lundi 23 août 2010

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Pour dire sur quoi je travaille actuellement, ce que je lis, ce que j'écoute, ce que je regarde aussi, le mieux est encore de décrire ce qui traîne sur mon bureau et près de ma chaîne hi-fi, un joyeux désordre mais qui rend bien compte de mes (pré)occupations du moment. Qu'est-ce qu'on y trouve? Là, le recueil de textes de Michel Delahaye, A la fortune du beau, dont il faudra que je dise un mot un de ces jours. A côté, deux DVD: la Candide madame Duff de Mocky et - toujours avec Mocky - Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma de Godard, téléfilm génial qui prouve que si Godard n'a peut-être jamais été petit, comme se demandait Bergala à une époque - du fait qu’il n’existait pas (ou plus) de photo du cinéaste enfant ou adolescent -, ce qui est sûr en revanche c'est qu’il a été grand et parfois même très grand. Là, un autre bouquin... hum, Les miettes philosophiques de Kierkegaard. Dessous, des photos extraites de la série (superbe) "Cocons et bouteilles" de Chemiakin, un de mes maîtres. Et puis encore des DVD: la Nuit du carrefour de Renoir, quelques films de Schroeter... Quoi d'autre? Une pile de CD (les vinyles, eux, sont toujours soigneusement rangés): le sublime Vauxhall and I de Morrissey, le magnifique Painful de Yo La Tengo, et encore: Fires in distant buildings de Gravenhurst, LP4 de Ratatat, Against love de Windsor For The Derby (un peu décevant à la première écoute, mais bon, WFTD c'est toujours comme ça...), et donc le nouveau Arcade Fire... Des revues aussi: Art press, les Cahiers, Trafic... Et puis, sous la queue du chat (Polo) qui systématiquement vient dormir sur mon bureau quand j'y travaille, quelques notes prises, ici et là, au gré de mes lectures. Tiens, celle-là je peux l'attraper sans réveiller le chat... Elle est de Biette: "Pélerin du présent, Godard se fraye un chemin et Bresson est son âne". Hé hé... c'est à propos de Je vous salue Marie. Sinon une autre, si j'arrive à... zut, j'ai réveillé Polo. Qu'est-ce qu'il y a d'écrit? Ah oui, non ça c'est juste un pense-bête: "récupérer impérativement le Merlin d'Arrieta". Bon, et là?... hi hi... arrête Polo, tu me chatouilles avec ta queue... pousse-toi que je regarde sur quoi tu étais couché. Hé mais c'est mon cahier Shyamalan, celui que je cherche depuis trois jours - il s'agit d'un projet qui ne verra peut-être jamais le jour (comme d'habitude) concernant l'art du récit chez Shyamalan. A propos de récit, ça me fait penser qu'il faut absolument que je mette en ligne le texte de Narboni ("Le récit empêché") sur The big mouth de Jerry Lewis... Sinon là, c'est quoi? Euh, rien, des enregistrements que j'ai faits moi-même, passons... Et là? Un CD que je ne connais pas. Butterfly house de The Coral? Il n'est pas à moi c'est sûr, je n'aime pas ce groupe et sa pop radoteuse... Et puis là, encore un bouquin... Le maître de Ballantrae de Stevenson, un livre que je relis tous les étés, en partie du moins car je n'arrive jamais à le finir, m'en évadant régulièrement, rêvant au film que Fritz Lang aurait tiré d'un tel roman, avec Stewart Granger bien sûr dans le rôle de James Durie (la version avec Errol Flynn est pas mal mais sans plus, c'est juste le savoir-faire hollywoodien). Bon, eh bien, je crois que j'ai fait le tour...

6 commentaires:

louis skorecki a dit…

ce Godard-là est un navet terminal, l'un des pires Godard. comment je le sais ? j'y étais

Buster a dit…

Ah bon? Moi des navets comme ça j’en redemande. Le film est certes mal foutu, par moments c’est exaspérant, mais à d’autres (la scène dans la voiture entre Godard et Mocky, le jeu de Léaud plus décalé que jamais...), ça devient franchement jubilatoire. C’est le grand foutoir de la vie (de cinéma) exprimé à l’état de film. Et là au moins il y a de l’humour.

Anonyme a dit…

Moi je l'aime bien, mais c'est vrai qu'il est un peu limite. C'est même un film tabou pour certains godardiens qui aimeraient l'oublier...

Anonyme a dit…

Le livre de Michel Delahaye est passionnant,
meme quand on a déjà lus les textes "in situ"(Cahiers années 60).C'était le critique le plus original des Cahiers de l'époque,ex aequo avec Luc Moullet.Dommage que ses 2 textes sur Godard("l'enfance de l'art", puis "l'urgence de l'art")ne soient pas reproduits.

FG a dit…

Excellent album de Morrissey. Et pour le merlin, si tu ne le retrouves toujours pas, fais-moi un signe.

Buster a dit…

Anonyme > c’est vrai que l’absence des deux textes sur Godard est regrettable, vu qu’ils comptent parmi les meilleurs de Delahaye (avec notamment ceux sur Demy et sur Pagnol). Dommage aussi l’absence de quelques critiques "négatives" (mis à part le cas Autant-Lara mais que Delahaye finit par "sauver" avec ses "Patates"). On aurait bien aimé relire par exemple son texte sur "le Deuxième souffle" de Melville...

FG > merci de ta sollicitude. Pour retrouver "Merlin", il suffit normalement de prononcer la formule magique du film : "Deux et deux ne font plus quatre, tous les murs peuvent s'abattre, chèvre, chèvre, chèvre blanche, coq de bruyère et bouc cornu", formule qui soit dit en passant est celle avec laquelle j’ai ouvert mon blog il y a presque 3 ans. Mais si ça ne marche pas, c'est d'accord, je te fais signe.