dimanche 28 juin 2009

(Sunlight)



Bill Callahan, "Jim Cain", 13 avril 2009. [via cosmenherst]

Pour échapper aux tubes planétaires de Michael Jackson que les stations FM diffusent quasiment en boucle depuis 24 heures (alors au fait, qui a tué Bambi?), pour échapper surtout aux geignardises de l'insupportable Molko (Placebo) que mon voisin du dessus écoute, en boucle aussi et fenêtres grandes ouvertes, je me suis réfugié dans le nouvel album de Bill Callahan (alias Smog avec ou sans parenthèses): Sometimes I wish we were an eagle. Quelle merveille! De loin, le plus bel album entendu jusque-là cette l'année. Et quelle voix! Grave mais pas trop, juste ce qu'il faut. Pas comme celle de Kurt Wagner (Lambchop), trop basse, qui fait trembler tout l'appartement, ou celle de Louis Armstrong, trop grasse, qui donne en permanence envie de se racler la gorge (ah "What a wonderful world").

PS. J'apprends à l'instant la mort le 25 juin de Sky "Sunlight" Saxon, le leader des Seeds, dont je vous parlais il y a quelques semaines. Que le représentant le plus emblématique du rock garage soit mort pratiquement le même jour que le "roi de la pop", c'est vraiment cocasse, tant Saxon était pour ainsi dire l'antithèse de Jackson. C'est comme si Roger Corman mourrait le même jour que Steven Spielberg...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Qui a tué Bambi? Son père, évidemment.

Ludovic a dit…

En tousles cas, c'est Bourmeau qui a porté le coup de grâce -son article dans Mediapart est absolument dégueulasse.

Buster a dit…

Ah bon? Je lis pas Mediapart. Qu’est-ce qu’il a encore raconté comme ânerie celui-là?

Ludovic a dit…

Un petit texte fielleux qui caractérise bien le personnage. Qu’il déteste MJ, c’est son droit, qu’il ne lui trouve aucun génie, c’est déjà plus limite,mais qu’il juge « abjecte » son obsession à devenir blanc, sans voir le côté pathologique de la chose qui dépassait le simple cadre racial – à la fin sa blancheur comme son visage n’avait plusrien d’humain-, ne pas voir l’évidente detresse qu’il y avait derrière tout ça, c’est le comble de l’ignominie. Et puis s’appuyer sur les propos réservés d’Obama au sujet de Jackson (pas moins d’ailleurs que sur les élections en Iran) pour jutsifier ses dires,non vraiment il y a de quoi gerber ;)

Buster a dit…

Je viens de lire le texte de Bourmeau, à l'oeil via le blog de Kaganski... C'est pas terrible en effet: prétentieux, méprisant, excessif, la volonté d'être à contre-courant y est trop manifeste... et toujours chez Bourmeau ce côté moralisateur... un texte très déplaisant...