jeudi 5 juin 2008

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Reçu ce mail: "Bonjour Buster, je lis votre blog depuis quelque temps déjà. (...) Une question me tracasse: pourquoi modifiez-vous en permanence vos textes? (...) Bien à vous, Cédric".

La réponse est un peu compliquée. Disons que si j’ai créé un blog c’est dans un but très précis (et aussi très personnel). Je prends souvent des notes après avoir vu un film, lu un livre, écouté de la musique, etc., sauf que ces notes restent toujours à l'état d'ébauches car je suis incapable de leur donner d’emblée une forme définitive, il faut sans cesse que je les corrige (c’est maladif, je sais), au niveau d’un mot, d’une expression, cherchant en vain la meilleure formulation, ce qui fait que je ne les termine jamais. En les publiant sur un blog, je suis en revanche obligé de les finir. Car si c’est toujours la première version qui sera publiée, pour les raisons citées plus haut, la volonté (forte) de ne pas rester sur un texte inachevé me pousse à le modifier jusqu’à ce que je trouve enfin la bonne version. L’idéal serait bien sûr que je trouve la bonne version avant toute publication. J’y travaille mais c’est difficile, on ne va pas facilement contre sa petite névrose...

Sinon j’en profite pour faire le point puisque Balloonatic a aujourd’hui six mois et que s’il a trouvé son rythme, ça reste quand même très confidentiel: deux ou trois notes par semaine, quelques commentaires ici ou là, autant de mails, donc pas grand-chose... Faut-il accélérer le mouvement, publier davantage, aller faire un tour chez les autres, créer des "liens" comme on dit? Je ne pense pas d’autant que si le blog est encore jeune, moi, en ce moment, j’ai l’impression d’avoir cent ans. Je me vois mal en faire plus. Parce qu’il faut une certaine abnégation pour tenir un blog, pour s’en occuper régulièrement, un peu comme d’un tamagotchi. Je parle évidemment d’un vrai blog, où on fait tout soi-même, et non de ces blogs impersonnels, associés à des sites officiels, comme celui de Toubiana (le genre de blog qui ne sert strictement à rien). Donc voilà, on va continuer comme ça un certain temps: quelques notes, des bouts de films, des anciens textes (si je les retrouve), des trucs nouveaux (si j'y arrive)... Après on verra, si je peux maintenir le rythme, OK, sinon basta, je ferme la boutique.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

et celui-là tu l'as corrigé combien de fois?

Buster a dit…

Celui-là, il ne compte pas...

Vincent a dit…

Il y a quelques temps déjà, vous nous aviez fait part de vos interrogations sur ce blog. Ce que je voulais vous dire, c'est que je vous lis avec plaisir mais que je trouve, en ce qui me concerne, hein, que vos notes n'appellent pas toujours le commentaire. Telles que vous les expliquez ici, ça ne devrait pas être problématique.
Je vous ai mis en lien parce j'aime bien Balloonatic et que j'adore faire des liens. Je trouve que l'un des intérêts des blogs, c'est de pouvoir recouper, réunir, croiser des écritures très diverses mais qui partagent des gouts proches. ceci dit, les liens ne sont pas indispensables. Je me suis juste fait la remarque que vous devriez peut être intervenir sur les blogs que vous appréciez, ne serait-ce que pour créer le contact. Vous êtes très discret me semble-t'il.
Mais je respecte tout à fait une démarche plus intime.

Buster a dit…

Je crois qu'à vouloir jouer sur deux tableaux, le journal intime et le blog cinéphile, je rende Balloonatic insaisissable. Certains pensent, et ils n’ont pas tout à fait tort, qu’il y a là une forme de dérobade: la cinéphilie pour se dérober à l’impudeur du journal intime; les états d’âme pour se dérober à la convivialité du blog cinéphile. Peut-être devrais-je me livrer davantage aussi bien sur mon blog que sur celui des autres. Mon souci c’est, outre ce dont je parle dans la note, le temps qui malheureusement me manque cruellement, même si j’arrive à trouver quelques moments pour lire d’autres blogs dont le vôtre (j’attends avec impatience votre compte-rendu cannois).