lundi 27 avril 2009

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Pour en finir (momentanément) avec Arrieta, et (indirectement) avec l'Idiot de Pierre Léon, voici ce qu'écrivait en 1978 Jean-Luc Douin dans Télérama, à propos de Flammes: "On aimerait que cette caricature freudienne soit un gag. Mais dans ce cas, quinze minutes auraient suffi... Une question: pourquoi le Festival de Paris sélectionne-t-il des films d'amateur dans sa section Regards sur le cinéma français?". Ce qu'écrit aujourd'hui Murat, toujours dans Télérama, à propos de l'Idiot, est du même tonneau. Trente ans après, on en est encore là. Des types, qui se disent critiques, continuent d'assassiner en quelques lignes des "petits" films, de préférence français, au nom de quoi? on ne sait trop, sinon qu'un tel mépris repose toujours sur la même équation: film à petit budget = film d'amateur (au sens péjoratif du terme, bien entendu, ce que Murat considère comme du cinéma "approximatif"), alors que ces cinéastes dits amateurs ont, comme disait Daney, "le cinéma dans le sang", que le cinéma, eux, ils le connaissent sur le bout des doigts et infiniment mieux que non seulement tous ces donneurs de leçons qui raillent leurs films, mais aussi la plupart des réalisateurs et autres illustrateurs de scénarios qu'admirent béatement ces mêmes donneurs de leçons...

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