mercredi 13 juillet 2011

1963










Les Oiseaux d'Alfred Hitchcock (1963).

D'abord il y a les films que j'ai surtout aimés la première fois que je les ai vus, quand j'étais adolescent (autant dire pas encore dégrossi sur le plan cinéphilique), m'en remettant entièrement à la doxa critique: America America d'Elia Kazan, l'As de pique de Milos Forman, Dr Jerry et Mr Love (The nutty professor) de Jerry Lewis, Entre le ciel et l'enfer d'Akira Kurosawa, le Guépard de Luchino Visconti, 8 ½ de Federico Fellini, Muriel d'Alain Resnais, la Passagère d'Andrzej Munk, Procès de Jeanne d'Arc de Robert Bresson, The servant de Joseph Losey, Shock corridor de Samuel Fuller, le Silence d'Ingmar Bergman (et les Communiants aussi)..., bref des films plus admirés, religieusement, que véritablement aimés, même si certains restent encore fortement ancrés dans ma mémoire...
Et puis il y a les films que j'ai découverts plus tardivement et que j'ai aimés plus sincèrement, car sans me préoccuper du discours dominant: les Abysses de Nico Papatakis, Adieu Philippine de Jacques Rozier, la Carrière de Suzanne d'Eric Rohmer, le Petit soldat de Jean-Luc Godard, les Vertes années de Paulo Rocha... Il y a même un film que, à mon grand désespoir, je n'ai toujours pas vu: Acte du printemps de Manoel de Oliveira.

1963, c'est aussi le Zapruder film, l'enregistrement de l'assassinat de Kennedy, la Jetée, le sublime photo-roman de Chris Marker (ah le battement de paupières!), ou encore To beep or not to beep, un des meilleurs
cartoons de
Chuck Jones...

Mais 1963 c'est surtout l'année où meurt Yasujirō Ozu, le jour même de ses soixante ans... Quand je repense à certains de ses films, à certains plans de ses films, je me dis que c'est peut-être lui mon cinéaste préféré tant il m'apparaît à la fois proche et lointain, intime et radicalement autre... Quelques beaux hommages , et .

Pour ce qui est des séries télé, 1963 c'est le début d'Au-delà du réel (The outer limits, Leslie Stevens), du Fugitif (Roy Huggins)...

Côté albums, il y a bien sûr: The black saint and the sinner lady de Charles Mingus,
The freewheelin' Bob Dylan de Bob Dylan,
Impressions de John Coltrane, Live at the Apollo de James Brown, Sugar and spice des Searchers, Surfin' USA des Beach Boys, With the Beatles des Beatles... et pour les livres: La Colère de Maigret de Georges Simenon,
L'Espion qui venait du froid de John le Carré, Piège pour Cendrillon de Sébastien Japrisot,
Spider-man de Stan Lee et Steve Ditko, V. de Thomas Pynchon...

Reste mon Top 10 (5 films, 3 bouquins et 2 albums), par ordre alphabétique:

- Les Bijoux de la Castafiore, Hergé
- Les Carabiniers, Jean-Luc Godard
- Il faut marier papa (
The courtship of Eddie’s father)
, Vincente Minnelli
- John Coltrane and Johnny Hartman, John Coltrane et Johnny Hartman
- Le Mépris, Jean-Luc Godard
- Oh les beaux jours, Samuel Beckett
- Les Oiseaux, Alfred Hitchcock
- Please please me, The Beatles
- Le Procès-verbal, J.M.G. Le Clézio
- L
a Taverne de l'Irlandais (
Donovan's reef), John Ford

"Il y a tous les éléments du téléphone dans le rhinocéros." (J.M.G. Le Clézio, Le Procès-verbal)

Bonus TV:
- un extrait des Raisins verts de Jean-Christophe Averty
- les Beatles dans l'émission

[PS. 1963 se prolonge dans les commentaires avec The existentialist de Prochnik, La ricotta de Pasolini, le Cardinal de Preminger, Henry Mancini et Blossom Dearie, la Petite gare de Barnet, Confidentiel de Gainsbourg, Cléopâtre de Mankiewicz, Jason et les Argonautes de Chaffey, Mario Bava et Roger Corman, Blueberry de Giraud, les X-men de Kirby, Seijun Suzuki, Trajet à vide de Vengerov, Monteverdi/Loehrer, "Nuit et brouillard" de Ferrat, Love with the proper stranger de Mulligan, l'Histoire d'une femme de Naruse, Phil Spector, Darlene Love et The Crystals, Françoise Hardy, "La Fanette" de Brel, The Ronettes, Julie London, Blood feast de Herschell Gordon Lewis, "Don't make me over" par Dionne Warwick...]

[ajout du 25-07-11
]. Mon jukebox 1963, par ordre alphabétique:

- "All my loving", The Beatles, With the Beatles
- "Be my baby", The Ronettes
- "Blowin’ the wind", Bob Dylan, The freewheelin' Bob Dylan
- "Christmas (Baby please come home)", Darlene Love, A christmas gift for you...
- "Don’t think twice, it’s all wright", Bob Dylan, The freewheelin' Bob Dylan
- "It’s my party", Lesley Gore
- "I want to hold your hand", The Beatles
- "Please please me", The Beatles, Please please me
- "Surfin’ USA", The Beach Boys, Surfin' USA
- "Then he kissed me", The Crystals

Et encore, des Beatles: "
All I’ve got to do", "
Do you want to know a secret", "
From me to you", "
I saw her standing there", "
It won’t be long", "She loves you".

à suivre...

60 commentaires:

Anonyme a dit…

Belle idée que d'aller à reculons jusqu'en 1963 qui est aussi l'année de The Existentialist.

http://www.youtube.com/watch?v=4iQbePX8RBg

Buster a dit…

A reculons, c'est le mot quand on voit ce curieux film de Leon Prochnik que je ne connaissais pas. Merci pour le lien.

Buster a dit…

A ce propos, ne pas hésiter à me proposer d'autres liens sur des films (ou albums) dont je n'ai pas parlé, parce que très rares, mais qui valent le détour. Découvrir des vieux trucs totalement méconnus, c'est aussi le but de cette rétro et de celles qui suivront...

sébastien a dit…

"La ricotta" de Pasolini, le film est connu mais on peut le voir en entier sur Youtube:

La ricotta 1

La ricotta 2

La ricotta 3

La ricotta 4

Buster a dit…

Super.

(il faudrait un peu de zik aussi)

Jeff McCloud a dit…

1963 c'est aussi The Cardinal de Preminger et Man's Favorite Sport? de Hawks, mais tout le monde connaît. On peut écouter "Uniquely Mancini" ; et si Skorecki passait par ici il ajouterait sûrement que 1963 c'est aussi l'album "Blossom Dearie sings rootin' songs", avec justement la reprise de "Days of Wine and Roses" de Henry Mancini et Johnny Mercer.

Buster a dit…

OK pour Blossom Dearie, je vais mettre en lien quelques chansons de son album.
Uniquely Mancini... ça me fait penser que 1963 c’est aussi l’année de la Panthère rose et de Charade.

Le Cardinal de Preminger, j’aime beaucoup comme tout bon rohmérien.
Man’s favorite sport est prévu dans ma liste de... 1964.

Buster a dit…

Suite au commentaire de Jeff McCloud, voici donc Days of wine and roses, la chanson de Mancini et Mercer reprise par Blossom Dearie sur son album Blossom Dearie sings rootin’ songs.

Anonyme a dit…

étrange que vous n’ayez pas citer la petite gare étant donné votre amour pour barnet.

Vincent a dit…

J'avais découvert "Dr Jerry et Mr love" étant enfant, j'adorais Jerry Lewis et cela m'est resté.
1963, c'est aussi le "Cléopâtre" de Mankiewicz, "Jason et les argonautes" de Chaffey, Bava qui réalise trois de ses meilleurs films, Corman plein Poe, L'homme de Rio, la première publication de Blueberry dans Pilote et le moment où Franquin arrive à terminer "QRN sur Bretzelburg". Question comics, à Ditko, je préfère Kirby qui signe à l'époque les 4 Fantastiques et crée les X-men.
Rien que de très connu, je le crains... Pour le Ford, je suis bien d'accord, plus je le vois et plus je l'aime.

Buster a dit…

Anonyme,

Hum... étrange aussi votre commentaire :-) D’abord "la Petite gare", si je n’en ai pas parlé c’est que je ne connais pas le film. Mais c’est vrai que j’aurais pu le citer parmi ceux que je regrette de n’avoir pas encore vus. J’adore en effet Barnet, mais je ne me souviens pas en avoir déjà parlé sur ce blog. Vous ne confondez pas par hasard avec Pierre Léon?

En revanche j’ai oublié Gainsbourg et son album Confidentiel, un vrai bide à l’époque, pourtant un de ses plus beaux albums, dans lequel ses fameux jeux de langage, centrés ici sur les objets, n’ont jamais été aussi bien accordés avec la forme jazz.
Quelques extraits :
Scenic railway
Le temps des yoyos que reprendra April March 30 ans après (avec Chez les yéyés)
Negative blues

Buster a dit…

Vincent,

OK pour Cléopâtre... Pour les Corman, je retiens surtout le Corbeau que j’ai revu il n’y a pas très longtemps. Pour les Bava, j’aime beaucoup 6 femmes pour l’assassin, mais je crois que le film est sorti en 1964. Idem pour l’Homme de Rio...

Blueberry, ah oui... le Franquin j’y ai pensé, mais comme la publication de QRN sur Bretelzburg démarre en 1961 je ne l’ai pas cité. Pour Kirby et ses super-héros, c’est différent, je connais très mal les X-men, pour le coup je renvois à votre propre note, une super-note d’ailleurs:
Jeunesse d’un X-man

Anonyme a dit…

Et Sleep de Warhol?

Buster a dit…

Mouais... je préfère Slip de Vérol :-)

Nico a dit…

Boby Lapointe et son EP 4 titres: L’Hélicon, Eh! Toto (deux chansons de 1962), La peinture à l’huile et Léna

Nico a dit…

Le doulos de Melville, un des meilleurs Melville, et le meilleur Belmondo de l’année.

Buster a dit…

Boby Lapointe, je prends!
Léna

Le Doulos, excellent, même si le film est d'abord sorti en 1962 en Italie. Pour Belmondo, oui peut-être, à moins que le meilleur Belmondo de l’année soit... Blueberry (les amateurs comprendront).

Anonyme barnetien a dit…

au fait pourquoi 1963?

Buster a dit…

Oui pourquoi... 1963 ce n'est pas l'année de ma naissance, encore moins celle de mes 15 ans, tous ces films et albums dont je parle, évidemment je ne les ai pas découverts en 63 mais beaucoup plus tard... Le plus ancien film de cette année que je sais avoir vu ça doit être le Bourreau de Berlanga, vu à l'âge de 13-14 ans au ciné-club de mon lycée, mais dont je n'ai plus aucun souvenir (pas revu depuis).
Disons que 1963 a une valeur symbolique pour moi. Et puis c'est l'année du premier album des Beatles. Sachant tout ce que cela va entraîner au niveau de la pop, commencer par là me semblait logique.

Jeff McCloud a dit…

On préfère Steve Ditko à Jack Kirby comme on préfère Fred Astaire à Gene Kelly. D'un côté la fluidité, l'esquive, la légèreté, l'apesanteur. De l'autre, le dynamisme, la présence physique, la puissance, un plus grand esprit de sérieux.

Kirby, c'est la sûreté du trait, le goût de la science-fiction, des machines extraterrestres et des technologies les plus délirantes, le cosmos, les galaxies...

Ditko, c'est le goût pour les mondes parallèles ou magiques - moyen d'abolir les lois de la physique qui contraignent les corps -, la présence de fluides, de brumes, de l'immatériel, de l'intangible...

Edouard a dit…

Un peu tôt pour vous sortir des titres d'albums (attendons 2 ou 3 ans),
mais pour les films, on peut aussi citer une pelletée d'Italiens : Main basse sur la ville (Rosi), Le terroriste (Gianfranco de Bosio), Les camarades (Monicelli), Les fiancés (Olmi)

et surtout deux japonais :
l'étonnante "Vengeance d'un acteur" (Kon Ichikawa)
http://www.youtube.com/watch?v=Sh6iHHCEBto

et le détonant (et très pop) "Détective bureau 2-3" (Seijun Suzuki)
http://www.youtube.com/watch?v=Oa7YF3OXEY8

Buster a dit…

Bel éloge Jeff. Je ne suis pas assez calé pour confronter Kirby et Ditko car en matière de super-héros je ne connais du premier que le délirant Fantastic four (et très peu les X-men) et du second seulement Spider-Man et son monde bigarré... Mais c’est tellement loin tout ça. En revanche, je garde un souvenir très fort du Ditko des années 70-80, ses personnages de moins en moins héroïques, son univers de plus en plus abstrait, à travers notamment The Question et Mr A...

Buster a dit…

Edouard, en dehors des deux grosses oeuvres de l’année que sont 81/2, film assez génialement bordélique où Fellini cherche à rivaliser avec les "petits morveux" de la Nouvelle vague, et le Guépard de Visconti, moins fort que Senso mais qui contient de beaux morceaux, j’ai plus de mal avec les autres films italiens. Main basse sur la ville, Le terroriste... ne sont pas sans une certaine lourdeur théorique. Je préfère les Fiancés d’Olmi (loin toutefois de son chef-d’oeuvre le Temps s’est arrêté). Finalement si je devais retenir un film italien pour l’année 63, ce serait peut-être L’ape regina de Ferreri.

Pour Suzuki et Détective bureau 2-3, on est d’accord. Merci pour l’extrait. A travers le prégénérique on comprend la comparaison qui a été faite parfois entre le cinéma de Suzuki et celui de Melville. En 1963, est sorti également la Jeunesse de la bête (ainsi que Akutaro et le Vagabond de Kanto, deux films que je ne connais pas).

Thierry a dit…

Kirby vs Ditko, difficile en effet de préférer l'un à l'autre, ce sont les deux plus grands. Pour ceux qui s'y connaissent en base-ball, on a comparé Kirby à Babe Ruth, le plus grand joueur de tous les temps, le plus complet, le plus imaginatif, et Ditko à Lou Gehrig, plus romantique, plus émouvant.

Buster a dit…

Merci Thierry.

Sympa tous ces petits commentaires laissés par les amateurs de Marvel, comme Vincent, Jeff et vous... ça donne envie de s'y replonger.

Pierre Léon a dit…

c'est vrai qu'il y a "la Petite Gare",
c'est vrai qu'il y a ça :
http://www.youtube.com/watch?v=m6p9yVnXIUo
et aussi ça :
http://www.youtube.com/watch?v=X8VesCMB1g4
(mais "la Jetée", mon Dieu…)
et finalement :
http://www.musicme.com/#/Edwin-Loehrer/titres/Le-Combat-De-Tancrede-Et-Clorinde-t76601.html

Buster a dit…

Merci pour les "leçons de cinéma". Trajet à vide, jamais entendu parlé, ni de Vengerov d’ailleurs. Vu comme ça on dirait Un salaire de la peur sibérien.

A jeter la Jetée? Bon d’accord c’est pas léger léger, mais c’est un film du souvenir, à voir qu’une seule fois, de préférence très tôt dans sa vie, quand on est encore impressionnable (au sens photographique du terme), et dont on ne garde que les traces, le plus beau du film...

Pierre Léon a dit…

Vous êtes un provocateur, Buster. Vladimir Vengerov ne mérite pas d'être comparé, même vaguement, à l'homme qui a fait "les films les plus laids de cotre cinéma", comme écrivait Vittorini à je ne sais plus qui.
Je vous pardonne. Un jour j'écrirai peut-être quelque chose sur lui ; mais ce serait encore mieux de montrer ses films — à force d'écrire sur les films on les enterre définitivement.
Vous avez raison à propos de La Jetée — moi vu une seule fois, à Censier, aux alentours de 1978-79. On m'en avait tellement parlé. Je n'ai rien vu. J'étais déjà trop durassien. C'est-à-dire que la photographie ne m'intéressait pas. Jamais.
Dans les Monteverdi de Loehrer, qu'aucun baroqueux n'a égalé, il y a un homme merveilleux qui chante comme personne, il s'appelle Laerte Malaguti, je ne sais rien de lui, à part ça. Il ne chante pas, il parle, il ne parle pas, il chante. Je ne sais pas.
C'est vrai que ce n'est pas le style musical de cette rubrique, mais c'est aussi important que les Anglais Beatles, l'Italien Monteverdi par le Suisse Loehrer.

Buster a dit…

C’est vrai que sur la musique baroque je suis un peu court, j’ai beau connaître Monteverdi (et même Loehrer), mieux que Vladimir Vengerov, je ne sais pas grand-chose. Mais je veux bien croire qu’en 1963 il n’y avait pas que Boulez et le Sacre du printemps!

Vincent a dit…

Et maintenant, quelque chose de complètement différent :
Toto dans un numéro débridé chez Corbucci (Gli onorevoli : http://www.youtube.com/watch?v=54bY9OUo5tY&feature=related)
Freddie Francis dans ses premières armes chez Hammer avec Oliver Reed et Janette Scott (Paranoïac : http://www.youtube.com/watch?v=NmArTuj_eGI&feature=related)

Buster a dit…

Ah oui Toto ça change de Monteverdi... Les Toto de Corbucci je pense n’en avoir vu aucun. Vous conseillez lesquels?
Paranoiac, je ne connais pas non plus. Le film Hammer de l’année que j’ai vu c’est celui de Losey, les Damnés, découvert il y a deux ou trois ans, un film à l’esthétique bizarre et au discours plutôt plombant.

Buster a dit…

Un cadeau pour Pierre Léon:

la Petite gare

Nico a dit…

La chanson française de l'année 1963 : Nuit et brouillard de Jean Ferrat.

Christophe a dit…

j'ajoute Love with the Proper Stranger

Christophe a dit…

et puis La ragazza, de Comencini, un des plus beaux rôles de Claudia Cardinale

Christophe a dit…

et L'histoire d'une femme, un des plus beaux films de Naruse

Christophe a dit…

belle année cinématographique en vérité que 1963

Christophe a dit…

et putain La chute de l'Empire Romain de Mann!
En voila un film qui envoie du bois.
c'est autre chose que les péplums (pepla?) ritals...
Musicalement, c'est aussi l'année du seul album estampillé Phil Spector: A Christmas gift, un chef d'oeuvre absolu (si je ne devais sauver qu'une seule chanson de la pop, ce serait Christmas (Baby Please Come Home) interprétée par Darlene Love) qui n'a pas eu la carrière qu'il méritait à cause de l'assassinat de Kennedy

Buster a dit…

Nuit et brouillard

Ah... "ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers..." Quand j’étais très jeune je ne comprenais pas l’expression "vingt et cent", pour moi c’était "vintescent", un mot mystérieux mais que je trouvais très beau, évidemment quand j’ai compris que c’était "vingt et cent", j’ai été déçu.

Merci Nico.

Buster a dit…

Christophe, bonne pioche...

Love with the proper stranger, vous parlez de la chanson par Jack Jones ou du film de Mulligan (les deux peut-être?).

La ragazza di bube est sorti en 1964 comme la Chute de l’empire romain (je retiens les dates de sortie pas de tournage).

L’histoire d’une femme est le seul film que j’ai loupé du cycle Naruse qui est passé sur Ciné Classic en 2008. A rajouter donc dans ma liste des films de 63 que je dois absolument voir, avec Acte du printemps d’Oliveira et la Petite gare de Barnet.

A Christmas gift for you, c’est sympa comme album de Noël, c’est mieux que Tino Rossi, mais ça reste de la chansonnette, et toutes ces clochettes c’est un peu tartignole, quand bien même le producteur en serait Phil Spector. Mais je reconnais que le Christmas de Darlene Love est très beau.

Nico a dit…

Et pour finir (?), quelques interprétations mémorables:
Maurice Ronet dans Le Feu follet de Malle, Charles Denner dans Landru de Chabrol, Peter Sellers dans Docteur Folamour de Kubrick.

Christophe a dit…

Mais la pop C'EST de la chansonnette. Je ne vais pas me lancer dans un débat esthétique sur la pop mais je considère pour ma part que l'arrivée des Beatles (que j'adore hein) marque les prémisses de son déclin, la perte d'une innocence première et nécessaire. Les clochettes, c'est une de marques de fabriques du son Spector...

Love with the proper stranger, je parlais bien du film, peut-être le chef d'oeuvre de Mulligan (mais c'est dur de trancher avec To kill a mockingbirg, Man in the moon, The nickel ride...)
http://films.nonutc.fr/2008/04/02/une-certaine-rencontre-robert-mulligan-love-with-the-proper-stranger-1963/

Concernant les années de sortie des films, ça dépend du pays concerné...

Buster a dit…

On est parfaitement d’accord Christophe, je parlais seulement du répertoire de l’album, des chansons de Noël, même si l’orchestration est magique, les clochettes par nature spectoriennes, on reste dans un truc avant tout familial. Pour l’année 63 je préfère quand même les Crystals chantant avec LaLa Brooks l’extraordinaire Then he kissed me (que reprendra Al Jardine des Beach Boys, en moins bien d’ailleurs) que "Santa Claus is coming to town". Ca fait me penser que les Beach Boys ont eux aussi sorti un album de Noël (Merry Christmas) l’année suivante (à vérifier mais il me semble qu’on y trouve également "Santa Claus is coming to town")... un album mineur, nettement moins festif que celui de Spector, mais peut-être aussi moins roublard, dans lequel je m’y retrouve davantage parce qu’on y devine l’aspect enfantin de Brian Wilson, le côté émerveillé (il y a aussi un côté terrifié chez lui mais c’est une autre histoire). Cela dit j’adore Spector... ;-)

Anonyme a dit…

C’est bien beau tout ça mais il manque FRANÇOISE HARDY !

1962/63, c’est Tous les garçons et les filles, Le temps de l’amour, Le premier bonheur du jour, L’amour ne dure pas toujours, etc..

Terrassé a dit…

vive la chansonnette !
http://www.youtube.com/watch?v=t7hT86p4q_c&feature=related

Buster a dit…

OK, allons-y pour la jolie Françoise:

Le premier bonheur du jour

Terrassé?, ouais… raide mort!

bobino a dit…

jean ferrat, françoise hardy d’accord, mais la chanson française en 1963 c’est d'abord jacques brel :les vieux, les toros, et surtout la fanette... mention à bécaud (dimanche à orly)

Buster a dit…

Merci beaucoup "Bobino" (:-D)

Brel en 1963, chantant La Fanette à Knokke-le-Zoute: magnifique!

Lucie a dit…

Cher Buster, vous avez oublié le sublime "Be My Baby" des Ronettes.

Buster a dit…

Où avais-je la tête? Vous avez raison chère Lucie. Oubli d’autant plus impardonnable qu’il s’agit certainement de la meilleure chanson pop de l’année (je mets de côté les Beatles). En fait je pensais qu’elle était plus ancienne.

Be my baby des Ronettes

Bernard a dit…

Buster vous n’étiez peut-être pas encore né en 1963, mais moi si, j’avais 10 ans et je me souviens des dramatiques qui passaient à la télévision. Je me souviens surtout de « La caméra explore le temps ». En 1963 – j’ai vérifié – j’ai vu « L’Affaire Calas » et « L’Affaire du courrier de Lyon », deux célèbres erreurs judiciares. A l’époque ces deux dramatiques m’avaient glacé le sang.

Et encore bravo pour votre blog.

Buster a dit…

Merci Bernard :-) Je n’ai jamais vu ces deux téléfilms. De La caméra explore le temps je ne connais que la Terreur et la Vertu de Stellio Lorenzi, qui avait été diffusé en 1964 (j’ai vérifié) et que j’ai découvert il n'y a pas très longtemps en DVD. En 63, il y avait aussi le Théâtre de la jeunesse de Santelli. On dit le plus grand bien du Général Dourakine avec Galabru. L’aviez-vous vu?

Vincent a dit…

Dans les classiques, il y a "Astérix chez les Goths", "Les collines noires" et "Les daltons dans le blizzard". Pas pop, mais j'aime beaucoup, Julie London a sortit rien moins que quatre albums cette année là (http://www.youtube.com/watch?v=P8MjJXvnzj4).
Pour Christophe, j'ai cherché un peplum italien de derrière les fagots, mais en 63, c'est la fin de l'âge d'or, on astique les colts. A suivre en 1964...
Pour Toto, de ceux que j'ai vus, "Lo smemorato di collegno" est bien. "Gli onorevoli" aussi, mais c'est plus un film choral.
1964, je vais me sentir très concerné.

Vincent a dit…

Et merci pour Barnet, je ne connaissais pas c'est superbe.

Bernard a dit…

« Le Théâtre de la Jeunesse » ? Oui bien sûr, mais « Le Général Dourakine », je ne sais pas, je me souviens surtout de « Sans Famille ».

Comptez-vous continuer ces rétrospectives ?

Buster a dit…

Merci Vincent. Julie London, pas pop mais j’adore... notamment l'album The end of the world (exemple: The good life).

Bernard, je ne sais pas encore si je vais suivre l’ordre chronologique ou choisir les années au hasard (entre 1963 et 1975). Mais bon la prochaine fois je parlerai peut-être de 1964, pour faire plaisir à Vincent.

sébastien a dit…

1963, premier film gore: "Blood Feast" de Herschell Gordon Lewis.

Buster a dit…

Blood feast

Jamais vu le film, ni le suivant de HGL d'ailleurs: 2000 maniaques.

DJ a dit…

je rêve mais il manque Dionne Warwick et son fabuleux " Don’t make me over"

Buster a dit…

Hé hé… après vérification la chanson est bien sortie en 1963 (et non 1962 comme je le croyais)):

Don’t make me over