jeudi 7 mai 2009

Sky Saxon


The Seeds, "Pushin' too hard", 1966.

Ah Sky Saxon, peut-être le premier chanteur punk de l’histoire du rock, en tous les cas, un des plus illuminés (il deviendra "Sunlight" et initiera le "flower power"), produit enflammé du LSD et d’une enfance en pays mormon, qui avec son groupe The Seeds fut un des rares représentants (une demi-douzaine, pas plus, tels The 13th Floor Elevators - dont le leader Roky Erickson connut lui aussi l’enfer des substances hallucinogènes et d’une éducation ultra-puritaine -, The Shadows of Knight, The Standells, The Remains, The Electric Prunes...) du rock garage a avoir atteint une certaine célébrité. A la fois transe électrique et "secousses acides", comme dit Serge Bozon, grand connaisseur du garage (cf. son film Mods), les prestations de Sky Saxon, avec sa tête de Topaloff ahuri (sans les lunettes) et sa coupe de cheveux à la Stone, sont les signes avant-coureurs, et déjà empressés (dans cette vidéo de 1967 on a l’impression par moments que Saxon est pris d’une furieuse envie de pisser - écho punk à l’urinoir de Duchamp?), de ces grands voyages intérieurs (musique, drogue et spiritualité), ceux du rock psychédélique des années 60, dans lesquels s’aventurèrent - parfois sans retour possible - nombre de groupes américains, des plus obscurs (ceux du garage donc) aux plus célèbres (ceux de la côte Ouest, du Grateful Dead à Jefferson Airplane en passant par Love et les Doors)...

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