jeudi 24 avril 2008

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Finalement je ne l’écrirai pas ce texte sur Darjeeling Ltd. Je n’ai pas trouvé le temps et maintenant c’est trop tard. Je ne dirai donc rien de plus sur la beauté du film et ce qui me semble être un éloge du ratage. Je me contenterai juste, pour clore le sujet, de citer Beckett: "Essayer encore. Rater encore. Rater mieux." (c’est dans Mal vu mal dit). Car si je n’ai pas trouvé le temps d'écrire, c’est aussi parce que je n’en avais plus trop envie. L’envie c’est un peu ce qui me manque en ce moment. C’est pourquoi je n’écrirai pas non plus sur le Premier venu de Doillon, un film que pourtant j’aime bien mais peut-être pas assez pour avoir envie d’écrire dessus, du moins écrire un vrai texte. Me plaît surtout dans ce film le personnage de Thomassin, notamment sa gestuelle qui m’a fait penser à celle de certains personnages japonais (les samouraïs dans les films de Kurosawa). Pour le reste c’est du pur Doillon, avec ses excès (chaque fois que les intentions du cinéaste sont un peu trop visibles: l’entrée brutale dans le récit, les regards insistants de la fille, l’épisode avec l’agent immobilier...) et ses moments de grâce (surtout les scènes avec le père, mais aussi certaines scènes dans la chambre d’hôtel ou dans la cabane de chasseurs, Doillon réussissant, comme d’habitude, beaucoup mieux les scènes à deux que les scènes à trois).

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