur ce fil, mais puisqu'on exige des noms, voilà le mien. Jean-Marc Lalanne (le seul ou presque de tous nos amis communs sur Facebook que j'ai réellement rencontré - je lui avais d’ailleurs parlé de Balloonatic) pourra vous confirmer que j'existe, si vous en doutez. J’espère que cela m’exclut de la « masse » anonyme et me donne le droit à la parole.

Relisez-vous, Jean-Baptiste, et vous verrez combien votre premier message était méprisant et inutilement agressif, à l’encontre de quelqu’un qui ne vous a (à ce que je sache) rien fait, qui ne s’en est pris ni à vous, ni à aucun de vos collègues. Votre attaque (car c’est bien d’attaque, ou de provocation, qu’il s’agit) était gratuite et déplacée, vous pouviez donc vous attendre à un retour de bâton assez violent. Pourquoi poser en victime? Ces attaques, ce mépris qui vous ont accueilli, vous les avez bien cherchés. Un peu de lucidité, je vous prie…

Quant à vos réponses ultérieures, c’est elles qui sont totalement disproportionnées : une avalanche d’insultes et de remarques condescendantes, simplement parce que certains ont cru bon (avec plus ou moins d’habileté et de courtoisie, je vous l’accorde) de vous remettre un peu à votre place. Facile d’y voir une masse anonyme et solidaire, au lieu de prendre en compte la diversité des réactions. Personnellement, je n’aurais pas validé les commentaires de MaGueule, mais celui d’Alban qui les suit immédiatement touche juste. Vous exigez de la pensée, mais on ne peut pas dire que ce soit ce qui caractérise le mieux vos textes (quoi qu’on en pense par ailleurs). Oserez-vous prétendre le contraire?

Pourquoi alors vous en prendre à Buster qui expose ses idées avec humour et humilité? J’ai bien dit « humilité » ; depuis le temps que je fréquente son blog, il est toujours agréablement surpris de voir que des gens, de plus en plus de gens (« célèbres » ou anonymes) trouvent du plaisir à le lire. Votre message, c’est d’ailleurs un peu la rançon de son succès. Vous ne seriez jamais intervenu si ce n’était qu’un blog parmi d’autres, noyé dans la masse. Bref, votre but, c’était simplement de vous payer un blogueur, qui plus est talentueux? A vous lire (« Alors oui, votre façon de vouloir vous opposer à nous pour vous poser m'agace »), on dirait bien. Vous dénoncez un règlement de compte mais c’est vous qui venez régler vos comptes. Et vous vous trompez de cible : Buster n’a rien d’un flingueur de critiques, il a simplement ses préférences en la matière (on le sent proche des gens de « La lettre du cinéma » par exemple, mais aussi de certains noms des Cahiers). Je ne me souviens pas d’attaques gratuites ou d’insultes de sa part.

En passant, ça m’amuse que vous fassiez confiance à Pierre Léon, qui, dans le genre « je tape sur la critique établie », se pose là. Votre ami Kaganski ou les Cahiers du cinéma (supposément mauvais depuis le début des années 80) en ont déjà pris pour leur grade, avec lui.

Ps : je viens seulement de voir votre dernier message, mais je n’ai pas le courage de tout réécrire. Il fallait donc vous lire au second degré? Etrangement, vous-même n’avez pris aucune distance avec les réponses... C’est vous qui vous êtes le plus enflammé. En tout cas, la prochaine fois que vous rédigez un message, pensez à inclure la notice (la notisse, comme dirait Maïwenn).

(pi)fou - allié :-] a dit…

Ah, quel métier – de commenter les blogs !-] Euh, je parle pour ma pomme, Monsieur le Grand critique (autoproclamé) ! C’est que, voilà : je ne bosse pas !?! Allez-y, déversez donc maintenant tous vos « a priori haineux sur une profession à laquelle [v]ous ne connaiss[ez] rien » :-D (ou, autrement dit, moquez-vous d’un type sans le travail, désargenté, et qui passe le plus clair de son temps à voir des films et, accessoirement, à commenter les blogs chouettes ! (mouarf !-DDD

Non, effectivement, vous n’avez pas parlé de « guerre entre blogueurs et critiques de métier », puisque c’est moi qui l’ai fait - et, du reste, je m'en félicite, bien que « [v]ous voul[iez] de la pensée, pas de l'autocongratulation émerveillée […] » - pour mettre vos saillies… « en perspective » : vous devez connaître cette expression, quoique vous semblez ne pas la pratiquer beaucoup, ahum !-]

« Il n'y a aucune abdication de la critique, et elle n'est pas corrompue ou vendue à je ne sais que commerce ou copinage », dites-vous ? Très bien, alors, cette critique – qualifions-la d’ « industrielle » – est médiocre (là, c’est moi qui l’affirme, un peu gratuitement ?)… sans aucune pression « éditoriale », et sans contrainte économique (de rentablité, etc.). Par conséquent, elle a carte blanche et officie en toute liberté !?! Mais alors… elle n’a aucune excuse !-D

Pas de copinage ? Allez, quelques noms pour rigoler :

- Olivier Assayas (principalement Carlos)
- Mia Hansen-Love (Tout est pardonné)
- Mathieu Amalric (Tournée)
- Christophe Héroné (l’ensemble de son « œuvre »)…

Très cher JBM, ne voulant pas continuer plus en détail ma réponse, je ne peux que vous encourager à continuer à « n'avoir pas peur du ridicule », et surtout à vous « consacrer désormais entièrement à [votre] métier » :
- Euh, mission ?-]

« aux Inrockuptibles. Où, heureusement » :
- Mais, personne n'en doutait ?-]

« on peut encore écrire pour des gens intelligents, ouverts, sans haine, sans désir impérieux d'écraser, d'annihiler l'autre » :
- Pas votre genre, bien entendu ?-]

Allez, sur ce : au dodo !

Vincent a dit…

"Mon nom est Vincent Jourdan et j'écris sur les Ouesternes". :-)
Il me semble que quand on suit avec le minimum d'attention certains blogs cinéma, il n'y pas plus d'anonymat qu'ailleurs. De la réserve et de la discrétion peut être.

Monsuc a dit…

pourquoi cette empoignade ?

Kaplanplan a dit…

Marrant tout ça. Et encore, vous dites Buster ne pas avoir tout publié. Morain aussi vous l'avez censuré ?

Buster a dit…

Ha ha... Mais je vous connais Vincent "Ford" Jourdan! :-)

Monsuc, oui pourquoi? on se le demande...

Kaplanplan, non Morain je ne l'ai pas censuré. D'ordinaire je ne censure pas. La règle est la suivante:
- les gens "identifiables" (pseudo ou pas), je les publie systématiquement (sauf cas exceptionnels)
- les autres, les vrais "anonymes", ça dépend. Si c'est juste virulent, je publie, si c'est trop insultant, je poubellise...

vladimir a dit…

Ben dis donc, je vois que tu as passé un beau dimanche ! :)

Buster a dit…

Ah oui tu trouves, alors que la France a été battue de justesse par les Blacks... D’ailleurs je me demande si ce n’est pas cette défaite vécue comme une injustice qui a provoqué l’arrivée sur mon blog de toute cette belle armada, venue en découdre avec Morain l’horrible kiwi qui, je le rappelle, m’avait plaqué sans ballon! :-)

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Edouard a dit…

On pourrait dire que Baloonatic est devenu la plus grand terrain de sport.
Sauf que les affrontements ont lieu entre les supporters à l'extérieur du stade, qu'ils n'ont rien à voir avec le contenu des matchs et qu'ils prennent surtout l'allure de règlements de compte.

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Jean-Baptiste Morain a dit…
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Buster a dit…

Edouard, on peut dire les choses comme ça, encore que les bagarres dans les tribunes, elles non plus n’ont souvent rien à voir avec les matchs proprement dits.

JBM, disons alors un placage cathédrale doublé d’une fourchette... Franchement pas terrible, j’ai pas apprécié. Tout ça parce que j’aurais commis le pire des crimes: l’autocitation? Vous oubliez une chose, ici c’est un blog, c’est interactif, j’ai la chance d’avoir quelques lecteurs fidèles qui n’hésitent pas à m’apporter la contradiction sans que ça vire au pugilat, c’est plus gratifiant que les textes qu’on publie dans les revues qui eux ne débouchent sur rien, au niveau lectorat, aucun retour (ou si peu), à peine publiés déjà oubliés. Ici les écrits ne sont jamais totalement oubliés (il m’arrive même de recevoir des commentaires longtemps après la mise en ligne du texte), on peut s’y référer rapidement, et c’est dans ce sens que je les cite, pas du tout pour m’autocongratuler, c’est vraiment pas le genre de la maison. Sinon babil critique, ça me convient très bien...

PS. J’ai l’impression que ce genre d’empoignade n’est pas pour vous déplaire, que vous y trouvez même une certaine jouissance... Au lieu de vous complaire dans cette position de la fausse victime vociférante, pourquoi ne pas nous éclairer sur le film de Dumont, nous faire profiter de votre hauteur de vue.

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Buster a dit…

Oh là là les sites ça n’a rien à voir avec les blogs... Quand je parle des commentaires je parle de ceux qui me sont adressés directement sur le blog mais aussi de ceux que je reçois par courrier. Certains lecteurs (pas nombreux mais qui comptent pour moi) me lisent régulièrement et c’est à eux que je pense d'abord quand je cite un ancien texte (parce qu’ils l’ont sûrement lu).
Mais le plus important n’est pas là. Il se trouve que je reviens souvent sur ce que j’écris, reprécisant les choses, les corrigeant même si je me suis trompé, les textes qui traitent d’un même cinéaste non seulement se suivent mais surtout se complètent Quand je cite un texte c’est généralement dans ce but, parce que je ne vais pas tout reprendre. Il y a un côté journal dans un blog...
Et puis l’autocitation, faut pas en abuser d’accord, mais de là à en faire le pire crime qui soit, faut pas exagérer non plus!

Maxime Werner a dit…

Vos insultes et vos insinuations sont d’un comique… Vous tenez vraiment à perdre le peu de crédibilité qu’il vous reste? Précisons à nos lecteurs que je ne connais pas Jean-Baptiste Morain, que nous nous sommes tout au plus « croisés » sur Facebook lors de discussions collectives, où je n’ai jamais été haineux ni insultant, et surtout pas envers lui . Par ailleurs, à chaque fois que je suis intervenu, c’était toujours à visage découvert, puisque sur Facebook (et je ne possède bien évidemment qu’un compte). Je vois donc mal ce qui me vaut les qualificatifs d’« infâme » et d’« haineux », ni l’allégation selon laquelle je saurais d’ordinaire bien me cacher. Si c’était le cas, pourquoi dévoiler mon nom maintenant, alors que je pourrais vous attaquer lâchement et anonymement, sans inquiétude? De plus, je ne considère pas vous avoir attaqué dans mon message, qui n’était qu’une réponse franche à votre emportement, et respectant votre demande initiale (celle de répondre à visage découvert).
Je ne vois pas non plus ce qui fait de moi un « arriviste », c’est dire si vous me connaissez mal, puisque je n’ai pas la prétention de devenir critique de cinéma. D’ailleurs, pour être honnête, et puisque vous êtes désagréable, je pourrais tout à fait écrire des textes du même acabit que les vôtres (ce genre de choses : "Les Bien-Aimés n’est pas aussi fabuleux que l’était Les Chansons d’amour, mais il distille un parfum truffaldien au charme absolu. Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, mère et fille à l’écran, illuminent le film de leur grâce, de la force de leur talent et de leur sensibilité innée."), mais je m’abstiens, parce que je me fais une trop haute idée de ce qu’est, de ce que doit être la critique de cinéma. Il y a plus de pensée sur ce blog (et sur beaucoup d’autres) que dans le moindre de vos textes.

Vos accusations tombent complètement à plat. Alors soit vous me prenez pour quelqu’un d’autre, soit il s’agit d’une technique perfide pour tenter de salir votre interlocuteur, auquel cas je ne vous félicite pas.

« Quant au niveau de pensée que je vous réclame, j'ai encore le droit de l'attendre de gens qui ne cessent de cracher sur les critiques professionnels et de les traiter de nuls. »  Où avez-vous vu, sur ce blog, des attaques et des insultes incessantes à l’encontre des critiques professionnels? Peut-être dans certains commentaires, mais sûrement pas dans les messages de Buster (or c’est à lui que vous exigez un certain niveau de pensée)… Vous inventez une guéguerre qui n’a pas lieu d’être. Si vous fouillez bien sur ce blog, vous trouverez même des posts où l’on parle des meilleurs textes critiques écrits cette année.

Et cessez donc de dire « nous », vous n’avez toujours pas compris que c’est vous le problème, et pas les critiques de cinéma en général? Pour rester parmi vos (ex) collègues, j’aime énormément Bonnaud et Lalanne, qui ne sont peut-être pas toujours au top, mais n’en sont jamais réduits à écrire des platitudes comme les vôtres. Et si je me mettais à citer des noms en dehors du cercle Inrocks, il y en aurait tellement que vous finiriez par rougir de honte.
Que voulez-vous, vous êtes un mauvais critique, voilà tout, et ce ne serait pas bien grave si vous n’étiez pas aussi antipathique…

(Je vais finir par croire qu’on a usurpé son compte…)

Vincent a dit…

Monsieur Morain, il y a quelque chose qui me gène dans votre dernier commentaire, que je trouve tout aussi agressif que les autres, c'est que vous semblez oublier que les "commentaires sur nos papiers des années après" c'est à des personnes comme nous (enfin, pas moi, je ne lis que Positif comme ne l'ignore pas Pifou) que vous le devez c'est à dire vos lecteurs, c'est à dire la majorité des personnes qui se retrouvent ici et qui n'ont visiblement qu'un tort, c'est de ne pas toujours apprécier ce que vous écrivez. Et plus encore d'avoir trouvé un espace pour le dire.
Ce que fait Buster n'est pas de l'autocitation, mais comme cela se pratique sur un blog, l'expression d'une pensée en mouvement qui peut éventuellement revenir sur elle-même, s'affiner, se contredire, vivre quoi.
Par curiosité, je suis allé lire ce que vous avez écris sur Dumont (je me sens assez étranger à ce cinéma), mais vous ne m'avez pas donné envie, ni même informé, je vous l'écris en lecteur.
Du coup, je pense que ça serait plus intéressant que vous croisiez le fer avec Buster sur le film. Et même pour parler des plans, c'est quand même la base.
Enfin, vous permettrez que je ne me reconnaisse pas dans les "épanchements juvéniles", je pourrais être votre père et vous m'auriez entendu si vous m'aviez parlé de "Black Swan" comme vous le fîtes.
Cordialement.

valzeur a dit…

Bon sang, Buster, votre patience est celle d'un saint !

C'est votre blog, après tout, si vous voulez vous auto-citer en permanence, faire le thème astral de vos cinéastes préférés, donner votre recette de bouillabaisse marseillaise authentique, vous pouvez, vous avez le droit, ne vous excusez pas ! Bon, il y a des chances que vous soyez moins lu, sauf évidemment par M. Morain, Taureau ascendant Poi(s)son(s), et je ne doute pas qu'il aura un avis très net, quasi-transcendant sur le moment où on met le pastis.

Anonyme a dit…

Selon Morain ce sont toujours les autres qui sont incultes, ceux qui osent ne pas être d'accord avec lui, ou pire, ne pas penser la même chose tout le temps, Morain est un être sans tâche, pur, immaculé, toujours dans la vérité, une personne que l'on doit il nous le demande encore ici respecter, et remercier, hallelujah saint Jean, et pardonnes-nous nos offenses.

un pêcheur anonyme.

Anonyme a dit…

Tiens, je viens de découvrir un forum dans lequel des cinéphiles commentent ce fil :

http://spectresducinema.1fr1.net/t353p300-blogs-forums-sites-revues-le-reste

Buster a dit…

Non non je ne m’excuse pas, et puis quoi encore, je réponds simplement, calmement, c’est mon côté aïkido, et puis je rigole aussi (pas beaucoup mais un peu quand même).

Anonyme a dit…

Bah alors, on parle pas du film ici ?

Buster a dit…

Bah non, pas le temps, on a trop à penser!

Anonyme a dit…

M. Morain, j'espère que vous allez bien, et je le dis sincèrement, parce qu'à vous lire, vous donnez l'impression d'être quelqu'un de très malade avec un flingue chargé à portée de main. Une sorte de Travis Bickle français. Sans rire, je vous connaitrais je me poserais la question de prendre contact avec votre famille. On dirait les mots d'un suicidaire. J'espère que ce n'est pas le cas.

Et je ne risquerai pas à vous donner mon vrai nom, car vous me faites peur. Et il n'y a pas de quoi s'en vanter.

Jean-Baptiste Morain a dit…
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Anonyme a dit…

Réponse à 5h41 du matin !!!
Mais vous êtes pire que Travis Bickle en fait.
Allez-vous coucher !

Jean-Baptiste Morain a dit…
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david a dit…

dites-moi brigadier-chef morain c’est pas vous par hasard qui avez écrit votre propre page wikipedia, parce que cette énumération de tous les cinéastes et acteurs que vous avez interviewés, ils y sont tous non ? ça pue l’autosatisfaction à plein nez

Griffe a dit…

Voilà J-B Morain qui parle d'objectivité... Et nous touchons enfin au fond du problème !
Et son tour de piste sur Balloonatic s'explique : J-B Morain a besoin de nous signifier, et avec une violence aberrante, que s'il écrit aux Inrocks et pas nous, les "anonymes", c'est que lui, il le mérite.
Il est vrai que grâce à internet nous sommes aujourd'hui un certain nombre à pouvoir dire et expliquer preuves à l'appui que tel ou tel critique, au hasard : Morain ou Kaganski, sont mauvais. Et il est normal qu'ils se défendent. Mais en se défendant, Morain emploie le pire argument, le plus réac qui soit : celui du mérite objectif.
Voilà qui l'égare sans retour dans le refus de toute remise en question, de tout doute, de tout recul vis-à-vis de son milieu socio-professionnel. Le voilà sombrant dans le plus épais conservatisme, très loin de la grande critique de cinéma (aussi pleine de défauts soit-elle, défauts que Morain tient à souligner pour ne pas avoir à hériter de quelque modèle que ce soit et pouvoir présenter son travail comme sui generis).
Mais J-B Morain prend un grand risque, celui de faire douter encore un peu plus (si c’était possible) de l'objectivité de son talent. Il prend aussi le risque de révéler que le suivi "simple et juste" d'articles culturels de consommation par les mêmes pendant dix, vingt, trente ans, c'est quand même un truc bizarre non ?

valzeur a dit…

Buster, il faudra penser à rebaptiser votre billet sur Dumont, "Hors Morain", tant le sujet s'en décale sur ce sympathique personnage. Vu le tour que prennent les choses - le clairvoyant JBM seul contre tous sur ce blog infâme où la pensée est une dégoulinure du moi - il faut mettre fin à la crise mimétique par une mise à mort symbolique. Proclamons une fois pour toutes ceci : JB Morain est un grand critique de cinéma, Pierre Léon Dieu (ou Saint-Pierre), "André S. Labarthe, Barthelémy Amengual, JA Fieschi, Chris Marker…etc" les Apôtres et vous, Buster, vous êtes Gollum, et toute personne ayant contribué à ce blog avant la Révélation Morainesque, une amibe ou toute forme de vie intellectuelle primitive mais déjà fielleuse, envieuse, recluse dans son jus (merde, moi aussi, du coup ?). Ouf, "ça va mieux en le disant", non ?
Et si on recentrait sur Bruno Dumont, maintenant ?
Lançons quelques idées avant d'être terrassé par la Lumière (j'ai déjà les yeux qui clignent).
De ma bouche d'égout où je vois passer tant de beaux films sans les comprendre (mes hémisphères sont mal connectés), j'ai de sérieux doutes sur Hors Satan, et plus généralement sur le cinéma de Bruno Dumont, même si son dernier effort me semble moins détestable que les trois précédents.
Son choix d'une forme surplombante fait s'esbaubir ici et là ; du coup, on en oublie que l'Humain - son sujet, dirait-on - est vraiment réduit à la portion congrue. C'est un humain générique, généralissime (générique de Hors Satan : "Le Gars", "Elle") qu'il tente d'incarner à coups de physiques hors-norme et d'amateurs sadisés (je force un peu le trait, mais à peine : dans les Cahiers, on apprend que David Dewaele vomissait avant chaque prise sur Hadejwich).
On peut considérer qu'il tenait un sujet magnifique avec Hors Satan. Qu'en fait-il ? Un squelette de film parsemé de cartes postales où les humains donnent la valeur d'échelle. Le couple-pivot n'existe à aucun moment en tant que couple ; on ne comprend simplement pas le lien qui les unit, non pas parce que cela nous dépasse, spectateurs amibéens que nous sommes, mais parce que Dumont, lui-même au fond, n'y croit pas ou qu'il traite leur couple comme un simple postulat. Tout ce qui serait intéressant à voir et qui donnerait de la chair est laissé dans l'ombre (ex : comment le Gars a assis son pouvoir sur Elle ou la mère de la possédée ?). Il est vrai que Dumont aurait là de vraies difficultés à résoudre, autrement plus délicates ce que l'on voit à l'écran : des déplacements, principalement, avec plein de jolis changements de lumière (il n'a pas volé son argent de la région Picardie). Les moments "à bras le corps" du film (exorcisme, baisouille, résurrection) sont, quant à eux, extrêmement plats et routiniers dans leur filmage ("scolaires" comme me disait Griffe). Tout cela est forcé, volontariste, sans vie, et ce ne sont pas quelques beaux plans ici ou là qui feront de "Hors Satan" autre chose qu'un film dispensable.

Griffe a dit…

« Il y aurait plus de pensée sur ce blog (et sur beaucoup d’autres) que dans le moindre de mes textes ? Je ne crois pas, objectivement. » (J-B Morain)
Il y en a qui objectivement gagnent 6.000 ou 12.000 euros par mois, qui objectivement ont une rolex à 50 ans, qui objectivement sont des stars. Il y en a qui objectivement écrivent aux Inrocks et d’autres qui objectivement n’écrivent pas aux Inrocks, vous comprenez.
Un râleur c’est quelqu’un qui ne veut pas admettre que la visibilité des uns et l’anonymat des autres, c’est quelque chose d’objectif.

Christophe a dit…

de grâce, calmez vous monsieur Morain, personne ne vous veut de mal ici.

Les gens qui vous ont critiqué n'ont fait que réagir à vos attaques contre Buster qu'il faut reconnaître comme étant injustes et violentes.
Comme il n'existe pas d'entité appelée "la critique officielle", la généralisation "les blogs" n'a aucun sens.
Si des bloggers vous ont insulté, allez chez eux mais pas chez Buster parce que l'absurdité de votre conduite vous fait passer pour un parfait psychotique.
Ressaisissez vous, quelqu'un de recommandé par André S. Labarthe, Barthelémy Amengual, JA Fieschi et Chris Marker vaut certainement mieux que ces invectives irrationnelles.

Maxime Werner a dit…

C'est bien ce que je pensais, il y a erreur sur la personne. Comme vous semblez faire un effort dans le sens du dialogue, je vais en faire également de mon côté, en tâchant de mettre les points sur les i.

Je ne sais pas à qui vous croyez avoir affaire, ni pour quelle(s) raison(s) vous m'avez pris pour un ennemi héréditaire. Une simple idée de mon âge vous aiderait à comprendre que ces dernières années, j'avais vraiment autre chose à foutre que venir pisser sur vos bottes, comme vous dites. Et si vous vous étiez renseigné un peu auprès de JML, vous n'auriez plus de doutes à ce sujet.

Peut-être n'arrivez-vous simplement pas à concevoir qu'on puisse vous reprocher des choses sans forcément vous haïr et vouloir à tout prix vous pourrir la vie?

Vous semblez d'ailleurs avoir la mémoire courte, puisque les quelques échanges que nous avons pu avoir sur Facebook étaient, je crois, plutôt cordiaux. Jusque là, j'aimais d'ailleurs bien votre côté rentre-dedans, cette façon de vous engueuler avec vos amis pour "secouer le cocotier". J'ai déjà pu remarquer que vous vous foutiez de votre image, et c'est ce qui vous rendait sympathique. Mais ce qui passe avec des amis passe moins bien avec des inconnus, surtout sur Internet. On a vite fait de vous prendre pour le critique qui, du haut de son piédestal, vient faire la leçon aux misérables blogueurs. Cet espace est ouvert à la contradiction, au dialogue, au débat, mais il faut y mettre les formes, c'est tout. Ce serait plus enrichissant pour vous comme pour nous.

Et, je le répète une dernière fois, c'est vous qui vous inventez des ennemis imaginaires. Personne, avant votre intervention, n'accusait qui que ce soit de corruption ou de copinage ; tout au plus, il arrive sur ce blog qu'on discute des textes, qu'on s'énerve parfois (lorsque Didier Péron fait un jeu de mot pitoyable sur le fils de Dennis Hopper, par exemple), mais sans haine ni insultes gratuites. Et si le passe-temps favori de Buster était de s'en prendre aux critiques, vous ne croyez pas qu'il se serait fait plaisir en écrivant sur Hors Satan? Or rien, pas une référence dans son texte.
Pour ce qui est des accusations de corruption ou de copinage, la critique s’en charge très bien elle-même : souvenez-vous, si vous y avez assisté, des attaques masquées d’Antoine Thirion sur le mur de Capricci.

Quant aux "gens assis sur leur petit capital intellectuel pépère, qui répètent à longueur de temps les mêmes truismes", on pourrait en dire autant de la critique. Dieu sait que je n'aime pas taper dessus (contrairement à ce que vous croyez) et que comme vous, je n'aime pas qu'on la soupçonne de tous les maux, mais il faut bien avouer qu'elle a une fâcheuse tendance à l'engourdissement et qu'on a parfois envie de la secouer sévèrement. Avez-vous lu le "Dictionnaire des idées reçues de la critique", de Charles Tesson? On pourrait en poursuivre la liste à l'infini, avec toutes les banalités, les idées mal digérées, les clichés qu'on lit sur le réel, le plan-séquence, la sociologie (pour les cinéphiles, sociologue est un gros mot), etc. On pourrait aussi reprendre des phrases de Bazin, de Daney et bien d'autres (la fameux "tout le monde a ses raisons", de Renoir) pour voir combien elles ont été déformées, mal comprises, vidées de leur substance et réduites à des clichés que certains véhiculent de texte en texte. Ca existe aussi sur les blogs, rassurez-vous, je ne cherche pas à reconduire le clivage entre blogueurs et critiques professionnels (je n'ai moi-même pas de blog, c'est dire si je m'en fous). Je lis de tout, je lis ce que je trouve intéressant, que ce soit dans des revues ou sur Internet.

Maxime Werner a dit…

Pour en venir à votre cas, j’ai certes un peu exagéré, parce que vous m’aviez sérieusement énervé (maintenant que vous prenez conscience que je ne suis pas celui que vous pensiez, vous pouvez peut-être le comprendre). Je ne dirais pas que vous êtes un mauvais critique, d’ailleurs ça m’arrive de vous lire, alors que je ne perds pas mon temps à lire Le Figaro ou Paris Match. En revanche, vos textes me laissent parfaitement indifférent, ne provoquent rien chez moi. Comme Kaganski d’ailleurs (contre lequel je n’ai aucune haine, il a l’air au contraire plutôt sympa). Ca ne veut pas dire que je vous déteste, ni que vos arguments ne me font pas plaisir. Ce genre d’insinuations est facile. Lorsque vous vous en prenez violemment à Neuhoff, est-ce parce que vous êtes jaloux de lui, ou parce que ses arguments ne vous font pas plaisir? Vous ne vous gênez pas pour dire que c’est un mauvais critique, lui. Alors acceptez qu’on puisse avoir un avis sur vous, même si c’est vrai que « mauvais », dans votre cas, était un peu excessif.

En revanche, je me fous des lettres de recommandation ou autres gages. Ca ne veut rien dire. Ce n’est pas parce que j’aime Lalanne que je suis censé adorer toute l’équipe des Inrocks. Un type comme Toubiana, avec son carnet d’adresses et son amitié avec Daney, pourrait aussi faire valoir sa légitimité, ça ne l’empêche pas d’écrire les pires âneries. Et puis il faut faire une différence entre le moment où vous commencez, où des gens croient déceler un potentiel chez vous, et ce que vous devenez ensuite. En ce qui vous concerne, je n’arrive pas trop à me faire une idée, mais Kaganski, c’est sûr, était plus incisif à ses débuts (je sais de quoi je parle, j’ai plein de vieux Inrocks chez moi).

J’espère avoir dissipé un certain nombre de malentendus.

Jean-Baptiste Morain a dit…

Oui, merci, Maxime Werner, vous en avez dissipé. Mais ce n'était possible qu'en s'affrontant avec nos vrais noms.

(Neuhoff un mauvais critique parce qu'il a manifestement une culture cinématographique extrêmement limitée)

boulets - a dit…

Cher (euh, quoique cela s'est dévalué à présent :-) JBM,

Tout cela, n’était donc qu’un numéro ?!! Vous vinssiez cracher ouvertement votre bile sur la blogociné, et assouvir un de vos plaisirs favoris (celui de « passer pour un fou aux yeux des crétins »), alors que vous ne cherchiez qu’à faire bouger les choses, à vilipender l’ « intellectualisme ronflant et plat des petits marquis de salon » (je résume), à combattre les attaques « infâmes » de « psychopathes » (incultes, etc.), bref, à « secouer tout ça » (le cocotier, comme c'est dit plus haut) etc. ?!! Waouh, quel retournement ! Quelle prouesse ! Et quelle acrobatie !!?

Du coup, je vous imagine déjà bien prendre à la légère le présent message, et le considérer comme une réponse à l’avance vaine et inutile, jusqu’à la prochaine carte que vous nous sortirez de votre manche !!! Entre-temps, je continue – bien laborieusement, je sais – à relever vos « perles » (pour en faire un joli collier pour ma grand-mère :-) Ainsi, dans le comm. du 24 oct | 14h 04 [qui m’est à peu près adressé], vous écrivez :

« Je signale juste en passant que j'ai toujours dit et pensé le plus grand mal du cinéma d'Olivier Assayas »
- Pourriez-vous être assez aimable de bien vouloir nous indiquer les références des – multiples ? (euh, rapport à « toujours ») – publications dans lesquelles vous avez pu le faire savoir, et faire goûter le miel de votre « pensée » à ce sujet ? (euh, « surprenez-moi », comme on dit !-]

« [tout juste après] que ni Mia Hansen-Love, ni Mathieu Amalric, ni Christophe Honoré ne sont mes amis […] »
- Faut-il comprendre, par là, que par « copinage », vous entendez : « tous les réalisateurs (ici nommés) lient des relations d’amitiés avec TOUS les critiques (ajoutons, au cas où, de votre coterie) » ?!! Ah ! ça, oui : « y’a du boulot », alors !-] Et pardon (aux chatouilleux, du moins), d’insister sur C. Héroné… mais alors, s’il n’y a pas « copinage » ou « enfumage » (plutôt que « corruption », qui tombe assez joliment comme un cheveu sur la soupe), pourquoi donc cette dithyrambe extatique, et tout à fait remarquable, il faut dire – je cite à nouveau, c'est un régal : « Les Bien-Aimés n’est pas aussi fabuleux que l’était Les Chansons d’amour, mais il distille un parfum truffaldien au charme absolu. Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, mère et fille à l’écran, illuminent le film de leur grâce, de la force de leur talent et de leur sensibilité innée. » (même Coca-Cola n’aurait pas osé !-D

- bile :-D a dit…

« [tout juste après] mais qu'ils valent sans doute mille fois mieux que Maxime Werner […], ou aucun d'entre vous. »
- Passons la rhétorique (à nouveau du superlatif, bien que l’on pourra apprécier la figure de contraste)… Et arrêtons-nous un peu sur les critères qui établissent cette « valeur » ? Allez, au hasard, est-ce le fait (fort admirable, avouons-le ?) de faire des films ? Ou, plus prosaïquement, d’avoir du « succès », d’être « connu » ? Ou encore, d’avoir… un NOM ?!! Monsieur le Grand critique, nous vous en prions, donnez-nous de quoi avoir (vraiment) honte – de ne pas leur arriver à la cheville !

« Et oui, je respecte et j'apprécie Pierre Léon, parce que je lui reconnais une intelligence, une culture et un talent qu'aucun d'entre vous (et sans doute que moi) n'avons. »
- Là-dessus, nous sommes parfaitement d’accord. Bien que cela ne me réconforte nullement !-D

« Quant au niveau de pensée que je vous réclame, j'ai encore le droit de l'attendre de gens qui ne cessent de cracher sur les critiques professionnels et de les traiter de nuls [etc.] »
- Tenez, ce bon mot de Boris Vian : « Je n’ai pas besoin d’être une poule pour trouver qu’un œuf est pourri. »

« Pour le moment, vous oscillez entre l'analyse universitaire de plan, l'impressionnisme et la provocation juvénile. »
- Mmm, à tout prendre, je préfère tout cela – ensemble, et allez, voire séparément ! – au journalisme (moins qui vous entretient, donc, mais que vous « entretenez » !!!) ; et a fortiori, aux informations que vous êtes « donc tenus de donner aux lecteurs » ( ?!!)… d’autant plus que « cela [n]ous plaise ou non n'ayant évidemment aucune importance », ahum !

« Pas mieux que nous, franchement. »
- ?!! On veut bien le croire ; mais pourquoi donc vous acharner - en revenant (?!?) - ici :-]

Buster a dit…

Zut... la pause sandwich est trop courte, pas eu le temps de lire tous les messages!

Sinon bonne idée valzeur de revenir au film. Je répondrai plus tard...

§ a dit…

Mr Morain, pourquoi avez-vous supprimé presque tous vos messages précédents ? Des regrets ? Ou la peur qu'ils continuent à se retourner contre vous (ce qui en dirait beaucoup sur leurs excès) ? Surtout que dans l'emploi régulier d'un "nous" usurpateur vous avez cherché à embarquer dans votre galère une "critique officielle" qui n'existe pas plus que "la masse des bloggeurs". Si j'étais moi-même critique professionnel, j'en serais outré !

Buster a dit…

Ah oui tiens, je m'en étais pas aperçu...

fan de a dit…

"Ce qui me semble très parisian hipster, c’est justement de cracher comme vous le faites sur le cinéma d’Honoré. C’est tendance à Paris depuis quelques mois, c’est mode, ça ne raconte que vous et votre nombril de mondain. C’est lamentable, gratuit, méchant, facile, inculte, prétentieux, suiviste, et donc globalement bête à pleurer.
Polisse, d’autre part, marche uniquement à l’esbroufe, à l’excès. Ce n’est pas grand-chose, vraiment."


http://blogs.lesinrocks.com/chesterfield/2011/10/03/comment-je-me-suis-reconcilie-avec-le-cinema-francais/

déplumée a dit…

ou par mépris, voir sa photo de profil...

Jean-Baptiste Morain a dit…

Que de moustiques pour la saison. :)

Edouard a dit…

Qu'est-ce que vous avez, tous, à agresser Jean-Baptiste Morain ? Il n'a rien dit !


(Buster, il ne vous reste plus qu'à tout effacer ou à ne laisser ainsi que les (contre-)attaques lancées vers lui, qui paraitront dès lors, à qui n'a pas suivi, totalement gratuites. Décidément, il est très fort ce JBM !)

Jean-Baptiste Morain a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
mouarf !-DDD a dit…

Qui a dit (en substance) :

"Perdre ce qu'il reste de mon crédit, est le cadet de mes soucis ! La preuve, avec mes posts sur ce fil de commentaires" ?

david a dit…

alors comme ça morain a passé la serpillère pour effacer toutes les traces de boue ( euphémisme !) qu’il avait laissé sur ce blog. voilà ce que c’est que de débarquer chez quelqu’un sans s’essuyer les pieds. mais c’est trop facile. buster vous n’avez vraiment rien (sauve)gardé du passage de ce triste sire ?

Buster a dit…

Ben non, rien... je ne collectionne pas ce genre de trucs. Je n’ai que la première missive, spécialement dirigée contre moi, que je ne me lasse pas de relire. La revoilà, ce qui me permet de m’autociter à nouveau (ha ha ha):

"De Dumont je n'ai jamais aimé la métaphysique ni le bressonisme pesant... Dans les commentaires sur Hadewijch, j'écrivais: "En fait, ce qu'il y a de mieux [chez Dumont] c'est plutôt le terrestre, la matière, le physique, un côté massif, un peu stroheimien (la comparaison s'arrête là), sauf qu'en l'évacuant, comme ici, le chemin perd de sa puissance (tellurique) sans vraiment gagner en grâce (céleste)"... Le problème, c'est que tout le monde s'en fout de ce que vous pensez, de ce que vous avez écrit autrefois. Nous voulons de la pensée, pas de l'autocongratulation émerveillée devant votre génie. On ne peut pas faire de critique sérieuse avec son seul goût.

Jean-Baptiste Morain a dit…

C'est parfait. C'est la meilleure. Je vous l'offre de bon coeur, elle vous sied à ravir.

Arnaud (Nîmes) a dit…

Jean-Baptiste Morain a dit: « Que disais-je d'autre ? »

Entre autres choses ( et parmi de nombreuses insanités adresse aux nombreux contradicteurs) ..

@Buster :

1) « Le problème, c'est que tout le monde s'en fout de ce que vous pensez, de ce que vous avez écrit autrefois. Nous voulons de la pensée, pas de l'autocongratulation émerveillée devant votre génie. On ne peut pas faire de critique sérieuse avec son seul goût. »

2) « Je veux bien croire que vous êtes quelqu'un de bien, Balloonatic, Pierre Léon me le dit et je lui fais confiance, à lui. Mais je crois que le monde des bloggeurs ciné se leurre grandement sur son statut : pour la plupart des spectateurs, pour la plupart de nos concitoyens, vous êtes comme nous, les soi-disant "critiques officiels" ou "institutionnels" : des sales intellos. Alors oui, votre façon de vouloir vous opposer à nous pour vous poser m'agace. Vous ne valez pas mieux que nous. »

3) « Mais Buster, je ne m'adresse pas spécialement à vous, mais à la masse que vous représentez tous et qui n'a visiblement qu'un but : me réduire à néant. Vous validez cela, vraiment ? J'ai été trop brusque, sans doute, mais de là à m'attaquer personnellement, à me traiter dans la but sans aucun argument, vous, la masse informe qui s'avance. C'est de la paranoïa ? Peut-être. Mais même cette paranoïa, je l'assume, car jela crois fondée. Ce type sans nom qui me tutoie et raconte n'importe quoi sur moi, en toute impunité, qu'émet-il sinon de la haine absolu pour quelqu'un, moi, qu'il ne connaît absolument pas ? Réfléchissez à tout cela avant de passer, vous tous, la masse, votre temps à vous en prendre à la "critique officielle" ! Arrêtez de fantasmer sur nous, nous ne sommes rien ! Rien du tout. Alors lâchez-nous. »

Anonyme a dit…

pourquoi ne répondez-vous à aucune remarque Jean-Baptiste?

frère coolio

Arnaud (Nîmes) a dit…

Et tirant dans le tas :

1) « Continuez à vous rouler dans votre autosatisfaction. Vous prenez vos rêves pour des réalités. Je n'ai jamais parlé de guerre entre blogueurs et critiques de métier (arrêtez avec l'idéologique évidemment une fois de plus dégradante etg bien commode des "institutions"). Considérez-nous avec un peu plus de respect, je vous prie, monsieur le merdeux sans nom. Ce ne sont pas des perles, ce ne sont que des constats? Vous êtes
un pleutre.
Il n'y a aucune abdication de la critique, et elle n'est pas corrompue ou vendue à je ne sais que commerce ou copinage, comme vous l'insinuez. Si vous avez des preuves, apportez-les. Mais cessez avec l'injure, la diffamation, le mensonge, l'infamie. Je ne vous salue
pas, monsieur sans nom, et donc sans existence? Vous ne faites que confirmer tout ce que j'ai écrit ici : vous ne respirez que la haine, le
populisme, la délation, le mépris pour toute personne qui ne vous plait guère. Et en toute impunité, sans prendre aucun risque. On peut savoir ce que vous faites dans la vie ? Non, bien sûr. Vous auriez bien trop peur que nous déversions nous aussi tous nos a priori haineux sur une profession à laquelle nous ne connaissons rien. Car visiblement, vous ne
savez rien de la critique de cinéma. Alors oui, taisez-vous. Laissez les grands parler et instruisez-vous. »

2) « Et je vous rassure, je me retire de la vie du web, je viens de fermer mon blog, et je me consacrerai désormais entièrement à mon métier aux Inrockuptibles. Où, heureusement, on peut encore écrire pour des gens intelligents, ouverts, sans haine, sans désir impérieux d'écraser, d'annihiler l'autre. Adieu, gentils garçons bien élevés, mais si pauvres en conscience morale et en courage de se montrer sous son vrai visage pour affirmer les mensonges les plus éhontés. Ce que vous souhaitez, comme tout le monde, comme le vulgum pecus, c'est acquérir un pouvoir. Je vous le laisse volontiers, au milieu de votre fange. »

3) « Jamais vous ne me convaincrez que la parole d'un anonyme a une quelconque valeur. Et bizarrement, personne n'ici n'ose jamais répondre à cette question. Pourquoi ? Aurais-je raison : ne seriez-vous que des larves ? »

( remerciements @Jerzy P. et @ Borges du site de Spectres du cinéma ..)

Buster a dit…

Hé hé, il semble que tout ce qu'a dit JBM sur ce blog a été relayé, commenté ailleurs... C’est un peu terrifiant quand on y pense, mais c’est comme ça... JBM vous êtes victime de votre célébrité ou plutôt de votre réputation.

Anonyme a dit…

Buster, toujours bien posé, c'en est presque agaçant ;-D

"JBM vous êtes victime de votre célébrité ou plutôt de votre réputation.", qu'y dit!?

Moi, à la place de "célébrité", j'aurais dit "fatuité"! et pour réputation, j'aurais mis "connerie"! Han! :-D

Anthony Prunaud.

Buster a dit…

Ce que j’avais à dire, je l’ai dit au début, je ne vais pas me répéter à chaque fois. Idem quant à la réputation, il n’y a qu’à relire le fil, même si c’est décousu... :-)

Jean-Baptiste Morain a dit…

116 commentaires, quand même. Instructifs. La nouvelle cinéphilie. :D

Anonyme a dit…

hum .. bizarre. Et si tout ça n'était qu'une vaste mascarade organisée par Buster avec la complicité de Morain ?

Buster a dit…

Hé ho, ça va pas la tête. Morain connais pas. Nous n’avons rien en commun (si ce n’est le même respect pour l’intelligence, la culture et le talent de Pierre Léon). Quelle est la part ici de délire ou de comédie - JBM dans le rôle un peu surjoué du troll vindicatif - j’en sais rien, en tous les cas, le numéro semble terminé, on peut passer à autre chose.

JBM, 116 commentaires, ça reste un petit score... Instructifs? Pour qui?

satanas a dit…

Ah enfin, la parenthèse Morain est refermée, on va pouvoir parler du Dumont, grand film dreyerien.

« L'intelligence, c'est comme les parachutes : quand on n'en a pas... » a dit…

Eh, Morain, quand 1) on s'est fait à chaque fois rabattre le caquet du début à la fin de ce fil ; et 2) qu'on a écrit, même au troisième (ou au cinquième degré) : « Je me réjouis d'apprendre que vous êtes pauvre et sans travail, et je suis rassuré de voir qu'il y a une justice qui punit de temps à autres les médiocres. » (c'était le 24 octobre, à 14:13), au lieu de continuer à faire le petit malin, on ferait mieux de faire profil bas, vous ne croyez pas ?!

Anonyme a dit…

Morain pas de cinéphilie du tout, juste des goûts de chiotte, Honoré et tutti quanti.

Jonne Faurde.

Jean-Baptiste Morain a dit…

Pour moi, petits messieurs. ;)

Anonyme a dit…

Ayant blanchi ses cheveux et ses dernières nuits à insulter Buster et ses lecteurs, le pauvre Jean-Baptiste n'a au final trouvé le temps et l'énergie d'écrire qu'un minuscule article (sur "Killer Elite") pour les Inrocks, auxquels il avait pourtant promis qu'il sacrifierait tout : blogs, crêpages de chignon, etc.
Conseil d'ami : la prochaine fois que tu as envie de ruer dans les brancards virtuels, JB, ressaisis-toi, dis-toi que tu perds de l'argent, et va plutôt nous pondre un de ces petits articles pépères dont tu as le secret.

Buster a dit…

Satanas, je crains que vous n’ayez parler trop vite, le cessez-le-feu n’a pas duré longtemps, mais on peut discuter du film (entre les balles!).

Globalement je suis assez d’accord avec ce que dit valzeur... on retrouve ici les défauts récurrents du cinéma de Dumont. Reste que Dumont atteint avec ce film quelque chose qui lui manquait jusque-là, c’est ça aussi qu’il faut interroger, ce petit plus qui à mes yeux permet de sauver le film... un quelque chose qui est à chercher au-delà (ou plutôt en deçà) des références habituelles: Bresson, le maître, avec qui la comparaison est toujours écrasante, Dreyer, pour moi une fausse référence car je ne trouve pas le cinéma de Dumont très dreyerien (les films de Dreyer sont construits de manière architecturale, ils sont comme éclairés de l’intérieur, centrés sur les visages, l’intensité recherchée passe par des effets d’abstraction pour ne garder que l’essentiel, d’où la force d’incarnation des personnages, etc, là où les films de Dumont, bah c’est l’inverse, le picturalisme du paysage, des gueules plus que des visages, la recherche de plans sidérants, le schématisme, et à l’arrivée bien souvent un défaut d’incarnation, sans parler de l’animalité. Si on reste sur les références il faudrait plutôt comparer à Pialat car c’est plus spécifique au film mais je ne suis pas certain que se soit très productif. J’ai appris après coup que Dumont se vantait d’avoir été son propre monteur sur le film mais que, à en croire l’anecdote rapportée par ND (un message intéressant qui est passé inaperçu, noyé dans la masse) ça ressemblait trop à du Pialat et qu’il a donc fallu retravailler le montage. Ceci explique-t-il cette fluidité un peu nouvelle chez Dumont? Possible... Il y a aussi Tarkovski comme le rappelait Jeff au tout début du fil (c’est déjà loin), mais ça nous ramène à l’aspect mystique du film, et moi c’est plutôt le côté trivial qui m’intéresse chez Dumont. Et plus que la question du sacré, la question de la psychose qui est vraiment au coeur de ses films... (à suivre)

jean renard a dit…

mais Morain n'a pas le temps de pondre, il continue son trafic de commentaires ailleurs...

satanas a dit…

Ouh la, la psychose ? mais pourquoi pas, d'ailleurs elle est aussi présente chez Dreyer et même Bresson, non ?

Anonyme a dit…

Où ça, Jean Renard ? Qu'on y aille tous !..

Buster a dit…

Sans moi...

Satanas, pas la psychose au sens freudien, un gros ça et un petit surmoi (quoique), mais quelque chose de plus empiriste, plus anglican, un truc outre-manche... qui décrit l’homme dans son rapport non pas au sacré, mais à ce qui resterait d’une histoire sacrée, une sorte de trace... j’y vois là à la fois la puissance et les limites du cinéma de Dumont, au sens où la déréliction des personnages témoigne surtout de la fascination de Dumont pour ce type de sujet... (à suivre)

vladimir a dit…

Dis donc, tu nous livres tes réflexions au compte-gouttes, c’est pour faire durer le suspens ?

Buster a dit…

Non, c’est parce que je suis en train de faire plusieurs choses en même temps, et puis je suis parti sur une idée qui n’était pas celle de départ, donc je la suis mais je ne sais pas trop où je vais, c’est une sorte de thought in progress... en plus, j’ai l’impression d’avoir Morain derrière moi en train de lire par-dessus mon épaule, ça me perturbe... :-)

Jean-Baptiste Morain a dit…

Rassurez-vous, je ne suis pas payé au feuillet, je vis grassement d'un salaire royal qui me permet d'aller insulter les vulgaires, les prétentieux, les lâches, les cons, tous ceux qui n'ont pour seul plaisir que d'injurier dans l'anonymat : vous tous. Humainement, à vous lire tous ici, vous n'êtes ne vous en déplaise que de vulgaires merdes, des délateurs, des sycophantes, sans talent, sans idées, sans sentiments ni sensibilité. Des cinéphiles de caniveau. Triste constat.

Anonyme a dit…

Ce n'est pas la première fois que JB s'enguele avec quelqu'un. Là il le fait aussi et pas précisément avec Monica. Regardez les commentaires

http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/t/70440/date/2011-09-24/article/je-me-suis-engueule-avec-monica-bellucci/

Jean-Baptiste Morain a dit…

Je viens juste de comprendre pourquoi vous prenez tous des pseudos, et c'est tout à votre honneur : vous avez pleinement conscience de votre nullité totale et vous avez peur que vos proches en prennent connaissance.

Buster a dit…

Glubs... je croyais pas si bien dire!

Jean-Baptiste Morain a dit…

Oh oui, regardez-moi, merci Anonyme l'ordure. :)

Buster a dit…

Hors Satan... Zohiloff, sors de ce corps!

satanas a dit…

Ah merde, le revoilà !

Jean-Baptiste Morain a dit…

Merde, Satanas le bouffon est de retour :)

Jean-Baptiste Morain a dit…

remerciements @Jerzy P. et @ Borges, les indics de Spectres du cinéma. Claude Guéant est fier d'eux.

§ a dit…

Il y a du Dr Jeckyl et Mister Hyde chez Morain : un coup je m'énerve sans mesure et puis je me calme et j'efface tout, et puis ça repart comme en quarante... Au prochain éclat de lucidité, effacerez-vous aussi les derniers commentaires odieux que vous avez pondu ? Ce que vous ne pourrez empêcher, c'est que de nombreux lecteurs vous lisent avec effarement !

Jean-Baptiste Morain a dit…

J'adore effarer les cons, § l'étron informe (puisque sans nom).

Jean-Baptiste Morain a dit…

(Surtout quand ils se lancent dans la psychologie de comptoir)

vladimir a dit…

23h22: Buster a dit... en plus, j’ai l’impression d’avoir Morain derrière moi en train de lire par-dessus mon épaule, ça me perturbe... :-)

Et là-dessus, Morain qui débarque à... 23h23! Diabolique ce mec!

Jean-Baptiste Morain a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Julius V. a dit…

si vous pouviez ne pas me mêler à tout ça, je n'ai rien à voir avec Morain...

Buster a dit…

"Vous devenez un peu intéressant, tout d'un coup."

Ah ouais, et vous, quand est-ce que vous commencerez à l'être?

Anonyme a dit…

Pas idiot cette idée de psychose chez les personnages de Dumont contrairement à ce que pense Morain. Le noyau psychotique, les émotions brutes, les moyens les plus archaïques pour supprimer l’horreur et se bercer dans une sorte de douceur autistique, c’est en effet ce que travaille Dumont.
Stéphane

Buster a dit…

Merci Stéphane. Reste à montrer comment Dumont arrive à traduire tout ça... (à suivre, mais pas sûr... j’en ai un peu marre)

satanas a dit…

Stéphane, juste une petite correction : Morain ne pense pas, il éructe !

ND a dit…

"L'axe Pialat/Dumont n'est vraiment pas pertinent. Prenez-le bien. Vous devenez un peu intéressant, tout d'un coup. "

Pourquoi alors le producteur du film a contacté une monteuse pour épauler Dumont parce que cette monteuse avait un lien avec Pialat, et qu'il voyait une forte parenté entre Dumont et Pialat?

Moi-même je suis perplexe devant le rapprochement Pialat / Dumont, deux cinéastes qui me semblent viscéralement opposés. Maintenant, allez dire au producteur de Hors Satan "qu'il n'est vraiment pas pertinent".

Courageux anonyme a dit…

Buster, ne nous laissons pas abattre à cause d'un maniaco-dépressif qui a besoin d'insulter les gens pour se sentir exister!

FG a dit…

Dumont me fait penser à ce genre de copain que nous avons tous, le lourd plutôt sympathique. On se donne toujours rdv avec lui et on sait très bien qu'après la deuxième pinte il va nous sortir l'histoire d'habitude. Toujours la même histoire, et, par contre, on continue à le voir, en se demandant toujours quel est l'intérêt de cette amitié.
Suis-je le seul à avoir l'impression que les derniers messages de Morain sont écrits par un imposteur ?

Anonyme a dit…

Euh ça change rien qu'un type s'appelle anonyme ou Henri Lagarce, Jean-Michel Cocteau, Hervé Michel-Desmont ou que sais-je encore.

ou valzeur - pour parler de films.

Jean-Baptiste Morain a dit…

Ce que vous ne comprenez pas (parmi d'autres choses, finalement très nombreuses), c'est que je ne vous parlerais jamais comme ça si vous étiez des êtres humains, et non des fantômes. Pour moi, par votre absence d'identité, par votre refus d'assumer votre nom et donc ce que vous êtes (un nom, c'est quelque chose, messieurs), vous n'existez pas, vous n'êtes que des ombres, pas des êtres humains. Des pulsions qui se lâchent. Dans la vie, je suis quelqu'un de civilisé. Mais je ne peux que rire de vous, c'est impossible autrement. Je n'insulte pas des gens, Courageux anonyme de merde, parce que vous ne vous comportez pas comme des gens, mais comme des ectoplasmes irresponsables, qui n'assument aucune de leurs paroles (hormis Werner) et donc aucun de leurs actes. Un nourrisson est plus mûr que vous. Vous êtes déshumanisés. Vous vous déshumanisez. Voilà de quoi parle aussi Hors Satan.

l'enfer, c'est les autres ;-D a dit…

JBM, euh... vous aggravez votre cas.

§ a dit…

Le désir est anonyme, disait Duras.

D'ailleurs, peut-être que de voir un film d'Honoré ou Mia Hsan Love sans générique vous rendrait plus lucide sur leur médiocrité.

Et puis arrêtez de donner des leçons à Buster. Ne comprenez-vous pas qu'ici, mais pas seulement ici, beaucoup vous prennent pour un parfait imbécile ? Devenir un sujet de risée, aura été votre façon de marquer l'histoire de la critique !

A moi de vous donner une leçon : il y a contradiction entre les termes étron et informe. Car l'étron est justement une merde avec une consistance et une forme. Peut-être vouliez-vous simplement dire "merde informe" ou "diarrhée" ? C'est que j'ai mon orgueil moi !

Buster a dit…

Déshumanisation? Chez Dumont? Non c’est vrai? ça m’avait complètement échappé... Merci JBM de nous éclairer ainsi de vos "lumières".

(au fait, quand je parle de psychotisation c’est normal que pour vous ce soit de la psychologie de comptoir puisque visiblement c’est la seule que vous connaissez)

« Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a quand même... » a dit…

Eh, Morue, quand on a écrit, même au septième (ou au dixième degré) : « Rassurez-vous, je ne suis pas payé au feuillet, je vis grassement d'un salaire royal qui me permet d'aller insulter les vulgaires, les prétentieux, les lâches, les cons, tous ceux qui n'ont pour seul plaisir que d'injurier dans l'anonymat : vous tous. Humainement, à vous lire tous ici, vous n'êtes ne vous en déplaise que de vulgaires merdes, des délateurs, des sycophantes, sans talent, sans idées, sans sentiments ni sensibilité. Des cinéphiles de caniveau. », (c'était le 26 octobre, à 23:23), au lieu de continuer à faire le troll ordurier, on ferait mieux de s'écraser, vous ne croyez pas ?!

david a dit…

Déshumanisation? Chez Dumont? Non c’est vrai? ça m’avait complètement échappé...

buster, si vous lisiez comme morain les dossiers de presse ça serait pas arrivé ! :D

Jean-Baptiste Morain a dit…

Merci de m'annoncer que je suis la risée de tout le monde, je ne m'en étais pas rendu compte :).
Et puisque vous êtes toujours aussi bouché, je m'en fiche bien. Puis que vous êtes ma risée. Chacun son plaisir.
Mais insulter les gens sans signer de son nom, une fois de plus, n'a aucune valeur (quand bien même il y en aurait une à affirmer des choses sans preuves). Aucune.
La vérité, c'est que vous êtes de grands timides, des pusillanimes, des couards. Vous avez peur pour vous. Peur pour votre réputation, peur pour votre carrière professionnelle peut-être. Tout le monde sait qu'ici sévit un pauvre type qui travaille chez Vodkaster. Qui me sourit dans la vie et qui me traîne dans la boue ici, en se cachant. La grande classe.
Mais rien ne vous trouble, rien ne vous dérange. Vous préférez vous pavaner devant les films en parlant de cinéastes dont vous n'avez qu'une vague idée lycéenne.

("Etron informe", pour votre gouverne d'inculte, est un oxymore. Prenez-en de la graîne, petite merde.)

Jean-Baptiste Morain

Jean-Baptiste Morain a dit…

Honoré et Mia Hansen Love ont heureusement du talent, eux. Pas toujours. Mais souvent. Vous, rien. Pas même de critique, pas même d'homme. Vous n'êtes doués pour rien. Le néant vous ira comme un gant. Et encore.

Anonyme a dit…

Merci à celui qui me communiquera l'adresse
de JB Morain pour que j'alerte mon copain d'SOS
Médecin.

Jean-Baptiste Morain a dit…

"Euh ça change rien qu'un type s'appelle anonyme ou Henri Lagarce, Jean-Michel Cocteau, Hervé Michel-Desmont ou que sais-je encore." : si, grosse bouse, ça change. Ton nom, c'est toi. Je ne parle pas du nom en lui-même, mais du fait que c'est toi et personne d'autre. ça t'engage. Evidemment, toi, apparemment, tu n'as pas grand chose à engager. Mais si tu étais un peu mieux pourvu, tu accéderais enfin à la raison, grand homme ! :)
Vous ne lisez donc jamais rien en dehors du babil complaisant de l'affreux Buster Balloonatic (le nom de con, déjà ? Pas étonnant que vous sembliez si rien du tout. Vous savez que ça existe, la culture, les sciences humaines ? Vous êtes affligeants de bêtise fière.

FG a dit…

Euh, moi je signe mes commentaires.

Roger O. Thornhill ( « 'O', for nothing » :-DDD) a dit…

163 commentaires...

C'est considérablement plus que sur le blog Les identités de Mr Kaplan !! :-DDD

Objectivement. :-]

La critique aigrie. :-C

Anonyme a dit…

"Le néant vous ira comme un gant. Et encore."

Il faut noter que les insultes les plus violentes et les moins drôles auront toutes été signées Jean-Baptiste Morain.

Lao Tsu Ben a dit…

Bon écoutez mon vieux, j'avais de la pitié pour vous, et j'avais décidé de ne pas intervenir dans ces commentaires pour cette raison. Cela dit, vous ne savez pas écrire français, ou vous écrivez comme un fayot débile; ça ne veut pas dire que, éventuellement, vous soyez un individu très agréable à vivre dans la "vraie vie" (elle existe ? dirais-je en post-sous-situ à deux balles). J'ai au moins la sécurité de savoir que je peux supprimer ce message quand je le voudrais (possible que je le fasse d'ailleurs: avis aux amateurs, comme ils disent). Mon identité est facile à découvrir. Le pseudo est un hommage.

MaGueule a dit…

MOMO s'élève contre l'anonymat qui infeste les blogues. Donc me dis-je prenant mon courage à deux mains, voilà pour faire taire ses médisances (quelqu'un aurait du le faire depuis bien longtemps)

JE M'APPELLE JOE LATEIGNE ET J'AI 33 ANS.

(Sinon me dis-je il a vraiment rien foutre Morain de ses journées, il doit s'emmerder dur. Je m'emmerde dur)

(dois-je m'attendre à des représailles physiques)

Bon DODO

MaGueule a dit…

Mais parviendrai-je à dormir après ÇA ?

MaGueule a dit…

AU LIT

Brèves de comptoir a dit…

@ JBM-Dieudonné (?! )

"Je viens juste de comprendre pourquoi vous avez effacé tous vos premiers commentaires,
et c'est tout à votre honneur : vous avez pleinement conscience de votre radotage bréhaigne et vous avez peur que votre stock de saloperies s'épuise."

Mwarf!

Buster a dit…

OK c’est fini... § m’a demandé de ne pas publier son dernier commentaire adressé à Morain. C’est en effet la meilleure réponse... Je ne publierai plus aucun message qui relance la polémique.

(mais si certains veulent parler du film de Dumont, pas de problème...)

Buster a dit…

Allez quand même, un petit dernier à l'heure du Tintin de Spielberg:

Capitaine Morain déclarant sa flamme à l'anonyme :-)

La Croisière du Navigator a dit…

"Capitaine Morain" ?

Tiens ? je ne sais pas , moi, j'aurais dit quelqu'un d'autre ... et à un destinataire précis !! ;-D

Buster a dit…

Euh si c’est à moi que tu penses dans le rôle du capitaine, bah non, je ne suis quand même pas aussi ordurier dans mes propos.

La conclusion de cette histoire c’est que pour faire exploser ses stats rien de tel que les bordées d’injures... ce qui a monopolisé l’espace, couvrant la voix de ceux, peu nombreux, qui auraient bien voulu parler du film. Misère, misère... Ce que je retiens aussi c’est qu’un avis anonyme, contradictoire mais policé, sur un film vaudra toujours mieux qu’un commentaire méprisant et insultant, qu’il émane d’un anonyme ou d’un type connu.

Bon allez, cette fois c’est bien fini.

Arnaud (Nîmes) a dit…

Bah, en tout cas , moi, ch'uis toujours ici ( cf. vignette Tintin)!! ;-D

Hin hin hin! Hin hin hin !!

(rire ... diabolique :-DD

satanas a dit…

Ca y est, l'autre casse-couilles semble enfin avoir dégagé (à moins que Buster l'ait spamé... hi hi), on peut reparler tranquillement du film.
Alors c'est quoi cette histoire de psychotisation ? je ne suis pas entièrement convaincu.

Buster a dit…

Il ne s’agit pas d’une approche psychologique du film, évidemment, mais d’une approche esthétique. Ce que je veux dire c’est que si chez Dumont les personnages sont du côté de la psychose, ce qui m’intéresse ce n’est pas le tableau clinique, c’est la façon dont Dumont en rend compte en termes de mise en scène. La psychotisation passe esthétiquement par un travail de disjonction qu’on retrouve ici, par exemple, dans le contraste entre l’image et le son, entre une image totalisante et un son très focalisé.

Buster a dit…

Le problème c’est que chez Dumont c’est toujours vu de l’extérieur, Dumont figurant des personnages déconnectés de la réalité mais dont on ne perçoit pas vraiment la douleur intérieure. On est dans la pure représentation, ici par instants on se croirait dans un film de Sergio Leone. Les références qu’on se plaît à relever, de Bresson à Dreyer en passant par Pialat ou Tarkovski, participent de ce travail de figuration, mais ça ne va pas plus loin, on a l’impression qu’elles ne servent qu’à ajouter à la puissance formelle du film, creusant encore plus l’écart entre ce qui nous est montré et ce qu’on est censé ressentir. C’est cet écart qui, lorsqu’il devient trop important, rend certaines scènes ridicules, et même risibles.
Habituellement ça bute, mais ici bizarrement cet aspect ne m’a pas trop gêné. Disons qu’avec ce film Dumont confirme ses limites, mais à certains moments arrive à les dépasser, surtout dans la seconde partie du film (les scènes où l’on perçoit enfin chez les personnages cette impression étrange à la fois d’une grande terreur intérieure et d’un rapport apaisé au monde).

Tout ça est mal dit mais bon...

satanas a dit…

Cette puissance formelle que vous soulignez est quand même unique dans le cinéma français actuel et moi me suffit largement pour faire de ce film une réussite exceptionnelle. Elle me paraît en accord avec le caractère extrême des personnages. A quelles scènes pensez-vous quand vous dites percevoir chez les personnages "à la fois une grande terreur intérieure et un rapport apaisé au monde" ?

Buster a dit…

En fait elles ne sont pas si nombreuses, c’est ce qui fait la limite du film à mes yeux... Il y a plusieurs niveaux ici. L’opposition entre terreur et apaisement se manifeste surtout de façon binaire, c’est assez théorique, d’un côté la violence, la bande-son... de l’autre la prière, l’image... Et puis par moments, ça se concentre le temps d’une scène, comme celle avec la campeuse, qui restera certainement la grande scène du film. Au delà du grotesque - l’exorcisme - de cette scène, on retrouve ce dont je parle, la terreur intérieure et le rapport apaisé au monde même si c’est déplié sur deux instants. C’est plus implicite, plus subtil aussi, dans la scène où la fille traverse le milieu du bassin car là (troisième niveau) c’est pris dans le même mouvement.

Bienvenue a dit…

Parmi les références il y a aussi Pasolini, de "L’Evangile selon saint Matthieu" à "Théorème", même si l’axe Pasolini/Dumont n’est pas très pertinent, comme dirait l’autre ;)

Buster a dit…

Hé hé... Bienvenue Bienvenue,

Pasolini, oui sûrement, mais pour moi ça n’apporte pas grand-chose. L’intérêt du film réside justement ailleurs. Dumont cite mais ne travaille pas vraiment la citation comme le fait par exemple Tarantino. Et puis, je le répète, ramener le film à ses influences est un peu écrasant pour un film qui a déjà tendance à l’être. C’est comme les entretiens avec Dumont, il vaut mieux les éviter, c’est toujours le même discours hautain (bressonien) et plombant, sur le Cinéma, l’Art et le Sacré, ça manque un peu d’humilité... Dumont me fait penser à un cinéaste qui aurait lu tout Henri Agel mais qui, au lieu d’aller traquer le sacré et les petits rites liturgiques dans le quotidien se proposerait de tout recréer, un quotidien, pour le coup extraordinaire, et le sacré qui va avec, c’est fort mais très fabriqué, et finalement anti-angélien. Reste que des fois, comme ici, il se "passe" quelque chose, pas un "miracle" mais de vrais et beaux petits "mystères"...

Sinon il y a l’acteur - Dewaele - dont la présence, plus que le jeu, est pour beaucoup dans la réussite du film, comme toujours chez Dumont. Présence impressionnante mais aussi réjouissante, de par son côté fruste et maladroit, qui parfois me faisait franchement rire: j’imaginais Ribéry, qui est originaire du coin, dans le rôle d’un mystique! :-D

Anonyme a dit…

Salut Buster,
et hop, encore une référence : Kubrick !

http://www.dailymotion.com/video/xifo8o_bruno-dumont-parle-de-stanley-kubrick_shortfilms?start=820#from=embed

Buster a dit…

Ha ha ha... c’est la sixième, non?

Bon allez, on garde Kubrick et Bresson... Kubresson!

jerzy pericolosospore a dit…

Jean-Baptiste Morain, vous avez un nom. Oui, vous avez un nom. ça fait de vous un type totalement anonyme, qui n'a rien à dire, qui n'a pas d'idées, qui pense très peu et qui écrit très mal. Mais qui a un nom.

Vous rejoignez, par vos propos, la foule des anonymes, des lambdas et des zeugmas, avec ou sans nom propre.

Vous fantasmez, visiblement, que ce nom propre, pur, authentique, vous donne le droit souverain et imprescriptible d'agonir d'injures bas de plafond toute personne réelle qui, sur le net, porte un "surnom" impropre, sale, dérivé.

Et vous vous lâchez, Jean-Baptiste Morain.

De très loin, parmi tous ces anonymes portant ou non leur visage sur leurs commentaires, vous êtes le plus insultant, vulgaire, haineux, incontrôlé.

Pourquoi tant de haine, Jean-Baptiste Morain, envers ces anonymes?

Parce que vous n'avez aucun talent, sinon celui d'être un médiocre pigiste, sans envergure, qui rédige ses notules cinématographiques comme on torche un résumé cinéscope pour tabloïdes se repaissant de "peoples" qui portent des noms, des vrais noms, des noms d'acteurs? Et dans un organe de presse qui n'intéresse plus grand monde, depuis que s'expriment sur le net des personnes qui font mesurer le degré d'incompétence, de nullité, de ceux qui jusqu'ici croyaient, comme vous, mériter le respect du "public", en tant que "professionnels de la profession" - par autorité divine ou acte du saint esprit?

Mais à tout prendre, Jean-Baptiste Morain: réfléchissez-y, votre vrai nom est faux, ou sans importance, ou sans enjeu, comme tous les noms. Seul compte ici votre discours. Et votre discours est niais, ridicule, grotesque, profondément idiot.

Que n'écriviez-vous désormais, Jean-Baptiste Morain, sous un nom de plume, afin de préserver non seulement l'intégrité de vos fluides corporels - comme le général Jack D. Ripper -, mais encore le peu d'intégrité que vous espérez encore attacher à votre vrai nom, que vous exhibez comme un membre viril triomphant des microbes et des virus.


Votre nom, Jean-Baptiste Morain, est désormais synonyme, dans la cybersphère, de troll aboyant avec son vrai nom. Prenez-en conscience, Jean-Baptiste Morain, vous vous en porterez mieux.

Vous m'associez à Claude Guéant, Jean-Baptiste Morain, parce que j'ai reproduit, au moment où vous lâchiez vos sphincters scripturaux d'anthologie, quelques perles de ces derniers sur un forum auquel je participe. Vous vous égarez, une fois de plus, Jean-Baptiste Morain. Ce sont les roquets assermentés et protégés par le sentiment de leur identité vraie, pure, authentique, nationale, certifiée par leurs papiers d'identité et leur acte de naissance ou de baptême, qui font la chasse aux sans-noms, aux fantômes, aux analogons.

Vous êtes de cette trempe, Jean-Baptiste Morain. A une certaine époque, ce sont des gens comme vous, honorables et portant un nom leur assurant un gage de respectabilité, qui iraient dénoncer à la Kommandantur des voisins planqués dans la cave, par respect de l’ordre, de la transparence, de l’identité claire et distincte de tout un chacun qui se doit d'être visible dans le monde social.

Vous jouissez, ou quasi, d'avoir un nom, propre, pour humilier, croyez-vous, annuler, atomiser, reconduire à la frontière de la sous-humanité, toute cette saleté anonyme, ordurière, qui vous jette dans les transes de la phobie de l'autre, de l'étranger, de l'obscur.


Signé Jerzy Pericolosospore, mon vrai nom sur la toile, celui que je me suis choisi. Quant à Dominique Pirotte, mon vrai nom à l’état civil, je m’en sers à vrai dire très peu, car je fréquente peu les salons où des gens vrais tels que vous ânonnent des bêtises à longueur de journée sous leur vrai nom.

david a dit…

voilà la réponse brillante et définitive qui manquait à ce fil.. merci jerzy, au nom de tous les anonymes (du web et d’ailleurs)

Jean-Baptiste Morain a dit…

Le point de Godwin a été atteint par Jerzy Machin. Bravo au gagnant, qui s'est élevé au niveau de son ennemi en utilisant le même vocabulaire ordurier. En plus en racontant n'importe quoi (Les Inrocks ont doublé leurs ventes en un an selon des instituts sérieux, et monsieur Morain est salarié, pas pigiste).

Anonyme a dit…

"Ce sont les roquets assermentés et protégés par le sentiment de leur identité vraie, pure, authentique, nationale, certifiée par leurs papiers d'identité et leur acte de naissance ou de baptême, qui font la chasse aux sans-noms, aux fantômes, aux analogons. Vous êtes de cette trempe, Jean-Baptiste Morain. A une certaine époque, ce sont des gens comme vous, honorables et portant un nom leur assurant un gage de respectabilité, qui iraient dénoncer à la Kommandantur des voisins planqués dans la cave, par respect de l’ordre, de la transparence, de l’identité claire et distincte de tout un chacun qui se doit d'être visible dans le monde social."

Il y a un seul petit problème, dans votre raisonnement vicié (normal, vous avez le cerveau vicié). Vous n'êtes pas des sanspapiers poursuivis par une justice iniques. Vous êtes des braves gens qui se cachent sous un faux nom pour se protéger. De quoi ? Du ridicule ? De leur bêtise ? D'une mauvaise image qu'ils risqueraient de donner d'eux ? Oui, voilà. Personne ne vous persécute, mais vous vous cachez pour dire n'importe quoi. Vous n'êtes pas des Résistants, monsieur Pirotte, vous êtes des petits bourgeois sans courage d'assumer ce que vous êtes et votre identité. Ce n'est pas la même chose. Ne renversez pas les choses, je vous prie. Un peu de respect, sinon pour moi, au moins pour les vrais sans-papiers et les vraies victimes des dictatures. Ce que vous n'êtes en rien, monsieur le pleutre.

Anonyme a dit…

Et je ne suis et ne veux en rien être respectable. C'est VOTRE problème, ça, pas le mien. La respectabilité.

jerzy pericolosospore a dit…

1.

Jean-Baptiste Morain,

je crois que vous souffrez de quelques problèmes de comprenure.
Je ne dis nulle part que vous me persécutez, pas plus je ne me pense persécuté par vous.
C'est vous, cher Jean-Baptiste Morain, qui manifestement souffrez d'un syndrome de persécution.

Je ne dis nulle part que je suis un « sans papier », un « résistant », je dis simplement que vous vous présentez ici comme un Nom Propre immaculé assiégé par une vermine obscure, une Identité intègre sur laquelle se jetterait une horde d’innommables, inassignables et insituables zombies cannibales.

Je parlais plus haut de vos fantasmes paranoïdes sur le statut de "l'anonymat", cette fixation que vous faites sur le propre versus le sale, l'authentique versus l'inauthentique, le transparent versus l'obscur. De grands classiques, sur le plan clinique, au cas où ça vous échapperait.

Et tout cela vous place sans l’ombre d’un doute dans la pathologie des discours de pouvoir que vous vous empressez, bien sûr, d’attribuer à ces ordures anonymes qui se repaissent comme des vampires de vos entrailles, de votre sang pur non contaminé par la peste plébéienne.

Ces obsessions vous placent, à l'insu de tout travail de réflexivité minimale sur votre propre discours (votre rhétorique, plutôt, car on évitera de qualifier le galimatias de sophismes de votre prose de "discours"), dans cet ordre dominant, fût-il seulement symbolique, l'ordre d'une autorité intellectuelle ou culturelle qui découvrent qu’ils n’ont pas le crédit qu’ils pensaient avoir, et aboient.


Que les inrockuptibles aient depuis longtemps perdu leur crédibilité dans le champ dit "culturel", de la culture qu'on nomme "underground", c'est une évidence. Votre remarque satisfaite de représentant de commerce sur les chiffres de vente atteste précisément d'un état d'esprit qui est celui de la marchandisation cynique des objets de consommation culturels, ou symbolique, en marché. Vous ne vous rendez même pas compte qu’elle vous situe parfaitement dans ce règne de la pensée d’entreprise. Vous vendez un produit ? So what ? En quoi ça justifierait sa valeur? Vous êtes salarié, non pigiste, on avait compris, mais voyez-vous, ce qui est scandaleux, c’est que vous perceviez un salaire pour torcher des poncifs onctueux qui valent moins qu’une pige.

Ce n’est pas, cher JB Morain, que quiconque fantasme sur vous, fantasme sur je ne sais quelle fonction critique que vous incarneriez comme le dernier des Mohicans au milieu d’un désert de connerie qui croît. La vérité c’est que vous fantasmez – à un degré de ridicule que vous semblez ne pas soupçonner – l’hypothèse rassurante que vous représentiez un fantasme pour quelques uns. Précisément des « anonymes » qui bizarrement ne pensaient absolument pas à vous, ignoraient même votre existence.

Mais JB Morain, vous avez beau systématiquement retourner mes propos comme un sophiste d’opérette syldave, c’est vous qui hurlez à la mort en dénonçant le sort qui vous est fait, le défaut de cette respectabilité qui vous est due dans on ne sait quel monde imaginaire, en vertu d’on ne sait quelles actions ou pensées héroïques sans lesquelles le monde irait à sa perte, dans le chaos des ténèbres.

jerzy pericolosospore a dit…

2.

C'est cette perte de crédit, tout à fait justifiée, liée à la mise à nu du formatage de la fonction critique "légitime" par la multiplicité, la dispersion, la "dissémination" des instances anonymes de la parole critique, c'est cette réappropriation de la fonction d'analyse, donc, qui visiblement sont anxiogènes, jettent des gens tels que vous dans une réactivité aussi violente et méprisante.

Ce processus se lit et s'entend dans la bouche et sous la plume de tous les "intellectuels" disons médiatiques, les Onfray, les Ferry, les Fourest, les Val, etc, prestes à décrire la "toile du net" comme un repère d'ordures lâches, de veaux non pensants, de délateurs, de criminels en puissance, etc, etc.

L'enjeu d'une telle diabolisation paranoïaque, dont votre rhétorique délirante constitue un vibrant exemple, c'est bien entendu de remettre l'église au milieu du village, de réintroduire une ligne de démarcation rassurante entre le discours dit autorisé, légitime, celui des "professionnels", disposant d'une méthode, d'un Savoir, d'une technicité, etc, qui font défaut par essence au tout venant des quidams. La litanie exaspérée est toujours la même, depuis ces bouches amères: « de nos jours, tout le monde s'improvise critique, journaliste, commentateur, alors que ce sont des métiers, une discipline que NOUS maitrisons, alors un peu de respect, etc, etc ».

Ce sont là quelques données que vous éviterez, n’en doutons pas, de toutes les forces de votre rhétorique de délire. Et ce délire s’auto-alimente de l’absence alarmante de toute extériorité, face à votre certitude de constituer, quelque part pour quelqu’un, mais où ? – un « modèle », une « autorité », à détruire, à abattre.
C’est alarmant, parce que ça indique que retranché dans votre forteresse close où se cultive l’entre-soi des nantis de la culture, vous ne soupçonnez même pas l’existence d’un discours, d’une pensée, extérieurs à vous, ou bien vous ne les soupçonnez que nécessairement sous la forme d’une pustule informe, visqueuse, envieuse de vous et fantasmant sur vous.


Et pour terminer (en attendant vos prochaines gesticulations sémantiques burlesques), pourquoi continuez-vous à m’expliquer, avec une insistance maniaque, que je n’assume ni mon identité ni que je suis, alors que je viens de vous donner mon nom. De quoi suis-je censé avoir honte face à vous, de quels travers hideux, preuves de ma pleutrerie, je chercherais à me dissimuler coûte que coûte ? Décidément, JB Morain, vous ne vous mouchez pas du pied, et ça, c’est rassurant, quelque part – pour vous.

Jean-Baptiste Morain a dit…

1) Je continue à relever que vous utilisez la même rhétorique que moi, ce qui nous met tous les deux dans le même sac. Tant mieux. c'est déjà cela. Vous voici un peu impliqué. Vous avez fait du chemin. Bravo.
2) Vous répétez le même discours en boucle sans jamais tenir compte de ce que je vous dis : je ne suis pas pur, je ne suis pas immaculé. Bien au contraire, puisque je suis venu ici volontairement me montrer comme sale. Reconnaissez-le au moins ? Je ne suis pas une autorité, je refuse d'assumer le rôle symbolique que vous voulez m'octroyer en dépit de tous vos efforts pour le nier. Je n'ai rien à défendre, je ne suis associé à aucun syndicat de la critique, je ne viens ici qu'en tant que moi, Jean-Baptiste Morain.
3) Vos dénégations ne font confirmer ce que je dis : vous me parlez de perte d'influence de la critique. Mais qui en a quelque à faire, en dehors de vous ? Je vous promets qu'aucun critique de cinéma ne se pose cette question depuis des décennies. C'est vous qui nous attribuez une volonté de puissance intellectuelle que nous ne revendiquons aucunement.
4) Je ne citais le chiffre de nos ventes que pour rétablir une vérité : on ne peut pas dire que nous soyons moins lu qu'avant. Les faits sont les faits, je n'y peux rien. Et je goûte l'ironie d'être traité de corporate alors que je ne cesse de lutter contre ce fléaut mensonger au sein de mon propre journal.

Jean-Baptiste Morain a dit…

5) Les amateurs n'ont pas la même autorité que les professionnels. C'est une évidence dans tous les métiers, sauf dans la critique. Essayez d'y penser un tout petit peu, au lieu de faire de la psychanalyse de pacotille (il se trouve que c'est un domaine qui m'est connu, bien plus que le ciné, voyez-vous).
6) Vous évitez avec votre couardise naturelle de répondre à cette question : comment pouvez-vous me mettre dans la peau d'un délateur alors que c'est VOUS qui avez commis cet acte ? En faisant appel en plus à une période de l'histoire sans aucune mesure et rapport avec la situation qui nous occupe. Auriez-vous quelque difficulté à vous justifier ?
7) Le fantasme est dans vos mots : "les nantis de la culture"... On voit d'où vous venez, d'où vous parlez, où vous allez : dans le délire.

Conclusion : votre long laïus n'est qu'une longue dénégation de tous les fantasmes qui vous travaillent bien en profondeur (sans vulgarité).

Jean-Baptiste Morain a dit…

Puis-je savoir quel est votre métier ? J'aurais sans doute beaucoup de choses à en dire, moi aussi. Je crois que vous comprendriez mieux ce que je tente de vous expliquer. Essayons ?

Jean-Baptiste Morain a dit…

La question de l'anonymat est essentiel, et vous n'y couperez pas aussi facilement. Car vous l'évitez royalement (ce n'est pas votre petit cas qui nous préoccupe, désolé pour votre ego).

Je n'ai jamais fait partie de ceux qui hurlent contre le net. ne me caricaturez pas. Et je ne suis aucun des noms que vous citez, c'est bien cela qui me plaît.

Anonyme a dit…

Eh eh, comme en 40...

Anonyme a dit…

"C'est vous qui nous attribuez une volonté de puissance intellectuelle que nous ne revendiquons aucunement." Vous manquez effectivement, JB, de volonté, de puissance intellectuelle, d'ambition, mais puisque vous ne les revendiquez pas, tout va très bien ! Maintenant, vous êtes venus faire quoi, là, exactement ? Nous dire qu'il ne fallait pas trop vous en demander mais qu'il fallait quand même respecter votre travail de spécialiste ? Sauf que c'est contradictoire. Si vous n'avez pas d'ambition, il est bien normal de vous le reprocher, surtout si vous vous autoproclamez spécialiste. Signé : un anonyme, si je veux.

Anonyme a dit…

Car, au fond, il y a au moins deux éléments contradictoires dans vos propos :
1) Personne ne connaissait mon existence avant que je débarque ici comme un malpropre. Normal.
2) Néanmoins vous savez mieux que moi ce que je vaux comme critique (or il m'arrive d'écrire les articles que je publie, et je suis mille fois plus négatif que vous sur mes capacités à exercer correctement ce métier de journaliste de cinéma). Vous me trouvez nul, vous en avez tout à fait le droit. ça ne me pose aucun problème.

Donc d'un côté je ne suis rien, de l'autre vous manifestez un plaisir manifeste à me traiter dans la nullité. C'est de bonne guerre.

Mais il est évident que ce plaisir que vous prenez réside essentiellement dans l'image symbolique que vous avez de moi, un pouvoir intellectuel dont je serais le détenteur et surtout l'usurpateur.

Seulement nous ne sommes pas à égalité. Car si vous, vous semblez tout savoir de moi (et des Inrocks - nous n'avons jamais eu autant d'influence, h"las, mon pauvre monsieur), je ne sais rien de vous. C'est en cela que vous êtes un lâche : vous n'engagez rien de votre personne.

Enfin, l'usage que vous faites de vos vagues connaissances en psychologie pour les nuls ne démontre qu'une seule chose : vous n'y avez rien compris. La psychanalyse n'est pas une arme pour détruire les gens. C'est pourtant l'usage que vous tentez d'en faire. Gardez vos analyses pour votre concierge.

JBM

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