samedi 5 juillet 2008

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A ceux qui se demandent à quoi peut bien ressembler le cinéma de Pierre Léon, je conseille d'aller sur Dailymotion où le cinéaste a mis en ligne quelques uns de ses films, les fameux "Spy films". A voir, entre autres, les volets II et V (Octobre) de son grand roman cinématographique "Le Dieu Mozart". De ce cinéma minimaliste, essentiellement "musical", où le tournage (qui laisse une grande part à l’improvisation) importe moins que le montage (qui lui fait davantage appel à l’inspiration), je retiendrai, dans le Dieu Mozart II, la belle scène finale "à la fenêtre", entre Eva Truffaut et Vladimir Léon (il y a aussi la séquence très drôle avec Max Léon, notamment lorsque celui-ci invite Axelle Ropert à venir s’asseoir sur ses genoux!), et, dans Octobre, toute la première partie, dans le train Bruxelles-Moscou, quand les trois principaux personnages (Pierre Léon, Vladimir Léon et Sébastien Buchmann, le chef opérateur du film) discutent de L’Idiot de Dostoïevski (j’aime beaucoup également la scène avec Naoum Kleiman, lisant à voix haute un extrait - en russe - du livre, et celle, à la fin, du départ, quand Pierre annonce à Vladimir son retour à Paris). Mais tout ça n’est qu’un avant-goût car je compte revenir prochainement sur les films de Pierre Léon, une fois découverts ceux, plus rares - Li per li, le Lustre de Pittsburgh, l'Etonnement -, que jusqu'à présent je n'avais jamais réussi à voir.

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