dimanche 12 septembre 2010

Rien ne va plus















Après Rohmer, Chabrol... nouvelle vague à l'âme.

9 commentaires:

Vincent a dit…

Jolie la formule. ET puis juste.

Griffe a dit…

Belle photo, qui nous change de celles que Le Monde (surtout), Libé ou Le Parisien ont mis hier en une. D'ailleurs, si on lit bien par ex. les articles de Libé sur la vie et l'oeuvre de Chabrol, il est impossible de ne pas se dire qu'ils le méprisaient.

Buster a dit…

Pas lu la presse, mais pour Libé ça ne m'étonne pas, vu l'accueil plus que méprisant qu'ils avaient réservé à Bellamy, le dernier Chabrol.

Anonyme a dit…

de toute façon ces papiers hommages ne sont qu'une succession de clichés les plus éculés, seguret dans libé le reconnait lui-même mais se révèle incapable de les dépasser

Buster a dit…

Bon j’imagine que dans tous ces articles (que je n'ai pas lus et que je ne lirai pas) on doit parler de Chabrol, encore et toujours, comme d’un cinéaste "profondément" français, à travers son amour de la bonne bouffe (quel plat est le plus cité? le ragoût de mouton?, le fricandeau à l’oseille?, la pintade au chou?), sa peinture au vitriol de la bourgeoisie de province (bonjour Gégauff), sa fascination pour la bêtise (bonjour Flaubert) et les perversions (bonjour Simenon), sa propension à la noirceur (bonjour Duvivier), son côté moraliste, qu’on doit certainement évoquer Hitchcock et le mal (peut-être aussi Lang et Bunuel)... qu’on doit y parler d’humour grinçant, de goguenardise (peut-être même de cynisme), de masques, de nanars (ce qu’a toujours reconnu Chabrol à propos de certains de ses films - le meilleur critique de Chabrol fut bien Chabrol lui-même), etc. Mais je doute qu’on y parle de mise en scène - à ce niveau Chabrol fut certainement le plus doué de tous les cinéastes NV - et de l’acuité de son regard, qui n’avait rien à voir avec sa myopie (ancienne). Est-il question du choix des axes, du mouvement des lignes, de cette esthétique faussement télévisuelle sur la fin, qui font du plan chabrolien autre chose qu’un exercice de style (sauf dans ses plus mauvais films, et encore...), autre chose que l’illustration brillante d’un scénar bien tordu, au point que cette mise en scène, aussi fluide que discrète, contrastant avec l’épaisseur apparente de certains portraits, semble, avec le temps, s'être totalement détachée de l'image stéréotypée qu'on a de Chabrol depuis ses débuts. On peut même dire qu'elle s'y oppose.

Anonyme a dit…

Tout à fait d'accord avec votre remarque ("certainement le plus doué"..) Avez vous remarqué que Chabrol était le seul des 5 "maitres" de la NV à ne pas avoir réalisé de courts métrages,(qui servent en général de galops d'essai) avant de tourner Le Beau Serge ?

Buster a dit…

C'est vrai. Précisons quand même que si Chabrol a commencé d'emblée par un long métrage c'est aussi parce qu'il en a eu les moyens financiers grâce à un héritage.

M. a dit…

Chabrol le plus doué des cinéastes de la Nouvelle vague?

Mouais... ça reste à prouver.

Buster a dit…

Le plus doué, TECHNIQUEMENT parlant... ce qui ne veut pas dire que c’est le meilleur, au contraire même, c’est peut-être cette facilité, pas toujours bien utilisée, qui l’a conduit dans le passé à tourner de véritables daubes, espérant s’en tirer grâce à sa technique, ce qui fait aussi qu’il y aurait toujours quelques plans à sauver de ses plus mauvais films (on cite souvent le plan des statues à la fin de "Folies bourgeoises", pourtant nanar absolu).