dimanche 11 mai 2008

Le grand Whit

Dimanche, 11h50. Toujours à plat, ça commence à faire long... On me dit - on, c’est-à-dire la Faculté - que c’est peut-être la mononucléose, le même truc que Federer (autant dire que je ne suis pas sorti de l’auberge). J’en saurai plus mardi.

Dimanche, 13h08. Il fait beau, les oiseaux chantent, D. est plus belle que jamais dans son petit chemisier à fleurs, et moi je suis là, comme un con, affalé dans le sofa...

Dimanche, 13h34. L'idée que finalement je ne pourrai aller ni au Tournoi de Cannes ni au Festival de Roland-Garros me plaît assez (enfin, pour l’instant).

Dimanche, 14h15. Pentecôte oblige, j’ai relu mon post sur "Whit" Stillman. Pas terrible, j’ai bien envie de le supprimer...

Dimanche, 15h30. Bon, le post sur Stillman, j’ai juste corrigé un passage, mais ça ne change rien, c’est toujours aussi mauvais. Je laisse tomber...

Dimanche, 16h35. Rien (je viens de dormir une heure).

Dimanche, 16h48. Pendant que D. prépare le café, je lui lis d’anciennes notes que je compte bazarder si elles ne lui plaisent pas. Elle ne dit rien, manière polie chez elle de me faire comprendre qu’elle n’aime pas vraiment. Bah mince, c’est si nul que ça?

Dimanche, 17h13. Déjà douze notes de lues et D. n’a toujours rien dit. J’essaie celle sur Woody Allen (c’est ma dernière chance). Elle écoute, sourit et finit par dire: "pas mal". Ouf...

Dimanche, 19h07. Ah oui, au fait, la note en question:

Vu le Rêve de Cassandre de Woody Allen. La première partie est un enchaînement de scènes coupées à peine les répliques terminées (aucun travail sur la durée), comme si le réalisateur n’avait qu’une hâte: faire débarquer cet oncle d’Amérique que tout le monde attend pour que la tragédie puisse enfin commencer... Or une fois celle-ci installée, le film perd tout son rythme, le suspense, aux accents shakespeariens, se révèle des plus lourds et on se prend à regretter la précipitation du début. C’est que le charme du cinéma allénien (haleinien?) tient justement à cet art du bégaiement qui voit les scènes piétiner, buter sur certains passages puis reprendre leur élan pour mieux franchir l’obstacle. A l’inverse, à trop vouloir maîtriser dans la seconde partie la respiration de son film, comme s’il craignait de manquer de souffle, Woody Allen tombe dans le lénifiant, sa mise en scène se "bayrouïse" (si on peut dire), elle devient carrément poussive, c’est-à-dire sans véritable inspiration au point que le film non seulement ne retrouve jamais de second souffle mais, pire, finit littéralement à bout de souffle...

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