mardi 5 juillet 2011

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Bon d'accord, la fille est superbe, ce qui fausse un peu mon jugement, mais j'aime bien quand même (par instants, ça rappelle Björk). M'étonnerait pas que DSK aime bien, lui aussi, même si la fille s'appelle Oh Land (ha ha ha).

A propos de DSK (pour changer un peu)... C’est quoi ce bins? Je ne parle pas des quelques élus socialistes, totalement à côté de la plaque, qui rêvent d’un retour de DSK sur la scène politique, mais de la version des faits par la femme de chambre, après l’agression sexuelle supposée. Retour à la case départ: elle s’était juste réfugiée dans une chambre voisine où elle a été trouvée puis ramenée dans la fameuse suite 2806 pour qu’elle explique ce qui s’était passé. Version en accord avec les cartes magnétiques qui permettent de contrôler l’emploi du temps du personnel. Il a donc fallu près de deux mois pour que ces cartes livrent leur secret... Eh oh, c’est pas des boîtes noires. Qu’il faille plus d’un mois pour trouver un type capable de traduire la conversation téléphonique entre la femme de chambre et son copain en prison, je veux bien (c’était du peulh, un dialecte de Guinée), une conversation qui au demeurant ne prouve pas que l’idée d’extorquer du fric à DSK, de le faire "cracher" à son tour, était préméditée, mais cette histoire de cartes, c'est n’importe quoi... il pédale vraiment dans la semoule le procureur.

On confond souvent audace et ambition. Dans
The tree of life de Malick il y a plus d'ambition que d'audace, dans Meek's cutoff de Reichardt c'est l'inverse.

Vu
Pater de Cavalier. Le film est savoureux, Lindon est très bon, mais c'est moins la fable politique qui m'a intéressé - parce que c'est vu côté cuisine et que la cuisine politique justement ça ne m'intéresse pas beaucoup -, moins la dimension symbolique du film (une loi qui impose un salaire maximum confrontée à la Loi du Père...), que le jeu de rôles proprement dit, c'est-à-dire la part purement expérimentale du film, et à travers elle le portrait que nous offre Cavalier de Lindon, avec ses tics, ses fringues et ses humeurs (rien à voir avec un documentaire). Et au bout du compte, par le dispositif ainsi mis en place, cette manière d'échapper au traditionnel (et à la longue un peu poussif) va-et-vient entre réalité et fiction. Ici tout est fiction parce que tout est vrai...

4 commentaires:

guillaume a dit…

si DSK est blanchi, comment voyez-vous son avenir ?

Buster a dit…

En rose mais pas socialiste... il va se retourner contre la ville de New York pour le préjudice subi, ça va se chiffrer en millions de dollars + ses indemnités d’ancien directeur du FMI + la fortune de bobonne + quelques activités ici et là en tant que consultant d’affaires (pour garder la forme), des femmes en veux-tu en voilà, pourquoi s’emmerder à faire de la politique.

D’autant que la présidence de la République c’était moins son rêve que celui d’Anne Sinclair.

Anonyme a dit…

pas mal.. et rien à dire sur tristane banon?

Buster a dit…

Sur Tristane? Bah non...

(mais je peux vous parler de Tristana de Bunuel)