mercredi 21 septembre 2011

1966









Frontière chinoise (7 women) de John Ford (1966).

Pour commencer un mea culpa: j’ai dit que Falstaff était sorti en 1966, c’est une erreur, Jésus Cortés avait raison, le film de Welles est bien sorti en 1965 en Espagne. Du coup je l’ai réintégré dans mon Top de l'année 65...

Retour maintenant à 1966 avec mes "classiques" de jeunesse: Blow up de Michelangelo Antonioni, Cul-de-sac de Roman Polanski, le Deuxième souffle de Jean-Pierre Melville, El Dorado de Howard Hawks, La guerre est finie d’Alain Resnais, Persona d’Ingmar Bergman, le Rideau déchiré d’Alfred Hitchcock, les Sans-espoir de Miklós Jancsó...
Puis mes découvertes plus tardives: Andreï Roublev d'Andreï Tarkovski, la Barrière de Jerzy Skolimowski, la Chute des feuilles d’Otar Iosseliani, Fahrenheit 451 de François Truffaut, l’Incompris de Luigi Comencini, Made in U.S.A. de Jean-Luc Godard, le Père Noël a les yeux bleus de Jean Eustache, les Petites marguerites de Vera Chytilová, Qu’as-tu fait à la guerre, papa? de Blake Edwards, Uccellacci e uccellini de Pier Paolo Pasolini...

1966, c'est aussi la Religieuse de Jacques Rivette, interdit par la censure sous la pression des milieux catholiques (cf. le dossier et la fameuse lettre de Godard à Malraux), la magistrale Prise du pouvoir par Louis XIV de Roberto Rossellini, ou encore (plus léger) le délirant A Herb Alpert & The Tijuana Brass Double feature de John Hubley, le père de Mr. Magoo.

Mais 1966 c'est surtout Film d'Alan Schneider et Samuel Beckett (présenté à Venise l'année précédente où il obtint le prix du... mérite!), sorti quelques semaines avant la mort de Buster Keaton. Film à part, unique à tout point de vue, il est comme la tache aveugle du cinéma, un "no film" (un O-film aussi, O comme optique), au sens où il n'est que sensation, un grand film empiriste, à ce titre le plus grand film irlandais, comme disait Deleuze, et certainement un des plus angoissants jamais vus (préfigurant en quelque sorte l'Eraserhead de Lynch). A lire: et (sur l'excellent site A piece of monologue).

Pour ce qui est des séries télé, 1966 c'est le début de Au cœur du temps (The time tunnel, Irwin Allen), de Batman (William Dozier), de Mission impossible (Bruce Geller), de Star trek (Gene Roddenberry)...

Côté albums, il y a bien sûr: Animalisms des Animals, A quick one des Who, Face to face des Kinks, Fifth dimension des Byrds, Freak out! de The Mothers of Invention, Fresh cream de Cream, If you can believe your eyes and ears de The Mama's & The Papa's, Phil and The Frantics de Phil & The Frantics, The soul album d'Otis Redding, The Supremes a' go-go des Supremes... et pour les livres: L'Eté finit sous les tilleuls de Kléber Haedens, Les Mots et les choses de Michel Foucault, Vente à la criée du lot 49 de Thomas Pynchon...

Reste mon Top 10 (5 albums, 3 films et 2 bouquins), par ordre alphabétique:

- Aftermath, The Rolling Stones
- Au hasard Balthazar, Robert Bresson
- Blonde on blonde, Bob Dylan
- Le Cinéma selon Alfred Hitchcock, François Truffaut et Helen Scott
- Dictionary of soul, Otis Redding
- Frontière chinoise (7 women), John Ford
- Masculin féminin, Jean-Luc Godard
- Pet sounds, The Beach Boys
- Revolver, The Beatles
- Le Vice-consul, Marguerite Duras

"La petite fille blanche est là: Dieu existe." (Marguerite Duras, Le Vice-consul)

Bonus TV:
- Evariste Galois d'Alexandre Astruc

Mon jukebox 1966 (une soixantaine de titres dont 8 des Beach Boys qui cette année-là dépassent largement les Beatles....), par ordre alphabétique:

- "And your bird can sing", The Beatles, Revolver
- "Blues from an airplane", Jefferson Airplane, Jefferson Airplane takes off
- "California dreamin', The Mama's & The Papa's, If you can believe your eyes and ears
- "Can't stop talking about my baby", Mike Patto
- "Caroline no", The Beach Boys, Pet sounds
- "Daydream", The Lovin' Spoonfull
- "Dead end street", The Kinks, Face to face
- "Don't talk (Put your head on my shoulder), The Beach Boys, Pet sounds
- "Eight miles high", The Byrds, Fifth dimension
- "Eleanor Rigby", The Beatles, Revolver
- "Fa-fa-fa-fa-fa (Sad song)", Otis Redding
- "Fancy", The Kinks, Face to face
- "Femme fatale", The Velvet Underground
- "Friday on my mind", The Easybeats
- "Gimme some lovin", The Spencer Davis Group
- "God only knows", The Beach Boys, Pet sounds
- "Goin' out of my head", The Zombies
- "Good day sunshine", The Beatles, Revolver
- "Good vibrations", The Beach Boys
- "Gotta get a hold of myself", The Zombies
- "Got to get you into my life", The Beatles, Revolver
- "Here, there and everywhere", The Beatles, Revolver
- "Hey Joe", The Jimi Hendrix Experience
- "I can take you to the sun", The Misunderstood
- "I can't keep from crying", The Blues Project, Projections
- "I feel free", Cream, Fresh cream
- "I hear a symphony, The Supremes
- "I know there's an answer", The Beach Boys, Pet sounds
- "I just wasn't made for these times", The Beach Boys, Pet sounds
- "Is this the dream?", The Zombies
- "I want her, she wants me", The Mindbenders
- "I want you", Bob Dylan, Blonde on blonde
- "Just like a woman", Bob Dylan, Blonde on blonde
- "Just one more day", Otis Redding, The soul album
- "Lady Jane", The Rolling Stones, Aftermath
- "Love is like an itching in my heart", The Supremes
- "Mellow yellow", Donovan
- "Monday, monday", The Mama's & The Papa's, If you can believe your eyes and ears
- "My mind's eye", The Small Faces
- "96 tears", ? (Question Mark) & The Mysterians
- "Orange skies", Love
- "Paint it black", The Rolling Stones, Aftermath
- "Pet sounds", The Beach Boys, Pet sounds
- "Pretty ballerina", The Left Banke
- "Rainy day women #12 & 35, Bob Dylan, Blonde on blonde
- "Scarborough fair", Simon & Garfunkel, Parsley, Sage, Rosemary and Thyme
- "She comes in colors", Love
- "She does everything for me", The Zombies
- "Strangers in the night", Frank Sinatra
- "Summer in the city", The Lovin' Spoonfull
- "Sunday morning", The Velvet Underground
- "Sunny afternoon", The Kinks, Face to face
- "Sunshine superman", Donovan
- "That's not me", The Beach Boys, Pet sounds
- "Try a little tenderness", Otis Redding
- "Under my thumb", The Rolling Stones, Aftermath
- "Walk away Renée", The Left Banke
- "(We ain't got) Nothin' yet, The Blue Magoos
- "What's happening?!?!", The Byrds, Fifth dimension
- "When a man loves a woman", Percy Sledge
- "Wild thing", The Troggs
- "Wouldn't it be nice", The Beach Boys
- "You can't hurry love", The Supremes

Et puis un peu de garage: "A faded picture" (The Seeds), "Dirty water" (The Standells), "Don't look back" (The Remains), "Do you understand me" (The JuJus), "Got me down" (The Benders), "Gotta get away" (The Blues Magoos), "I had too much to dream (Last night)" (The Electric Prunes), "I'm really sorry" (The JuJus), "I must run" (Phil & The Frantics), "No reason to complain" (The Alarm Clocks), "The other place" (The Seeds), "Pain" (Phil & The Frantics), "Please stay" (The Shan-Dells), "Psychotic reaction" (Count Five), "Pushin' to hard" (The Seeds), "Say that you will" (Phil & The Frantics), "She's mine" (The Children Of Darkness), "She was mine" (The Beaux Jens), "Sometimes good guys don't wear white" (The Standells), "To find out" (The Keggs), "Yeah" (The Alarm Clocks), "You're gonna miss me" (The 13th Floor Elevators), "You treat me bad" (The JuJus)...

[1966 se poursuit dans les commentaires avec le fameux "but de la 100e minute", ce but litigieux accordé à l’Angleterre en finale de la Coupe du monde de football contre l’Allemagne, Natalie Wood dans This property is condemned de Pollack, des westerns italiens dont le Bon, la brute et le truand de Leone, El chuncho de Damiani, Colorado de Sollima, Django de Corbucci et le Temps du massacre de Fulci, les Professionnels de Richard Brooks, des films de terreur anglais comme Dracula, prince des ténèbres de Fisher et l’Invasion des morts-vivants de Gilling, Signore et signori de Germi, l’Hirondelle d’or (Come drink with me) de King Hu, Brigitte et Brigitte de Moullet, de la BD avec le premier album d'Achille Talon par Greg, QRN sur Bretzelburg de Franquin, Tonnerre à l’ouest de Giraud et Charlier, un Lucky Luke iconoclaste, Astérix chez les Bretons d’Uderzo et Goscinny, Opération peur de Bava, Brando dans The chase de Penn, The fortune cookie de Wilder, les Cœurs verts de Luntz, la Faim de Carlsen, Tatouage de Masumura, le premier album de Jacques Dutronc, Quand l'embryon part braconner de Wakamatsu, le fanzine Witzend créé par Wally Wood, les adaptations TV de Captain America, Hulk et Iron man...]

à suivre...

45 commentaires:

Vincent a dit…

Encore une belle année en perspective. Avant de me pencher dessus, pour ce qui est dates, il faut peut être conserver les dates de sorties françaises. Je viens de voir par exemple que "El Dorado" de Hawks est souvent donné de 67 mais il est sortit en 66 au Japon (quelle idée). Du coup je le garde pour la suite (et la bonne bouche).

Buster a dit…

Ah oui, c'est un gros problème les dates de sortie. En principe je retiens la première date de sortie quel que soit le pays, mais le mieux serait peut-être de retenir la date de sortie dans le pays d'origine, sachant que le pays d'origine est le pays producteur et que les productions étant souvent internationales, ce n'est pas si simple que ça. Alors El dorado 66 ou 67? je ne sais plus...

vladimir a dit…

Waaouh, impressionnant le jukebox!

On a l'impression que plus on avance dans les sixties plus la musique prend le pas sur le cinéma.

Sébastien a dit…

El Dorado est 100% américain donc de 1967? Mais le plus simple est peut-être de retenir comme année celle donnée par Imdb. Et puis il y a aussi le problème des films restés longtemps inédits pour lesquels il vaut mieux garder l'année de production. Pas simple en effet :)

Joachim a dit…

L'autre "Blow up" de 1966 :
http://www.youtube.com/watch?v=__MJV11nRqU
(l'image qui ne dira jamais la vérité, quoi...)

Buster a dit…

Vladimir,
C'est vrai, de plus en plus de musique, et j'ai dû me freiner... Mais le pire est à venir. Pour 67 j'ai au moins 200 chansons sous le coude!

Sébastien,
Après réflexion, je réintroduis El Dorado dans 1966, donc dans mes "classiques de jeunesse". Du coup Vincent va devoir nous en parler plus vite que prévu :-)

Joachim,
Excellent! même si aujourd'hui il est admis (mais non prouvé) que le ballon n'avait pas franchi la ligne. De toute façon, c'était une Coupe du monde truquée du début à la fin pour que l'Angleterre l'emporte.

Anonyme a dit…

d’après une étude scientifique faite par des ingenieurs d’Oxford, le but n’était pas valable
http://www.robots.ox.ac.uk/~vgg/publications/papers/reid96.pdf
mais une autre étude israelienne plus récente conclut qu’il y avait bien but !

Joachim a dit…

Ah, le foot en équations, quel bonheur ! (Et histoire de refaire encore plus l'Histoire, les poteaux étaient-ils ronds ou carrés ?)

Buster a dit…

Oui j’ai lu ça, mais que des Anglais reconnaissent que le but de leur équipe n’était pas valable me paraît plus probant que l’affirmation inverse par des Israéliens dont on sait qu’ils ne sont pas spécialement pro-Allemands :-)
Et puis je le rappelle, en vertu de la loi 10 du football, pour qu’il y ait but il faut que le ballon franchisse ENTIEREMENT la ligne, ce qui ne fut pas le cas ici. D’ailleurs depuis en Coupe du monde, l’Angleterre paye au prix fort cette erreur d’arbitrage (éliminée par l’Allemagne en 70, 82, 90 et 2010, marquée par une nouvelle faute d’arbitrage mais dans l’autre sens cette fois - le but valable de Lampard - défaite aussi contre l’Argentine, l’autre ennemi juré, en 86 avec la fameuse main de Dieu de Maradona, et 98).

Poteaux ronds ou carrés? Je me demande si ce n’est pas depuis ce match qu’on a remplacé les poteaux carrés par des ronds - sauf à Glasgow évidemment, ça coûtait trop cher :-)

allô - déviant ?-] a dit…

Euh... mon "Top ten 1966", légèrement hérétique ?-]

01- Au hasard Balthazar, de Robert Bresson
02- Masculin féminin, de Jean-Luc Godard
03- La Religieuse, de Jacques Rivette

04- Seven women / Frontière chinoise, de John Ford
05- El Dorado, de Howard Hawks,
06- Torn curtain / Le Rideau déchiré, d’Alfred Hitchcock
07- What did you do in the war, daddy? / Qu’as-tu fait à la guerre, papa? de Blake Edwards

08- Persona, d’Ingmar Bergman
09- Blow up, de Michelangelo Antonioni
10- Il buono, il bruto, il cattivo / Le Bon, la brute et le truand, de Sergio Leone

Buster a dit…

Hé hé... Toi au moins, tu ne pratiques pas la "politique des auteurs" :-D

Lucie a dit…

Quoi ? ça va pas la tête ? vous avez oublié « Propriété interdite » de Pollack avec la sublissime Nathalie Wood, mon idole !!

Lucie a dit…

Aiiiie, j'ai écrit Nathalie avec un h (oh la « onte »)
C'est de votre faute Buster, j'étais tellement énervée, prête à déterrer le « h » de guerre, que je me suis pas relue !

NATALIE WOOD, NATALIE WOOD, NATALIE WOOD !!!!

Anonyme a dit…

Si on va jusqu'à mentionner les oeuvres de Sydney Pollack, il faut augmenter la liste à 500 films par an...

Lucie a dit…

Pfff.. c'est qui le type du dessus ?

Vincent a dit…

La mention de "Il buono, il bruto, il cattivo" de Sergio Leone me permet d'embrayer sur une très belle année de western all'italiana : "El Chuncho" de Damiano Damiani, "La resa dei conti" de Sergio Sollima qui révèle Tomas Milian et surtout le "Django" de Sergio Corbucci avec son cercueil, son cimetière et son Franco Nero, signant la même année "I crudeli" avec Joseph Cotten et "Navajo Joe" avec Burt Reynolds. Lucio Fulci de son côté fait un superbe "Le temps du massacre", toujours avec Nero. Ce sont les grands titres du genre pour ceux que cela intéresse.
Côté américain ce n'est pas si mal puisque s'il faut ajouter "El Dorado", la dernière grande réussite de Hawks et la révélation de James Caan (j'ai du mal à le voir en 1966), il y a aussi "Les professionnels" de Richard Brooks et le "nevada Smith" de Hathaway taillé sur mesure pour Steve McQueen.
En Angleterre, Fisher revient à Dracula avec "Prince od darkness" que j'aime beaucoup et puis c'est Raquel Welch en bikini cuir dans "One million years BC" de Don Chaffey avec les dinosaures de Ray Harryhausen quand même (http://www.youtube.com/watch?v=DkdBOvhgp04). Et encore le superbe film de John Gilling (peut être son meilleur) : "Plague of the zombies"
Dans le désordre pour les dix meilleurs, outre le Ford, le Pasolini et le Welles : "La bataille d'Alger" de Pontecorvo, "Signore e signori" de Pietro Germi (palme d'or), "L'hirondelle d'or" de King Hu avec la belle Cheng Pei-pei qui est une splendeur, "Pharaon" de Jerzy Kawalerowicz.
Enfin, oui, moi aussi, j'aime Natalie...
Je reviens pour la BD, mais 66, c'est la naissance du Silver Surfer dans les Fantastic four.

Buster a dit…

Désolé Lucie, le film de Pollack je crois ne l'avoir jamais vu...
Il est sur le net en VO, là, les dix premières minutes, un début plutôt poussif, en plus sans Natalie Wood! :-)
This property is condemned

Merci Vincent pour tous ces films: des westerns italiens je ne connais que le Django (que j'ai peut-être découvert grâce à vous).
Des films anglais, j'ai dû voir le Fisher mais je n'en suis pas sûr (je mettrais pas mon cou à mordre)...
Pour le reste, Signore e signori, OK c'est mieux qu'un seul Homme et une femme :-D

Buster a dit…

La BA du film de King Hu
L'Hirondelle d'or

Lucie a dit…

Eh bien, puisque vous ne voulez pas du très beau film de Pollack, ça sera « Penelope » d’Arthur Hiller, toujours avec Natalie Wood, mais vous perdez au change. Tant pis pour vous !

Buster a dit…

Ah non, pitié Lucie, faites pas ça, pas Penelope d'Arthur Hiller, c'est trop dur... Rendez-moi le Pollack!

Lucie a dit…

Ah quand même !

sébastien a dit…

Brigitte et Brigitte de Luc Moullet

http://www.youtube.com/watch?v=oOoKsspjrGM

Thierry a dit…

J’ai raté les épisodes 64 et 65, j’y reviendrai. En attendant, pource qui est de la BD francophone en 66, je citerai le premier album d’Achille Talon (créé par Greg en 63), QRN sur Bretzelburg de Franquin et Greg (le meilleur de la série Spirou et Fantasio, publié dans Spirou au début des années 60 sous le nom QRM de Bretzelburg, Vincent l’avait déjà évoqué, je crois), Tonnerre à l’ouest (Blueberry) de Giraud et Charlier, Le Mystère des avions fantômes (Buck Danny) de Hubinon et Charlier, Tortillas pour les Dalton de Morris et Goscinny, un bon Lucky Luke quoique le meilleur Lucky Luke de l’année est peut-être la fameuse planche dessinée par Morris pour un journal étudiant où il se défoulait en faisant du héros un tueur, ivrogne et baiseur. Et puis aussi Astérix chez les Bretons d’Uderzo et Goscinny. Pour le reste, notamment anglosaxon, je passe la main à Vincent ☺

Buster a dit…

Sébastien,
Pour Brigitte et Brigitte (avec Claude Melki, le Buster Keaton du cinéma français) c’est comme pour El Dorado, j’étais persuadé que le film était de 67.

Thierry,
Marrant l’anecdote sur Lucky Luke, je ne la connaissais pas.
(Astérix chez les Bretons est considéré comme le meilleur Astérix, "n’est-il pas?")

Thierry a dit…

Oui le meilleur, "je dis"! ☺

bruno a dit…

Bava's Operazione Paura, have you seen it?

Buster a dit…

Non je ne l'ai jamais vu mais il paraît que visuellement c'est une splendeur.

Opération peur

Anonyme a dit…

The chase d’arthur penn - le film est pas terrible mais la scène où brando se fait casser la gueule est un morceau d’anthologie

Buster a dit…

oui c'est le meilleur moment du film

The chase (en version italienne!)

sébastien a dit…

The Fortune Cookie de Billy Wilder

Buster a dit…

Ah oui, le film le plus outrancier de Wilder, presque trash, pire encore que Kiss me stupid... Je crois bien l'avoir détesté quand je l'ai vu mais c'était à une époque où je n'aimais quasiment rien :-)

Edouard a dit…

Deux souvenirs lointains, sans doute à ré-actualiser :
- Les cœurs verts (Edouard Luntz)
- La faim (Henning Carlsen)
http://www.youtube.com/watch?v=M1HMw4Xw4KU

Et le dos d'Ayako Wakao dans "Tatouage" de Masumura :
http://www.youtube.com/watch?v=x_7bfK_mCyk

Anonyme a dit…

1966, c'est aussi l'année du premier 33t de Dutronc !

Buster a dit…

Les Coeurs verts, excellent, peut-être le seul grand film de banlieue du cinéma français. Et puis la musique de Gainsbourg, avec le thème du bal, première version de "Je t'aime moi non plus".

Les Coeurs verts

La Faim, je ne l'ai jamais vu...

Tatouage, celui d'Ayako Wakao est très laid, mais le film lui est très beau.

Buster a dit…

Jacques Dutronc 1966, grand album!

Les play-boys

stéphane a dit…

Quand l'embryon part braconner" grand film sadien de Wakamatsu, malheureusement plus connu pour ses démêlés avec la censure que pour sa beauté plastique et sa charge politique.

Buster a dit…

Merci Stéphane. Toujours pas vu le film.

Vincent a dit…

Le film de Wakamatsu est superbe, je n'ai pas fait attention qu'il était de 66. Sinon, désolé de ne pas avoir saisi la main de Thierry (je ne suis pas non plus un spécialiste). En fait je n'ai rien trouvé d'exceptionnel sinon la poursuite de l'âge d'or en matière de comics américains. Crumb publie à partir de 67.
Mais je suis tombé sur la création en 66 par Wallace Wood de la revue Witzend avec de prestigieuses signatures (Al Williamson, Steve Ditko, Steranko). Et pour les amateurs, je signale la parution d'un numéro spécial consacré opportunément à Captain America avec des dessins sublimes de Kirby et Steranko.

Buster a dit…

Merci Vincent.

Dans quelle revue est paru ce numéro spécial Captain America? Parce que Steranko semble ne s'être consacré à Steve Rogers qu’en 69 et en 66 dans Tales of suspense (qui associe Iron man et Captain America) c’est le couple Kirby-Lee qui est à l'oeuvre? (je fais le malin mais c’est parce que j'ai fait des recherches)

Vincent a dit…

Moi aussi je fais des recherches :)
La revue, elle date du mois dernier et c'est Marvel Classics 3. "Tales of suspense" devient "Captain America" au numéro 100 en 1968. La revue reprend des épisodes de 1969 signés Kirby et Steranko (les épisodes de mars et mai) avec quelques unes de leur planches les plus célèbres (http://www.thedrawingsofsteranko.com/splashcap.html)
Voilà, voilà...

Buster a dit…

Super graphisme.

Sinon j'ai vu que 66, c'était aussi l'année où Captaine America, Iron man et Hulk avaient été adaptés à la télé (séries animées).

Eeguab a dit…

Mon cher Buster,bonjour.Je signe des deux mains à peu près tout,notamment le juke-box 66 que je jurerais avoir écrit.Enfin je découvre un blog qui cite Animalisms,fabuleux album de la bande à Burdon,l'un de mes maîtres.Je pensais être à peu près le seul Français à posséder ce disque.Je reviendrai souvent.J'ai fait votre(ou ta) connaissance chez ce cher D&D..A bientôt.

Buster a dit…

Merci et bienvenue Eeguab.

(pas facile à établir ce jukebox 66, et pour celui de 67 ça va être encore plus dur, vu tous les bons titres sortis cette année-là)

Eeguab a dit…

66:c'est l'année de mon bac et de mon premier 33 tours,Aftermath.Je l'ai toujours,constellé de taches de café,un peu en lambeaux, inaudible,racheté en CD,inoubliable.

Buster a dit…

Oui, Aftermath est un de mes Stones préférés, avec Beggars' banquet et Let it bleed.