vendredi 8 février 2008

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Vu hier soir un bout de Heat le dernier volet - et le moins bon - de la trilogie que réalisa au tournant des années soixante-dix Paul Morrissey, cinéaste catho égaré dans le petit monde de la Factory (Warhol et l'underground new-yorkais), dénonçant ici, à travers ce film parfaitement creux, véritable coquille vide, les méfaits de la libération sexuelle qui, selon lui, finirait par tuer le désir. On peut surtout y voir les prémisses du "Loft" et de la téléréalité: une villa, une piscine, Joe Dallessandro en Charles-Edouard musculeux, Sylvia Miles en Loana décatie et quelques personnages occupés à ne rien à faire, ou pas grand-chose, à commencer par celui (on dirait un Bee Gees) qui, déguisé en fille, passe la majeure partie du film à se masturber frénétiquement...

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