jeudi 10 janvier 2008

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"Le film n’a pas marché. Dommage que la connivence surjouée soit si appréciée des spectateurs et l’humour crypté si vite taxé d’élitisme. Pour comprendre ce dernier, il suffit pourtant de repenser à ce que peut être la jeunesse: quand l’assurance générale manque face aux obligations adultes, on se rattrape par la maîtrise de détails dérisoires auxquels on accorde fièrement le statut de mots de passe. La codification nonsensique des petites choses et le flou apeuré de l’ensemble, voilà qui serait une définition d’un certain nombres de films (à l’humour) rock, de Rushmore de Wes Anderson aux Cinéphiles de Louis Skorecki, drôle d’esprit qui est juste une manière crânement démunie d’appréhender le monde." (Axelle Ropert dans les Inrocks)

Bon d’accord, c’est de Steak le film magistralement débile de Quentin Dupieux dont parle ici Axelle Ropert, mais comment ne pas voir derrière cette petite apologie des "films à l’humour rock", la défense des films de Serge Bozon (on pense à Mods bien sûr mais aussi à la France), films écrits - faut-il le rappeler? - par Axelle Ropert elle-même et dans lesquels apparaît avec plus d'éclat encore cette "manière crânement démunie d’appréhender le monde"...

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