dimanche 22 mars 2009

Le désir de fiction

Ce cher mois d'août de Miguel Gomes est un très beau film sur lequel je reviendrai au moment de sa sortie. Le film s'ouvre sur le regard envieux d'un renard sur des poules, point de départ pour toutes les fictions possibles. C'est aussi l'enjeu du film: créer de la fiction à partir de n'importe quel matériau: des bals de village, un camion de pompier, une procession, une partie de malha, des témoignages et, plus que tout, des chansons jusqu'à ce que le film devienne lui-même sa propre chanson.

Lire la très belle note de Joachim, écrite à chaud lors du dernier festival de Cannes.

3 commentaires:

Joachim a dit…

Où as-tu vu le film ? Pour ma part, il continue à me hanter, vraiment un de mes tous meilleurs souvenirs de projection de l'année passée, effectivement comme une chanson ou plutôt un tube. Je pense même que si j'avais à réécrire dessus, moins à chaud, je serais encore plus élogieux et moins réservé (pas du tout sûr que le film soit si clivé que ça entre sa partie documentaire et une partie plus fictionnelle). Comme tu le dis, il fait naître la fiction, et
Quoi qu'il en soit, merci pour le lien et plaisir de voir que le film plaît autant. Espérons juste qu'il ne soit pas balayé par le flot des sorties.
Sinon, pour ceux que ça intéresse, le premier (et fort rare) film de Miguel Gomes "La gueule que tu mérites" passe le dimanche 19 avril à 11h à la Cinémathèque.

Buster a dit…

Le film est passé samedi soir au ciné 104 à Pantin. Il n'y avait pas grand monde mais Miguel Gomes était là, avec une partie de son équipe, pour parler du film. Bon il était surtout préoccupé par le résultat de la finale de la Coupe entre Benfica et le Sporting, mais quand il a appris que Benfica avait gagné (grâce à leur gardien qui a arrêté trois tirs au but si j'ai bien compris), ça allait beaucoup mieux... Non je plaisante, il était très bien.
Sinon le film est magnifique (une petite réserve toutefois sur tout ce qui est "film dans le film") et c'est vrai que le passage du documentaire à la fiction n'est pas aussi marqué que tu le pensais, c'est même remarquable la façon dont cela est amené sans que finalement on s'en rende compte.

'33 a dit…

grand film en effet
(je vois par ailleurs que vous affectionnez vous aussi l'idiot. je ne veux pas vous lire avant d'écrire mon propre texte, mais je ne vous remercierai jamais assez d'avoir attiré mon attention sur ce cinéaste il y a quelques mois)